Santosh
Note moyenne
3,9
1793 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

169 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
82 critiques
3
64 critiques
2
12 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2024
Santosh dénonce pèle mêle plusieurs problématiques de l’Inde (corruption, principe des castes, patriarcat, …) en soignant particulièrement la forme. Mais l’intrigue de fond est trop simpliste, les longueurs trop présentes et le rythme soporifique pour en faire une vraie réussite.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juillet 2024
Une impression de déjà vu pour ce film policier mêlant traditions tenaces et corruption généralisée au sein de toutes les strates du pouvoir et ici de la Police dans l’Inde d’aujourd’hui . Un rythme assez lent qui rend l’ensemble un peu soporifique malgré une intrigue bien ficelée. L’interprétation est bonne, la mise en scène aussi, l’ambiance bien retranscrite. Une fin hélas prévisible pour un film moyen mais pas inintéressant au final.
Laurette S
Laurette S

33 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2024
Plongée dans une Inde bien éloignée de la modernité telle que nous l'envisageons et l'ambitionnons. Seul le téléphone portable semble en signaler l'émergence. Pour le reste, misère des hommes, délabrement des lieux, police corrompue, système de castes odieux favorisant le mépris et la violence, machisme bestial et pleinement assumé.
La jeune policière qui ne l'est devenue que par la mort de son mari s'efforce d'enquêter sur le viol et meurtre d'une jeune musulmane. Mais même si elle paraît y être aidée par une policière expérimentée, elle comprendra finalement que dans un tel pays ce n'est pas la justice qu'on peut honnêtement rendre.
Un film qui nous fait mesurer toute l'importance d'un véritable état de droit qui, si imparfait soit il, nous permet pourtant de vivre dignement, avec plus de chance d'être traité de façon juste et égalitaire.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2024
Dans ce formidable film présenté au dernier festival de Cannes, on suit Santosh, une jeune femme indienne recrutée à la place de son mari mort en service, dans son apprentissage du métier de gardien de la paix.

Le réalisateur anglo-indien Sandhya Suri parvient à mêler dans cette âpre chronique plusieurs genres avec un grand bonheur (et une redoutable noirceur).

Le film est d'abord, et avant tout, un tableau au vitriol de la société indienne contemporaine. Corruption à tous les étages, incompétence de la police, absence d'éthique, tensions inter-religieuses, absence de réponse politique, machisme décomplexé et agressif, violence quotidienne, pregnance néfaste du système de caste : tout cela forme la toile de fond de la narration.

Mais au-delà de cet aspect rude et brut, parfois proche d'un travail documentaire, le film raconte aussi une formidable histoire, compliquée, tortueuse, qui tient à la fois du polar, du thriller psychologique et de la chronique sociale. Il dresse enfin, et peut-être doit-on dire surtout, un beau portrait de femme : la formidable Shahana Goswami propose une composition à la fois sensible et très physique.

La mise en scène sert parfaitement le propos complexe du film, et parvient à donner au film à la fois un rythme lancinant et une atmosphère poisseuse.

