Black Dog
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moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2026
Un héros mutique, une ville fantomatique au bout du monde, qui milieu de nulle part, le désert, des chiens errants. La photo, les palettes de couleurs, tout est très travaillé et stylisé, pour donner cette impression de western post-apocalyptique. On n'était pas loin du chef-d'oeuvre, malheureusement le scénario est un peu bancal.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2025
Primé à Cannes, le long métrage du chinois Hu Guan nous emporte dans une Chine rurale rarement filmée par le cinéma. Ce qui saute aux yeux immédiatement, presque dans la toute première scène, ce sont les décors de « Black Dog », c’est le désert de Gobi, à quelques encablures de la ville natale de Yuan, un désert de pierre, de rocailles et de falaises à perte de vue, aussi beau qu’il en est inquiétant. Et puis la ville natale de Lang, une ville pétrolière de l’Ouest de la Chine en grande partie laissé à l’abandon (d’où le problème des chiens errants, redevenus sauvages). Cette ville a connu son heure de gloire, aujourd’hui l’industrie l’a déserté et il ne reste que de grands ensemble vidés, délabrés, un paysage de fin du monde. Même le zoo a été à moitié vide, à l’exception d’un tigre de Manchourie dont les autorités ne savent trop que faire. Bon nombre de scènes fortes du film de dérouleront dans ces paysages vides, envahies par les chiens. Les scènes avec les meutes de chiens sont particulièrement bien filmées, et j’imagine de tourner avec des cohortes pareilles ne doit pas être facile. Le film est très peu dialogué (le personnage principal doit prononcer 10 mots en tout et pour tout !), et il dure presque deux heures. Dit comme cela on s’imagine des scènes qui s’étirent et un film qui flirte avec l’ennui. Mais non, même si je lui accorde quelques toutes petites longueurs, même si faute de dialogues, on ne peut pas dire que l’on comprend tous les enjeux, ça ne pose pas un problème insurmontable. On devine bribes par bribes les relations entre les personnages, le passé de Lang spoiler: (la musique, la petite célébrité, l’homicide)
mais peu importe car on comprend facilement l’essentiel : la relation qui se joue entre deux âme solitaire : Lang et le lévrier noir. La musique est sympathique et ça me fait plaisir d’entendre à plusieurs reprises « Hey You » des Pink Floyd, une chanson que j’aime bien et qui n’est pas très connue (album « The Wall », pour ceux que ça intéresse), elle colle merveilleusement au film. Le personnage de Lang est incarné par un acteur nommé Eddie Peng. Comme je l’ai dit il doit prononcer 10 mots à tout casser (et aucun dans les 20 premières minutes, à tel point que je l’ai cru muet !). Il compose un personnage mutique et solitaire, peut-être brisé par la prison (que sait-on vraiment des conditions d’incarcération en Chine ?) et qui revient dans sa ville sans réel but, sinon celui de retrouver un sens à son existence. Le duo qu’il forme avec le chien (jamais baptisé, on va donc l’appeler le chien) n’est pas immédiatement harmonieux, il est mordu à plusieurs reprises. Mais ils sont pareils tous les deux, et ils le sentent tous les deux : deux sauvages qui mordent de peur d’être mordus. Cette relation est très belle, très touchante, spoiler: à tel point qu’on a le cœur qui se serre lorsqu’ils sont séparés
. Le scénario de « Black Dog » est une digression sur la notion de Liberté car il n’est finalement question que de cela. Les chiens sont redevenus libres et sauvages et le pouvoir ne cherchent qu’à les capturer et les mettre en cage. Lang recouvre la liberté mais il est sans cesse renvoyé dans une cage, celle que lui imposent les policiers qui lui interdisent de sortir de la ville, celle que lui impose l’oncle de sa victime, qui à plusieurs reprises le coince pour le faire payer. Le père de Lang est prisonnier de l’alcool. Les animaux sont en cage : le tigre dans le zoo, les serpents dans la ferme à serpent spoiler: (morale : attention aux séismes quand on dirige une ferme à serpent !).
