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Vinz1
277 abonnés
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3,0
Publiée le 16 avril 2026
Voici un film chinois bien singulier sur deux âmes perdues qui se rencontrent et s'apprivoisent. La rédemption serait ainsi le maître mot de l'histoire sur un fond politique, celui d'une Chine qui se modernise alors que certains sont mis de côté et que d'autres tentent de survivre comme ils le peuvent en capturant, par exemple, des chiens errants. Si certaines longueurs étaient évitables, ce long-métrage est tout de même intéressant à visionner par les paysages magnifiques qu'il nous montre, notamment le désert de Gobi, mais aussi par son côté très contemplatif, un peu comme certains hommes qui acceptent leur destin alors que d'autres sont en perpétuelle recherche d'une quête..
Sentiment mitigé sur ce film. Sans doute lié aux louanges critiques unanimes quand on le rattrape sur le tard. La photo et le cadre sont splendides. J'adore Pink Floyd et Another Brick in the wall, Mother et Hey you apportent à la splendeur (le héros mutique est fà de The Wall comme en témoigne l'affiche de sa chambre, même s'il porte aussi un t-shirt animals). Autre joli moment, l'interprétation des recuerdos de la Alhambra de T'arrêtais sur une guitare classique qui traîne dans les décombres de cette ville fantôme. Voilà pour mes biais positifs envers ce film. Pour les négatifs, je ne suis pas trop fan de chiens. Comme pour la fable hongroise White dog, il me manque cette empathie pour ces animaux qui doit enchàter certains. Le propos quasi post-apocalyptique, un peu ironique, est plutôt abscon. On dirait que le réalisateur, jusque là adepte de gros films de guerre, s'est dit qu'il allait faire un film de festival, en se faisant fort de n'oublier aucun des clichés qui vont de pair. Grosse limite donc malgré la séduction de l'œuvre
Le problème de ce film, au demeurant particulièrement bien filmé, est pour moi plusieurs défauts dissuasifs. D’abord, un misérabilisme exacerbé. Par les temps qui courent, on n’a vraiment pas besoin de ça, même si on peut comprendre que la lisière du désert de Gobi en Chine n’est pas un long fleuve tranquille. Ensuite, la longueur, exagérée, car il ne se passe pas grand chose et des scènes sont répétitives. Enfin, la mise en scène mettant trop peu en valeur l’histoire de cette amitié entre un homme, un peu caricatural, et un chien, et heureusement que la scène finale montrant l’homme sur sa moto avec le chien dans son dos visiblement heureux d’être là relève le niveau de l’ensemble. Techniquement bien mais je n’ai pas apprécié.
Un héros mutique, une ville fantomatique au bout du monde, qui milieu de nulle part, le désert, des chiens errants. La photo, les palettes de couleurs, tout est très travaillé et stylisé, pour donner cette impression de western post-apocalyptique. On n'était pas loin du chef-d'oeuvre, malheureusement le scénario est un peu bancal.
À la croisée du western contemporain et du drame social, le film raconte avec une grande pudeur la rencontre entre deux êtres cabossés, un homme et un chien, liés par une même solitude. Cette relation, à la fois rude et profondément tendre, devient le cœur émotionnel d’un récit marqué par la rédemption et la quête d’une place dans un monde en mutation. Porté par une esthétique saisissante et un minimalisme habité, Black Dog est une œuvre envoûtante, à la fois âpre et bouleversante.
L’un des plus beaux film de 2025. Une histoire originale et un dépaysement total grâce aux incroyables paysages et ambiances de ville abandonné de ce film qui surprend tout du long.
J'ai trouvé le film épouvantablement long, le mutisme de l'acteur y étant certainement pour beaucoup. Ambiance apocalyptique bien rendue avec une photo superbe, mais j'ai buggé, je n'attendais qu'une chose, la fin !
Avec Black Dog, Guan Hu signe un western crépusculaire transposé dans les marges poussiéreuses de la Chine contemporaine. La relation entre l’ancien détenu mutique et le chien errant qu’il apprivoise installe une mélancolie presque beckettienne, portée par des paysages désertiques magnifiquement composés. Mais derrière cette austérité contemplative, le film semble parfois hésiter entre fable sociale et exercice de style minimaliste. La lenteur hypnotique de la mise en scène finit par émousser la charge émotionnelle qu’elle cherche pourtant à faire affleurer. Reste une œuvre singulière et visuellement marquante, dont la sécheresse narrative laisse autant admirer le geste qu’elle maintient le spectateur à distance.
Magnifiques film et histoire. Du beau cinéma, enfin. L'acteur principal, le chien ( IA?), la trame, nous emmènent vraiment loin. Pourtant réticente au cinéma chinois.
l'image de ce film et tres belle, pour les grand cinéphile amateurs de vrai cinéma, la photographie les décor sont très bien réalisées, l'histoire d'un homme sui ce li d'amitié avec un chien qui et sensé attraper, il n'y pad de bande son ce qui aurait pu augmenter ma note mais finalement sans bande son ont se laisse plonger dans cette histoire
Film chinois, primé au dernier festival de Cannes dans la catégorie « Un certain Regard » et nommé aux Césars 2026 dans la catégorie « Meilleur Film Étranger ».
