Gangs of Taïwan
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Direct-actu.fr
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2025
Gang Of Taïwan frappe fort. Sous ses allures de film de gangsters, le long-métrage de Keff propose une immersion brutale et poétique dans une société au bord de l’asphyxie. À Taipei, Zhong-Han, jeune homme mutique, travaille le jour dans un restaurant familial, la nuit dans le racket. Son quotidien bascule quand l’établissement est racheté par un homme d’affaires véreux. Pour la première fois, il doit choisir entre loyauté et survie.

Le mutisme de Zhong-Han n’est pas un simple trait de caractère. Il incarne le silence imposé à toute une génération, et plus largement à un pays en tension. Si la rue devient personnage, c’est aussi parce qu’elle reflète un territoire coincé entre deux mondes : Taïwan, isolé diplomatiquement, sous la pression constante de la Chine continentale. Keff transforme cette voix étouffée en cri politique sourd, sans jamais sacrifier l’intime. Le film nous montre une jeunesse qui tente de fuir sa condition, sans jamais vraiment pouvoir s’échapper. À chaque envie d’élévation répond une chute, un prix à payer.

Ce qui marque dans Gang Of Taïwan, c’est la précision de chaque plan. Rien n’est là pour séduire. L’esthétique, faussement idyllique, sert de contraste avec la violence frontale du récit. Les scènes de tendresse sont rares, presque irréelles, comme un mirage. La ville est trop propre pour être honnête. Les silences sont lourds. Même la lumière raconte quelque chose. Ce n’est pas un film à effets, mais un film qui dérange, qui grince, qui laisse des traces.

La direction d’acteur est à la hauteur de l’ambition : Liu Wei Chen incarne Zhong-Han avec une retenue désarmante. Il ne parle pas, mais il regarde. Et ces regards suffisent. Le reste du casting est tout aussi juste, ancré dans le réel, habité. Keff n’exige pas des performances spectaculaires, mais des vérités humaines. Il filme ses personnages comme des êtres vivants, pas comme des figures de genre.

En toile de fond, la philosophie sartrienne irrigue le récit : vouloir tout, c’est souvent n’obtenir rien. Travailler dur pour s’élever est un sacrifice. Vendre son âme à la rue en est un autre. Le film repose sur cette échelle sociale impitoyable : on monte ou on s’écrase. Pas d’entre-deux. Pas de salut. Seulement des choix impossibles et des désirs qui s’annulent.

Gang Of Taïwan est un film noir, sans échappatoire, où l’espoir n’a pas sa place. Et c’est précisément cette lucidité, presque cruelle, qui rend le film bouleversant. Un choc, un miroir, un cri. Rien de gratuit, rien de confortant. Mais tout est vrai.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2025
Waw, Pas du tout ce à quoi je m’attendais…..Le film raconte le parcours d’un jeune homme
embrigadé dans un gang…..Vraiment les scènes de violences sont rarissimes et suggèrent plus qu’elle ne montre….On revient dans le cinéma si riche des années 2000, cinéma taïwanais,
Hongkongais, ou japonais ( Kitano)…..Le film parle plus d’amour que de violence , et procure des émotions légitimes, avec une ou deux répliques ,qui resteront gravées pour la vie….Techniquement irréprochable, il y a des effets sonores de grande classe, la lumière et la photographie sont gracieuses, mêmes nocturnes…..Les acteurs jeunes ou plus âgés sont expressifs, et nous montre un univers à voir sans hésiter…..Précipitez vous, deux heures devant ce film valent une semaine à Taiwan, bref beau voyage.
Nicolas RIBOLZI
Nicolas RIBOLZI

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 juillet 2025
Un chef-d’œuvre incandescent

Gangs of Taïwan est une claque cinématographique, un premier long-métrage à la fois viscéral et profondément lyrique. Keff, jeune cinéaste au regard acéré, signe ici un polar crépusculaire d’une maîtrise sidérante, qui évoque tout autant les grands maîtres taïwanais comme Edward Yang ou Hou Hsiao-Hsien que les fulgurances urbaines des premiers Tsui Hark.

Dès les premières minutes, on est happé par l’esthétique flamboyante du film : lumières nocturnes saturées, compositions millimétrées, ambiances moites et mélancoliques… Chaque plan respire une tension sourde, une mélancolie souriante et tragique. Mais Gangs of Taïwan ne se contente pas d’être beau : il est surtout bouleversant, porté par une galerie de personnages jeunes, désabusés, pris dans l’engrenage d’un monde où l’amitié, l’amour et l’avenir semblent déjà gangrenés.

Keff transforme un récit de guerre des gangs en fresque sociale puissante et intime, où la violence est toujours contrebalancée par une profonde tendresse pour ses personnages. C’est un film politique, sans jamais être démonstratif ; un thriller palpitant, sans jamais sacrifier la justesse de l’émotion.