Et cette ville à moitié vide, mais dans laquelle le haut parleur distille à tout bout de champs des consignes qui ressemblent à des ordres, c’est quelque chose qui nous est tellement inconnu et qui fait qu’on se sent enfermé, même dehors. Il n’y a que le cirque qui représente une certaine idée de la Liberté dans le monde de Lang, mais il n’est que de passage. Mais la Liberté, au final, tous vont la trouver ou la conquérir, d’une manière où d’une autre, c’est le message final et optimiste de « Black Dog », et dans un pays comme la Chine c’est un message bien plus fort qu’ailleurs. Ode à la Liberté, film très poétique (sans être lyrique ou grandiloquent) et magnifiquement filmé, « Black Dog » est un film qui en dit plus long sur la Chine moderne que bien des reportages ou compte rendus journalistiques. : je le dis souvent, rien ne vaut la fiction.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 février 2026
Avant de réaliser « Black Dog » , Hu Guan nous avait servi deux films de guerre glorifiant le courage de soldats chinois durant les batailles contre les japonais ou contre les coréens. Fort bien faits techniquement, « The Sacrifice » et « La Brigade Des 800 » n’en étaient pas moins des produits purement propagandistes. « Black Dog » semble avoir été une parenthèse dans sa filmographie, car Hu Guan vient de nous resservir un nouveau film de guerre propagandiste chinois. Avec une expertise technique égale à ses deux petits frères « Dongji Rescue » nous sert une action trépidante au sein d’une intrigue passionnante. Tout à l’opposé de ce « Black Dog » dont l’action est extrêmement lente. Pour ce qui est de l’intrigue, on est également à l’opposé des scénarii pêchus qu’affectionne habituellement Hu Guan. Ici on est dans un drame plutôt intimiste, avec une manière de filmer très décousue que n’aurait pas renier Godard. Mais avec heureusement un saupoudrage salutaire de symbolisme. Un symbolisme qui laisse transparaître de manière subliminale les énormes et troublants paradoxes de la société chinoise. En même temps qu’on célèbre avec faste le glamour des jeux de Pékin, le gouvernement orchestre le rasage de villes entières, le déplacement sans état d’âme de populations pour laisser la place à de nouveau projet immobiliers et industriels. L’autre message subliminal qui transparaît, est le côté disparate, voire bordélique de l’exode qui s’ensuit. Une débâcle totale, où habitants humains croisent non-humains : tigre, loup, et singes, poulets, serpents, et chiens errants. La situation de la ville est à l’image du cirque qu’elle abrite et qui part en vrille. Tout ce symbolisme n’est pas inintéressant, mais Hu Guan tombe dans les travers de Godard. Pour le cinéaste Belge, seul importait dans le traitement de ses sujets l’aspect expérience de laboratoire, l’effet jubilatoire et masturbatoire qu’on obtient en usant de sa caméra comme des éprouvettes. Et tant pis si de très nombreux éléments de l’intrigue principale étaient bâclés, et tant pis si les dialogues manquaient parfois totalement de pertinence. Hu Guan, semble avoir adopté cette approche Godardesque en faisant passer au second rang, d’importants éléments de compréhension. Conséquence, le spectateur à certes admiré les vues du désert de Gobi, a perçu les messages politiques subliminaux, mais il quitte la salle en proie à d’innombrables interrogations, extrêmement inconfortables. De quel crime le personnage principal s’est-il rendu coupable exactement ? Quel mal le ronge-t-il et le maintient dans son étrange mutisme ? De quoi certains du village lui en veulent-il précisément ? Quels sont les différents éléments de la problématique que pose les chiens errants au village? Quel sort leur réserve-t-on finalement ? Quand au Black Dog, sur lequel on se concentre une bonne partie du film, pourquoi se retrouve-t-il « cassé de partout » ? Trop long et trop mou du genou, avec beaucoup trop de flous et de trous... Ce « Black Dog » plonge dans un terrible ennuie, les cinéphiles ordinaires car, eux, contrairement aux récompenseurs du film à Cannes, n’ont pas dû se faire servir des doubles expresso au Guronsan avant la séance.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2025
