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Fabios Om
71 abonnés
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3,0
Publiée le 20 juin 2026
Gang of Taiwan est un film intéressant qui propose une plongée dans les tensions sociales et criminelles de Taïwan, avec une ambiance soignée et une mise en scène parfois marquante. Certaines scènes sont prenantes et les acteurs livrent des performances convaincantes. En revanche, le rythme peut sembler irrégulier et le scénario manque parfois de profondeur, ce qui empêche le film d’atteindre tout son potentiel.
En parallèle, il est difficile de ne pas relever un paradoxe concernant le financement du cinéma en France. Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) est parfois critiqué pour son refus de soutenir certains films français tournés en anglais ou jugés éloignés de ses critères culturels, tout en participant au financement ou à la coproduction de certains projets étrangers. Cette situation peut donner une impression d’incohérence, voire d’hypocrisie, selon le point de vue de certaine personne.
Au final, Gang of Taiwan reste un film correct qui mérite d’être vu pour son univers et son atmosphère, mais qui laisse une impression mitigée, d’où une note de
Film policier taïwanais vraiment intéressant, avec des scènes de violences intenses mais rares. L’ambiance est très bien retranscrite et l’histoire est parfaitement présentée. Je trouve pas contre le format un peu long sur certains passages qui traîne à se finir.
Pour éviter à certains de perdre leur temps, je préfère dire tout de suite que ce n’est pas un film de gangsters. Non il ne faut pas s’attendre à des scènes d’action violentes entre gangs armés, ni à une intrigue policière dans le milieu mafieux de Taïwan. A cet égard, c’est extrêmement décevant. Le gang est en fait le curieux amalgame de minets qui seraient bien plus crédibles dans le biopic d’un boysband, alors inutile de dire que tout cela tombe dans le ridicule. Il y a un temps significatif du film passé sur les difficultés quotidiennes d’une cantine de quartier, qui ont de quoi se faire décrocher la mâchoire d’ennui. L’handicap du personnage principal, qui est muet, n’apporte strictement rien d’intéressant. Un réalisateur à oublier.
Un film noir éclairé aux néons de la ville qui suit son héros silencieux. Un bon thriller qui oscille entre mélancolie et éclairs de violence mais dont le contenu n'est pas aussi réussi que l'emballage.
Ce polar urbain tend davantage du drame social que du film d’action. La torpeur du début laisse peu à peu la place à une colère sourde reflétant l’agonie d’une population taiwanaise sous emprise et d’une jeunesse sans illusion face à la corruption et la violence. Maladroit dans son exécution, c’est un long-métrage aux contours mélancoliques dont les silences et le poids du hors champs apparaissent parfois superficiels. Pour autant, la mise en scène à la photographie soignée est hypnotique et dévoile un talent prometteur.
Présenté à La Semaine de la Critique à Cannes, "Gangs of Taïwan" trouve sa singularité en racontant la violence, l’appartenance et la loyauté à travers un personnage qui ne peut ni se justifier ni se défendre par les mots. Zhong-Han mène une existence dédoublée : employé docile dans un restaurant familial le jour, exécutant discret de rackets nocturnes pour des parrains locaux la nuit. Lorsque le restaurant familial est menacé par le rachat cynique d’un homme d’affaires, le film bascule dans une mise en scène rugueuse, habitée, mais profondément humaine.
Avec cette première œuvre d’un jeune américain originaire de Taïwan, on se fait surprendre. Et plutôt en bien. Le titre, l’affiche et même le synopsis nous font penser à un gros film d’action comme le cinéma asiatique nous en offre souvent (et de qualité). Du genre « City of Darkness » ou encore « The Raid ». Que nenni! « Gangs of Taïwan” est avant tout le portrait d’une certaine jeunesse et d’un pays en plein soubresauts politiques, économiques et sociaux ainsi qu’une tragédie baignée dans le film noir ou néo-noir. Au début, le spectateur surpris se demandera quand le film va véritablement démarrer et nous en mettre plein la vue niveau combats et fusillades puis on finit par comprendre que ce n’est pas du tout le but affiché ici et à se fondre lentement dans sa nonchalance. Et l’étonnement fait place à une véritable immersion dans ce film à l’atmosphère aussi belle qu’hypnotique et portée par un personnage principal au mutisme aussi confondant qu’excitant joué par Wi Chen Liu.
Durant plus de deux longues heures on suit donc les pérégrinations et les coups physiques et moraux que prend ce jeune homme. Une sorte de descente aux enfers pour lui et son entourage au accents presque shakespeariens qui nous happe la plupart du temps. La plupart du temps car il y a tout de même un défaut majeur qui empêche « Gangs of Taïwan » d’être la petite bombe qu’il aurait pu être : sa durée. En effet, ce premier long-métrage du talentueux Keff souffre de baisses de rythme, de longueurs et d’une durée bien trop excessive pour ce qu’il a à dire et montrer. Pas forcément que le long-métrage soit trop poseur ou inutilement contemplatif et prétentieux, mais le jeune cinéaste a probablement dû avoir de la misère à couper au montage ou raccourcir ses séquences et cela se ressent. Une bonne demi-heure en moins aurait rendu son intrigue plus tendue et la tension et l’émotion moins volatiles sans rien enlever à ses qualités formelles.