Du très beau travail.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2024
De tous les fossés culturels qui existent dans ce monde, je me demande si celui qui sépare les sociétés occidentales de la société indienne n’est pas le plus profond. Dés les premières scènes du film de Sandhya Suri, on est happée par cette ambiance si particulière, cette impression de poussière, de vacarme et frénésie permanents qu’est la rue indienne. Même si le film se situe dans une petite ville rurale du nord du pays, l’impression de foule et de promiscuité est le même que dans une grande ville. « Santosh » est un film assez long, un peu plus de deux heures, mais il part bille en tête et on ne voit pas le temps passer. Lorsque le générique de fin arrive sur l’écran on est presque frustré spoiler: d’abandonner cette jeune femme sans savoir de quoi l’avenir de sa vie sera fait
, parce qu’on s’est attaché au regard un peu candide qu’elle porte sur la police de son pays, ses méthodes, ses sales habitudes, et aussi sur la façon dont la police est perçue par les différents castes du pays. Peu de musique, une narration somme toute classique mais quelques forts jolis plans (dont celui de la toute fin avec le train), la réalisation de Sandhya Suri tient la route. C’est son premier long métrage et pour une première fois, c’est un pari sacrément audacieux que de présenter ce genre du film, un film qui brasse beaucoup de thèmes, dénonce beaucoup de travers, soulève pas mal de sujet hyper sensibles. Le casting est dominé par la comédienne Shahana Goswami, qui est de tous les scènes, pour ne pas dire tous les plans. Sans jamais en faire trop, sans jamais céder à la facilité, elle incarne une jeune veuve forcée de reprendre quasiment au pied levé le pose de son mari. Elle était femme au foyer, elle a fait un mariage d’amour et la voilà désemparée. spoiler: Sa belle famille la renie (scène quasi surréaliste au début du film), elle doit rendre l’appartement de fonction, elle ne veut pas retourner faire la popote chez ses parents, elle se retrouve donc jetée dans la police, sans formation et sans ménagement.
Armée d’un vrai courage, elle s’investit du mieux qu’elle peut jusqu’à se retrouver sur cette enquête de meurtre, une enquête a priori banale mais qui va décider de son destin. Cette comédienne est assez formidable, tout comme Sunita Rajwar en directrice d’enquête aux méthodes discutables, qui prends la jeune Santosh sous son aile, spoiler: non sans arrières pensées
. Le scénario de « Santosh », je l’ai dit, brasse beaucoup de thèmes et fourmille de scènes édifiantes, pénibles, inconfortables à nos yeux d’occidentaux. Sur l’intrigue en elle-même, spoiler: on apprend assez tard qui a probablement tué la jeune Devika. Par contre, on devine assez vite qui ne l’a pas tué. Mais en réalité, nous spectateurs, nous somme bien les seuls (avec Santosh) à vouloir démasquer le coupable. La police locale semble s’accommoder du premier suspect venu, de préférence un suspect qui l’arrange, c’est à dire un musulman
. Le film nous en apprend beaucoup sur les méthodes policières indiennes, la corruption et l’incompétence, le machisme, le népotisme mais aussi l’usage décomplexé de la torture et du mensonge. On ne tombe pas de notre chaise non plus, mais c’est une chose de l’imaginer, s’en est une autre de le voir crument à l’écran. Le scénario est dense : la place des femmes dans la société (dot, mariages arrangés, poids des traditions), le système des castes spoiler: (« il y a deux formes d’intouchables en Inde, ceux qu’on ne veut pas toucher, et ceux qu’on ne peut pas toucher », cette phrase signée du personnage de Sharma résume toute la société indienne en peu de mot)
, la situation explosive entre indous et musulmans, tous ces thèmes s’entremêlent, s’imbriquent les uns dans les autres pour donner au final un film très réussi. spoiler: Il y a aux deux-tiers du film des scènes de torture qui durent (très) longtemps. On voit peu de choses, mais on entend tout, on devine tout par le regard de Santosh. On voit même la jeune femme se soumettre à cette violence inouïe qui pourtant lui est étrangère. Ces scènes, particulièrement difficiles, montre avec une vraie cruauté l’engrenage d’une violence parfaitement vaine, une violence purement exutoire et abominablement contagieuse, et ça c’est le pire
. Nul doute que je vais me souvenir longtemps de ce passage tout comme je me souviendrai longtemps de ce film très réussi.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2024
Présenté dans la section Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, ce film indien raconte la parcours initiatique d'une jeune femme indienne qui hérite du travail de son mari, policier tué lors d'émeutes, comme la tradition indienne le permet, et se retrouve plongée à travers ses nouvelles fonctions au coeur des dysfonctionnements de la société indienne.

Malgré quelques longueurs, Santosh est un film puissant, très rigoureux dans sa façon de décortiquer les nombreux maux de la société indienne : patriarcat, inégalités, misogynie, système de castes, corruption, racisme...

Le jeu de l'héroïne interprétée par Shahana Goswami impressionne par son intériorité et sa puissance qui passe à travers ses regards. La réplique que lui donne l'Inspectrice qui la prend sous son aile donne lieu à des scènes de jeu de pouvoir et de confrontation sourde assez captivantes.

