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Arthur Brondy
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4,0
Publiée le 10 janvier 2025
Wellington, 18 ans sort d’un centre de rétention et se retrouve livre à lui même dans les rues de Sao Paulo. Il rencontre dans un cinéma porno Ronaldo, un escort plus âgé qui va le prendre d’affection. Le film raconte la relation de passion, le rapport à la différence d’âge et à la dépendance. C’est brillant, puissant, sexy. Un film magnifique.
ce film retrace l'histoire d'un jeune brésilien qui n'a pas de chance, et qui est né du mauvais côté du trottoir. son avenir est tout tracé. il sort de prison, il est repéré par un dealer qui le force a vendre de la cocaine dans les rues et a faire l'escort, vendre ses charmes. mais un autre escort, plus agé, père de deux enfants, également galérien du système, arrive dans sa vie, et cela va enfin rebattre les cartes du destin. Baby va-t-il s'en sortir ? grâce a l'amour, et l'amitié d'une communauté de danceurs de la rue, un groupe de voging ? ce film apporte un contraste puissant entre une réalité sombre et une solidarité qui porte un espoir très émouvant. la réalisation est toute en finesse et subtilité, avec une certaine poésie une grâce toute latine et brésilienne.
A sa sortie d'un centre de détention pour mineurs, le héros de Baby comprend vite que sa véritable famille l'a renié et qu'il va devoir une trouver une autre. Pas simple lorsqu"on est gay et que la violence de São Paulo na laisse guère de choix. Entre prostitution et trafic de drogue, le deuxième long-métrage de Marcelo Catano ne tombe heureusement pas dans le voyeurisme malsain mais s'efforce en revanche de raconter un apprentissage de la vie, à la dure, et la recherche d'une figure paternelle, qui n'est pas incompatible avec celle des voies du désir. Baby n'est pas un film confortable dans son réalisme social assez abrupt même si, ça et là, quelques trouées de tendresse, voire d'espoir apparaissent. C'est la relation entre ses deux personnages principaux, à la fois profonde et toxique, qui nourrit le film, dont on peut, malgré tout, regretter une étoffe narrative trop mince, voire même étriquée, et offrant peu de possibilités de souffler. Édifiant, pas nécessairement neuf dans son propos et ses situations, Baby n'est pas le genre de film à enthousiasmer de prime abord, car presque systématiquement âpre, mais il va au bout de sa logique et propose même un dénouement qui refuse l'accablement.
"Baby" commence comme un film social, ancré dans la réalité brute des marges de São Paulo, et glisse peu à peu vers autre chose, plus doux, plus brûlant. Marcelo Caetano capte avec précision les tensions du quotidien, tout en laissant affleurer une sensualité troublante. Derrière le regard sur la jeunesse LGBTQI+ précarisée, c’est une vraie histoire d’amour qui se dessine, complexe, et qui évite toute forme de facilité. Un film à la fois charnel, politique et délicatement intime.
Beau comme un ange, Wellington est abandonné à son sort à la sortie d’un centre de détention dans l'immense mégalopole de São Paulo . Sa famille lui a tourné le dos. Dans un cinéma porno, il rencontre Ronaldo. Prostitué occasionnel et dealeur, le quadragénaire prend le jeune homme sous son aile. Une complicité amoureuse naît entre eux.
Une blague circule qui m'amuse beaucoup : le président Trump aurait décidé d'enlever de l'alphabet les lettres L, G, B, T, Q, I, A..... Elle aurait pu tout aussi bien s'appliquer au président Bolsonaro qui partageait avec son homologue américain la même homophobie.
Nouvelle figure du cinéma queer, le brésilien Marcelo Caetano signe son second film après "Corpo Electrico" en 2017. Il arrive sur les écrans auréolé de son succès à Cannes l'an dernier à la Semaine internationale de la critique.
Sans doute, "Baby" est-il une vibrante ode à la liberté, au droit de chacun de choisir son orientation sexuelle. On ne peut que prendre fait et cause pour lui, s'apitoyer des coups du sort qui le frappent, se réjouir de la rare sollicitude qui lui est manifestée.
