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Volubilis69
1 abonné
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4,0
Publiée le 30 juillet 2025
J'ai hésité entre 3,5 et 4 étoiles. 3,5 car l'histoire est assez classique et simple, 4 pour la photographie et le rythme lent qui en font un film très esthétique. Finalement, ce n'est pas un "classique du genre" car pas assez rythmé pour cela, mais vaut le détour.
Dans l'offre des plus timides de ce milieu d'été, ce thriller semblait sortir du lot mais hélas, sa longueur et ses trop nombreuses ellipses scénaristiques finissent par lasser. Il y avait pourtant une dimension politique intéressante puisque l'action se passait pendant les manifestations à Hong-Kong en 2019, qu'on ne pouvait que transposer à ce qui pourrait arriver à Taïwan, sans oublier la critique d'une société qu'on a peu l'occasion de voir dabs l'actualité. Reste que c'est superbement mis en images.
Un personnage principal taciturne qui n'inspire pas d'empathie et pourtant on a envie de croire à un bel avenir pour lui. Sur un rythme général assez languissant, les scènes de violence se succèdent à un rythme rapproché. La mise en scène est implacable et laisse KO à la sortie.
Zhong-Han est muet. Il a quitté la campagne pour la ville. À Taïpei, un vieux couple de restaurateurs lui offre le gîte et le couvert en échange de son travail. Zhong-han fait par ailleurs partie d’une bande de voyous qui travaillent pour la mafia et intimident les créanciers défaillants.
La bande-annonce de "Gangs of Taïwan" m’avait mis l’eau à la bouche. J’espérais y retrouver l’énergie des films de gangsters chinois ou hongkongais de John Woo ou d’Andrew Lau. D’autant que ce début août est bien plat avant une rentrée qui s’annonce alléchante : "Alpha", "Valeur sentimentale", "Connemara", "Sirat", "Chien 51"…
"Gangs of Taïwan" embrasse large. Il évoque les manifestations démocratiques à Hong Kong (l’intrigue se déroule en 2019), la corruption qui gangrène la classe politique taïwanaise, la dégradation des conditions socio-économiques… Comme si la barque n’était pas assez chargée, il y rajoute une histoire d’amour entre le héros et une caissière de supérette.
Le résultat dure plus de deux heures. Je serais injuste de dire que je m’y suis ennuyé ; car le scénario compte son lot de rebondissements. Mais à mes yeux "Gangs of Taïwan" rejoindra très vite le rang des films pas désagréables mais oubliables.
Pas mauvais, mais ennuyeux… Des scènes à rallonges inutiles, un scénario très lisible. Le seul point positif serait la qualité de réalisation du film. Si vous vous attendez à un thriller à suspens, passez votre chemin
L'histoire se déroule en 2019 dans un contexte politico-social particulier où les tensions entre Taïwan et la Chine sont fortes avec en filigrane les manifestations à Hong Kong dont une référence à une attaque des Triades (En savoir plus ICI !) qui a réellement eu lieu. Le récit est sans doute trop manichéen mais le pessimisme ambiant et la violence primaire impose une histoire contemporaine qui reste prenante. Malheureusement quelques détails gâchent un peu le film dont la crédibilité économique ou certaines réactions émotionnelles des personnages... SPOILERS voir site !... Ce paramètre est une erreur maladroite dans un thriller qui se veut réaliste. Le mutisme du héros est un peu facile, aidé par un handicap qui le permet mais c'est un peu lourd comme processus. Par contre, on aime la mise en scène, abrupte, directe sans artifice ou spectaculaire gratuit, une violence âpre et une palette esthétique qui joue sur les contrastes connus issus de la corruption. Le réalisateur-scénariste Keff signe un thriller trop classique sur le fond malgré un écrin formel solide et efficace mais la dimension fataliste et pessimiste sur le futur taïwanais à de quoi surprendre. Un bon moment. Site : Selenie
Présenté à La Semaine de la Critique à Cannes, "Gangs of Taïwan" trouve sa singularité en racontant la violence, l’appartenance et la loyauté à travers un personnage qui ne peut ni se justifier ni se défendre par les mots. Zhong-Han mène une existence dédoublée : employé docile dans un restaurant familial le jour, exécutant discret de rackets nocturnes pour des parrains locaux la nuit. Lorsque le restaurant familial est menacé par le rachat cynique d’un homme d’affaires, le film bascule dans une mise en scène rugueuse, habitée, mais profondément humaine.
"Gangs of Taïwan" est un polar sombre, nihiliste qui nous montre qu'il vaut mieux être du côté des gagnants que des perdants à qui il n'arrive rien de bon ! C'est ce que découvrira Zhong-Han, jeune homme mutique travaillant au restaurant familial le jour et rackettant de pauvres commerçants la nuit. Malgré son faux rythme lent, ainsi que quelques scènes semblant répétitives, "Locust" (dans sa version originale) est un film d'action et politique relativement prenant car dépeignant une jeunesse en perdition dont l'avenir est déjà tout tracé.
