Disclosure Day
Note moyenne
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1 344 critiques spectateurs

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Audrey L

829 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juin 2026
Rencontre du Premier Bide. Ça y est, Spielberg a lâché la rampe (et pourtant, on adore ce grand Monsieur qui a bercé notre enfance), avec ce remix de Rencontres du Troisième Type aussi bordélique que maladroit. Seule la musique de John Williams est soignée, et flotte au-dessus du marasme. On ne sait même pas par quoi commencer, entre l'ouverture chaotique (un "in medias res" qui nous jette dans une course-poursuite mal filmée, mal expliquée, et assez surjouée : 3 critiques transposables absolument partout dans ce Disclosure Day), Colin Firth qui met des lentilles bleues cheap et s'assoit dans des chaises (c'est tout), un néant de contexte (quelqu'un d'autre n'avait pas compris que les gens spoiler: dévalisent la station-service non pas à cause des aliens, mais à cause de la 3è Guerre Mondiale
, qu'on nous mentionne à la fin du film ?), et des erreurs assez flagrantes de scénario. Pourquoi les héros veulent-ils absolument déballer leur découverte dans CE studio d'enregistrement local ? Il n'y avait pas une autre chaîne, de plus grande envergure (pour éviter spoiler: de les appeler au téléphone
, et risquer que la ligne soit coupée par les méchants, ou que l'interlocuteur s'en contre-fiche et raccroche ?), ou même un outil fabuleux et récent qui s'appelle Internet. Car on est à une ère où les gens se désintéressent de la TV classique et partagent en boucle les contenus "choc" sur les réseaux : c'était précisément ce qu'il fallait pour l'intrigue... Mais bon. Passons. Aussi, pourquoi les sbires des méchants sont TOUS tournés vers la maison, alors qu'on leur a dit que spoiler: Josh O'Connor n'y est pas
, et comme sur les 50 dos tournés, pas un seul ne pense à regarder en direction du champ, évidemment le gentil spoiler: se paye un plan-séquence irréaliste où il peut tranquillement monter dans une bagnole
, où on a même laissé la portière grande ouverte pour que le caméraman s'assoit lourdement (merci le soubresaut de la caméra) sur le siège passager (Vraiment, Monsieur Spielberg, ce n'est pas digne de vous). Les effets numériques sont immondes (les animaux font très faux), et la fin est un condensé de nanarderie. Oui, on ose le mot, à un stade où l'héroïne dit "Ne faites pas un geste...Mais sortez de la maison !" (que...quoi ?), où les méchants spoiler: ne peuvent plus attraper l'héroïne car elle est "chat perché" (oh non, elle s'est assise, on peut plus la chopper, maintenant...) et repartent donc les mains dans les poches
(que... quoi ? Encore). Autant Colin Firth, comme il a vu spoiler: sa femme Jocelyn
dix secondes, il décide spoiler: d'arrêter les frais
(mais pourquoi à ce moment précis, alors qu'il était ultra énervé dans la scène précédente ? Euh... Chut, c'est magique), autant l'autre méchant plus teigneux, qui n'a rien vu (lui), on ne comprend pas pourquoi il spoiler: rebrousse chemin
, ça n'a aucun sens. Idem spoiler: l'alien qui respire par miracle l'air de la Terre
(alors ça, ça tombe bien alors)... Bref, pour ne pas plus taper sur un cinéaste qu'on place d'habitude tout en haut, ce Disclosure Day est une véritable sortie de route, direct dans le fossé. Damned, deux heures à s'ennuyer ferme, et 35 minutes à rire d'incrédulité devant la fin en roue libre, c'est le premier Spielberg qui nous déçoit terriblement. Une promesse assurée qu'il fera nettement mieux la prochaine fois.
Shawn777

