Black Dog
Note moyenne
4,0
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251 critiques spectateurs

5
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4
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2025
Lang revient dans sa ville natale après une longue absence. Il travaille pour la patrouille locale chargée de débarrasser la ville des chiens errants. C’est à cette occasion qu’il va se lier d’amitié avec l’un d’entre eux, marquant ainsi un nouveau départ pour ces deux âmes solitaires…

Ce qui frappe en premier lieu ici, c’est l’impressionnante beauté plastique qui se dégage du film. D’entrée de jeu, on est frappé par l’immensité du paysage qui se dévoile sous nos yeux, la rudesse et l’hostilité du désert d’un côté et l’extrême pauvreté et la déliquescence de la ville où se déroule l’histoire de l’autre.

On y fait la rencontre de deux laissés-pour-compte, Lang un jeune homme mutique qui vient de purger une peine de prison et un lévrier noir comme la suie et terriblement farouche. Ils étaient fait pour se rencontrer, le destin va les réunir de la plus drôle des façons spoiler: (lorsqu’ils urinent chacun leur tour en bas d’une tour HLM, l’un pour se soulager, l’autre pour marquer son territoire).


Tourné dans une simili ville fantôme qu’est Hongliuyuan, dans le district de Guazhou (dans la province du Gansu), ainsi que dans le désert de Gobi, le film de Guan Hu détonne et ne laisse pas indifférent, surtout après son blockbuster La Brigade des 800 (2020). On le retrouve aux commandes d’un film épuré, privilégiant les panoramiques pour mieux nous rendre compte des impressionnants et magnifiques paysages désertiques (la photo est sublime). Le résultat donne l’impression de voir un film post-apo, le tout, transcendé par la . de Pink Floyd - The Wall ("Mother" & "Hey You").

Derrière cette histoire de rédemption et d’apprivoisement, se cache aussi un sous-texte, celui de la Chine d’aujourd’hui qui se modernise à marche forcée tout en laissant sur le bas-côté, toute une frange de la population, tout en n’oubliant jamais de leur inculquer (façon, lavage de cerveau) par le biais des hauts-parleurs disséminés dans toute la ville, comment ils doivent se comporter.

Le film n’est pas exempt de défauts spoiler: (le scénario y va à font dans la symbolique parfois lourdingue, comme les scènes avec le père de Lang ou celles avec le pont brinquebalant que Lang souhaite franchir coûte que coûte).
Black Dog (2025) 狗阵 risque de diviser mais ne laissera pas indifférent, ça c’est certain.