Ceci mis de côté, on se délecte de la mise en scène envoûtante du jeune homme. Néons blafards, cadrages soignés dans des décors très photogéniques et urbanisme carnassier sont adéquatement mis en valeur dans un long-métrage au formalisme prononcé mais magnifique. Il y a un peu de « Drive » ici. Rien que les séquences en club (géniale bande-son techno) ou celles dans les karaokés - où surgissent les quelques éclats de violence - sont sublimées par la réalisation de Keff. Mais il n’y pas que la forme qui nous nous impacte. Ici, le contexte très politique avec la cession de Hong-Kong et un Taïwan en bout de course dévoré par la corruption et les promoteurs véreux est admirablement présenté. Il y a une ambiance désenchantée et mélancolique qui ressort du film et nous transperce. Si l’histoire d’amour apparaît plus classique et que certains détours sont prévisibles, il y a une belle signature formelle et narrative ici qui donne envie de découvrir la suite. C’est beau à regarder en plus d’être engagé et puissant émotionnellement. C’est juste beaucoup trop long pour accéder à la perfection qui pointait le bout du nez.
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3,0
Publiée le 21 décembre 2025
« C'est le vainqueur qui établit la vérité. » On peut ajouter les puissants dans ce contexte de soulèvement et de répression au moment des manifestations à Hong Kong en 2019. Une situation suivie de près à Taiwan en raison des tensions avec la Chine. Un sentiment de ras-le-bol partagé par un couple sur le point de se faire dégager de leur restaurant par le nouveau propriétaire. Deux situations de David contre Goliath avec Zhong-Han au milieu de ça. Un jeune muet dont la double vie est exposée lorsque ces deux aspects inconciliables s'entrechoquent. On ne peut pas être du côté des oppresseurs et des oppressés. Le contexte politique, économique et social est intéressant, car ça va au-delà d'un simple individu, mais l'histoire est souvent répétitive malgré la présence de plusieurs sous-intrigues. J'ai aimé la photographie ainsi que l'ambiance sombre, mais le récit n'est pas assez noir. Keff semble avoir du mal à choisir entre le thriller et le drame social. C'est frustrant, car les deux aspects ont du potentiel, mais se mélangent mal. J'ai quand même bien aimé, mais "Locust" avait le potentiel d'être un film bien plus percutant.
"Gangs of Taïwan" est un polar sombre, nihiliste qui nous montre qu'il vaut mieux être du côté des gagnants que des perdants à qui il n'arrive rien de bon ! C'est ce que découvrira Zhong-Han, jeune homme mutique travaillant au restaurant familial le jour et rackettant de pauvres commerçants la nuit. Malgré son faux rythme lent, ainsi que quelques scènes semblant répétitives, "Locust" (dans sa version originale) est un film d'action et politique relativement prenant car dépeignant une jeunesse en perdition dont l'avenir est déjà tout tracé.
En 2019, à l’heure de la révolution d’Hong-Kong, l’inquiétude augmente à Taiwan. Entre augmentation de l’insécurité et instabilité économique, le pays est en pleine mutation. Zhong-Han est un jeune homme muet travaillant dans une petite cantine de quartier familiale. Mais la nuit, il sévit dans une bande de voyous. Lorsque ses deux vies se rencontrent, son monde s’écroule. Ce film est un drame puissant qui raconte les difficultés que traverse le pays menacé par la Chine. Corruption, trafics, y sont légions et frappent un pays qui hésite entre communisme et guerre… Techniquement, le film est aussi une réussite et brillamment réalisé, avec des scènes sublimes, notamment de nuit. À voir.
En provenance de Taiwan et dénaturé par son titre d'exploitation français ( le titre original " locuste" sorte de criquet qui peut devenir dévastateur lorsqu'il est en groupe, rend compte par métaphore du sujet véritable du film : la corruption morale et sociétale).
Le potentiel de " gang of Taiwan" est indéniable ( on peut presque y voir le renvoit dos à dos du régime Tawainais et de celui de la chine continentale) mais malheureusement la mise en image prend beaucoup trop ses aises dans cet opus, certes soigné, mais surtout beaucoup et inutilement trop long.
Le scénario reste aussi convenu ( les cinéastes sud coréens ont fait bien mieux sur le sujet ) et on a le sentiment d'avoir vu ce qu'on nous montre, des dizaines de fois auparavant mais avec un savoir-faire trop absent ici.
Il y a quelques scènes qui fonctionnent indubitablement mais elles ne me paraissent pas suffisamment nombreuses pour hisser ce titre, au rang des films à ne pas laisser passer.
Le titre original éclaire le dernier plan de cette tragédie existentielle, sorte de ballade dédiée aux sans-espoirs et à ceux pour qui le pouvoir n' est pas l'horizon indépassable de la vie.
La réplique du parrain ( dignitaire en retraite de la haute administration de Taipei) qui prête faussement, à tout un chacun ses propres turpitudes, ( tropisme caractéristique des tempéraments toxiques) en dit long sur le degré de déliquescence qui semble régner dans l'ancienne Formose.
Alors j'ai attendu tout le long que le film démarre véritablement...avec tout ce que lui et ses proches subissent, il reste dans son mutisme (il est muet de surcroit) , à encaisser encore et encore et là le mec de la génération "Club Dorothée") ne peut s 'empêcher de penser à Gohan Vs Cell (les connaisseurs savent de quoi je parle!!!loool)... et toi tu attends encore et encore. Le début paraît un peu long mais comme tu attends une révolte...puis plus tu vois le personnage plus tu sais comment il réagir et tu n'aimes pas tellement cela...et cela t'énerves, tu as juste envie de le secouer!!! donc oui c'est un bon film...dans le côté dramatique et tout ces évènements contraire qui s'accumule. La vie, tu fais des choix et cela provoque parfois de foutu répercussions pour toi et aussi ceux que tu aimes. Mais je me répète BOUGE TOI LE....!!!!! NOTE :