831 abonnés 4 000 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juin 2026
David Koepp et Steven Spielberg de nouveau réunis, chose qui n'était pas arrivé depuis "Indiana Jones et le crâne de cristal", ça sentait très bon, d'autant plus que le bonhomme explore à nouveau un de ses thèmes phares : les aliens. Nous sommes effectivement ici dans une sorte de "Rencontre du troisième type" avec la naïveté d'"", les complots d'"Indiana Jones" précédemment cité, un soupçon de catastrophe à la "Guerre des mondes" et nous voilà reparti dans un futur classique du réalisateur ! Sauf que c'est plus compliqué que ça...
L'intrigue est construite comme un puzzle dont on n'a la vue d'ensemble qu'à la toute fin (logique donc) et c'est ainsi que le film commence comme s'il avait déjà une bonne demi-heure derrière lui. Deux personnages visiblement paumés portant sur eux les stéréotypes de l'anti-héros par excellence avec déjà une approche assez manichéenne du monde : les gentils qui tentent de sauver le monde (de quoi exactement, on ne le sait pas encore) et puis les méchants du gouvernement. Parallèlement à ça, une présentatrice météo se met à parler plusieurs langues dont une inconnue après avoir fixé un oiseau. Oui dit comme ça, ça ne rime à rien mais ça a un peu plus de gueule avec le contexte.
Bref, quoique perturbante dans sa construction, cette première partie est assez captivante, met en place un espèce de mystère avec un léger ton d'humour qui est le bienvenu. Puis le scénario stagne un peu et pire, va dans des lieux communs avec une naïveté déconcertante. La bonne nouvelle, c'est que l'on retrouve la magie propre au cinéma de Spielberg qui arrive encore à transmettre l'émerveillement aux spectateurs mais seulement, c'est une magie qui en devient assez vite lassante, voire exaspérante, notamment dans sa dernière partie qui aurait tendance à tomber dans le ridicule.
En plus, on est dans un contexte à la "X-Files" mais le "X-Files" des dixième et onzième saisons, c'est-à-dire celles que l'on préfère oublier. Justement car elles vieillissent en même temps que leur créateur, ne parviennent pas à se renouveler et tombent dans une certaine artificialité en donnant l'impression de s'auto-parodier.
Et c'est malheureusement le constat que je me suis fait devant "Disclosure Day", un film avec de bonnes idées et de bonnes intentions mais avec un ton beaucoup trop naïf pour en être crédible, à base de "aimez-vous les uns, les autres et y'aura plus de tensions politiques".
PLR
PLR

564 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2026
« Disclosure day », journée de divulgation. Divulgation de quoi ? Nous ne sommes pas seuls dans l’univers (c’est dans le synopsis). Science-fiction, thriller, par le passionné inspiré auquel nous devons sur le même registre « Rencontres du troisième type » (1977) et « ET l’extra-terrestre » (1982). Cette fois-ci quelque peu tamponné de fantastique et même de religion. Wikipédia résume le scénario pour les (futurs) spectateurs qui voudraient d'abord en savoir davantage que le synopsis. Il en ressort des aspects abscons, touffus, peu clairs et compliqués que je n’aurais moi-même pas su exposer n’ayant à l’évidence pas tout saisi ! On regrettera de ne pas être dans la veine, loin de là, des premiers films de genre précités. La version française a un son de piètre qualité, ce qui ne sert pas l’attention nécessaire pour s'y retrouver.
lionelb30

548 abonnés 2 947 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2026
La réalisation est bonne , les acteurs correct et le scenario pas mal. Reste le coté extraterrestre très discutable avec ce melange de réalité et de fantasme.
defleppard

492 abonnés 3 722 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2026
DISCLOSURE DAY. Film assez poussif, des plans durant la première partie très banals. Un dernier quart d'heure réussie, mis à part ça, pas terrible. Trois étoiles.
Gentilbordelais

405 abonnés 3 625 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2026
Retour aux premiers amours pour S. Spielberg et l'évocation extra-terrestre. Le cinéaste sait traiter son sujet avec finesse, avec des dialogues proposant réflexion (intérêt de la divulgation, rapport à dieu etc.), intégrant à la fois mystère, aventures et magie. Bien qu'un peu tiède, avec quelques passages neutres, cette variation reste subtile, emmenée par de bons acteurs.
QuelquesFilms.fr

366 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2026
Un divertissement plaisant, qui repose sur des fondements un tantinet paranoïaques et complotistes (on nous cache la vérité…), mais cohérent thématiquement au sein de la filmographie de Steven Spielberg : dans la lignée d’ET et de Rencontres du 3e type. À la sauce contemporaine. On y retrouve le thème des extraterrestres (gentils), un lien à l’enfance, un discours où l’empathie, présentée comme facteur d’évolution, et l’écoute, dans une cacophonie d’informations anxiogènes, viennent s’opposer au rejet de l’altérité et aux menaces géopolitiques. On y trouve également une petite réflexion sur la foi (en Dieu, en l’humanité). Tout cela est d’une naïveté certaine, mais animé par un regard touchant, une science de narration et une efficacité de réalisation qui, comme souvent dans le cinéma de Spielberg, nous embarquent, en titillant nôtre âme d’enfant et notre goût pour les histoires bien racontées. Et celle-ci l’est. Surprenante, rythmée, merveilleuse.
videoman29