Un grand film de genre, un cri de rage et de beauté. À ne surtout pas manquer.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2025
Un polar taïwanais stylisé et poétique, sur fond de dénonciation de la corruption et du système mafieux, cela ne se refuse pas en période d'accalmie estivale. Malgré des longueurs, le film est plutôt agréable.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2025
Ce premier long métrage de ce réalisateur taîwanais est bien réalisé et relate la vie des gangs de Taïwan. La mise en scène est implacable et la violence est omniprésente. A travers l’histoire de l’un de ses membres qui mène une double vie, le réalisateur nous décrit la manière de vivre désenchantée de la nouvelle jeunesse de ce pays. L’immersion dans ce monde urbain est parfaitement réussie et rend ce film digne d’intérêt.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 25/06/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2025
Taipei 2019. Pendant que des manifestations embrasent Hong Kong, la vie continue à Taïwan, avec une ombre chinoise qui grandit. Le premier long métrage de Keff nous plonge immédiatement, avec un style affirmé, dans un univers urbain où règne une certaine violence et où l'on trouve encore de petits commerces, comme un restaurant de nouilles, qui semblent éternels, ce qui n'est évidemment pas le cas. Le héros de Gangs of Taïwan, énigmatique au possible, qui mène une double vie et semble affecté par une douleur muette (il ne parle pas), sert de lien entre les principales intrigues du film, dont le caractère social ne se dément pas, entre les petites gens, les bandes de jeunes, destructrices, et les puissants, corrompus jusqu'à la moelle. S'il adopte un rythme parfois languissant, et aurait pu durer une bonne demi-heure de moins, sans aucun préjudice narratif, le récit paraît parfois cousu de fil blanc ou bien, au contraire, suspect d'emballement peu prévisible, voire à peine crédible, notamment sur la fin, de loin la partie la moins convaincante. Reste l'atmosphère, très prégnante, et une stylisation qui ne manque pas d'attrait. Sans oublier l'interprétation, à la hauteur, pas tant d'ailleurs pour son personnage principal que pour les rôles annexes, tel ce vieux couple de restaurateurs, plus vrais et humains que nature.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2025
Très intéressant Polar Noir , Mélancolique et Lyrique , d'un pessimisme absolu avec une vision sans doute clairvoyante mais désespérée d'une Jeunesse Taïwanaise invisible qui ne croit plus dans son Avenir ! Incandescent que ce film Noir sans échappatoire !
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2025
Emmené par une ambiance folle et un travail de la mise en scène saisissant, KEFF fait de ce qui aurait pu être une tragédie classique, un récit à la hauteur de ses personnages, souvent flamboyant, très touchant, prenant, mais avant tout, emmené par un rythme et une ambiance à toute épreuve
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2025
Un jeune homme à deux activités distinctes : une dans un petit restaurant populaire, l’autre dans un gang. Quand les deux vont se croiser il va devoir faire un choix.
Très joli coup pour ce premier film dans lequel le réalisateur nous parle de la société taïwanaise où le monde des affaires, de la politique et de la pègre copulent en laissant toujours les mêmes sur le carreau. Avec une jeunesse apathique ou muselée qu’il choisit d’incarner avec un héros…muet.
Avec en filigrane, et c’est ce qu’il y a de plus touchant dans ce film, Taïwan qui regarde de loin Hong Kong, la sœur autrefois émancipée, tomber dans les griffes acérées du Tigre tout en sachant qu’elle sera bientôt la prochaine.
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2025
Un film presque camusien. Un regard différent sur Taiwan. Malgré la relation amoureuse , improbable, et un certain esthétisme, bien du cinéma contemporain, l'excellent interprétation du protagoniste permet de comprendre comment la jeunesse peut se sentir muselée.
eve land
eve land

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2024
une apparente sérénité se retient du film qui tranche avec ce qui s'y passe, réussir à lier une sorte de fatalité du destin pour le muet qui pourrait faire écho au destin de tapei. une sorte de Drive à l'asiatique avec un perso principal hyper charismatique. lentrecoisement de toutes ces intrigues est également très bien venus
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 juillet 2025
Keff nous livre une expérience de cinéma hors normes avec ce Thriller D'Action Âpre et Électrisant dont on ressort totalement ébahis après la séance. Mener par une Histoire Solidement ficeler du début jusqu’à la fin du générique pendant 2h15 dont on ressort pas indemne par cette spirale de violence sous haute tension. Ajouter a tout cela, une Réalisation Virtuose et Fluide qui nous éblouit la rétine en rendant hommage aux films Hongkongais d'antan tout en étant soutenu par une Bande Originale magnétique de Yoshihiro Hanno qui s'accorde merveilleusement a l'univers Tendue et Mélancolique du long métrage. Ensuite le Casting est au Top de A a Z avec notamment l'épatant comédien Wei Chen Liu qui livre une performance magistral au rôle de Zhong-Han un jeune homme Mutique et Énigmatique qui se retrouve embarqué malgré lui dans un engrenage infernal, Autour de notre lui gravite une poignée de Seconds Rôles mémorables composer notamment de Rimong Ihwar, Devin Pan,Yu An-shun,Yi-jung Wu et Nien-Hsien Ma qui apportent leurs contributions a cette Distribution éclatante et très investis. Enfin le film nous laissent littéralement pantois par son Suspense Tétanisant qui s'accentue de minute en minute en passant par une Violence Brutale et Fracassant rappelant le cinéma de Nicolas Winding Refn tout en arrivant néanmoins a nous bluffé par quelques Séquences D'Actions Nerveuses et Réjouissantes qui nous clouent totalement a notre fauteuil tout étant a la hauteur des Films Majeurs de Tsui Hark et John Woo. En Bref, Gangs of Taiwan s’avère comme l'un des Uppercuts sensationnelles de l'année 2025 qui mérite largement le détour tout en signant une nouvelle évolution fulgurante dans le domaine du Cinéma tout en révélant le savoir faire hors pair du cinéaste Keff qui nous livrent un Pur Régal de cinéma avec ce Thriller Mafieux et Social Immersif,Radical et Lyrique dont ressort totalement satisfait par cette expérience de cinéma qui a tous les atouts pour devenir un Futur Classique du genre.
B M
B M