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Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2025
Bon, soyez prévenus, ce film est d'une certaine lenteur. Oserais-je dire d'une lenteur certaine. A tel point que certains décrocheront. Entre un héros (très) taciturne sortant de prison, et un récit qui mise sur l'ambiance.
Néanmoins, "Gou Zhen" est un drame réellement intéressant. D'abord visuellement c'est somptueux. Dès les premiers plans, le réalisateur en met plein la vue avec ces panoramas du désert de Gobi. Puis il nous emmène dans cette ville décrépie et semi-abandonnée : entre les rues désertes, les annonces des autorités aux haut-parleurs, et les métiers improbables (chasseur de chien, éleveur de serpents...), on a l'impression de se trouver devant une oeuvre post-apocalyptique !
Il y a là d'ailleurs un message assez fort sur une certaine Chine laissée à l'abandon. Alors que les grandes villes continuent d'exploser, et que la capitale s'apprête à recevoir les Jeux Olympiques (l'histoire se passe en 2008).
L'arc dramatique du héros, et du chien errant auquel il va s'attacher, fonctionne sur la longueur. Grâce à des scènes poignantes, et un jeu en finesse de Eddie Peng, qui parle peu. Je regrette simplement des éléments pas forcément utiles au récit (la présence de la danseuse, par exemple), dont la suppression aurait pu atténué la lenteur.
Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2025
Une belle histoire d’amitié, une histoire entre un homme et sa raison de vivre.. Un film simple et bien joué, qui est dur par moment, mais vraiment beau.
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2025
Sûrement le film de l'année 2025. La réalisation, le scénario et la mise en scène sont époustouflantes. Le film est taciturne, comme j'adore. Hu Guan est un prodige. Il invite au casting un autre réalisateur prodige chinois: Jia Zhangke.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2025
Si ce film s’était déroulé en Auvergne il n’aurait peut-être pas eu d’intérêt particulier (l’histoire reste un peu surréaliste, quand même). Mais ça se passe en Chine, près du désert de Gobi. Et, du coup, on plonge dans un monde étrange et fascinant qui lui donne un caractère unique et intéressant.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2025
De Hu Guan (2025). Titre original Gou Zhen
un film étonnant comme un road movie de deux êtres , un homme et un chien , deux êtres solitaires , abandonnés dans un Chine elle aussi à la limite de l'abandon ! Très bien filmé que cette partie de la chine en l'occurence le désert de Gobi où la désolation de zones entièrement sinistrée donne à voire un pays loin des images d'une économie triomphante ! Entre des villes abandonnées aux hordes de chiens devenus sauvages et des no man's lands industriels limite apocalyptiques . Dans ces décors particulier , un être solitaire et mutique va devenir inséparable jusqu'à le chercher partout avec un chien . C'est parfois désenchanté , mais c'est souvent très beau . Et les silences de ce personnage écorché vif et solitaire avec son ami à quatre pattes en dit long . On s'étonne même comment ce film a pu être réalisé dans une Chine qui veut donner au monde une image triomphante !
Eddie Peng est formidablement touchant . Avec aussi , Liya Tong et Jia Zhangke .
Francoisabrt
Francoisabrt

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 avril 2025
Un film long à mourir, sans réel message. La manière de filmé est très à l'ancienne. Je n'ai vraiment pas apprécier ce film...
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2026
Avec Black Dog, le cinéma chinois propose un film initiatique à la fois austère et contemplatif, situé dans ces villes fantômes aux portes du désert de Gobi. Le long métrage met en lumière le contraste saisissant entre ces territoires abandonnés, envahis par des chiens errants, et la modernité que la Chine souhaite afficher à l’approche des Jeux olympiques de Pékin 2008.

L’histoire repose sur la relation silencieuse entre un repris de justice mutique et un chien à moitié sauvage. Cette amitié improbable fonctionne par instants : quelques regards, des gestes simples, et une méfiance qui se transforme lentement en attachement. La beauté des paysages désertiques et la rudesse des villes abandonnées offrent de superbes images, renforçant le sentiment d’isolement et de fracture sociale.

Mais le film choisit une approche très contemplative, au risque de perdre le spectateur. Les longs silences, les scènes étirées et l’absence quasi totale de dialogues finissent par diluer l’émotion. Là où l’on attendait une montée dramatique ou une exploration plus profonde du fossé entre tradition, marginalité et modernité, le récit reste en surface et semble parfois figé.

Au final, Black Dog séduit par son atmosphère et ses intentions, mais son rythme lent et son mutisme prolongé rendent l’expérience inégale. Un film visuellement marquant, mais émotionnellement distant.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2025
 BLACK DOG - Hu Guan | ⭐ 8,5/10

Lang revient dans sa ville natale aux portes du désert de Gobi. Alors qu’il travaille pour la patrouille locale chargée de débarrasser la ville des chiens errants, il se lie d’amitié avec l’un d’entre eux. Une rencontre qui va marquer un nouveau départ pour ces deux âmes solitaires.

Lauréat du prix Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, Black Dog n'a certainement pas volé son prix.

Sa plus grande force est sa beauté formelle, et le talent avec lequel la caméra parvient à sublimer des paysages fantomatiques ou des lieux abandonnés, comme ce zoo déserté, magnifique théâtre des errances du personnage principal. L'on est saisi par l'ampleur de la mise en scène et par le talent pour appréhender les espaces.

Des plans magnifiques au service d'une histoire simple mais pleine de beaux sentiments : l'histoire d'amitié entre un homme meurtri et taiseux et un lévrier noir dont tout le monde veut la peau.