Malgré des paysages sublimes, j'ai eu du mal à accrocher et ce n'est pas grâce à l'acteur principal avare de ses paroles et cette prolifération de chien dont la cause n'est nullement inexpliqué. Le seul thème abordé dans ce film est l'amitié entre l'homme et l'animal. Là aussi, c'est mal filmé et raconté et j'avais l'impression de voir un film de KUROSAWA filmé façon clip vidéo et très loin et trop loin des personnages.
Avec Black Dog, le cinéma chinois propose un film initiatique à la fois austère et contemplatif, situé dans ces villes fantômes aux portes du désert de Gobi. Le long métrage met en lumière le contraste saisissant entre ces territoires abandonnés, envahis par des chiens errants, et la modernité que la Chine souhaite afficher à l’approche des Jeux olympiques de Pékin 2008.
L’histoire repose sur la relation silencieuse entre un repris de justice mutique et un chien à moitié sauvage. Cette amitié improbable fonctionne par instants : quelques regards, des gestes simples, et une méfiance qui se transforme lentement en attachement. La beauté des paysages désertiques et la rudesse des villes abandonnées offrent de superbes images, renforçant le sentiment d’isolement et de fracture sociale.
Mais le film choisit une approche très contemplative, au risque de perdre le spectateur. Les longs silences, les scènes étirées et l’absence quasi totale de dialogues finissent par diluer l’émotion. Là où l’on attendait une montée dramatique ou une exploration plus profonde du fossé entre tradition, marginalité et modernité, le récit reste en surface et semble parfois figé.
Au final, Black Dog séduit par son atmosphère et ses intentions, mais son rythme lent et son mutisme prolongé rendent l’expérience inégale. Un film visuellement marquant, mais émotionnellement distant.
Avant de réaliser « Black Dog » , Hu Guan nous avait servi deux films de guerre glorifiant le courage de soldats chinois durant les batailles contre les japonais ou contre les coréens. Fort bien faits techniquement, « The Sacrifice » et « La Brigade Des 800 » n’en étaient pas moins des produits purement propagandistes. « Black Dog » semble avoir été une parenthèse dans sa filmographie, car Hu Guan vient de nous resservir un nouveau film de guerre propagandiste chinois. Avec une expertise technique égale à ses deux petits frères « Dongji Rescue » nous sert une action trépidante au sein d’une intrigue passionnante. Tout à l’opposé de ce « Black Dog » dont l’action est extrêmement lente. Pour ce qui est de l’intrigue, on est également à l’opposé des scénarii pêchus qu’affectionne habituellement Hu Guan. Ici on est dans un drame plutôt intimiste, avec une manière de filmer très décousue que n’aurait pas renier Godard. Mais avec heureusement un saupoudrage salutaire de symbolisme. Un symbolisme qui laisse transparaître de manière subliminale les énormes et troublants paradoxes de la société chinoise. En même temps qu’on célèbre avec faste le glamour des jeux de Pékin, le gouvernement orchestre le rasage de villes entières, le déplacement sans état d’âme de populations pour laisser la place à de nouveau projet immobiliers et industriels. L’autre message subliminal qui transparaît, est le côté disparate, voire bordélique de l’exode qui s’ensuit. Une débâcle totale, où habitants humains croisent non-humains : tigre, loup, et singes, poulets, serpents, et chiens errants. La situation de la ville est à l’image du cirque qu’elle abrite et qui part en vrille. Tout ce symbolisme n’est pas inintéressant, mais Hu Guan tombe dans les travers de Godard. Pour le cinéaste Belge, seul importait dans le traitement de ses sujets l’aspect expérience de laboratoire, l’effet jubilatoire et masturbatoire qu’on obtient en usant de sa caméra comme des éprouvettes. Et tant pis si de très nombreux éléments de l’intrigue principale étaient bâclés, et tant pis si les dialogues manquaient parfois totalement de pertinence. Hu Guan, semble avoir adopté cette approche Godardesque en faisant passer au second rang, d’importants éléments de compréhension. Conséquence, le spectateur à certes admiré les vues du désert de Gobi, a perçu les messages politiques subliminaux, mais il quitte la salle en proie à d’innombrables interrogations, extrêmement inconfortables. De quel crime le personnage principal s’est-il rendu coupable exactement ? Quel mal le ronge-t-il et le maintient dans son étrange mutisme ? De quoi certains du village lui en veulent-il précisément ? Quels sont les différents éléments de la problématique que pose les chiens errants au village? Quel sort leur réserve-t-on finalement ? Quand au Black Dog, sur lequel on se concentre une bonne partie du film, pourquoi se retrouve-t-il « cassé de partout » ? Trop long et trop mou du genou, avec beaucoup trop de flous et de trous... Ce « Black Dog » plonge dans un terrible ennuie, les cinéphiles ordinaires car, eux, contrairement aux récompenseurs du film à Cannes, n’ont pas dû se faire servir des doubles expresso au Guronsan avant la séance.
Une sorte de western urbain chinois contemplatif, au porte du désert de Gobi, sans violence ou presque, avec un duo attachant entre un homme mutique juste sortie de prison et un lévrier sauvage, sur fond de Hey You de Pink Floyd. Une esthétique parfois à couper le souffle, et une histoire singulière. C'est juste magnifique !