« Disclosure day », journée de divulgation. Divulgation de quoi ? Nous ne sommes pas seuls dans l’univers (c’est dans le synopsis). Science-fiction, thriller, par le passionné inspiré auquel nous devons sur le même registre « Rencontres du troisième type » (1977) et « ET l’extra-terrestre » (1982). Cette fois-ci quelque peu tamponné de fantastique et même de religion. Wikipédia résume le scénario pour les (futurs) spectateurs qui voudraient d'abord en savoir davantage que le synopsis. Il en ressort des aspects abscons, touffus, peu clairs et compliqués que je n’aurais moi-même pas su exposer n’ayant à l’évidence pas tout saisi ! On regrettera de ne pas être dans la veine, loin de là, des premiers films de genre précités. La version française a un son de piètre qualité, ce qui ne sert pas l’attention nécessaire pour s'y retrouver.
La réalisation est bonne , les acteurs correct et le scenario pas mal. Reste le coté extraterrestre très discutable avec ce melange de réalité et de fantasme.
DISCLOSURE DAY. Film assez poussif, des plans durant la première partie très banals. Un dernier quart d'heure réussie, mis à part ça, pas terrible. Trois étoiles.
Retour aux premiers amours pour S. Spielberg et l'évocation extra-terrestre. Le cinéaste sait traiter son sujet avec finesse, avec des dialogues proposant réflexion (intérêt de la divulgation, rapport à dieu etc.), intégrant à la fois mystère, aventures et magie. Bien qu'un peu tiède, avec quelques passages neutres, cette variation reste subtile, emmenée par de bons acteurs.
Un divertissement plaisant, qui repose sur des fondements un tantinet paranoïaques et complotistes (on nous cache la vérité…), mais cohérent thématiquement au sein de la filmographie de Steven Spielberg : dans la lignée d’ET et de Rencontres du 3e type. À la sauce contemporaine. On y retrouve le thème des extraterrestres (gentils), un lien à l’enfance, un discours où l’empathie, présentée comme facteur d’évolution, et l’écoute, dans une cacophonie d’informations anxiogènes, viennent s’opposer au rejet de l’altérité et aux menaces géopolitiques. On y trouve également une petite réflexion sur la foi (en Dieu, en l’humanité). Tout cela est d’une naïveté certaine, mais animé par un regard touchant, une science de narration et une efficacité de réalisation qui, comme souvent dans le cinéma de Spielberg, nous embarquent, en titillant nôtre âme d’enfant et notre goût pour les histoires bien racontées. Et celle-ci l’est. Surprenante, rythmée, merveilleuse.
Du Spielberg comme on l'aime: la crème des acteurs (Emily Blunt incroyable), photographie impeccable, lumière sublime. Réa à tomber. Scénario plutôt bon, dans la lignée de Rencontre du Troisième Type. La musique de John Williams moins présente que d'habitude et aigre-douce de savoir que c'est probablement la dernière collaboration des deux monstres sacrés. Des passages touchants, poétiques et sensibles, de la réflexion, des scènes spectaculaires, des moments impressionnants... Du bon cinéma.
C'est devenu tellement rare que l'on ne va pas bouder notre plaisir. Merci Spielberg...
Un nouveau film de Steven Spielberg est toujours un événement pour moi. Même si ses derniers longs-métrages ont parfois déçu au box-office, Spielberg reste Spielberg : l'un des plus grands réalisateurs de tous les temps, un maître du 7e art. C'est donc avec une certaine impatience que j'attendais Disclosure Day. J'ai beaucoup aimé le film et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Je n'ai tout simplement pas vu le temps passer. La mise en scène est au top, et j'ai aussi beaucoup apprécié le côté très poétique de certaines scènes. Mention spéciale également à Emily Blunt, qui livre une performance XXL. Oui, c'est vrai, ce n'est pas le meilleur film du maître. Le principal défaut du long métrage demeure son scénario. Beaucoup d'éléments partent un peu dans tous les sens et auraient mérité davantage d'approfondissement. spoiler: Le volte-face final du personnage joué par l'excellent Colin Firth est non seulement mal amené, mais aussi très peu expliqué, voir pas du tout. Et c'est d'autant plus dommage que cela plombe vraiment le climax du film. Un choix frustrant, tant le personnage était intéressant.
