Sister Midnight
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BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 janvier 2026
Une jolie mise en scène relevée de Wes Anderson, un bon sens de l'humour (notamment avec les bracelets très bruyants des jeunes mariées), mais reconnaissons que ce conte féministe punk ne tiendrait jamais debout sans le charisme de son actrice Radhika Apte.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
Aussi déchaîné qu’elles puissent être lorsqu’elles lâchent la bride aux scènes musclées et généralement testostéronées, les cinématographies indiennes sont nettement plus conservatrices dans d’autres domaines. Le Fantastique y avance souvent à pas feutrés et les éléments qui pourraient remettre en cause le modèle social et culturel du pays sont rarement bien accueillis. C’est pourtant ce que fait ‘Sister midnight’ et sans essuyer ses pieds sur le tapis en plus. Ca commence par un mariage arrangé, qui mène à une vie misérable où chacun périt d’ennui et de solitude : Uma le vit encore plus mal que Gopal, ce qui la pousse à adopter des comportements de plus plus agressifs et erratiques, source d’une mauvaise réputation dans le voisinage. Uma, c’est Rhadika Apte, sorte de Michelle Rodriguez en sari et c’est une jolie découverte pour ma part. Toujours est-il que ses promenades nocturnes solitaires finissent par lui faire prendre conscience que cette situation inextricable a développé en elle des caractéristiques particulières, comme le fait de boire du sang et le pouvoir de faire revivre les animaux qu’elle tue. Pour être franc, je n’ai pas intégralement compris la métaphore qui s’agite au-delà de ce trip vampirique chelou, revu et corrigé par la sensibilité indienne, mais j’ai beaucoup apprécié de suivre cette révolte de plus en plus bruyante et outrancière d’une femme qui n’accepte pas la place que la tradition lui assigne. D’autant plus que ‘Sister midnight’, qui tire parfois en longueur lorsqu’il s’attarde et s’attarde encore sur le quotidien désespérant de Uma, fait paradoxalement preuve d’une touche visuelle très particulière, une touche burlesque, cartoonesque même, qui colle idéalement au sarcasme humiliant que Uma semble toujours prête à dégainer.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 août 2025
Uma vient de se marier. Elle s’installe à Mumbai chez Gopal, son mari, dans son minuscule logement. Les deux époux se connaissent à peine et sont aussi empruntés l’un que l’autre. Le silence et les absences de Gopal, qui quitte le foyer à l’aube pour aller travailler et y revient ivre mort au milieu de la nuit, laissent Uma désemparée.

Le festival de Cannes 2024 a décidément fait la part belle au cinéma indien conjugué au féminin. Après "All we imagine as Light", Grand prix du jury, après "Santosh", succès surprise du box-office de l’été dernier, après "The Shameless", prix d’interprétation féminine de la section Un certain regard, "Sister Midnight" vient compléter ce portrait kaléidoscopique de la femme indienne moderne.

Comme Renuka, l’héroïne de "The Shameless", comme Santosh, la jeune policière du film éponyme, comme les trois personnages féminins de "All we imagine as Light", Uma subit un système patriarcal qui ne lui laisse guère de liberté. Sa place est au foyer, destinée à attendre le retour de son mari après lui avoir préparé un bon repas et avoir pris soin de son intérieur. Mais Uma est incapable de cuisiner et a peu de goût pour le balai.

L’originalité de "Sister Midnight" réside dans l’expression que prend la révolte d’Uma et la façon dont le réalisateur Karan Kindhari – indien né au Koweït et installé au Royaume-Uni – la filme. Il aurait pu choisir, comme dans "The Shameless" le thriller ou, comme dans "All we imagine as Light", le drame intime. Il prend une voie plus originale, dont on ne peut pas dévoiler grand chose sauf à se priver de la surprise que son lent dévoilement procure. Le script du film est à ce titre remarquable qui réussit à ménager ses effets et à éviter – vice commun à nombre de scénarios construits autour d’une révélation étonnante – que le film soit coupé en deux entre un avant et un après.

Il y parvient avec un montage très original qui multiplie les ellipses et laisse suspecter une action qui se déroule hors champ. Il y parvient aussi grâce au jeu burlesque et quasiment muet de ses acteurs. Il n’y a aucune parole échangée pendant les dix premières minutes du film et guère plus le reste du temps. À noter enfin la musique volontairement décalée qui mélange hard rock, blues et soul cambodgienne.
s2d2
s2d2

40 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2025
Je ne sais pas trop quoi penser de ce film. j'ai adoré le côté féministe de l'actrice principale mais décontenancée par la façon de l'aborder
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juillet 2025
spoiler: Uma n'est pas du genre à se faire mener à la baguette et elle n'a pas besoin de beaucoup de résistance pour prendre le dessus sur son mari qui fuit tout contact avec elle. Alors qu'elle vient d'emménager avec lui après un mariage arrangé, elle doit tout apprendre de la vie de femme au foyer. Une vie profondément ennuyeuse qui la pousse à se rebeller et à partir à l'aventure.
"Sister Midnight", c'est la transformation et l'émancipation d'une femme en pleine découverte d'elle-même à travers une succession de petites vignettes différentes en termes de registres, de genres et d'esthétique qui finissent par former un film absurde, excentrique, créatif et satirique. Une tragicomédie décousue et très souvent inégale, mais originale et surtout amusante. Radhika Apte est toujours aussi sous-cotée pour moi et elle se montre encore une fois de plus très convaincante avec un vrai sens de la comédie. Tout n'a pas fonctionné pour moi, mais j'ai passé un sympathique moment.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2025
C’est un film qui part dans tous les sens et ça fait du bien. Uma emménage à Mumbai après un mariage arrangé. Rapidement, des événements inquiétant se produisent en parallèle de cette vie de couple qui a bien du mal à débuter. Le film explore le patriarcat qui fait rage en Inde, et fait voler en éclat les clichés. C’est brillant, tant sur le fond que sur la forme.
Jean-Paul Quan.
Jean-Paul Quan.