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2025
Un film extraordinaire, du point de vue des sorties estivales, ou depuis début 2025 ! J’y étais allé pour un film de bagarres potable… Rien à voir !
Les voyous sont du lumpenprolétariat qui sont payés pour appliquer leur brutalité envers la société civile citoyenne lorsque celle-ci ne sert pas les intérêts d’un affairisme parasite encravaté apte également à corrompre la classe politique pourtant censée représenter le peuple et sa « common decency ».
Ces 3 couches de la société s’entremêlent et anesthésient la simple volonté de vivre avec un minimum de paix et de liberté, de justice.
L’intelligence du film est d’amener cette dénonciation salvatrice hors de toute démonstration sociologique qu’un français lambda aurait difficilement évité de ses gros sabots pseudo-intello.
Cela surfe en effet plutôt habilement sur le genre du film noir, sans d’ailleurs jamais en sortir, mais en l’approfondissant jusqu’à le transcender avec notre personnage principal qui compartimente sa vie d’employé modeste en restau dans un cocon de patrons quasi parents & celle de racaille nocturne jusqu’à ce que le destin lui rappelle qu’il n’est qu’une seule et même personne, mais pas celle qu’il aurait aimé être… Il abîme au passage l’amourette qui commençait à lui bâtir une échappatoire de vie normale qui semble inaccessible à chaque personnage, alors qu’en fait ils cherchent les problèmes en surjouant crânement la réussite, ce qui finalement attire le mauvais œil sur ceux qui voulaient et auraient pu s’en sortir et même sur ceux pourris à la base, ce qui donne raison à ces-derniers dans leur opinion ultra matérialiste cynique justifiant d’écraser toute résistance de simple dignité populaire.
L’anti-héros suivra son destin en forme de cercle, traînant son handicap physique, jusqu’à chuter dans le désespoir de son traumatisme d’enfance initial, tragédie psychique au-delà de la lutte des classes qui traverse le film en redistribuant les cartes des relations de pouvoir pour un jeu encore plus truqué.
Il s'était raccroché à son gang comme un enfant à un costume de super-héros, d’ailleurs le gang le lâchera cruellement plus que lui ne le quitte et c’est ce divorce qui entraînera la seconde séparation sentimentale devenant alors juste un écho de son arrachement juvénile à un parent aimé et un bourg campagnard.
Acteurs et mises en scène sont léchés sur la forme et denses sur le fond. Une telle homogénéité fait plaisir au cinéphile, qui appréciera aussi la musique électronique reflet de son époque efficacement sertie aux images.
Des individualités se cognent collectivement comme des accidents, cœurs ou corps, salades de phalanges ou salades de mensonges qu’on se raconte à soi-même, l'handicap physique ne se différenciant pas des âmes des valides en voie d'extinction : les étincelles de ces chocs éclairent leur humanité mutilée leur apportant le peu de chaleur éloignant le vide existentiel que les tendres caresses absentes ou mal réalisées n’auront pas remplacées.
La scène où l’idylle en jeune âge du film se questionne elle-même puisque pour raison économique l’un envisage le départ vers une destination ou l’autre devrait se refaire une condition sociale s’il décidait de suivre est empreinte d’une mélancolie banale et rare.
Sonate
Sonate

9 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2025
Un beau film noir bien écrit, bien travaillé. Tous les acteurs dans les rôles principaux que secondaires jouent admirablement bien. La photographie est impeccable et ne laisse rien au hasard. Des moments délicats et beaux ponctuent l'histoire. La violence est implacable, ce n'est pas qu'une question de territoires. Je n'ai pas vu les deux heures passer.
samlion
samlion

6 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2025
Un premier film de ce réalisateur Taïwanais, très noiravec un scénario impressionnant, une très belle photographie .ont attend avec impatience son deuxième long métrage.
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