Quant à Josh O'Connor, difficile d'être totalement embarqué dans l'histoire de son personnage quand celui-ci souffre d'un manque cruel de charisme. Mais franchement, le spectacle proposé est d'une grande générosité. Je n'ai pas envie d'épiloguer ni d'argumenter davantage. En revanche, j'ai du mal à comprendre certaines critiques assassines à son encontre. Le film est rempli de défauts, c'est vrai, mais nul ? Certainement pas ! C'est certainement le film sur le sujet extraterrestre le moins réussi de Spielberg. Pourtant, Disclosure Day n'en reste pas moins un objet filmique fascinant, imparfait mais ambitieux, porté par une mise en scène magistrale et une vraie envie de cinéma. Et j'ai même le sentiment qu'il gagnera en crédibilité avec le temps. Peut-être parce qu'au-delà de ses maladresses, il ose proposer quelque chose de singulier, de poétique et d'authentiquement spielbergien. Rien que pour ça, il mérite largement qu'on lui laisse sa chance.
Un mystère intégral. Qu’a voulu faire Monsieur Spielberg ? On flirte clairement avec la thèse complotiste sur les événements passés autour de tous ces phénomènes paranormaux détenus par les organismes officiels américains, notamment le FBI. Evènements qui n’ont jamais été prouvés. Disclosure Day est une histoire sans histoire à raconter. Juste des mystères, énormément de mystères, jusqu’à la fin. Je suis sorti de ce visionnage assez surpris, mais pas forcément déçu. Sur le fond, on se pose mille et une questions sur les intentions de ce grand réalisateur. Du coup, cela laisse libre cours à toutes sortes de thèses et d'explications diverses sur le net et sur les réseaux. C'est à celui qui connaît mieux que les autres l'univers de Spielberg de proclamer qu'il a compris, lui, et pas les autres. Sa narration, telle un reportage, donne à des événements fictifs un semblant de réalisme mais ceux-ci n’ont pas de réelle consistance. Je veux dire par là que rien n'étant rationnel, on est davantage à la limite de la poésie, de la rêverie et surtout de la croyance en ses rêves. Mais à une nuance près : le ton est plus grave que d'habitude. Il manque tout ce coté merveilleux ou magique auquel il nous avait habitué dans ses films. Il tente de nous persuader que tout ce qu'il raconte est bien réel et il y arrive plus ou moins. Avec du recul, je me demande si dans son "délire", il est sérieux ou s'il est un génie de la création. Si je me pose cette question, c’est sans doute que je penche davantage pour la seconde option. Mais d’un point de vue cinématographique, c’est un film déroutant qui va énormément cliver à cause des nombreuses portes restées ouvertes sans explication ni intention claire. Où cela nous conduit-il ? Dans quel but ? Pourquoi ce film sous cette forme ? Pour distraire le spectateur, Spielberg sauve le film sur la forme par des scènes d’action. Cascades et poursuites font le show pour le grand public, mais elles ne sont pas du tout indispensables. Le seul défaut, selon moi, concerne le comportement de l’organisation privée de renseignement : la Wardex Corporation. Ils passent pour des méchants très classiques, comme on en voit dans les films d’action très ordinaires. C’est leur comportement très stupide qui pose problème.
Je n'arrive pas à comprendre comment avec autant de moyens en 2026, on peut faire un film d'un niveau aussi faible. Il n'y a absolument rien de nouveau, les acteurs ne sont pas au top de leur forme, on s'ennuie un peu, tout est cousu de fil blanc et la fin ... que dire ? On dirait une caméra cachée carrément. Je ne peux pas croire que Steven Spielberg soit le réalisateur de cette production même si pour moi ça n'a jamais été un génie du cinéma (oui je sais, je ne vais pas me faire des amis ici). En fait, hormis les scènes de cascades et les divers plans assez réussis, il n'y a rien à se mettre sous la dent. J'ai même été surpris du niveau des effets spéciaux assez catastrophiques avec les millions qu'ils ont, il y a 10 ans, on faisait clairement mieux par moments. Après, c'est marrant dans le fond avec ce sujet qui a toujours été tabou mais franchement "Disclosure Day" sera vite oublié à mon avis. Je ne recommande pas du tout. 8/20.