Le film a l'intelligence de ne pas se vouloir trop manichéen en ne tombant pas dans la dénonciation facile mais en dépeignant une héroïne en proie aux doutes et prise dans un système qui semble un temps la dépasser et l'aspirer petit à petit.

Issue du documentaire, cette cinéaste indienne nous propose une première oeuvre de fiction au regard aiguisé et qui donne en vie de découvrir la suite de son travail.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2024
​     Un film magnifique, absolument passionnant, sur l'Inde aujourd'hui qui reste, d'une certaine façon, l'Inde éternelle avec la coexistence des religions, des castes... L'Inde rurale, loin de la modernité d'une capitale.
     Le jeune mari de Santosh (Shahana Goswami), policier, a été tué au cours d'émeutes par une pierre lancée par un musulman. Dans son Etat, la loi dite de "recrutement compassionnel" lui permet de reprendre le poste du défunt, après une formation sur le tas. En effet, les relations entre sexes n'étant pas forcément toujours simples, des policières féminines sont recherchées pour traiter certaines situations.
     La voilà donc en treillis, au milieu d'une brigade dont les mots d'ordre principaux semblent être: ne pas trop se fatiguer; avoir toujours une main qui traine pour recevoir un pot-de-vin. Un plaignant se présente: sa fille de quinze ans a disparu depuis deux jours. C'est un intouchable, un journalier misérable, inutile d'en attendre le moindre backchich. On le renvoie chez lui. Le lendemain, la jeune fille est retrouvée dans un puits, elle a été violée avant d'être noyée.
     Santosh se retrouve sur l'affaire, sous les ordres de Sharma (Sunita Rajwar). Sharma est une extraordinaire personne, un flic expérimenté qui fume comme un sapeur et jure comme un troupier, et une féministe...  radicale: spoiler: s'il y a un type sur le carreau après un meurtre de femme (genre: après un interrogatoire un peu trop poussé que dans un pays civilisé on appellerait un tabassage...),
peu importe que ce soit le vrai coupable, cela fera toujours réfléchir les autres.
       Sur le portable de la jeune morte, il y a des messages d'un certain Saleem qui la trouve jolie, et la harcèle un peu... Voila un possible coupable. spoiler: Santosh s'engage à sa traque avec un courage, une détermination exemplaire. On la suit, dans la nuit de quartiers glauques; n'oublions pas qu'elle avait fait un mariage d'amour, et que c'est un musulman qui a tué son mari. Elle est forte cette fille. Mais lucide aussi.
Elle sait analyser ce qu'elle voit..
       Mieux qu'une série de documentaires, ce magnifique film qui nous transporte des quartiers musulmans aux hameaux sordides où survivent les dalits, dans cette Inde apparemment moderne et en fait, tellement archaïque. A voir absolument pour comprendre un pays, dans sa profondeur, loin du Taj Mahal et des circuits touristiques...
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2025
Polar indien, une enquête sur un meurtre qui nous fait de suite rentrer dans ces conflits de castes et dans ces tensions inter religieuses, une découverte de coutumes et de cette société en sus de cette dimension policière de l intrigue, on Est littéralement capté par une réalisation simple mais crédible avec ces acteurs.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
Son mari policier tué en service, la jeune Santosh prend sa place suivant le programme dit de "recrutement compassionnel"... Santosh apprend le métier en subalterne sur le meurtre sordide d'une jeune fille.
Je ne sais pas si le film est destiné prioritairement au public indien ou au spectateur occidental; il est clair que dans le second cas, avant même que commence l'intrigue, le reflet de la société indienne que donne la réalisatrice, entre misère et insalubrité, est aussi édifiant qu'atterrant. On ne découvre pas la grande pauvreté en Inde, mais le rappel est troublant.
Le constat accablant de la société indienne dressé par la cinéaste se poursuit dans le polar. S'il n'est pas dénué d'intensité, ce n'est pas pour une question de suspense ni à propos de l'identité du criminel; Sandhya Suri poursuit son réquisitoire en multipliant les thématiques, à commencer par l'état de délabrement de la police, qu'on découvre en même temps que Santosh: policiers improductifs et sexistes, usage de la torture et de la corruption. C'est abrupt sans caricature. La réalisatrice n'oublie pas d'évoquer les archaïsmes des castes et les antagonismes religieux. Et puis, tout au long du film, apparait la question centrale de la place des femmes et de la considération qu'on leur porte, que Sandhya Suri n'a pas besoin de surligner.
Si la fin du film est un peu plus conventionnelle dans sa conclusion policière et morale, la cinéaste aura su ne pas alourdir le récit par des intentions mélodramatiques ou par la thèse appuyée.
L'immersion m'a paru réaliste; elle est dépaysante autant qu'inconfortable.
Scofield
Scofield