323 abonnés 1 931 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 août 2026
Avec « Disclosure day », ce vieux renard de Steven Spielberg sort de son chapeau magique un nouveau film de science-fiction dont il a le secret. Son scénario, jouant habilement sur la paranoïa de notre époque, part du principe que le gouvernement US nous cache depuis des années les contacts réguliers qu'il entretient avec des entités extra-terrestres. Un jeune couple s'empare de preuves irréfutables et menace de tout dévoiler au grand public. S'ensuit une course poursuite haletante à travers les États-Unis. Côté technique, il va sans dire que la réalisation est parfaite, tout comme les effets spéciaux et la qualité de l'image en général. Je découvre donc, avec une réelle surprise, les critiques pour le moins mitigées qui accablent ce film. Certes sa longueur de près de deux heures trente peut décourager certain spectateur, tout comme la trame narrative qui peut paraître difficile à suivre. Pour autant, si on accepte de se laisser immerger dans l'histoire, les véritables enjeux s'éclaircissent peu à peu et deviennent finalement limpides. Si l'on ajoute à cela une bande originale géniale et la prestation irréprochable de l'ensemble des acteurs (trices), on obtient une œuvre vraiment originale et qui trouvera, avec le temps, sa place dans l'incroyable filmographie du Maître. Excellent !
Vador Mir

307 abonnés 999 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2026
Du Spielberg comme on l'aime: la crème des acteurs (Emily Blunt incroyable), photographie impeccable, lumière sublime. Réa à tomber. Scénario plutôt bon, dans la lignée de Rencontre du Troisième Type. La musique de John Williams moins présente que d'habitude et aigre-douce de savoir que c'est probablement la dernière collaboration des deux monstres sacrés. Des passages touchants, poétiques et sensibles, de la réflexion, des scènes spectaculaires, des moments impressionnants... Du bon cinéma.

C'est devenu tellement rare que l'on ne va pas bouder notre plaisir. Merci Spielberg...
legend13
legend13

297 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2026
Un nouveau film de Steven Spielberg est toujours un événement pour moi. Même si ses derniers longs-métrages ont parfois déçu au box-office, Spielberg reste Spielberg : l'un des plus grands réalisateurs de tous les temps, un maître du 7e art.
C'est donc avec une certaine impatience que j'attendais Disclosure Day.
J'ai beaucoup aimé le film et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Je n'ai tout simplement pas vu le temps passer. La mise en scène est au top, et j'ai aussi beaucoup apprécié le côté très poétique de certaines scènes. Mention spéciale également à Emily Blunt, qui livre une performance XXL.
Oui, c'est vrai, ce n'est pas le meilleur film du maître.
Le principal défaut du long métrage demeure son scénario. Beaucoup d'éléments partent un peu dans tous les sens et auraient mérité davantage d'approfondissement. spoiler: Le volte-face final du personnage joué par l'excellent Colin Firth est non seulement mal amené, mais aussi très peu expliqué, voir pas du tout. Et c'est d'autant plus dommage que cela plombe vraiment le climax du film. Un choix frustrant, tant le personnage était intéressant. Quant à Josh O'Connor, difficile
d'être totalement embarqué dans l'histoire de son personnage quand celui-ci souffre d'un manque cruel de charisme.
Mais franchement, le spectacle proposé est d'une grande générosité.
Je n'ai pas envie d'épiloguer ni d'argumenter davantage. En revanche, j'ai du mal à comprendre certaines critiques assassines à son encontre. Le film est rempli de défauts, c'est vrai, mais nul ? Certainement pas !
C'est certainement le film sur le sujet extraterrestre le moins réussi de Spielberg. Pourtant, Disclosure Day n'en reste pas moins un objet filmique fascinant, imparfait mais ambitieux, porté par une mise en scène magistrale et une vraie envie de cinéma.
Et j'ai même le sentiment qu'il gagnera en crédibilité avec le temps. Peut-être parce qu'au-delà de ses maladresses, il ose proposer quelque chose de singulier, de poétique et d'authentiquement spielbergien. Rien que pour ça, il mérite largement qu'on lui laisse sa chance.
Lecter_H
Lecter_H