Pour autant, le film est sombre, peu bavard (le personnage principal ne prononce pas un mot) et donc assez exigeant, mais il suffit de se laisser porter par son rythme lancinant et son atmosphère envoutante.

Le regard sur la Chine, à l'aube des Jeux Olympiques de 2008, est sans concession, dans une province sacrifiée où tout semble délabré, et les laissés pour compte nombreux.

Une belle histoire sur la marginalité, la solitude et la reconstruction.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2025
Dans l’immensité aride du désert de Gobi, "Black Dog" tisse une fable mélancolique, où les âmes errantes trouvent refuge l’une auprès de l’autre. Hu Guan signe un western crépusculaire aux allures de "Mad Max" minimaliste, où le sable et la poussière remplacent la fureur des moteurs. Eddie Peng, charismatique et taciturne, incarne un ancien prisonnier qui, en voulant capturer un chien errant, va peu à peu renouer avec l’humanité.
La mise en scène, ample et contemplative, sublime ces terres désolées et donne à chaque image une beauté rude, où les rares éclats de chaleur humaine y résonnent comme des mirages dans un monde où tout semble abandonné. Si le récit s’étire parfois dans son minimalisme, "Black Dog" séduit par sa beauté visuelle et son atmosphère à la fois sèche et envoûtante.
Chris G
Chris G

41 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2024
Reposant principalement sur ce décor spectaculaire d’une ville chinoise aux abords du désert de Gobi, à l’approche des JO de Pékin de 2008, l’itinéraire de son personnage principal cabossé par la vie et sa relation burlesque avec son « black dog » intéressent moins que celui de cette société chinoise en mutation.
paopao2
paopao2

18 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2025
Totalement atypique, somptueusement tourné, ce film ne ressemble à aucun autre. On pense à Fellini pour l’extravagance, à Hitchcock. Le chien est irrésistible. Un très grand film.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2025
Prix Un certain regard à Cannes 2024, ce film chinois joue beaucoup sur l'analogie entre un repris de justice et un chien errant dont on soupçonne qu'il a la rage. La rencontre de ces deux pestiférés mis au ban de la société donne un résultat brillant et envoûtant. Dans ce désert aride où les chiens prolifèrent, Lang ne peut se résoudre à se séparer de celui qu'il "dompte". C'est sûr qu'au niveau des dialogues, c'est plutôt limité du fait du quasi mutisme du personnage principal. Cependant, ces deux solitudes vont donner lieu à des scènes magnifiques dans cette oeuvre atypique, et que dire de la scène finale si ce n'est qu'elle est bouleversante.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2025
Film sombre et triste dans une atmosphère lourde de pauvreté où le seul moyen d'expression est la violence, de plus des chiens en surpopulation car abandonnés par leurs maîtres errent dans les rues, le scénario devient optimiste en montrant comment l'amour des animaux peut changer le comportement humain
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2025

