Black Dog
Note moyenne
4,0
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258 critiques spectateurs

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58 critiques
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30 critiques
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Val Entin
Val Entin

3 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2025
Magnifique, une véritable oeuvre cinématographique. l'image se suffit à elle même. les plans symétriques millimétrés nous parlent, peu de dialogues, mais des dialogues justes, les plans d'une ville chinoise à l'abandon nous laissent imaginer ce qu'était la ville avant le départ de la plupart de ses habitants. des rapports humains simples mais beau, du lien que peut avoir l'humain avec l'animal, la peur, la joie, la tristesse, ( encore plus mais je ne veux pas spoiler). c'est un beau film, un film qui parle peu mais qui dit beaucoup à l'écran ca me plaît d'entrée.la colorimétrie, le grain, nous donne un effet d'ancien, de figé, dans une chine qui, ailleurs, dans la capitale, se modernise, est ouverte au monde, et participe à l'évènement sportif le plus vu au monde. On se sent si seul dans cette petite ville, Chixia, proche du désert de Gobi. Ce film en dit beaucoup sur la société chinoise actuelle. minimaliste, plan rapide, large montrant souvent un individu seul face au décor, une société, presque morose, sinistre, délabrée, qui laisse de côté la plupart de ses habitants.
Ufuk K

627 abonnés 1 757 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mars 2025
"Black Dog" bien noté par la critique, récompensé l'an dernier au festival de Cannes (Prix Un certain regard) est un drame chinois qui m'a laissé de marbre. Malgré une belle photographie et des idées intéressantes sur la Chine contemporaine, le réalisateur Guan Hu ne m'a jamais été captivé avec son film, éprouvant même des moments d'ennui, et j'ai trouvé l'ensemble plutôt austère. Il y avait sans doute une meilleure façon d'explorer la relation entre le héros du film et le chien, tous deux marginalisés dans la société chinoise.
ben desiles
ben desiles

57 abonnés 127 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2025
C'est, à travers la rencontre de deux parias, le récit de l'irruption d'un peu de douceur dans un monde de brutes, mais les décors décrépits, l'ambiance de ville fantôme qui m'avaient séduit dans la bande-annonce m'ont vite lassé. Et davantage encore tous ces gens au faciès patibulaire qui passent leur temps à gueuler, à se taper dessus, à traquer des chiens qui gueulent en retour. J'ai trouvé tout cela plus pénible qu'émouvant... Certes, le chien noir et sont sauveur sont sympathiques, mais mon exaspération l'a emporté. Je reconnais toutefois que le décor du film est fascinant...
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2025
A vu « Black dog » du réalisateur chinois Hu Guan qui a remporté le Prix « Un certain Regard » lors du dernier Festival de Cannes. Il y a des films qui sont picturalement de vrais chefs-d’oeuvre, « Black dog » en fait indéniablement partie. Une photographie sublime, une palette de couleurs travaillée au plus haut point, un choix de grain subtil, des cadres très étudiés et précis tout en lignes et mettant en relief les perspectives de façon magistrale, une mise en scène au service du propos… On ne se lasse pas d’admirer la construction de chaque plan. Attenante au désert de Gobi, une ville est presque laissée à l’abandon par ses habitants qui l’ont fuis en y laissant leurs chiens. Lang qui sort de prison travaille pour une patrouille chargée de récupérer les chiens errants. Lang (Eddie Peng) est mutique, la ville fantomatique, la population prostrée et le désert inquiétant. Seuls, les chiens plein de vie courent et aboient à travers les rues et dans le désert. Evidemment le scénario est une parabole qui doit nous amener à une réflexion spoiler:
sur la politique menée par le gouvernement de ce pays spoiler:
, mais aussi sur les frontières assez floues entre animalité et humanité, urbanisme et désert, décors minéraux de la solitude et de la violence. Eddie Peng a une beauté hypnotique et le lévrier est très attachant. Mais il y a quand même quelque chose qui ne fonctionne pas tout à fait dans ce film, où l’on a souvent l’impression que le choix de décors hallucinants, spoiler:
zoo en décrépitude, cirque d’un autre temps, boucherie infestée de serpents spoiler:
sont plus prétexte à une possibilité de mise en scène qu’à une dramaturgie construite. Le scénario un peu bancal et pas très linéaire se fait tout de même oublier par la beauté formelle de cette oeuvre originale et singulière.
Michel C.
Michel C.