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2025
Du rythme, une histoire folle, rythmé, qui finit en sorcellerie, en Inde, à partir d'un mariage arrangé... Rock your life ! mais, heu, ne finissait peut-être pas sorcière ou sorcier 
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juin 2025
Sister Midnight, perfectible dans sa dinguerie

Karan Kandhari est déjanté. Première fois qu’il s’essaye au long métrage. Le résultat est fait pour choquer. Dans un quartier pauvre de Mumbai, Sister Midnight raconte la fureur d’une femme récemment mariée, le harcèlement qu’elle exerce sur son demeuré de mari, la folie qui la gagne finalement. Elle court après les existences terrestres pour les momifier, finit par se faire traiter en sorcière. Les couleurs sont celles de l’Inde, pastel, fluo, rouge et or. Tout n’est pas maitrisé, ni au plan technique, ni en ce qui concerne le scénario. Dommage, on aurait aimé que Karan Kandhari rentre dans le cinéma du premier coup par la grande porte comme David Lynch en 1977 avec son tout aussi dérangeant Eraser Head.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2025
Au vu de sa famélique distribution en France, peu de personnes verront ce film indien et on peut le regretter.

Sans son exposition à la Quinzaine des Cinéastes 2024, il est même peu probable que ce film féministe et fantastique ait pu trouver le chemin des salles françaises.

Le film commence comme un documentaire sur l'Inde, mais on se rend rapidement compte que quelque chose ne va pas : les personnages se meuvent mécaniquement (on songe à Tati ou à Kaurismaki), la bande-son punk-rock détonne, et on se dit que tout cela ça trop loin quand l'héroïne commence à manger les animaux vivants, qui reviennent ensuite sous forme de marionnettes fantômes.

Dans sa seconde partie, Sister midnight n'est plus très tenu, et tout part subitement en vrille, entre chronique d'une libération féminine par le corps et road movie initiatique.

Même si la fin est un peu décevante, le film de Karan Kandhari possède vraiment une patte particulière, entre univers pop coloré et Cronenberg hindi : il faudra suivre ce cinéaste.
samlion
samlion

6 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2025
Un film rock n roll, un soupçon de film gore, un brin loufoque, le renouveau du cinéma indien.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2025
Porté par une déconcertante, plus américaine qu'indienne, Sister Midnight fait un peu figure d'OFNI dans un paysage pourtant en pleine évolution, notamment via de nouvelles réalisatrices indiennes. D'emblée, le film impose son rythme par des scènes courtes, souvent sans paroles ou ourlé d'un langage cru. Le patriarcat en prend pour son grade et la place des femmes, épouses soumises, remise en question, avec un esprit rebelle qui ne s'embarrasse pas de fioritures mais atteint son but avec une bonne dose d'absurde pour épicer le propos. Mais à un moment, faute d'inspiration sans doute, le long métrage de Karan Kandhari verse dans le fantastique, voire l'horreur, sans crier gare, et tout son poids social s'en trouve quelque peu atténué. Sister Midnight devient même foutraque, toujours aussi punk dans l'âme mais nettement moins amusant à suivre, dans une suite de scènes à peine reliées par un récit devenu hélas presque grotesque. Cela ne remet pas en question l'énergie et la brillance de jeu de son interprète principale, Radhika Apte, farouche et élégante comme un cygne indien, mais limite finalement la force de frappe d'une œuvre, qui semble avoir tout donné en moins d'une heure. Oublions donc l'aspect inachevé du film pour en retenir le style et l'art du montage, ce n'est pas si mal pour un premier long métrage.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 juin 2025
«Du lourd»
Sous couvert de vouloir traiter le quotidien d’une femme indienne (qui ne sait rien faire de ses 10 doigts) dans un milieu défavorisé (ils vivent en couple dans une seule pièce), on assiste à une succession de scènes déprimantes de la vie courante. Et ce, bien qu’on nous vende une comédie drolatique et « fantastique » . J’avoue avoir quitté la salle au bout d’une heure.
Emmanuel T
Emmanuel T

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1,0
Publiée le 13 juin 2025
Le film est vraiment éprouvant, la cinéaste ne nous laisse aucune opportunité pour s'accrocher à ce qu'elle est en train de nous raconter.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2025
Uma est une femme indienne considérée comme folle par sa communauté. Elle est mariée de force à un mari fainéant et peu disposé à prendre soin d'elle. Alors qu'elle découvre son nouvel environnement de vie, elle réalise que tout est compliqué à commencer par faire à manger pour son foyer. Elle fait la rencontre de sa voisine qui l'aide. Un jour, Uma tombé malade. En salle le 11 juin.

spoiler: "Sister midnight" est un objet cinématographique vraiment étrange. On assiste à une mise en scène assez millimétrée qui rappelle Wes Anderson, avec des mouvements de caméras assez caractéristiques. J'ai beaucoup aimé cet aspect du film. L'évènement fantastique arrive extrêmement tard dans l'intrigue. C'est à la fois dommage car je l'ai attendu avec impatience, et en même temps c'est le début de mon incompréhension sur le déroulé des évènements. Le récit devient flou, métaphorique et j'ai eu toutes les peines du monde à comprendre ce que cherchait à me dire le réalisateur. Une belle surprise toutefois ne serait-ce que pour les belles images.
Etienne Mouglin
Etienne Mouglin

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2025
Un film plein d'humour, rock et féministe : tout ce qu'on aime !
L'actrice est super tout du long.
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