296 abonnés 1 129 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2026
Un mystère intégral.
Qu’a voulu faire Monsieur Spielberg ? On flirte clairement avec la thèse complotiste sur les événements passés autour de tous ces phénomènes paranormaux détenus par les organismes officiels américains, notamment le FBI. Evènements qui n’ont jamais été prouvés.
Disclosure Day est une histoire sans histoire à raconter. Juste des mystères, énormément de mystères, jusqu’à la fin. Je suis sorti de ce visionnage assez surpris, mais pas forcément déçu. Sur le fond, on se pose mille et une questions sur les intentions de ce grand réalisateur. Du coup, cela laisse libre cours à toutes sortes de thèses et d'explications diverses sur le net et sur les réseaux. C'est à celui qui connaît mieux que les autres l'univers de Spielberg de proclamer qu'il a compris, lui, et pas les autres.
Sa narration, telle un reportage, donne à des événements fictifs un semblant de réalisme mais ceux-ci n’ont pas de réelle consistance. Je veux dire par là que rien n'étant rationnel, on est davantage à la limite de la poésie, de la rêverie et surtout de la croyance en ses rêves. Mais à une nuance près : le ton est plus grave que d'habitude. Il manque tout ce coté merveilleux ou magique auquel il nous avait habitué dans ses films. Il tente de nous persuader que tout ce qu'il raconte est bien réel et il y arrive plus ou moins. Avec du recul, je me demande si dans son "délire", il est sérieux ou s'il est un génie de la création. Si je me pose cette question, c’est sans doute que je penche davantage pour la seconde option.
Mais d’un point de vue cinématographique, c’est un film déroutant qui va énormément cliver à cause des nombreuses portes restées ouvertes sans explication ni intention claire. Où cela nous conduit-il ? Dans quel but ? Pourquoi ce film sous cette forme ?
Pour distraire le spectateur, Spielberg sauve le film sur la forme par des scènes d’action. Cascades et poursuites font le show pour le grand public, mais elles ne sont pas du tout indispensables.
Le seul défaut, selon moi, concerne le comportement de l’organisation privée de renseignement : la Wardex Corporation. Ils passent pour des méchants très classiques, comme on en voit dans les films d’action très ordinaires. C’est leur comportement très stupide qui pose problème.
Aulanius
Aulanius

229 abonnés 1 793 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juillet 2026
Je n'arrive pas à comprendre comment avec autant de moyens en 2026, on peut faire un film d'un niveau aussi faible. Il n'y a absolument rien de nouveau, les acteurs ne sont pas au top de leur forme, on s'ennuie un peu, tout est cousu de fil blanc et la fin ... que dire ? On dirait une caméra cachée carrément. Je ne peux pas croire que Steven Spielberg soit le réalisateur de cette production même si pour moi ça n'a jamais été un génie du cinéma (oui je sais, je ne vais pas me faire des amis ici). En fait, hormis les scènes de cascades et les divers plans assez réussis, il n'y a rien à se mettre sous la dent. J'ai même été surpris du niveau des effets spéciaux assez catastrophiques avec les millions qu'ils ont, il y a 10 ans, on faisait clairement mieux par moments. Après, c'est marrant dans le fond avec ce sujet qui a toujours été tabou mais franchement "Disclosure Day" sera vite oublié à mon avis. Je ne recommande pas du tout. 8/20.
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2026
J'ai beaucoup aimé Disclosure day. C'est une sorte de film somme dans lequel on retrouve un peu tout le cinéma de Spielberg. Alors c'est naïf, invraisemblable, parfois un peu kitsch ( les scènes avec les animaux) mais le film est pensé comme une sorte de conte qui convoque l'imaginaire des blockbuster des années 90 (de X-files aux X-men ) pour tenter d'exprimer l'indicible ( difficile de ne pas penser à Auschwitz) tout en interrogeant le rapport de l'homme à la foi et à la vérité. Le film mélange les genres et les tonalités passant de l'espionnage à la science-fiction, de la comédie au mélodrame tout en proposant une scène de révélation extra-terrestre traumatique qui m'a évoqué Mysterious skin. J'ai aussi parfois pensé au très beau mais plus minimaliste Midnight special avec ces scènes sur la route et ses personnages qui se cachent dans une maison abandonnée ou dans une chambre de motel. Finalement le film n'est d'ailleurs pas si spectaculaire que ça, il prend son temps, ce qui est d'ailleurs assez rare dans la production hollywoodienne contemporaine. L'esthétique du film, et notamment le travail sur la lumière, rappelle davantage AI et Minority report que les grosses productions actuelles. Le film est imparfait, certains diront mièvre, mais beau dans ses imperfections. Il regarde vers l'avenir tout en se nourrissant du passé.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