6 abonnés 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2025
Un peu désorienté, quand sur la foi des critiques, on s'attend à un chef-d'oeuvre... et qu'on demeure finalement imperméable à un film, espérant jusqu'à la fin qu'arrive l'émotion qui a submergé beaucoup d'autres. Black Dog, film chinois, incroyablement réaliste, étonnamment permis par la censure, car il montre l'état de délabrement matériel et moral d'une petite ville à la frontière de la Mongolie. L'histoire, la belle histoire, est celle d'un jeune homme, retour de prison, qu'y vient s'y reconstruire, mais n'y trouve que la misère, un père mourant, la vendetta d'une famille ennemie... mais aussi heureusement, l'amour et la quasi complicité d'un chien redevenu sauvage qu'il avait pour mission d'éliminer. De beaux ingrédients, des paysages de désert magnfques, mais... beaucoup trop d'ellipses, de pistes insuffisamment exploitées et le mutisme du héros qui n'arrange rien. De quoi certainement faire un chef-d'oeuvre, au moins dans la tête des critiques professionnels ou de spectateurs plus intellos que moi ou fondus de la cause animale, mais j'ai bloqué et trouvé le temps bien long ! faudra que je le revoie!
Caroline Omond
Caroline Omond

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mars 2025
Un très beau film bourré d’humanité. Le décors est extraordinaire. Il est sans doute le personnage principale de ce film.
Acidus

881 abonnés 3 976 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2025
La Chine est multiple et ne se limite pas aux grosses et modernes villes côtières.
Le cinéaste Hu Guan pose son regard et ses caméras dans une ville et une région rurale au bord du désert de Gobi ; Un lieu abandonné, dépeuplé et pauvre.


Film audacieux qui rappelle sur bien des points le cinéma de Jia Zhangke d'ailleurs présent au casting (!). Ambiance western moderne pour "Black Dog" avec une mise en scène et une photographie sublimes.
La relation homme/chien est forte et bien amenée au sein d'une intrigue multipliant les métaphores.


Une bonne découverte.
islander29

1 044 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mars 2025
Un film chinois qui brise les codes, un histoire de chiens errants, dans un chine rurale et archaïque,
où l’homme choisit rarement son destin...C’est l’histoire d’un destin, d’une profonde tristesse sur le sens de la vie, un film qui m’a fait penser au cinéma italien des années soixante par son intériorité
et la qualité de la photographie, un film gracieux sur le désespoir, la politique, et la condition humaine ( relire Malraux)????C’est aussi un questionnement sur la liberté ( représentation du tigre enfermé puis libéré), ajoutons y la tentative ratée de l’amour, et la profondeur de la mise en scène, vous obtenez ce que le cinéma chinois a produit de mieux depuis une dizaine d’années….Je conseille ce petit bijou bourré de références et la quête qu’il distille propre à chaque homme hanté par ses démons intérieurs...
Yves G.

1 875 abonnés 4 106 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2025
À sa sortie de prison, Liang revient dans sa ville natale. Il peine à la reconnaître : l’ancienne cité minière, quasiment vidée de ses habitants, est hantée par des hordes de chiens sauvages. La police l’assigne dans une brigade chargée d’en débarrasser la ville. Liang prend sous sa garde un corniaud décharné suspecté d’être enragé. Son père se meurt lentement. Un cirque fait escale dans la ville.

Prix « Un certain regard » au dernier festival de Cannes, "Black Dog" était projeté en avant-première au festival de Vesoul du cinéma asiatique le mois dernier. Son action se déroule dans des paysages post-apocalyptiques, à la "Mad Max", en lisière du désert de Gobi. Comme dans "White God", ce film hongrois sorti en 2014 qui m’avait durablement marqué, des chiens ramenés à un état sauvage y jouent un rôle essentiel, laissant imaginer combien le tournage fut périlleux et difficile.

Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris de "Black Dog" qui part dans trop de directions pour que chacune des métaphores qu’il dessine fasse sens.
La plus évidente est sans doute celle du statut de paria que partagent ce repris de justice taiseux et ce corniaud décharné. L’un et l’autre, frappés d’infamie, sont ostracisés, marginalisés. L’un avec l’autre vont retrouver ensemble la fraternité que la société leur refuse.
Autre métaphore : celle d’une société policière qui poursuit inlassablement ses éléments déviants et les parque dans des camps. Une telle position politique était-elle tenable dans un film qui a franchi la censure et qui a été diffusé en Chine continentale ? D’autant que, dans la dernière partie du film, quasiment fellinienne, tandis que la population s’assemble pour regarder une éclipse solaire, l’ordre établi cède, les animaux sont remis en liberté.
Un dernier sous-texte : la filiation. Liang retrouve son père en piteux état, rongé par l’alcoolisme et l’amertune, installé dans un zoo désaffecté. [attention spoiler] Il le veillera sur son lit de mort jusqu’à son dernier soupir. Comme il veillera ce chien qu’il a pris sous son aile. Et il adoptera le chiot que son protégé a engendré, laissant planer l’augure qu’il en prendra plus de soin que son propre père n’en a pris à son éducation.