Il y a dans Black dog quelques fulgurances. Certaines séquences sont esthétiquement remarquables surtout dans la dernière partie qui rehausse un film qui traîne un peu en longueurs. A force de non dits, le propos du film notamment en ce qui concerne les actions des personnages nous échappe un peu. Black dog est lent parfois contemplatif mais manque paradoxalement d'épaisseur. Une œuvre qui mérite pour ses qualités artistiques qu'on s'y attarde mais qui souffre de ses problèmes de rythme.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2025
Black dog confirme à nouveau que le cinéma chinois est l'un des plus créatifs au monde actuellement (le plus créatif ?). Il laisse espérer que nous reverrons de nombreux films de ce pays, comme c'était le cas avant la crise du Covid, qui a tout stoppé. Le film prolonge un peu ce mystère qui veut que les Français découvrent des œuvres incroyablement créatives de cinéastes dont on ne voit souvent qu'un seul film, comme s'ils n'en faisaient jamais de second. C'est curieux...
On retrouve ici quantité de caractéristiques de ce cinéma. L’âpreté extrême de la société chinoise, la laideur de ses villes brutalement modernisées dans les années 1960-1970 spoiler: et aujourd'hui brutalement démolies
, la lancinante crise de la virilité d'un pays dominé par les hommes, etc. sont ici décrites à l'image de ce qu'on voyait dans les films de Jia Zhang-Ke, dans Le Lac aux oies sauvages, etc.
L'apport majeur de Black dog est sa mise en scène inédite. Par les choix chromatiques et les jeux de focale, le cinéaste et son chef opérateur nous livrent une vision nouvelle des paysages chinois. Ou plutôt des paysages du monde, car je n'avais jamais vu cela nulle part. On se trouve ici dans une petite ville très reculée de Chine, dans un univers aride à la lumière surréelle. Tout est traité dans des tons de gris rose, nouveaux, mais qui ne sont pas sans rappeler la couleur si particulière d'An Elephant sitting still de Hu Bo.
Et puis, comme dans Le Lac aux oies sauvages, le film se démarque par la liberté avec laquelle le cinéaste introduit des scènes stupéfiantes, semblant sortir de nulle part. Il ose tout, bien au-delà de ce que se permettrait un scénariste français ou américain : spoiler: un accident de bus, un tremblement de terre, un tigre affamé, une invasion de serpents venimeux, un nain déguisé en ours dans un cirque multicolore, une scène de chasse au lapin d'anthologie, etc. etc.
Dès la première scène, on comprend qu'on est là face à un très grand metteur en scène, par les choix de cadrage, l'ampleur du cinémascope, les costumes (le sweat coloré du personnage principal dans cette ambiance terreuse), etc.
Le comédien incarne parfaitement son personnage par son physique seul. Et c'est peut-être là le seul hic de ce film majeur : le choix de construire son récit autour d'un personnage spoiler: aussi taiseux, quasiment mutique, nous prive du plaisir d'être pleinement embarqué dans cette aventure.
Le couple du Lac aux oies sauvages était plus facile à suivre. Mais là se joue aussi une part de la radicalité de ce cinéma contemporain. Et puis ne boudons pas notre plaisir : c'est du très très haut niveau, tant chaque plan semble porter en lui la rage d'une société révoltante et la passion pour l'art cinématographique.
