Ce n'est qu'un au revoir
Note moyenne
3,8
249 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

25 critiques spectateurs

5
4 critiques
4
6 critiques
3
14 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2025
Second volet du diptyque sur les amitiés lycéennes, après Un pincement au cœur (2023), le réalisateur Guillaume Brac (L'île au trésor - 2018) a posé sa caméra à la Cité Scolaire du Diois à Grenoble et à suivi pendant plusieurs mois, des lycéens dans leur internat. Il s’est intéressé à cette amitié éphémère, qui ne dure qu’un temps (pendant les études), avant que les routes ne se séparent vers divers horizons.

D'ici quelques mois, Aurore, Nours, Jeanne, Diane et les autres se diront adieu et devront quitter leurs petites habitudes bien ancrées, le lycée et surtout, l’internat où ils vivent dans une sorte de microcosme, comme une sorte de cocon douillet. S’en sera terminé des baignades dans la Drôme, les rave-parties dans les montagnes et l'insouciance adolescente.

Ces ados sont comme hors du temps, déconnectés des réseaux sociaux. Jamais sur leurs smartphones, soucieux de la nature et de ce que leur réserve l’avenir, ces ados détonnent avec leurs dreadlocks et sarouels. Vous l’aurez compris, ce ne sont pas des ados comme on en voit à chaque coin de rue, ceux-là, on les surnomme les “babos” (des jeunes engagés dans des pratiques écologistes et souvent critiques vis-à-vis de la société de consommation). Le réalisateur les a filmé au plus près, dans leur quotidien, aussi bien au lycée qu’à l’extérieur (on les retrouve même aux manifestations à Sainte-Soline début 2023, contre le projet des "méga-bassines”).

« J’en ai longtemps voulu à mes parents de m’avoir donné la vie alors qu’ils savaient très bien que ça n’allait pas dans le monde (...) c’est comme si ils en avaient fait qu’à leurs têtes. »

L’été approche à grand pas et avec lui, l’épreuve tant attendue (ou redoutée) du BAC, avant que chacun ne prenne une direction différente et où l’amitié sera mise à rude épreuve. Ce n'est qu'un au revoir (2024) est un magnifique portrait de la jeunesse d’aujourd’hui, avec de très beaux témoignages.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2025
Depuis son premier documentaire, le formidable "L'Île au trésor", Guillaume Brac aime filmer la jeunesse, l'adolescence, et il le fait sans l'analyser, juste en capturant des actes, des paroles, même ceux qui peuvent paraitre les plus anodins. En gros il filme la vie, les sentiments débordants à cet âge. En cela "Ce n'est qu'un au revoir" et "Un pincement au cœur" (Moyen métrage de 2022 que j'ai revu avec grand plaisir) qui se complètent merveilleusement et seront présentés dans le même programme à partir du 2 avril, sont des exemples de films aussi beaux que simples et libres. C'est un peu "Adolescentes" de Sébastien Lifshitz en moins sophistiqué.