Nous avons eu un vif débat à la sortie du film, avec les amis qui nous accompagnaient. Ils étaient tous beaucoup plus enthousiastes que moi insistant sur la majesté des décors, sur l’originalité du scénario, sur sa richesse. J’étais le moins emballé. Je reproche à "Black Dog" son inutile longueur (il dure près de deux heures et sa dernière demi-heure est interminable) et les thèmes trop nombreux qu’il esquisse à peine (qu’advient-il de cette entreprenante actrice de cirque qui s’entiche du héros et qui le demande même en mariage ?)
Paul Bacis
Paul Bacis

4 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2025
Chef d’œuvre, des personnages attachant, une amitié forte, avec un film avec peu de dialogues, l’image se suffit à elle même du grand cinéma
norman06

432 abonnés 1 844 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2025
Impressionnant. Un récit insolite d'une rare richesse thématique sur les déséquilibres urbains ou l'idée de rédemption. Magistrale mise en scène. Le Prix Un Certain Regard décerné à ce film chinois a été amplement mérité.
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 519 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2025
Aimant plus les quadrupèdes que les bipèdes, ce film m'a touchée dans la mesure où deux solitaires, l'un devant chasser l'autre, deviennent non seulement inséparables mais aussi très attachés l'un à l'autre. C'et une aventure à la fois touchante mais au départ une horreur quand les chiens errants se font massacrer. Film surprenant...
velocio

1 557 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2025
Un peu western, un peu film apocalyptique, Black dog, lauréat à Cannes du Prix Un Certain Regard 2024, est un film qui se voit sans ennui, voire même avec un certain plaisir, mais on aurait quand même aimé que le scénario soit mieux travaillé et ne parte pas dans tous les sens, au point, très souvent, trop souvent, de désorienter les spectateurs. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-black-dog/
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 652 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2025
La rencontre de deux solitudes

C’est le 1er film du chinois Hu Guan qu’il m’est donné de voir. Sachez tout de même que ces 110 minutes dramatiques ont obtenu le Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes 2024. Lang revient dans sa ville natale aux portes du désert de Gobi. Alors qu’il travaille pour la patrouille locale chargée de débarrasser la ville des chiens errants, il se lie d’amitié avec l’un d’entre eux. Une rencontre qui va marquer un nouveau départ pour ces deux âmes solitaires. Avec son paysage post-apocalyptique, le désert, les gangs à moto, les ruines, le cinéaste nous transporte dans un monde oublié, celui d’une Chine loin des grandes métropoles, qui tente – l’action se situe en 2008, date des JO de Pékin -, de faire son entrée dans le XXIème siècle. Un film qui fascine tant par la forme que par le fond.
Guan Hu a eu l’idée de son film après avoir observé l’évolution de la Chine ces vingt dernières années et l’impact positif et négatif de l’Homme sur ce pays. Le réalisateur a également voulu se focaliser sur la population rurale et sur les laissés-pour-compte, en sondant ce qui les aidait à survivre au quotidien. La mise en scène dépouilléerend compte le plus fidèlement possible de la vie des villageois subissant des bouleversements sociaux. Il tente de montrer la part animale qui sommeille en chacun de nous. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si e héros s’appelle Lang, car c’est en référence à la divinité chinoise Erlang, représentée avec un chien élancé et mince à ses côtés qui pallie sa solitude lorsque ce dieu parcourt les cieux. Car, il est bien question ici, à travers le constat – pas forcément exaltant – de la transformation de la Chine profonde, de solitudes, celle du héros, de son chien et de la région du désert de Gobi. Les décors de cette ville fantôme donnent le ton de ce drame étrange : théâtre fermé, zoo en passe de l’être, barres d’immeubles sordides et on se dit, à la fin : « et l’humanité dans tout ça ? ».
L’ensemble des acteurs au casting sont professionnels et sont pour la plupart connus des spectateurs chinois comme Eddie Peng, formidable de bout en bout dans un rôle quasi mutique, Liya Tong , Jia Zhangke, et puis toute cette meute de chiens livrés à eux-mêmes, parfois tendres et parfois enragés, et qui sont le fidèle reflet des humains qui survivent dans cette ville oubliée aux portes du désert. Beaucoup de questions posées par ce grand film, jusqu’à la dernière image où l’on se demande si ce sont des flocons ou des cendres qui envahissent l’écran. A découvrir.
Simone Gentile
Simone Gentile

13 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2025
Un film qui réussit à mêler western, polar et drame social, offrant une plongée saisissante dans la Chine contemporaine. La photographie, superbe, magnifie chaque instant, notamment à travers les paysages arides du désert de Gobi, renforçant l’atmosphère à la fois âpre et post-apocalyptique du récit. Malgré quelques longueurs, de multiples pistes narratives (peut-être trop) et certaines facilités, il s’agit d’une belle histoire d’une amitié inattendue entre le protagoniste et un chien errant, portée par une mise en scène inspirée et une profonde humanité.
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