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2025
Voici un vrai film de cinéma, une sorte de western chinois contemporain qui s'apprécie au cinéma et pas ailleurs. Eddie Peng (Lang) livre un jeu plus que remarquable : il est le personnage. Hu Guan a bien mérité son prix à Un Certain Regard. La photo est d'une tenue parfaite d'un bout à l'autre (même dans les scènes de mouvement), certains plans sublimes, l'unité esthétique maîtrisée. Alors que le début de l'histoire est d'une froideur énigmatique voire pétrifiante, l'émotion, quant à elle, arrive très progressivement et finira par gagner... Le montage, appuyé par des choix de plans surprenants, élude tout ennui. Le film évite aussi l'écueil d'une musique d'accompagnement invasive, les incursions étant ici réduites à quelques airs arrivant naturellement, dont une chanson des Pink Floyd, bien corrélée avec le sentiment d'un besoin d'espace indépendant. C'est l'histoire d'un homme et de chiens, mais surtout du caractère "sauvage", mis en miroir, des humains et des animaux, qui invite les thèmes de la vengeance, de la fatalité, de l'humiliation, et qui soulève les questions du déclassement, de la solitude, de la fin de vie, de l'attachement et de la revanche ; c'est aussi une histoire qui parle d'apprivoisement et de résilience, de secret, de silence... Ce sur fond de critique involontaire du système chinois, à la veille des J.O. de 2008, un machine qui s'impose en sortant des haut-parleurs, dans toute l'absurdité qui va avec. BLACK DOG est un film majeur, un véritable chef-d'oeuvre.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2025
Un film qui a du chien
Lang revient dans sa ville natale aux portes du désert de Gobi après avoir purgé une peine de prison. Il travaille pour une patrouille locale chargée de débarrasser la ville des chiens errants. Il se lie d’amitié avec un lévrier noir lors d’une scène pleine de tendresse et mémorable. Pour ces deux âmes solitaires, cette rencontre va marquer un nouveau départ.
Auréolé du prix « Un certain regard » à Cannes en 2024, ce film chinois de Hu Guan démarre sur les chapeaux de roue avec une scène en cinémascope dans le désert de Gobi digne des plus grands westerns de l’histoire se clôturant par une chevauchée de brigands canidés. Tout le film sera de cette acabit : des plans sublimes, une mise en scène virtuose, une photo splendide au profit d’une histoire simple de taiseux et d’un récit envoutant et poétique. La poésie est partout dans ce film et heureusement car ce ne sont pas les dialogues qui vont constitués le sel de l’intrigue ; on est dans un mutisme quasi léonien ; la douceur doit se loger bien ailleurs. Ce western crépusculaire dans une ambiance de fin du monde est aussi un pamphlet ; il dénonce les mutations économiques tragiques d’un pays laissant sur le bas-côté de la route des pans entiers de la société. Le proverbe qui irait comme un gant à cette histoire est le suivant : « qui veut noyer son chien l’accuse de la rage » ; animaux et hommes partagent le même destin. Le film sait aussi faire preuve d’humour, par touches burlesques et satiriques, à l’image de ces panneaux annonçant les prochains JO (on est en 2008) mais qui, déjà délavés, semblent dater du siècle dernier. Et puis en tant que fan de Pink Floyd et de Chaplin, les références à ceux-ci jalonnent le film, c’est aussi pour moi comme une madeleine de Proust.
Et pour conclure Julien Rousset : « Cette fable a du style, beaucoup, et du chien. Lang et son ami lévrier fuient à travers des steppes fantomatiques, où végètent un cirque et un zoo à l’abandon. Un monde à l’agonie, où les animaux semblent prendre le dessus. Conte ou prémonition ? »
Un film à voir absolument
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LCDC YT
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147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2024
Épopée chevaleresque et rédemptrice, Hu GUAN fait de cette rencontre entre un ex taulard et ce chien rageux, une aventure émouvante et puissante, portée par une interprétation rare, avec en plus du Pink Floyd en fond
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2025
Un parcours déglingué, un mutisme poussé à l’extrême, le personnage principal de "Black Dog" a tout de l'anti-héros. De fait, son rapprochement avec un chien malingre, qui résiste aux différentes opérations de capture mises en place par les forces de la fourrière, fait sens. Le cinéaste insuffle à son récit un humour discret et iconoclaste, qui nait d'une mise en scène de situations parfois absurdes, souvent burlesques mais jamais surlignées à gros trait.
