Dès le départ, le spectateur est témoin du mal-être de Suzanne, ses enfants aussi se doutent. Le film est lent et explique la vie après la disparition. Des difficultés pour les enfants qui doivent s'adapter à leur nouvelle vie, ils sont d'ailleurs en colère. Des difficultés aussi pour Jeanne, qui ne voulait pas d'enfant et a une vie en parenthèse. Les acteurs sont très justes, l'atmosphère est lourde, et rien ne vient alléger le climat. Bon film sur les familles peu communicatives.
Très beau film ! Interprétation sublime de Camille Cottin plein de sensibilité sans rombdr dans la sensiblerie. Non, être mère ou vouloir l’être ne va pas de soi. Et c’est retranscrit ici avec beaucoup de justesse. Excellent jeu des enfants également. J’ai aussi aimé la prise de vue et la façon de filmer qui, tout en pudeur, permet à la spectatrice que j’étais, d’entrer dans l’émotion et l’intimité de cette famille et de leur douleur comme de leur joie.
spoiler: Très décevant et ennuyeux au possible. Aucune émotion n'arrive véritablement à émergerspoiler: . le scenario est d'une grande platitude et ne prrmet pas aux acteurs de donner le meilleur d'eux memes.
Evoquer l'absence à travers le prisme des présents, tel est le pari - réussi - du film Les enfants vont bien, une œuvre âpre et mélancolique sur le deuil de ce qui n'est pas mort. Les enfants justement portent en grande partie ce long-métrage hélas un peu évanescent, aux côtés de la toujours très juste Camille Cotin.
Le sujet augurait un travail complexe enrichi d’une réflexion profonde mais … Le début est trouble, lent et la suite reste dans ce cadre, sans émotions, sans sentiments, passages vides, inutiles, longs et mal filmés à côté d’excellentes prises de vue. Des dialogues intéressants et profonds à côté d’autres vraiment creux. N. A. surcharge les situations comme les 5 enfants dans « Toni, en famille » alors que 3 auraient suffi, ici une femme célibataire, dans une histoire amoureuse incertaine, un job prenant, … et avec les pipis au lit (2 ou 3 fois dans ce film !) comme dans « Toni, en famille » ! Les acteurs jouent bien et avec leurs textes mais s’il est vrai que la situation est complexe aussi on attend du 7ème Art un traitement au-delà du quelconque et qui nous surprenne. Oui la fin nous surprend mais c’est pour nous révéler l’immaturité et la vacuité de réflexion de N. AMBROSIONI.
Belle immersion dans une situation inhabituelle et compliquée. Le dilemme familiale et humain du personnage de Camille Cottin est extrêmement bien développé. Les acteurs des enfants sont bien dans leur rôle. Film très intéressant qui laisse un peu sur sa faim (mais on accepte sans soucis cet appétit).
Un drame familial qui se veut émouvant mais tombe dans la prévisibilité. Les personnages manquent de profondeur et les conflits sont survolés, donnant un film tiède et peu marquant malgré ses intentions.
Disparaître volontairement, même en abandonnant ses enfants, c'est légalement autorisé et ne fait l'objet d'aucune poursuite ! Je ne savais pas et tant mieux, car ce film très bien écrit invite à "faire face" à cet impensé inacceptable. L'interprétation est excellente, notamment celle de Camille Cottin, toute en retenue et en sincérité. La musique très douce et discrète confirme que le film ne cherche pas à tout prix l'émotion, mais plutôt le pragmatisme face à l'inattendu de la situation. Le rôle des enfants est très juste, sans aucun pathos. Le croisement des chemins de chacun - la sœur, le père, l'ex - est finement tissé.
Chaque année, en France, ce sont plusieurs milliers d’adultes qui décident de disparaitre volontairement. Ce que l’on appelle le droit à l’oubli est le point de départ de ce film dans lequel dès les premières minutes une mère de deux enfants les laisse (ou les abandonne à chacun son interprétation) à sa sœur en se carapatant en pleine nuit sans explication. Cette sœur homosexuelle divorcée va devoir s’en occuper et devenir mère, elle qui n’en a aucune envie, chose qui a condamné son vieux couple (12 ans de mariage). Rien que çà, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Comme chez Lioret, la barque est chargée pour faire naitre l’émotion ; chez moi, cela n’a pas marché. Une mère aimante abandonne des enfants qu’elle aime car elle est dépressive suite au décès du père de ses enfants. Pourquoi ajouter aussi une histoire de sœur alambiquée venant s’imbriquer à merveille avec la sienne pour en montrer une forme de contrepoint autour de la parentalité ? Et ses enfants sont hyper attachants, ils ne manquent pas d’amour ; à part un pipi au lit, ce sont des enfants modèles. On ne sent pas le trauma chez eux du passé avec une mère au bout du rouleau dont au travers d’une réplique ‘(« elle a retiré de l’argent la semaine dernière avec sa carte ») on n’ose dire qu’elle a mis fin à ses jours. Tout au long du film, les intentions sont manifestes ce qui empêche la réflexion et l’inattendu. Les jeunes comédiens font le job comme Camille Cottin en femme libre amenée à remettre en question ses priorités. Mais le tout est académique et très convenu ; j’en ai trop vu les grosses ficelles et un scénario grossier pour prendre plus de plaisir que devant un film poussif. Et plus largement ; ces temps-ci, on voit fleurir les films qui interrogent la maternité. Qu'est-ce qu'être mère nous demandent-ils ? Qu'est-ce qu'être mère quand on ne l'est pas dans le couple recomposé des "Enfants des autres" ou dans le couple lesbien de "Des preuves d'amour" ? Qu'est-ce qu'être mère quand on ne le veut pas nous interroge le docufiction de Romane Bohringer ? Qu'est-ce qu'être mère quand on ne le peut pas nous demande le dernier film des frères Dardenne "Jeunes Mères" ? Qu'est-ce qui différencie une bonne mère d'une mère toxique nous demandent les figures écrasantes de "Reine mère" ou de "Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan" ? Il y aurait un article voire un livre à écrire sur le traitement de la figure maternelle au cinéma. Quand le cinéma s’empare d’un sujet, il l’exploite jusqu’à la lie et la thématique de la mère, du père et de la famille sont des thèmes en vogue. Mais tous les films ne méritent pas d’être vue. Traiter d’un sujet sous un angle nouveau comme ici ne suffit pas à susciter l’intérêt ; tout dépend comment cela est fait. Film gentillet
Les Enfants vont bien est un mélo familial qui commence comme un polar domestique – une mère s’évapore, deux gosses abandonnés – et se révèle peu à peu pour ce qu’il est : une étude au scalpel de la parentalité qu’on ne choisit pas. Camille Cottin y enterre tous ses rôles “cool” pour incarner une femme qui ne voulait pas d’enfants et qu’on oblige à aimer, sans halo, sans instinct maternel magique, juste avec sa solitude en guise de mode d’emploi. Ambrosioni filme ces vies cabossées comme un “film triste qui soit comme un câlin” : la caméra ne juge jamais, elle accompagne, elle reste là quand ça déraille, et c’est cette patience qui finit par broyer le cœur. On pourra trouver ça trop doux, pas assez féroce ; mais quand la lumière se rallume, rares sont ceux qui ne se demandent pas, un peu honteux : “Si on me laissait deux enfants sur les bras demain, est-ce que moi j’irais vraiment bien ?”
Camille Cottin magistrale L’intrigue nous tient en haleine jusqu au bout…que de questions sans réponse Pas de pathos Le jeu des enfants est époustouflant aussi