Vu en avant-première en festival
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2025
Brac est un cinéaste naturaliste qui filme mieux que quiconque la jeunesse française. Ce n'est qu'un au revoir traite de la fin de l'adolescence en privilégiant des morceaux de vie ainsi que des monologues très touchants. Peut-être que le film, au demeurant réussi, aurait gagné à se recentrer sur une ou deux protagonistes, ce que fait parfaitement un pincement au cœur, deuxième film de ce double programme, qui suit deux jeunes filles dont l'amitié va être mise à mal par un déménagement. Brut et sobre à la fois, un pincement au cœur est un beau portrait d'adolescentes en période de covid. Bref, Brac creuse un sillon assez passionnant dans le cinéma français contemporain. Héritier de Rohmer, son cinéma, même s'il n'est pas dénué de quelques faiblesses, notamment de rythme, vaut la peine d'être découvert.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2025
Ce documentaire est le premier que je vois de Guillaume Brac, qui avait marqué certains esprits avec "À l'abordage" en 2020, et je dois dire que j'apprécie beaucoup. Enfin plus précisément ici un double-documentaire puisque nous avons dans un premier temps "Ce n'est qu'un au revoir" puis suivi de "Un pincement au cœur", le premier se déroulant dans le sud de la France et le second dans le nord. Tous deux ont le même thème, l'adolescence, mais plus précisément la sortie du lycée après le BAC, les au revoir ou adieux aux amis et surtout l'avenir incertain qui les attend ! Déjà le sujet mais c'est surtout l'ambiance qui m'a énormément plu dans ce documentaire. On a effectivement ce que j'appelle une ambiance à la "Strip-Tease", c'est-à-dire là où l'équipe s'efface pour laisser la place aux sujets. Le tout avec des cadres très parlants et surtout une mise en scène particulièrement réussie. De même que le montage d'ailleurs qui raconte beaucoup de choses sur les sujets qui deviennent, pour nous, des personnages. Réussi dans les deux parties mais pas tout à fait de la même manière. C'est-à-dire que dans le premier, le reportage sort quelques-fois du cadre du lycée pour s'intéresser à des manifs etc. (puisque nous suivons dans cette partie des babos militants), c'est peut-être là que le film m'a le plus perdu mais en même temps, ça permet de les cerner un peu plus, de comprendre leurs gestes, problématiques etc. Alors que dans le second, nous avons des ados plus "classiques", c'est-à-dire plus "connectés", qui parlent de garçons et de parents, qui font des danses sur TikTok, qui parlent de tout et de rien mais qui se font également la gueule pour des broutilles. Pas du tout les mêmes parcours ni contextes mais un énorme point commun : une jeunesse angoissée qui doute de tout ! D'un côté, une jeunesse militante rêvant d'un eldorado écologique et, de l'autre, des jeunes filles cherchant un avenir stable qui les empêcherai d'avoir des "pensées noires". Bref assez déprimant donc mais en même temps pas tellement car ces adolescents apportent également énormément de joie de vivre à travers leur spontanéité, comme l'illustre d'ailleurs très bien la fin du premier docu : même en leur absence, ces chambres vides sont plein de vie et les murs encore habités de cris, de pleurs, de joies et de peines.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2025
Dans ce documentaire, le réalisateur a su très bien filmer ce groupe de jeunes lycéennes et lycéens à la fin de leur internat au lycée de Die dans la Drome. La réalisation très spontanée décrit bien les réflexions et la vie personnelle de ce petit groupe de jeunes qui vont quitter leur vie à l’internat. Ces jeunes ont parfaitement participé à cette introspection dans leur vie qui marque pour eux la fin d’un cycle. C’est à la fois émouvant et réaliste.

Bernard CORIC

(Film visionné le 06/02/2025 en projection de presse au Club de l'Etoile à PARIS)
Luis
Luis

8 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2025
Vu à la reprise de l'ACID : Très beau petit documentaire sur l'expérience de la fin d'une époque pour un groupe de jeune. À la fois expérience de vie, du temps et des gens qui passe, le film est aussi un portrait d'une génération qui vit le grand écart entre ses idéaux et la réalité.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2025
Deux documentaires de Guillaume Brac sont présentés à la suite l’un de l’autre. Le premier, un long métrage d’une heure à peine, a pour cadre un internat drômois et pour sujets des élèves de terminale. Le second, un moyen métrage d’une demi-heure, tournée une année plus tôt, a pour héroïnes deux amies lycéennes à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais.

Guillaume Brac s’est fait connaître au début des années 2010 avec "Un homme sans femmes", qui a lancé la carrière de Vincent Macaigne et de Laure Calamy. Il devient, avec Antonin Peretjatko, Sebastien Beitbeder et Justine Triet, l’un des représentants de la Nouvelle nouvelle vague française. Mais il a depuis tracé une voie originale, à cheval sur le documentaire et la fiction.

Ces deux documentaires en portent le témoignage qui auraient aussi bien pu être des œuvres de fiction, comme À l’abordage, l’une de ses précédentes réalisations, aurait aussi bien pu être un documentaire. Il y est question de l’adolescence, du lycée, des amitiés qu’on y noue, des choix qu’on y fait sans toujours en être conscients.

La tentation est grande pour moi de dire que ce n’est pas la première fois. On ne compte plus les documentaires ou les œuvres de fiction qui suivent, pendant quelques semaines ou pendant quelques mois, des lycéens à un moment charnière de leurs vies. Je cite souvent "Chante ton bac d’abord", sorti fin 2014, qui m’avait particulièrement séduit ; mais on pourrait en citer d’autres : "Château rouge", "La Générale", "Allons enfants"…

