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tuco-ramirez
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2,5
Publiée le 21 novembre 2025
Deux réfugiés palestiniens, cousins germains, tentent de quitter Athènes pour l’Allemagne. Acheter un faux passeport pour partir par des voix classiques, éviter le passage clandestin dans des camions ; tel est leur plan. Pour cela, il faut de l’argent tout en étant dans une démarche quotidienne de survie. Pour son premier long métrage, Mahdi Fleifel, dans un récit assez mécanique et parfois appuyé montre malgré tout très bien comment la situation de réfugié clandestin peut faire perdre une part de son humanité et ses valeurs les plus profondes à un être humain. C’est déstructurant. La misère et les attentes de ceux restés au pays explique cette mécanique : larcin, puis arnaque sophistiquée, puis violence : les faibles usant des faibles. Mais dans cette mécanique de descente aux enfers, le choix scénaristique, contestable, est de ne pas leur en laisser ; le réalisateur nous assène cette déshumanisation à marche forcée ; sans pathos, un peu trop programmatique, mais peut-être un mal pour un bien pour bien passer le message. Son mérite est donc de bien montrer comment l’exil peut transformer des hommes ordinaires. Une démonstration nécessaire un peu répétitive, longue et mécanique.
Deux palestiniens en Grèce, Grèce étape sur les chemins de l'exil avec une seule question comment financer le voyage vers le Royaume Uni. Un film sur cette vie où se mêle solidarité et arnaque. Recherche de petit boulot et ennui.
"A force d'être traités comme des animaux, nous finissons par nous dévorer les uns les autres". Cette réflexion du personnage principal résume bien le film, et c'est vrai, les démunis ne peuvent s'en prendre qu'aux gens comme eux. "Vers un pays inconnu" est touchant par son réalisme et par la détermination naïve des deux protagonistes d'arriver en Allemagne, comme si cela pouvait changer quelque chose à leur malheur d'être nés Palestiniens, dans un camp de réfugiés. Leur recherche d'une vie meilleure pour eux et pour leur famille est semée d'embuches qu'ils essaient de surmonter sans perdre leur humanité et leur intégrité mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Excellents acteurs, scénario efficace et réaliste, sans idéologisme ni revendication politique. A recommander.
Nouveau film porté par deux cousins palestiniens qui tentent de s'en sortir à Athènes et espérant rejoindre l'Allemagne pour démarrer une nouvelle vie.
Même rêve et même sang mais deux personnalités diamétralement opposées.
Le premier est la tête pensante du duo, froid, déterminé, réfléchi, sérieux mais plutôt solitaire et dangereux. Le second est le suiveur dévoué, sociable et sensible mais fragile car toxicomane et plutôt pur et innocent.
Ces deux compères traînent dans un squad et basculent dans la délinquance pour rassembler l'argent nécessaire à la confection de leurs nouveaux papiers d'identité.
J'ai été interpellée par le fait que la musique est quasi inexistante, ce qui rend le film plus authentique et brut.
On assiste à l'extrême précarité des émigrés qui essaient à tout prix de s'en sortir, quitte à basculer dans des actes irréparables qui dépassent les limites de leur moralité pour survivre.
Un film qui monte crescendo dans l'engrenage de la violence jusqu'au point de non retour... Un récit qui interpelle et nous fait nous questionner sur le rétropédalage des gouvernements au sujet de l'immigration.
C'est un vrai sujet dont les grands de ce monde devraient s'emparer pour apporter à ces personnes une vraie prise en charge pour leur permettre d'accéder à une vie décente et sans danger.
C'est un film choc, nécessaire et qui vous marque même après la diffusion...
Reda et Chatila sont deux cousins palestiniens, vivant en Grèce et rêvant de finir le voyage pour Berlin en avion. Ils tentent de se payer des papiers, vivant de galère en mauvais coup, pendant que Reda se bat contre ses démons. Le film dégage une profonde sympathie pour ces héros imparfaits, mais courageux et déterminés. Poignant.
Deux cousins palestiniens ayant fui l’enfer du Moyen Orient se retrouvent coincées en Grèce en attendant d’atteindre leur destination rêvée : l’Allemagne. Parce que selon eux Athènes ce n’est pas vraiment l’Europe. Chronique naturaliste de sans doute deux bon gars à la base mais qui faute de moyens vivent de magouilles et de rapines. Du coup il m’a été difficile d’avoir la moindre empathie pour les personnages, n’estimant pas que le passeport palestinien donne automatiquement un totem d’immunité.
A vu « Vers un pays inconnu » du réalisateur dano-palestinien Mahdi Fleifel présenté à « La semaine des cinéastes » au dernier Festival de Cannes. Film sociétal comme je les aime, extrêmement réaliste, bien documenté, loin des clichés, du manichéisme et de la surenchère. Chatila (Mahmood Bakri) et Reda (Aram Sabbah) sont deux cousins palestiniens qui ont fui le Liban. Ils sont en transit à Athènes depuis de nombreux mois où ils espèrent accumuler suffisamment d’argent pour se procurer de faux passeports pour entrer en Allemagne. Hélas, parfois il faut franchir certaines limites pour acquérir des Euros rapidement et facilement. La mise en scène est toujours haletante, nerveuse et la caméra ne lâche jamais le duo qui se retrouve comme enfermé dans la capitale grecque. Les deux personnages plein de jeunesse rebondissent à toutes les accumulations de galères et de coups fourrés et leur situation d’"éternel prisonnier » ne leur fait pas perdre l’espoir de vue. Ce film au scénario très précis et dosé est une très belle leçon d’équilibre entre suspens, émotion, réalisme, poésie. Athènes, seuil de l’Europe, est filmé hors tous les lieux-communs touristiques et la capitale a même des airs de prison à ciel ouvert pour ses deux anti-héros qui essayent d’échapper à leur destin de réfugié. Un premier film très fort qui peut être vu comme le pendant de « L’histoire de Souleyman » de Boris Lohkine vu l’année dernière.