37 abonnés 941 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 octobre 2025
Film indien qui ne m'a pas emballé du tout. Il y a beaucoup de longueurs et l'enquête minimaliste n'est qu'un prétexte à faire passer un pseudo message politique qui intéressera ... les indiens, pas moi. C'est le genre de film où beaucoup vont crier au génie, déjà à cause de l'exotisme et pour apporter leur "soutien" aux opprimés, aux oubliés. Ce film reste quoi qu'il en soit assez ennuyant et ne décolle à aucun moment. C'est très linéaire. Dès qu'il y a un aspect politique dans un film, c'est considéré comme un œuvre majeure, mais pas pour moi.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2024
On est plongé dans la société indienne. Une veuve hérite du travail de policier de son mari mort. Elle doit résoudre un meutre, qui devient de plus en plus tordue à resoudre avec les pratiques de la police indienne. Elle devra faire face à sa conscience. C'est pas vraiment un thriller mais un film policier indien. Pour l'histoire, j'ai adoré. J'étais pris dans le récit du film. Les 2 actrices étaient au top.
Chris Marou
Chris Marou

9 abonnés 193 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2024
pour l ambiance des rues en inde. l importance encore très présente des castes . la misogynie. la violence faite aux femmes, la corruption dans la police et l interprétation de ces 2 actrices . allez y .. et surtout restez jusqu au bout car le chant du générique de fin est sublime.
Aria
Aria

11 abonnés 75 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2024
Très bon film qui dénonce et auquel je ne trouve rien à redire sinon un excès de sobriété peut-être. La parole est aux femmes indiennes réalisatrices et c'est bien comme ça.
Anne-Isa
Anne-Isa

8 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2024
J ai adoré. C est un film dur qui joue beaucoup sur les attentes et les appréhensions du spectateur, qui crée des effets de surprise.
Le scénario est hyper bien cadencé, on suit des personnages bien construits et attachants.
Je ne le recommanderai pas à n importe qui, mais je le recommanderai aux personnes qui n ont pas peur d être perturbées.
C est un film sur la vie et la société, loin d être simples.
Je me souviendrai de certaines scènes encore longtemps. Elles m ont beaucoup marquée d un point de vue audiovisuel. Elles percutent et racontent en quelques secondes de nombreuses histoires.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2024
« Il y a deux sortes d'intouchables dans ce pays : ceux que personne ne veut toucher et ceux que personne n'a le droit de toucher. » Un constat aussi terrible que lucide de la part de Sandhya Suri qui nous fait suivre le quotidien de Santosh, une gardienne de la paix. Nouvelle dans ce métier suite au décès de son mari, elle découvre une profession pleine de contradictions avec des policiers qui prennent des libertés et une définition de la justice bien différente de ce à quoi elle s'attendait. Une enquête qui sert surtout à mettre en lumière de nombreux problèmes sociopolitiques dans un film qui est avant tout destiné à un public occidental. Non pas dans le sens où c'est fait pour plaire, mais plutôt dans le sens où tout ce qui est évoqué est commun pour le cinéma local qui s'exporte moins si on ne compte pas les films de Bollywood et des différentes industries de là-bas. La réalisatrice montre plus qu'elle ne dit à l'image du personnage de Santosh souvent spectateur et à travers qui on découvre ce système pourri et cette société malade à bien des égards. En somme, un solide premier long-métrage porté par deux superbes actrices.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse