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Simone Gentile
11 abonnés
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3,0
Publiée le 17 mars 2025
Marcelo Caetano explore l’éducation sentimentale dans le Brésil contemporain, entre érotisme et humanisme. Un second long-métrage qui questionne la manière dont l’amour et le plaisir façonnent l’identité.
Baby du Brésilien Marcelo Caetano permet au jeune acteur João Pedro Mariano de se lancer et il le fait de manière plutôt brillante. Impression toutefois d’avoir déjà vu ce film. Le personnage principal tout juste sorti de prison erre dans le São Paulo gay contemporain en quête de repères pour survivre et cela passe par la case prostitution.
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2,0
Publiée le 16 février 2026
Lorsqu'il sort d'un centre de détention pour mineurs, Wellington est livré à lui-même jusqu'à ce qu'il tombe sur Ronaldo, un homme plus âgé qui décide de le prendre sous son aile. Une attention qui n'est pas désintéressée, mais Wellington n'a pas vraiment le choix... Baby est comme une coquille vide sans grande personnalité, ce qui rend difficile la projection ou le fait de s'attacher à lui. Ça facilite aussi l'emprise de cet homme sur lui et c'est ce que semble vouloir Marcelo Caetano qui a tendance à tout romantiser même les pires choses. Une approche voyeuriste et superficielle qui met mal à l'aise et ne prend pas le temps de développer les thèmes évoqués afin de rendre cette immersion dans ce milieu réaliste ou intéressante. Bref, ce n'était pas pour moi.
Un jeune qui trouve en quelque sorte une famille d’adoption mais qui doit lutter contre le déterminisme social qui lui colle à la peau. C’est assez bien réalisé et les personnages sont attachants avec leurs fragilités respectives.
"Baby" réussit l'exploit d'être à la fois un film très réaliste sur la communauté LGBT de São Paulo sans pour autant tomber dans un voyeurisme plus ou moins sordide, un film d'apprentissage plein de sensualité, un véritable film d'amour dans lequel interviennent de façon subtile le politique et le social, un film, enfin, qui montre, grâce à la différence d'âge entre Ronaldo et Baby, que, malgré les Bolsonaro et consorts, le sort des homosexuels a quand même réussi à s'améliorer au Brésil.
Entre prostitution plus ou moins organisée, vente de drogue à la sauvette, une photographie désoeuvrée d'un certain monde. au cœur d'un Sao Paulo brûlant, tout tient à peu chose, entre attachement sentimental, engrenage, abandon familial. A la réalité dure, la mise en scène offre une vision par moments éthérée. L'histoire proposée n'apporte pas vraiment de final, les routes se croisent et s'éloignent. Tout de même léger...
Un film très acceptable même si le scénario s’enlise parfois et traîne la patte, le savoir faire est bien présent et l’émotion est palpable. Du beau boulot malgré parfois un manque d’entrain.
Ce film brésilien nous plonge dans la vie de Wellington, un jeune homme homosexuel qui se retrouve abandonné par ses parents après sa sortie de prison pour mineurs. Il n’aura d’autre choix que de se frotter au milieu interlope de Sao Paulo, en faisant la rencontre d’un homme plus âgé, spoiler: qui va devenir son amant en même temps qu’il l’initiera à la prostitution. Bénéficiant d’une belle mise en scène et d’une belle mise en lumière, Baby vaut surtout pour ses deux premiers tiers, où la violence côtoie une sensualité débridée. La dernière partie du film, plus convenue et moins réussie, ne parvient pas à nous émouvoir malgré sa volonté de nous faire verser une larme.
Bof. Scénario faiblard. Réalisation télévisuelle. Musique sans intérêt On s'attache finalement, non pas à Baby, l’éphèbe qui donne son nom au film, mais au dieu grec qui n'est pas sans faire écho à celui de The summer with Carmen, récent film grec autrement plus original.
A travers le récit des galères d'un jeune rejeté par sa famille et livré à lui même à sa sortie de prison, de nombreuses notions fusent; comme le besoin pour chacun de se trouver une famille (qutte à en inventer une) de l'ambiguité qui peut naitre quand on aide une personne en galère, du besoin de reconnaissance si important pour tous. Une grande force du film est que le spectateur finit par s'attacher à tous ces personnages et à mettre son jugement moral de côté. A froid, je n'ai palus le même avis sur les protagonistes que pendant la projection... L'environnement social décrit laisse à voir une image du Brésil loin des clichés habituels et c'est aussi un intérêt du film.
Deux acteurs qui crèvent l'écran. Au delà de l'histoire c'est une radiographie très juste des fractures actuelles du Brésil. L'une des pépites du dernier Festival Écrans Mixtes.
Baby sort d'une prison pour mineurs de São Paulo. Ses parents ayant disparus sans laisser de traces, il est livré à lui-même, même si il retrouve sa famille LGBT de cœur. C'est au détour d'un cinéma X qu'il fait la rencontre de Ricardo, celui qui va lui apprendre à ne jamais baisser les bras. Ensemble, ils vont s'entraider, vivre du trafic illégal qui gangrène la ville. Sauf que la bienveillance de Ricardo tourne à l'obsession...
C'est un film solaire et dépaysant sans que nous fassions du tourisme dans la ville de São Paulo. Au contraire, on est au plus près des habitants les plus précaires et spécialement de la communauté QUEER (la mienne). J'ai apprécié voir évoluer les personnages, bien que j'ai du mal à comprendre leur avenir. Baby souhaite retrouver ses parents mais que va-t-il devenir après ? De quoi vivra-t-il ? Sans parler de Ricardo qui ne semble pas vouloir évoluer socialement... J'aurais aimer que le film se termine avec une ellipse de plusieurs années, ce qui enlèverait ce goût d'inachever.
Maintenant, j'ai envie de voir les autres films du réalisateur.
Un film touchant, éprouvant. Des acteurs justes et complexes. Du vrai cinéma avec beaucoup de références, de Almodovar, à Jacques Demy, en passant par Wong Kar-Wai. Un réalisateur à suivre.
Wellington sort de prison et nous allons suivre ses tentatives de réinsertions , la condition de vie de la jeunesse LGBTQI+ défavorisée de São Paulo, prostitution ,drogue arnaques et puis cela devient une histoire d’amour, sur laquelle le cinéaste porte un regard réussi. Le cinéaste rend particulièrement bien les liens amoureux et la sensualité des corps masculins et nous mêmes nous sentons attirés . Le film aborde également la question de la famille, celle que l’on se choisit, cette famille recomposée avec l’ex-femme de son compagnon son fils et la compagne de son ex femme alors qu'il y a abandon du père biologique et de la mère . Une grande humanité se dégage du film , une réelle tendresse pour ces marginaus devant l'imposture des nantis et la corruption des institutions. Un excellent film que je recommande vivement