Waw, quelle claque, un vrai manifeste sur le destin de la Palestine et des jeunes palestiniens, un film qui commence dans le sourire, qui propose ensuite plus de violence et se termine dans un tragédie émouvante( une magnifique ellipse de scénario);;;il y a des moments où les dialogues nourrissent l’âme, et les deux héros du film ont quelque chose d’universelle comme le désir d’un pays inconnu. spoiler: J’avoue que la scène du téléphone et des transferts m’a échappé grossièrement, j’utilise très peu mon portable, j’oublie volontiers ce hiatus pour vous recommander ce très bon film, qui soulève subtilement une polémique utile sur la Palestine. Bravo
"Le destin des palestiniens, c'est de ne pas finir d'où ils viennent, mais dans un endroit inattendu et lointain". A la lecture de cette citation de l'universitaire palestino-américain Edward Saïd qui apparait dès le début du film, on se dit qu'on ne manquera pas d'être intéressé par "Vers un pays inconnu", le premier long métrage de fiction du palestino-danois Mahdi Fleifel. A la fin du film, on regrette de n'avoir été intéressé que de temps en temps : cette histoire de Chatila et Reda, 2 cousins palestiniens qui ont fui les camps du Liban avec l'espoir d'aller s'établir en Allemagne et d'y ouvrir un café dans un quartier à forte population arabe, bifurque beaucoup trop souvent vers des scènes de thriller déjà vues des centaines de fois. C'est à Athènes qu'on les retrouve, une ville qui n'est pas encore tout à fait l'occident qui les fait rêver et ils sont dans l'attente de faux passeports. Dealer, drogue, prostitution masculine, truands, tous les poncifs d'un certain cinéma sont au rendez-vous, certes de façon plutôt homéopathique mais c'est déjà trop par rapport à ce qu'on espérait. Il y a de nombreuses façons de parler de la misère et du désespoir d'un peuple et le réalisateur a beaucoup trop souvent choisi une façon qui, à titre personnel, ne me convient pas. Heureusement, il y a quand même quelques moments plus intéressants comme la rencontre avec un jeune gazaoui de 13 ans qui lui souhaite rejoindre une tante en Italie.
Un film à voir absolument. On éprouve vite de la sympathie pour les deux personnages principaux qui inventent toutes sortes de stratagèmes pour se sortir de leur terrible situation. Une superbe réalisation.
Scénario : des pistes intéressantes Réalisation : bien Acting : assez bien Rythme : parfait Ressenti final : la fin l'emporte sur le fond
Un film qui se veut au plus près de la réalité pour en beauté sur une violence malheureusement banalisée. Dommage cependant que la fin n'aie pas l'impact espéré, ce qui nous livre un pathos dispensable.
ers un pays inconnu : un drame poignant sur l’exil et la survie
Présenté à la Quinzaine des Cinéastes à Cannes en 2024, Vers un pays inconnu de Mahdi Fleifel plonge au cœur du parcours éprouvant de deux cousins palestiniens, Chatila et Reda, bloqués à Athènes dans leur quête d’une vie meilleure en Allemagne. À travers une mise en scène réaliste et immersive, le film explore les dilemmes moraux et psychologiques auxquels sont confrontés les migrants, pris entre espoir et désillusion.
Loin d’un simple récit sur l’exil, Vers un pays inconnu interroge la façon dont la précarité façonne les comportements. Certains, submergés par le désespoir, trouvent refuge dans l’addiction, tandis que d’autres reproduisent les mécanismes de domination pour survivre. Cette tension rappelle Les Mains sales de Sartre, où les personnages doivent choisir entre rester fidèles à leurs principes ou compromettre leur intégrité pour atteindre leurs objectifs. Le réalisateur adopte ici une approche existentialiste, où chaque décision pèse lourdement sur le destin de ses protagonistes.
La Grèce apparaît comme un purgatoire, un lieu de transition où les migrants sont contraints de multiplier les stratagèmes pour obtenir de faux passeports, seul moyen d’échapper à leur condition. Ce contexte brutal, où l’espoir se heurte aux obstacles administratifs et aux abus, reflète une réalité bien actuelle : celle d’un pays devenu un sas pour des milliers d’exilés en quête d’un avenir.
Inspiré par les récits authentiques de migrants, Mahdi Fleifel insuffle à son film une sincérité bouleversante. Son propre parcours, marqué par l’exil, nourrit son regard empreint d’humanité. Avec Vers un pays inconnu, il livre une œuvre percutante qui nous confronte à une question essentielle : jusqu’où est-on prêt à aller pour survivre et préserver sa dignité ?
Un film, au-delà d'être émouvant, rend compte de l'état psychologique d'un migrant. Le dilemme moral auquel Chatila et Reda sont constamment confrontés constitue le cœur du film. Ce questionnement est largement transmis au spectateur, et c'est là la force du film, soutenue par une réalisation brillante. l'ensemble est rythmé. La mise en scène est parfaire, en donnant à voir Athènes comme une prison. Les personnages sont profondément attachants. Dans ce drame, le réalisateur parvient tout de même à distiller de l'humour. L'ensemble en fait un film maîtrisé et captivant.