Filmée aux portes du désert de Gobi, dont le réalisateur capte magnifiquement la beauté désolée, cette œuvre contient quelques scènes répétitives qui auraient pu être évitées mais reste une chronique sensible, où la notion même de différence constitue le fil conducteur.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2025
Black dog est un film étonnant mélangeant noirceur extrême et profonde humanité dans un univers quasi apocalyptique à la limite du fantastique. aussi troublant et original sur le fond que sur la forme, le film étonne, impressionne et finit par nous émouvoir.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 avril 2026
Le problème de ce film, au demeurant particulièrement bien filmé, est pour moi plusieurs défauts dissuasifs. D’abord, un misérabilisme exacerbé. Par les temps qui courent, on n’a vraiment pas besoin de ça, même si on peut comprendre que la lisière du désert de Gobi en Chine n’est pas un long fleuve tranquille. Ensuite, la longueur, exagérée, car il ne se passe pas grand chose et des scènes sont répétitives. Enfin, la mise en scène mettant trop peu en valeur l’histoire de cette amitié entre un homme, un peu caricatural, et un chien, et heureusement que la scène finale montrant l’homme sur sa moto avec le chien dans son dos visiblement heureux d’être là relève le niveau de l’ensemble. Techniquement bien mais je n’ai pas apprécié.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2025
Un film original et beau. Difficile toutefois à comprendre tant il est métaphorique. De nombreuses choses nous échappent.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2025
Black Dog est le très beau film que j'espérais voir, une sorte de Mad Max avec des chiens où un ex-taulard se lie d'amitié avec un chien dans une ville chinoise fantomatique. La réalisation est superbe et, comme tout bon film, Black Dog se suffit de peu de mots.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2025
BLACK DOG est une pépite visuelle constante, une fable jouée par un acteur mutique, une estampe symbolique d'une Chine rurale des laissés pour compte. Un film riche en références, mais si unique tout à la fois.
La ville de naissance de Lang est aussi devenue un ramassis d'immeubles décrépis, en démolition, d'usines en ruines, de maisons abandonnées. Un univers aussi laid que la pellicule est sublime.
Lang, ex star musicale locale, sort de prison, nous n'en saurons pas plus sur la réalité de son "crime". Lang erre dans une ville envahie par les chiens errants.
Est-on dans un western, dans un remake à bas coût de Mad max, ou dans un brulot politique car il évoque sans dénoncer?
Une amitié naissante entre l'homme et l'animal, chacun y trouvera sa parabole: rapprochement ou substitution entre les deux espèces. L'homme est-il devenu un animal pour l'homme? Ou le chien le seul compagnon fiable du nouvel homme chinois? Lang accompagne la fin de vie de son père ( "la vieille Chine?") et convoque Zhang-Ke, le plus grand metteur en scène de la transformation sociétale de l'empire pour jouer son oncle, quel clin d'œil!
Guan ne donne pas de clé au spectateur, spoiler: ouvre faiblement l'horizon dans la chevauchée finale en moto, mais ne propose surtout pas de rédemption simpliste.

On a déjà envie de revoir certaines scènes: les hordes de chiens dans le désert, le zoo abandonné et son tigre en cage, l'élevage des serpents, le cirque à l'ancienne, l'éclipse de soleil en prélude à l'ouverture des JO.
Une musique lancinante, prégnante autant que subtile, accompagne ce régal visuel avant d'accueillir les Pink Floyd au final.
Original, puissant, le talent de Guan explose dans ce long métrage.
cinéma - avril 25
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2025
Film assez sombre dans un décor apocalyptique. Le scénario s'éparpille un peu et rend le film assez hachuré. Heureusement, la fin est belle et l'espoir renait pour un nouvelle (et heureuse?) vie du héros principal.
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