            Vive le cinéma! Il y a de ces films qui vous persuadent de l'originalité, de la force, de l'indispensable évidence du cinéma.
        Black Dog, déconcertant, noir, souvent énigmatique, est de ceux là. Il faut reconnaitre que c'est souvent de l'orient asiatique que vient le bonheur! (D'accord, the Brutalist venait, lui,  des US mais quand on voir les sorties françaises de la semaine on a vraiment envie de se couvrir la tête de cendres... qui peut aller voir ces pitoyables gaudrioles..) Hu Guan, dont je n'avais jamais entendu parler, cinéaste dit "de la sixième génération" -les générations précédentes étant représentées, par exemple par Zhang Yimou- est un génie....
          Ca se passe dans un lieu hors du monde, désolé, désolant, au bord du désert de Gobi qui envoie régulièrement des tempêtes de sable durant lesquelles  toute vie devient impossible. Le paysage, sauvage -des monticules rochers entre des sables plantés d'épineux où le vent fait rouler des boules végétales comme dans le westerns.. est beau, et filmé de manière impressionnante, surtout quand il y a les chiens, mais la ville est une abomination de saleté, de gravats, de ruines. La ville a perdu toutes ses activités. Les gens sont partis... ailleurs 
            Eh oui, les chiens! Quand les habitants sont partis, ils sont abandonné leurs chiens. Et ceux ci se sont constitués en bandes. Ils sont magnifiques, ils sont de toutes races. Naturellement, ce n'est pas très réaliste et cela donne au film un côté fantastique, à la fois fascinant et angoissant. La première séquence: un vieux bus arrive en cahotant sur la route de poussière et, surpris par la traversée subite de la meute, se renverse   
             Parmi les passagers, Lang (Eddie Peng), qui regagne sa petite ville de Chixia après des années de prison pour meurtre (apparemment il sort un peu plus tôt que prévu. On ne l'attend pas...) Que lui reste t-il à Chixia? son père, alcoolique, avec qui il ne s'entend pas, et qui après la destruction de sa maison a décidé de s'établir au zoo où il nourrit les rares animaux qui restent, quelques oiseaux, un singe et... un vieux tigre. Pourtant, il a été une vedette locale, une rockstar à l'échelon villageoise, mais à ceux qui viennent le trouver, lui tapent sur l'épaule, il ne répond pas. Lang est totalement mutique. A peine si on l'entendra prononcer 10 mots de tout le film...
        Une obscure histoire de moto et de falaise, qui a entrainé, donc, la mort du neveu du puissant boucher Hu  (Hu Xiaoguang) -un boucher de serpents! voilà qui est remarquablement dépaysant... est à l'origine de la condamnation de Lang.  spoiler: Hu veut se venger, il autour de lui toute une équipe de maffieux qui va agresser Lang.

            Mais le vrai problème de la ville, de ce qu'il en reste, ce sont les chiens! Les jeux de Pékin (2008) approchent, et des usines devraient s'implanter à Chixia. Il faut chasser les chiens, par tous les moyens, sinon, évidemment, les investisseurs ne viendront pas...  Quant aux propriétaires restants de chiens de compagnie, ils doivent payer pour les faire enregistrer, sinon, ils sont confisqués.
           On monte des équipes de traqueurs auxquelles Lang est, comment dire.... vivement prié par les autorités de s'associer. De toutes façons, il a besoin d'argent. Mais on voit bien qu'il n'aime pas ça. spoiler: Il laisse s'échapper l'animal qui est au bout de son filet, remet en douce a une petite fille désespérée le chien qu'on vient de confisquer à sa grand mère
... 
         Les chiens sont enfermés sur un terrain vague aussi sale et délabré que ce qui reste du zoo. On va les envoyer dans un refuge. Bon, comme les chinois mangent du chien, le spectateur suspecte qu'ils vont plutôt finir en ragout... Et puis, il y a le chien enragé, qui échappe à tout le monde et à tout, un whippet (que vient il faire en Chine!) squelettique, farouche, qui mord cruellement Lang. Evidemment, on se doute bien qu'il n'est pas enragé, bien loin d'être paralysé, il court comme un sprinter, mais pour ses chasseurs, cet animal diabolique ne peut qu'avoir la rage.... Alors, entre l'ancien taulard dont tout le monde se méfie et le chien rejeté, se noue une étrange et profonde affection...
            Ce film, il vous obsède. Les images de ces chiens solidaires, et par ailleurs si beaux, agiles, poil luisant, errant dans et autour de cette ville sale et hideuse, c'est l'image d'une sorte de paradis dont l'homme se serait exclu. P spoiler: armi les chiens nous verrons, à la fin, errer le vieux tigre, dont la cage a été ouverte. Et qui semble bien incapable d'attaquer pour se nourrir. Image, aussi, de ces animaux que l'homme a dénaturé.
Donc c'est lui, au fond, qui devrait être supprimé. On sent qu'il y a quelque chose de symbolique, sans comprendre exactement quoi. On aimerait rencontre Hu Guan, parler avec lui. C'est, incontestablement le film qui m'aura le plus impressionnée, en profondeur, de ces derniers mois

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