Et la tentation est plus grande encore que la façon dont Guillaume Brac se saisit de ce sujet-là n’est pas particulièrement novatrice. Mais il le fait avec une telle pudeur, avec une telle intelligence – qui rappellent la caméra bienveillante de Nicolas Philibert dans la trilogie qu’il vient de consacrer à l’hôpital psychiatrique et à ses patients – qu’on ne peut qu’être séduit par ces deux documentaires empathiques
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2025
Condor Distribution a eu la bonne idée de réunir un très court long métrage et un court-métrage de Guillaume Brac pour constituer la matière d'une séance de durée normale. Ces 2 documentaires ont en commun le fait de s'intéresser à des adolescent(e)s qui vivent leurs derniers moments ensemble avant une séparation qui, peut-être, sera définitive. "Ce n'est qu'un au revoir" a été tourné à Die, dans la Drome, là où Guillaume Brac s'est installé. Il réunit des élèves de terminale juste avant les vacances d'été et ces garçons et ces filles seront qui à Grenoble, qui à Montpellier, qui ailleurs encore lors de la prochaine rentrée scolaire. Joie d'aborder les vacances mélangée avec la tristesse des au revoir qui, souvent, seront des adieux. "Un pincement au cœur" a été tourné à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, là où Marine Le Pen a installé son fief. De cette dernière, il ne sera pas question, le réalisateur s'intéressant à 2 copines d'une classe de seconde que les aléas de la vie vont séparer. Une différence très notable entre les 2 films : dans le premier on entend souvent une voix off se greffant sur des images n'ayant pas forcément de rapport avec ce qu'on entend. Dans le second, on entend s'exprimer les personnages qu'on voit sur l'écran. Guillaume Brac a toujours le même don pour filmer les adolescent(e)s !
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2025
L'adolescence est un sujet inépuisable pour le cinéma car elle porte en elle l'intensité de l'existence, et des affects pas encore gangrèné par les postures adultes. Aux portes du monde,elle porte en elle aussi l'espoir et les désillusions et Guillaume Brac a tourné ses caméras dans deux lycées où se jouent des amitiés sincères , à la vie et à la mort, sur le lien créé et des questionnements sur un avenir incertain, renforcé par la question écologique. Certains semblent avoir une idee de leur avenir quand d'autres sont dans le flou total. Drole, remplis de questions mais pour autant, on a déjà vu ca mieux raconté ailleurs , le portrait manque un peu de densité, de précision
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2025
Extrêmement touchant pour qui a passé ses années lycée dans la ruralité. Comme dans Mes Petites amoureuses d'Eustache, on perçoit un profond sentiment de présence, doublé d'une très émouvante intemporalité des affects adolescents.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2025
Plus long qu'Un pincement au cœur, avec lequel il est diffusé, ce documentaire de Brac poursuit son exploration de l'attachement des adolescent(e)s, ici à la fin de la terminale, lorsque chacun(e) s'apprête à quitter le lycée et la petite ville où ils ont été internes. Le film présente des jeunes plus matures que celles du court-métrage précédent, plus connecté(e)s à leur époque également (la plupart aspirent à une vie en harmonie avec la nature, plus communautaire, dans un esprit post soixante-huitard). La caméra sait se faire oublier et être attentive au moindre frémissement. Elle offre de beaux plans de baignades et le pressentiment presque mélancolique que cette sensation de liberté ne se manifestera jamais plus de la même façon. A voir.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2025
Le film est sensible et traite d’un sujet difficile, l’attachement et la séparation à l’adolescence. C’est aussi le portrait d’une jeunesse militante dans le premier documentaire et d’une jeunesse en difficulté dans le second. Il m’a manqué une perspective pour être tout à fait embarqué dans le projet. Il reste le climat de jeunesses en transition.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2025
Dans le Nord puis dans le Sud Guillaume Brac suit des lycéens puis des collégiennes sur le point d’avoir leur amitié séparée par la distance.. Le documentariste avec un dispositif très simple saisit parfaitement ce moment où l’adolescence s’en va, où l’on se rend compte que les amis que l’on croyait éternels ne seront bientôt plus que des bons souvenirs. Le début d’une vie qui sera une suite de cycles dont certains auront une fin. Un film émouvant.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2025
Intéressant et touchant, le film m'a replongé dans la nostalgie de l'adolescence et si l'on excepte des effets de montage très chips, c'est globalement très réussi.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2025
À chaque fin d’année scolaire, les mêmes rituels, les mêmes doutes, les mêmes questionnements. Dans cet internat au cœur de la Drôme, à l’heure de décrocher les souvenirs qui ornent les murs de leurs chambres, ces jeunes s’interrogent sur leurs avenirs, mais aussi sur leurs futurs. Vont-ils rester en contact ? Vont ils réussir leurs examens ? Alors qu’ils s’intéressent aussi au monde qui les entoure, cette fin d’année sonne comme un saut dans le vide. C’est vertigineux, bouleversant, étincelant.
Les meilleurs films de tous les temps