J'ai beaucoup aimé Disclosure day. C'est une sorte de film somme dans lequel on retrouve un peu tout le cinéma de Spielberg. Alors c'est naïf, invraisemblable, parfois un peu kitsch ( les scènes avec les animaux) mais le film est pensé comme une sorte de conte qui convoque l'imaginaire des blockbuster des années 90 (de X-files aux X-men ) pour tenter d'exprimer l'indicible ( difficile de ne pas penser à Auschwitz) tout en interrogeant le rapport de l'homme à la foi et à la vérité. Le film mélange les genres et les tonalités passant de l'espionnage à la science-fiction, de la comédie au mélodrame tout en proposant une scène de révélation extra-terrestre traumatique qui m'a évoqué Mysterious skin. J'ai aussi parfois pensé au très beau mais plus minimaliste Midnight special avec ces scènes sur la route et ses personnages qui se cachent dans une maison abandonnée ou dans une chambre de motel. Finalement le film n'est d'ailleurs pas si spectaculaire que ça, il prend son temps, ce qui est d'ailleurs assez rare dans la production hollywoodienne contemporaine. L'esthétique du film, et notamment le travail sur la lumière, rappelle davantage AI et Minority report que les grosses productions actuelles. Le film est imparfait, certains diront mièvre, mais beau dans ses imperfections. Il regarde vers l'avenir tout en se nourrissant du passé.
Avec Disclosure Day, Steven Spielberg réalise un film de science-fiction infâme, pour ce qui est sûrement la pire proposition de sa carrière. L'histoire nous fait suivre Daniel Kellner qui, à l'aube d'une Troisième Guerre mondiale, dérobe plusieurs archives classées secrètes remontant à l'incident de Roswell. Convaincu que ces documents doivent être rendus publics pour que le monde tout entier soit au courant de la vérité, il prend la fuite avec sa compagne Jane. Seulement, Noah Scanlon, le directeur de Wardex, et ses hommes se lancent à leurs trousses alors que, dans le même temps, à Kansas City, dans le Missouri, Margaret Fairchild, une présentatrice météo, développe d'étranges capacités. Ce scénario s'avère être une véritable purge à visionner tout du long de sa durée de près de deux heures et demie. Une durée qui est un vrai supplice, une torture tant chaque minute est une minute de trop. La faute à une intrigue d'une médiocrité rarement atteinte, très mal écrite. On assiste pendant environ une heure quarante-cinq à une course-poursuite extrêmement redondante et vaine. Rien n'est concret. Ce n'est que du vide. Du vent. Le néant absolu à base de bavardages inutiles et inintéressants au possible. Et c'est franchement décevant tant le sujet était palpitant et passionnant sur le papier puisqu'il traite de la divulgation d'informations prouvant que la Terre est visitée par des extraterrestres. Mais le récit passe totalement à côté de son sujet. C'est criminel d'autant passer à côté. Pire, il le ridiculise et semble même vouloir discréditer l'ufologie. Ce n'était pourtant pas compliqué de faire en sorte que les données fuient. Qu'elles soient dévoilées à l'humanité. Puis qu'on voie la réaction des humains. Mais pour cela, il aurait fallu que la divulgation arrive au bout de trente à quarante minutes de bobine. Mais non. Ici, elle intervient à la toute fin, ce qui est totalement absurde puisque tout l'intérêt d'une telle divulgation est de voir la réaction des humains et le bouleversement que cela va provoquer. Un tel choix scénaristique est incompréhensible, d'autant plus que la course-poursuite est nullissime et chiantissime. C'est vraiment se moquer du public venant en salle. Résultat, on s'ennuie ferme d'un bout à l'autre et l'on n'a qu'une seule envie : que cela se finisse. Et que dire des scènes dans lesquelles des pouvoirs bidons sont utilisés. C'est franchement risible. Le ton se voulant sérieux et l'ambiance se voulant emplie de suspense sont, eux, ratés. L'ensemble est porté par des personnages stéréotypés aucunement attachants. Des rôles interprétés par une distribution peu convaincante car elle n'a rien à défendre, comprenant Emily Blunt, Colin Firth, Eve Hewson, Colman Domingo ou encore un Josh O'Connor au charisme négatif. Tous ces individus entretiennent des rapports ne procurant absolument aucune émotion si ce n'est de la pitié tant leurs relations sont pathétiques et pitoyables. Des échanges soutenus par des dialogues fleuves insipides et creux. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain ayant été remplacé par un avatar par les extraterrestres s'avère tout de même plutôt bonne. Sa mise en scène, faite de mouvements de caméra fluides, est immersive. Cependant, la photographie est terne et ne bénéficie d'aucun cachet esthétique. De plus, les environnements parcourus n'ont aucune personnalité. Et que dire de la représentation des extraterrestres. S'ils sont bien faits, il n'y a absolument aucune inspiration ni vision au niveau de leur aspect repris des premiers fantasmes du passé. Ce visuel finalement quelconque est accompagné par une bande originale générique et sans inspiration signée John Williams, dont les compositions ne renforcent en rien l'atmosphère et n'ont aucun impact sur les images. Reste une fin qui aurait dû en réalité intervenir beaucoup plus tôt dans la narration et qui devient même grotesque dans ses dernières secondes, venant ainsi mettre un terme à Disclosure Day qui, en conclusion, est un long-métrage aussi indigne que détestable.
