J'ai découvert ce film en avant-première dans le cadre du festival rennais 'Travelling' et, si j'ignorais à quoi m'attendre, je dois dire que j'ai finalement été très agréablement surprise. Les premiers pas dans le récit sont un peu lents, mais on se laisse ensuite porter par l'intrigue, grâce à un scénario original, une photographie remarquable, et une interprétation si juste de la pudeur des sentiments. Dans les décors d'une ville en ruine dont le destin n'appartient plus vraiment à ses habitant·es, difficile de rester insensible aux états d'âmes de Er-Lang (Eddie Peng) et à la relation à la fois drôle et touchante qu'il développe avec un chien errant, véritable second rôle de ce film.
10 617 abonnés
11 767 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 10 février 2025
À sa sortie de prison, Lang retourne dans sa ville qui ressemble presque à un décor post-apocalyptique avec des endroits désertés et des chantiers de démolition un peu partout. Il trouve un travail qui consiste à traquer les chiens errants qui ont remplacé les habitants jusqu'au jour où il en croise un de spécial... Loin du tumulte des jeux de Pékin à venir même s'il y a comme souvent une réflexion sur les changements dans le pays et leur impact, Guan Hu se concentre sur cette surprenante relation sans forcément tomber dans les clichés sentimentaux habituels. Un récit très simple avec peu de dialogues et sans vraiment de conflits, mais avec beaucoup de compassion et de sollicitude quand il est question de ces deux êtres qui se ressemblent beaucoup. C'est la seule chose que j'ai vraiment appréciée dans ce film, mais c'était suffisant. "Black Dog" est finalement un drame inégal, mais touchant.
Vu en avant première au cinéma epee de bois ce film est déroutant. Toute l humanité se dégage de ce jeune homme de retour au pays par sa compassion pour le ou les chiens dans une zone rurale en décomposition sociale et physique. La part animal de l'homme est surtout chez les villageois. Il faut le voir début mars dans les salles jour de sa sortie.
Film vu en avant-première, à l'ambiance très particulière, plein d'émotion, voire de tendresse... Tout cela dans une ville chinoise à demi fantôme, aux confins du désert de Gobi. Beaucoup de rencontres et de relations humaines et une belle photographie.
film vu en avant première lors d'un festival de cinéma. j'ai adoré ce film qui lie deux êtres solitaires. la manière de filmer est incroyable, les sujets abordés très intéressants et le film laisse place à l'interprétation ce qui amène une autre dynamique.
Vu dans le cadre de la reprise de la section Un Certain Regard à Paris : Un film touchant et politique sur deux êtres solitaires et abandonnés qui se rencontre et qui s'entraide. Si l'univers est assez intéressant et les visuels magnifique, il est dommage que l'histoire suive un chemin assez balisé et attendu...
Excellent film, qui nous emmène dans une région quasi inconnue du spectateur français, aux confins du désert de Gobi, dans une petite ville en complète déliquescence où les immeubles anciens sont abandonnées, où l'on démolit les maisons plus traditionnelles habitées essentiellement des vieux. Au milieu de cet abandon, se multiplient des meutes de chiens errants destinés eux aussi à l'élimination. Métaphore transparente d'un Chine en pleine transformation qui n'a rien à faire du passé et des improductifs mais n'a pas réussi à éliminer les gangs et la violence. Dans cette ville quasi fantomatique, revient le jeune Lang, ex-champion de moto naguère très connu de ses concitoyens : Il lui faudra retrouver le goût de faire quelque chose de sa vie, et il le fera grâce à un chien.
Épopée chevaleresque et rédemptrice, Hu GUAN fait de cette rencontre entre un ex taulard et ce chien rageux, une aventure émouvante et puissante, portée par une interprétation rare, avec en plus du Pink Floyd en fond
Film chinois Drame. En avant-première fēma - Festival La Rochelle Cinéma. Prix Un Certain Regard, Cannes 2024.
Après un séjour en prison, un jeune homme retourne dans sa ville natale partiellement en ruines, dans une région reculée de la Chine. En participant à la capture de chiens errants, il va s’attacher à l’un d’entre eux.
De très belles scènes dans le désert de Gobi. très peu de dialogues. Film émouvant et touchant! A voir !!
Des paysages incroyables, qui ne sont pas sans rappeler ceux d'un Jiǎ Zhāng-Kē (d'ailleurs acteur dans le film), une ambiance post-apocalyptique qui donne lieu à des scènes d'une beauté sidérante, avec ces meutes de chiens qui semblent tenir la porte des enfers. Guǎn Hǔ, jusqu'ici spécialiste de produits très commerciaux, signe un drôle de film, où la fureur succède au silence, où un personnage mutique trouvera sa voix/voie, son humanité grâce à l'animal traqué.
On commence à avoir l'habitude de ces films chinois, présentés d'abord dans les grands festivals, et dont la qualité atmosphérique est souvent supérieure à un scénario ou bien nébuleux, ou trop symbolique, voire les deux, toujours dans le but de décrire une Chine nouvelle qui n'a que faire des laissés-pour-compte. Black Dog, situé dans une ville aux confins du désert de Gobi, c'est à dire presque nulle part, ne lésine pas sur l'ambiance sépulcrale, accentuée par la prolifération de chiens errants. Avec son héros quasi mutique, le film prend parfois des allures de western italien dans un décor post-apocalyptique. Cette œuvre étrange et très stylisée s'essaie parfois à l'humour mais le récit a quand même tendance à s'éparpiller avec moult effets symboliques, censé se dérouler au moment des Jeux Olympiques de 2008 dont l'ambition était d'afficher une vitrine séduisante de la Chine moderne. Inutile de préciser que le film de Guan Hu nous montre une image totalement différente et peu reluisante. Quant à l'analogie avec le brillant et hongrois White God, en matière de hordes de chiens en liberté, elle tourne plutôt au désavantage de son homologue chinois, même si les qualités visuelles de Black Dog sont indéniables.
Depuis la première séquence shock jusqu'au lyrisme à la Mad Max de la fin, un chef d'ouvre de fort impact visuel, émotionnel et moral. Adoptez un chien. La vie peut être pas belle mais au moins... mieux.