187 abonnés 2 665 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2026
Bien que l'histoire ne soit pas d'une folle originalité, l'art de la narration de Spielberg en fait un objet divertissant.
Artriste
Artriste

191 abonnés 2 413 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 juillet 2026
Avec Disclosure Day, Steven Spielberg réalise un film de science-fiction infâme, pour ce qui est sûrement la pire proposition de sa carrière. L'histoire nous fait suivre Daniel Kellner qui, à l'aube d'une Troisième Guerre mondiale, dérobe plusieurs archives classées secrètes remontant à l'incident de Roswell. Convaincu que ces documents doivent être rendus publics pour que le monde tout entier soit au courant de la vérité, il prend la fuite avec sa compagne Jane. Seulement, Noah Scanlon, le directeur de Wardex, et ses hommes se lancent à leurs trousses alors que, dans le même temps, à Kansas City, dans le Missouri, Margaret Fairchild, une présentatrice météo, développe d'étranges capacités. Ce scénario s'avère être une véritable purge à visionner tout du long de sa durée de près de deux heures et demie. Une durée qui est un vrai supplice, une torture tant chaque minute est une minute de trop. La faute à une intrigue d'une médiocrité rarement atteinte, très mal écrite. On assiste pendant environ une heure quarante-cinq à une course-poursuite extrêmement redondante et vaine. Rien n'est concret. Ce n'est que du vide. Du vent. Le néant absolu à base de bavardages inutiles et inintéressants au possible. Et c'est franchement décevant tant le sujet était palpitant et passionnant sur le papier puisqu'il traite de la divulgation d'informations prouvant que la Terre est visitée par des extraterrestres. Mais le récit passe totalement à côté de son sujet. C'est criminel d'autant passer à côté. Pire, il le ridiculise et semble même vouloir discréditer l'ufologie. Ce n'était pourtant pas compliqué de faire en sorte que les données fuient. Qu'elles soient dévoilées à l'humanité. Puis qu'on voie la réaction des humains. Mais pour cela, il aurait fallu que la divulgation arrive au bout de trente à quarante minutes de bobine. Mais non. Ici, elle intervient à la toute fin, ce qui est totalement absurde puisque tout l'intérêt d'une telle divulgation est de voir la réaction des humains et le bouleversement que cela va provoquer. Un tel choix scénaristique est incompréhensible, d'autant plus que la course-poursuite est nullissime et chiantissime. C'est vraiment se moquer du public venant en salle. Résultat, on s'ennuie ferme d'un bout à l'autre et l'on n'a qu'une seule envie : que cela se finisse. Et que dire des scènes dans lesquelles des pouvoirs bidons sont utilisés. C'est franchement risible. Le ton se voulant sérieux et l'ambiance se voulant emplie de suspense sont, eux, ratés. L'ensemble est porté par des personnages stéréotypés aucunement attachants. Des rôles interprétés par une distribution peu convaincante car elle n'a rien à défendre, comprenant Emily Blunt, Colin Firth, Eve Hewson, Colman Domingo ou encore un Josh O'Connor au charisme négatif. Tous ces individus entretiennent des rapports ne procurant absolument aucune émotion si ce n'est de la pitié tant leurs relations sont pathétiques et pitoyables. Des échanges soutenus par des dialogues fleuves insipides et creux. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain ayant été remplacé par un avatar par les extraterrestres s'avère tout de même plutôt bonne. Sa mise en scène, faite de mouvements de caméra fluides, est immersive. Cependant, la photographie est terne et ne bénéficie d'aucun cachet esthétique. De plus, les environnements parcourus n'ont aucune personnalité. Et que dire de la représentation des extraterrestres. S'ils sont bien faits, il n'y a absolument aucune inspiration ni vision au niveau de leur aspect repris des premiers fantasmes du passé. Ce visuel finalement quelconque est accompagné par une bande originale générique et sans inspiration signée John Williams, dont les compositions ne renforcent en rien l'atmosphère et n'ont aucun impact sur les images. Reste une fin qui aurait dû en réalité intervenir beaucoup plus tôt dans la narration et qui devient même grotesque dans ses dernières secondes, venant ainsi mettre un terme à Disclosure Day qui, en conclusion, est un long-métrage aussi indigne que détestable.
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