Très intéressant 37ème film de Steven Spielberg qui revient là à ses premiers amours , Les Extraterrestres , avec ce récit passionnant qui se situe entre entre thriller et science-fiction !
Mais où est passé ce créateur de génie et ce conteur hors pair qu’est, ou qu’était, Steven Spielberg ? Je ne pensais pas dire cela un jour, mais que son dernier film est mauvais ; çà sent le chloroforme et la naphtaline. Adieu la magie de « ». ; adieu le génie de « Rencontre du 3ème type » ; adieu l’intelligence de « Minority Report ». Les références à ces trois films majeurs de la filmo du maitre sont bien présentes ici ; mais au lieu d’en livrer une synthèse et de tirer la quintessence de chacune d’entre elles ; il pond un gloubi boulga indigeste, fouillis, illisible et sans ligne directrice ; le tout couronné par un prêchi prêcha religieux indigeste. Le pire est qu’au lieu de condamner le climat complotiste du moment, il l’alimente, sans esprit critique ; çà fait froid dans le dos. Pire encore, cette tension autour d’un événement mondial que l’on cache au peuple et qui pourrait faire sauter la banque, c’est que l’on serait visité par des extra-terrestres et que l’on nous le cacherait. Steven, tu es resté coincé dans une bulle spatiotemporelle ; les préoccupations complotistes mondiales sont d’une tout autre nature aujourd’hui ; je t’aurais plus attendu sur les mondes parallèles, le multivers, l’humain acteur d’un jeu vidéo (comme dans le dernier Dupieux). Ça aurait été plus dans le vent. Spielberg accuse ses 80 ans, comme lorsqu'il place toute l’humanité devant une chaine de télé traditionnelle en train de découvrir ce qu’on lui cache. Cela s’est déroulé comme cela pour le ; mais 25 ans ont passé et les gens ne s’informent plus en masse de cette manière. Et tout le film est ainsi, à l’avenant. Reste une vague réflexion sur les entreprises supra étatiques, ces puissances transnationales au-dessus des états et de l’humain. Même s’il est signé Spielberg : passez votre chemin
Trente-septième (!) long-métrage du quasi octogénaire Steven Spielberg, Disclosure day explore un thème cher au réalisateur américain, motif récurrent de plusieurs de ses films : le débarquement d'extra-terrestres sur Terre. Ce blockbuster à l'ancienne s'avère d'une efficacité remarquable, et l'on ne s'ennuie pas une seconde devant les aventures d'Emily Blunt et de Josh O'Connor, spoiler: dans le rôle de gentils amis des aliens poursuivis par des méchants du FBI dont le gros du boulot consiste à cacher des informations au monde. Un brin complotiste, probablement trop à l'ancienne avec son scénario qui aurait été novateur dans les années 80 ou 90, Disclosure day n'en demeure pas moins un divertissement d'une grande qualité.
Spielberg, cinquante ans après rencontres du 3eme type ne lâche rien de ses croyances. mais c est surtout sa foi dans le pouvoir du cinéma que l on apprécie ici. spectaculaire mais aussi émouvant, cette alchimie qui est la sienne depuis si longtemps fonctionne toujours aujourd'hui et c est plutôt réjouissant.