Alors j'ai attendu tout le long que le film démarre véritablement...avec tout ce que lui et ses proches subissent, il reste dans son mutisme (il est muet de surcroit) , à encaisser encore et encore et là le mec de la génération "Club Dorothée") ne peut s 'empêcher de penser à Gohan Vs Cell (les connaisseurs savent de quoi je parle!!!loool)... et toi tu attends encore et encore. Le début paraît un peu long mais comme tu attends une révolte...puis plus tu vois le personnage plus tu sais comment il réagir et tu n'aimes pas tellement cela...et cela t'énerves, tu as juste envie de le secouer!!! donc oui c'est un bon film...dans le côté dramatique et tout ces évènements contraire qui s'accumule. La vie, tu fais des choix et cela provoque parfois de foutu répercussions pour toi et aussi ceux que tu aimes. Mais je me répète BOUGE TOI LE....!!!!! NOTE :
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3,0
Publiée le 21 décembre 2025
« C'est le vainqueur qui établit la vérité. » On peut ajouter les puissants dans ce contexte de soulèvement et de répression au moment des manifestations à Hong Kong en 2019. Une situation suivie de près à Taiwan en raison des tensions avec la Chine. Un sentiment de ras-le-bol partagé par un couple sur le point de se faire dégager de leur restaurant par le nouveau propriétaire. Deux situations de David contre Goliath avec Zhong-Han au milieu de ça. Un jeune muet dont la double vie est exposée lorsque ces deux aspects inconciliables s'entrechoquent. On ne peut pas être du côté des oppresseurs et des oppressés. Le contexte politique, économique et social est intéressant, car ça va au-delà d'un simple individu, mais l'histoire est souvent répétitive malgré la présence de plusieurs sous-intrigues. J'ai aimé la photographie ainsi que l'ambiance sombre, mais le récit n'est pas assez noir. Keff semble avoir du mal à choisir entre le thriller et le drame social. C'est frustrant, car les deux aspects ont du potentiel, mais se mélangent mal. J'ai quand même bien aimé, mais "Locust" avait le potentiel d'être un film bien plus percutant.
Ce polar urbain tend davantage du drame social que du film d’action. La torpeur du début laisse peu à peu la place à une colère sourde reflétant l’agonie d’une population taiwanaise sous emprise et d’une jeunesse sans illusion face à la corruption et la violence. Maladroit dans son exécution, c’est un long-métrage aux contours mélancoliques dont les silences et le poids du hors champs apparaissent parfois superficiels. Pour autant, la mise en scène à la photographie soignée est hypnotique et dévoile un talent prometteur.
Avec cette première œuvre d’un jeune américain originaire de Taïwan, on se fait surprendre. Et plutôt en bien. Le titre, l’affiche et même le synopsis nous font penser à un gros film d’action comme le cinéma asiatique nous en offre souvent (et de qualité). Du genre « City of Darkness » ou encore « The Raid ». Que nenni! « Gangs of Taïwan” est avant tout le portrait d’une certaine jeunesse et d’un pays en plein soubresauts politiques, économiques et sociaux ainsi qu’une tragédie baignée dans le film noir ou néo-noir. Au début, le spectateur surpris se demandera quand le film va véritablement démarrer et nous en mettre plein la vue niveau combats et fusillades puis on finit par comprendre que ce n’est pas du tout le but affiché ici et à se fondre lentement dans sa nonchalance. Et l’étonnement fait place à une véritable immersion dans ce film à l’atmosphère aussi belle qu’hypnotique et portée par un personnage principal au mutisme aussi confondant qu’excitant joué par Wi Chen Liu.
Durant plus de deux longues heures on suit donc les pérégrinations et les coups physiques et moraux que prend ce jeune homme. Une sorte de descente aux enfers pour lui et son entourage au accents presque shakespeariens qui nous happe la plupart du temps. La plupart du temps car il y a tout de même un défaut majeur qui empêche « Gangs of Taïwan » d’être la petite bombe qu’il aurait pu être : sa durée. En effet, ce premier long-métrage du talentueux Keff souffre de baisses de rythme, de longueurs et d’une durée bien trop excessive pour ce qu’il a à dire et montrer. Pas forcément que le long-métrage soit trop poseur ou inutilement contemplatif et prétentieux, mais le jeune cinéaste a probablement dû avoir de la misère à couper au montage ou raccourcir ses séquences et cela se ressent. Une bonne demi-heure en moins aurait rendu son intrigue plus tendue et la tension et l’émotion moins volatiles sans rien enlever à ses qualités formelles.
Ceci mis de côté, on se délecte de la mise en scène envoûtante du jeune homme. Néons blafards, cadrages soignés dans des décors très photogéniques et urbanisme carnassier sont adéquatement mis en valeur dans un long-métrage au formalisme prononcé mais magnifique. Il y a un peu de « Drive » ici. Rien que les séquences en club (géniale bande-son techno) ou celles dans les karaokés - où surgissent les quelques éclats de violence - sont sublimées par la réalisation de Keff. Mais il n’y pas que la forme qui nous nous impacte. Ici, le contexte très politique avec la cession de Hong-Kong et un Taïwan en bout de course dévoré par la corruption et les promoteurs véreux est admirablement présenté. Il y a une ambiance désenchantée et mélancolique qui ressort du film et nous transperce. Si l’histoire d’amour apparaît plus classique et que certains détours sont prévisibles, il y a une belle signature formelle et narrative ici qui donne envie de découvrir la suite. C’est beau à regarder en plus d’être engagé et puissant émotionnellement. C’est juste beaucoup trop long pour accéder à la perfection qui pointait le bout du nez.
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En 2019, à l’heure de la révolution d’Hong-Kong, l’inquiétude augmente à Taiwan. Entre augmentation de l’insécurité et instabilité économique, le pays est en pleine mutation. Zhong-Han est un jeune homme muet travaillant dans une petite cantine de quartier familiale. Mais la nuit, il sévit dans une bande de voyous. Lorsque ses deux vies se rencontrent, son monde s’écroule. Ce film est un drame puissant qui raconte les difficultés que traverse le pays menacé par la Chine. Corruption, trafics, y sont légions et frappent un pays qui hésite entre communisme et guerre… Techniquement, le film est aussi une réussite et brillamment réalisé, avec des scènes sublimes, notamment de nuit. À voir.