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François V
36 abonnés
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5,0
Publiée le 10 mars 2025
Le don d’humanité au delà de la résilience face la dureté de la vie et de la société humaine et de la dévastation de la cité et de la nature , au delà du pardon, de l’intégrité de sa personne , du courage , de l’amour des autres , au delà de la quête de liberté pour soi et de celle des autres , le don d’humanité trouve son aboutissement dans l’amour des bêtes en tant qu’être au monde comme nous , et le droit à chacun de vivre et recommencer sa vie , le droit à une seconde chance , à l’empathie , à une caresse , lorsqu’on reprend la route .
La rencontre d'un ancien détenu mutique et d'un chien errant, qui vont silencieusement se lier d'amitié au sein d'une ville chinoise aux allures de fin du monde. Quelque part entre le western urbain et la fable poétique, une histoire de culpabilité, de solitudes et de rédemption, et un beau moment de cinéma, très justement récompensé à Cannes. Mention spéciale à son aspect formel et à ces décors extérieurs qui marquent durablement la rétine. 7,5-8/10.
« Rencontre de 2 solitudes» Dans une ville en voie de destruction qui se vide de ses habitants, les chiens errants pullulent. Lang, le héros taiseux revenu de prison, rejoint la milice chargée d’attraper et parquer les chiens. Il s’attache à l’un deux, solitaire comme lui, réputé dangereux… Film chinois étrange et sombre, dans un décor quasi fantomatique mais aussi de très beaux paysages dès que l’on sort de la ville, frôlant parfois l’humour, qui nous interpelle sur la nature humaine, l’espoir, le lien, le pardon, la rédemption. On s’y attache. Et on entend du Pink Floyd ! Prix Un certain regard à Cannes.
Une parabole splendide. Rarement la Chine continentale nous avait offert une oeuvre de cette classe. La qualité artistique ET la qualité technique sont au niveau du meilleur cinéma mondial, et ceci sans les effets spéciaux auxquels nous avons été malheureusement habitués. L'acteur principal est taiwanais; son interview à Cannes est superficielle et sans intérêt; on sent un ego sur-dimensionné. Mais son jeu est à la hauteur du film.
Lang revient dans sa ville natale aux portes du désert de Gobi. Alors qu’il travaille pour la patrouille locale chargée de débarrasser la ville des chiens errants, il se lie d’amitié avec l’un d’entre eux. Une rencontre qui va marquer un nouveau départ pour ces deux âmes solitaires.
Lauréat du prix Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, Black Dog n'a certainement pas volé son prix.
Sa plus grande force est sa beauté formelle, et le talent avec lequel la caméra parvient à sublimer des paysages fantomatiques ou des lieux abandonnés, comme ce zoo déserté, magnifique théâtre des errances du personnage principal. L'on est saisi par l'ampleur de la mise en scène et par le talent pour appréhender les espaces.
Des plans magnifiques au service d'une histoire simple mais pleine de beaux sentiments : l'histoire d'amitié entre un homme meurtri et taiseux et un lévrier noir dont tout le monde veut la peau.
Pour autant, le film est sombre, peu bavard (le personnage principal ne prononce pas un mot) et donc assez exigeant, mais il suffit de se laisser porter par son rythme lancinant et son atmosphère envoutante.
Le regard sur la Chine, à l'aube des Jeux Olympiques de 2008, est sans concession, dans une province sacrifiée où tout semble délabré, et les laissés pour compte nombreux.
Une belle histoire sur la marginalité, la solitude et la reconstruction.
Excellent film de Hu Guan dont la mise en scène joue de façon virtuose avec le décor et le cadre qu'est ce désert de Gobi transformé en un terrain de jeu cinématographique sans pareil ! C'est comme un témoignage sur la Chine du début du Millénaire où est raconté avec habileté et justesse le lien entre un marginal et un chien !
Totalement atypique, somptueusement tourné, ce film ne ressemble à aucun autre. On pense à Fellini pour l’extravagance, à Hitchcock. Le chien est irrésistible. Un très grand film.