Mais, dans son genre déjà bien exploré, "Baby" est trop banal pour laisser une trace durable.
Ni bien, ni mal. Agréable à regarder, car l'acteur principal est très beau, mais sans doute vite oublié, car rien n'est vraiment marquant. C'est l'histoire d'un garçon à la dérive qui, en cherchant une bouée de sauvetage, se fait exploiter et se prend les pieds dans une relation complexe dont il tente de se libérer, en quête d'un avenir meilleur. La plongée dans les bas-fonds de Sao Paulo est intéressante, mais ces histoires de prostitués, de clients et de dealeurs sont plus que réchauffées. Les personnages peinent à émouvoir. Peut-être parce qu'une sorte d'exubérance brésilienne masque souvent leur souffrance. J'avoue n'avoir guère été touché.
Baby est un véritable bijou cinématographique. Le réalisateur, issu du documentaire, signe ici un film d’un réalisme remarquable. Toujours en mouvement, ce long-métrage captive du début à la fin grâce à une écriture magistrale, un casting impeccable et des acteurs au jeu d’une justesse éclatante. Tout dans ce film respire la subtilité : dialogues, photographie, et mise en scène. Les personnages, profondément complexes, sont présentés sans jugement, laissant toute la place à l’interprétation du spectateur. Leurs zones d’ombre et de lumière en font des êtres imparfaits, terriblement humains, et loin des clichés habituels du genre. Baby est une œuvre romantique d’une rare modernité, à la fois bouleversante et réaliste. Un film qui résonne et marque durablement.
Un film plein d'humanité et de sensibilité. Mais attention, des scènes homosexuelles très crues. Un très bon moment, on vibre pour ce jeune héros en espérant qu'il se sorte de cette vie un peu misérable
"Baby" apprécié par la critique, en compétition l'an dernier au festival de Cannes (semaine de la critique) est un drame brésilien avec des qualités. Même si le récit n'apporte pas d'enseignements inédits concernant la communauté gay, Marcelo Caetano présente aux spectateurs un film à la fois émouvant et âpre sur la situation des jeunes LGBTQI+ en difficulté à São Paulo, dénonçant parfois les maux de leur milieu (prostitution, drogue, violence) et plaidant pour une lutte contre l'homophobie au Brésil.
Film de la movida brésilienne et immersion dans les communautés de rue de Sao Paula, "baby" peut être vu comme une relecture de Blanche Neige avec le jeune "baby" comme proie innocente du grand méchant Ronaldo qui alterne entre passes et deals de rue. Le film propose parfois des scènes crues de prostitution ou de prise de drogue mais évolue étonnamment vers la lumière et vers une sorte de "famille " choisie par "baby" à l'inverse du rejet par sa famille de son homosexualité. Et c'est un peu le message que veut faire passer le réalisateur.
Un très bon film sur le Brésil actuel : machisme primate, hypocrisie du bourgeois, violence et corruption policières, activités des réseaux de drogue, précarité entre autres des laissés pour compte. À côté des relations de manipulation, séduction et protection ( parfois bien ambiguë ), la force de vie, solidarité et d'arts populaires triomphent ( pour un temps ? ).
J'ai adoré c'était trop bien !! Le film est beau à voir, il montre São Paulo sous tous ses angles que ce soit spoiler: du trafic de drogues aux fêtes dans la rue. Les personnages sont touchants, on s'y attache vite en suivant leur difficultés et leur moments joyeux de la vie. «Baby» est un film que je recommande fortement !
Visionné le 17/03/2025 lors d'une avant-première en présence du réalisateur Marcelo Caetano (trop sympa)
Primé à la Semaine de la Critique de Cannes et par le Grand prix du festival d'Amérique latine de Biarritz, Baby nous transporte dans un Brésil souvent nocturne. La relation entre 2 solitudes qui vont se construire, se déchirer .... Un film basé sur la famille reconstruite, celle qu'on choisi. Beaucoup d'émotion, ... on est littéralement emporté par les jeux des deux protagonistes. Un film à conseiller.