Ville abandonné. chiens abandonnés, homme abandonné. Les cadres majestueux et désolés du désert de Gobi ramène l'homme à sa (petite) place dans le monde. Le film réussit à diffuser une atmosphère existentielle sur sa place dans le monde, mais pour l'histoire, on déchante un peu, voire beaucoup. Le héros est quasiment mutique, pas hyper sympathique, et n'évolue que très peu. Le thème de la rédemption n'est pas davantage développé . Un film surtout intéressant pour ses images, pas davantage.
Très beau film. Un conte qui se passe dans un village de la Mongolie Chinoise où le temps s’est arrêté alors qu’à Pekin la fete s’apprête à battre son plein à l’occasion des jeux olympiques. On s’attache aux personnages et aux chiens ! Film hors norme et ça fait du bien !
Grand prix , en compétition parallèle "un certain regard" ( cannes 2024) ce film chinois suscite un intérêt d'autant plus grand que Jia Zhan Ke est au générique (certes en tant qu'acteur dans un second rôle ).
Si je saluerais la maîtrise technique ( cadrage, photo et sens de la mise en scène), le talent de conteur du cinéaste trouve ses limites dans un scénario qui manque de repères.
Maniant ellipses, scènes symboliques au milieu d'un cadre naturel qui ne l'est pas moins ( le désert de Gobi, ville abandonnée), le metteur nous donne à voir une suite de variations sur la solitude.
Le personnage principal ne parvient à trouver un lien affectif qu'avec un chien errant, sorte de métaphore d'une société aveuglée ( cf éclipse) dont ses membres sont aliénés, détournés de leur existence propre par leur attachement au spectacle ( cf Jo de Pékin).
Le défaut de " Black dog" repose surtout sur un montage discutable. Une fois posée l'angle de son sujet , le cinéaste a du mal à choisir une direction claire à sa réflexion. Non dénué de qualités, " Black dog" est ( à mes yeux) aussi un peu décevant.
Film très original. Rythme lent, accordé aux grands espaces, en contraste avec l'agitation des humains. Difficile de savoir quoi en penser, à la fois compte tragique sur l'humanité, mais aussi espérance dans la transmission et la liberté.
Le cinéma asiatique nous a conquis depuis longtemps mais on a pas l'habitude de voir du cinéma de Chine continentale. Cette histoire est assez mystérieuse et envoûtante avec des thématiques récurrentes dont on ne comprend pas bien si elles ont une signification et laquelle. La mise en scène est très bien faite, elle mêle les genres avec efficacité et l'acteur principal est impeccable. A aller voir sans hésiter.
Dans l’immensité aride du désert de Gobi, "Black Dog" tisse une fable mélancolique, où les âmes errantes trouvent refuge l’une auprès de l’autre. Hu Guan signe un western crépusculaire aux allures de "Mad Max" minimaliste, où le sable et la poussière remplacent la fureur des moteurs. Eddie Peng, charismatique et taciturne, incarne un ancien prisonnier qui, en voulant capturer un chien errant, va peu à peu renouer avec l’humanité. La mise en scène, ample et contemplative, sublime ces terres désolées et donne à chaque image une beauté rude, où les rares éclats de chaleur humaine y résonnent comme des mirages dans un monde où tout semble abandonné. Si le récit s’étire parfois dans son minimalisme, "Black Dog" séduit par sa beauté visuelle et son atmosphère à la fois sèche et envoûtante.
Un bel ovni cinématographique... Western, drame de la solitude, fin du monde, touches de burlesque (le héros principal est un personnage du cinéma muet)... C'est du grand cinéma, visuellement superbe, à des kilomètres d'une certaine rengaine audiovisuelle qui touchent de nombreux films à l'affiche... Pourquoi pas en compétition officielle à Cannes au lieu de la Sélection Un certain regard, et pourquoi pas aux Oscars ? Mystère... Sortez des sentiers battus, et aller découvrir ce grand moment de pur cinéma.