L'épreuve du feu est un film très réussi sur l'importance que beaucoup accordent au regard des autres, sur cette recherche de normalité, ce besoin d'appartenance que chacun a certainement déjà ressenti à un moment de sa construction, adolescent ou jeune adulte. Il porte également une vision très fine et juste des conséquences malsaines des groupes et effets de bande.
La force du film réside dans le fait qu'on l'imagine pouvoir tomber à chaque instant dans la caricature, à cause d'un scénario parfois un peu trop prévisible, alors qu'il parvient à ne jamais être trop démonstratif et à prendre une puissance inattendue au fur et à mesure qu'il avance.
Prometteur dans Été 85, impressionnant de justesse dans Rien à perdre, Felix Lefebvre confirme ici tout le bien que l'on pensait déjà de lui. Il donne la réplique à une jeune actrice, Anja Verderosa, révélation qui crève l'écran à chacune de ses répliques et dont on a tous envie de tomber éperdument amoureux.
Grâce à une très bonne caractérisation des personnages, le propos autour des rapports de classes ne bascule jamais dans un discours trop ostentatoire. Le film montre plus qu'il ne juge. Et la caméra du jeune réalisateur parvient à saisir avec beaucoup de justesse les émotions que ses personnages traversent, et à donner au film un climat tout particulier, entre nostalgie et malaise.
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Une jeune troupe d’acteurs efficace menée par Félix Lefebvre et la jeune Anja Verderosa formant un couple intéressant que tout oppose. Quelques maladresses scenaristiques qui n’empêche pas le film d’être touchant et subtile
L’épreuve du feu est un film beaucoup plus profond qu’il n’y paraît. Avec des silences qui en disent long, des regards en coin avec ce sourire mi fier mi moqueur qui rappelera des sales souvenirs de lycée a certains, des amitiés de surface alors qu’on les pensait en béton... mais je vous rassure. Il y a des scènes drôles aussi. J’ai encore ete bluffée par le jeu de Félix Lefebvre. Timide et dans ses yeux on peut voir la joie des 1ers vrais amours. Même si sur plusieurs scènes on a envie de le guider lol. Ceux qui verront le film comprendront de quoi je parle. Et on a tous eu au collège/ Lycée / fac une élève dans sa classe qui ressemble à Queen. Du genre tous les regards, rarement bienveillants se posaient sur elle. Car par le maquillage, les fringues ou la façon d’être différente des "groupes" choquaient. Anja Verderosa l’incarne sans exageration. C’est vraiment une des raisons qui m’a fait beaucoup aimer ce film car on a tous envie de dire en sortant de salle à la Queen qu’on a connu c’est toi qui avait déjà tout compris à l’époque. Tu es restée toi-même quoique l’on pense ou dise. C’est en quoi j'ai trouvé une des scènes finales d’une beauté rare
Ce 1er long métrage d'Aurélien PEYRE, s'avère aussi etre une "épreuve du feu" pour ce réalisateur/scénariste qui signe manifestement une totale réussite ! Felix Lefebvre comme Anja Verderosa talentueux, se réunissent dans cette belle histoire d'amour estivale, un amour fragile, éphémère spoiler: mais gâché. Une idylle se créée entre ces deux jeunes amis qui se retrouvent, se cherchent, se redécouvrent, se construisent et dont le regard évolue l’un pour l’autre. Une histoire d'amour dramatiquement gaspillée par un insidieux pari entre copains jaloux, des bad boys inconscients ! A la fin du film il pleut abondemment renforçant le sentiment de tristesse désespérée ressenti par Hugo manipulé, trahi comme déprimé.
Hugo, 19 ans, revient physiquement transformé sur son lieu de vacances avec sa copine, Queen — un "avion de chasse" selon ses potes. Il compte bien prendre sa revanche sur la vie, lui qui a été moqué pour son poids et a rêvé d'être intégré dans le groupe. Mais Queen n'est pas au goût de la jeunesse parisienne dorée et déconstruite... Voilà un film sensible et chirurgical qui frappe fort sur la cruauté des jeunes entre eux, l'influence du groupe et la construction de l'égo.
Car le fait que celui qu'on appelait 'Hugros' soit aujourd'hui "fit" changera-t-il le regard de la clique sur lui ? Acceptera-t-on sa copine, exubérante et facile à cataloguer "cagole de service" ? À trop vouloir obtenir le graal de la reconnaissance, Hugo risque de passer à côté de l'essentiel.
Même si je peux reprocher un grossissement des traits dans la construction des personnages (clichés !), ils font le taf. Anja Verderosa crève l'écran dans son premier rôle. Elle est plus vraie que nature : tantôt solaire, tantôt éteinte, toujours flamboyante. Un grand début au cinéma !
L'Épreuve du feu prend la forme d'un labyrinthe menant vers un piège à renard. spoiler: Tout dans la relation avec les "frérots" n'est que fausseté. Le piège se renferme : Hugo finit perd son seul vrai ami, se ridiculise et blesse son premier amour, qui repart seul. La lettre finale où elle félicite sa grand-mère de l'avoir poussée à accepter ce voyage et à faire confiance fend le cœur.
Queen est sûrement la seule personne saine et au bon cœur au milieu de cette tripotée d'ados imbus de leur personne, hors sol et toxiques. Et Hugo ? Est-il blessé, jeune et perdu, ou est-ce lui aussi, un petit con ? spoiler: Cet été-là, il aura été le protagoniste d'un grand roman d'apprentissage.
Vu en avant-première au Festival de Pauillac : L’Épreuve du feu d’Aurélien Peyre. Un choc émotionnel
Un film à la fois tendre, brûlant et viscéralement juste. L’île, les silences, les regards… tout sonne vrai.
Mais mention spéciale à Anja Verderosa : elle crève littéralement l’écran. D’une intensité rare, magnétique sans jamais forcer. Une vraie révélation, à la fois puissante et vulnérable. Impossible de détourner les yeux quand elle est à l’image.
Félix Lefebvre est aussi très juste, mais c’est elle qui donne une âme bouleversante au film.
« L’avis des gens, c’est la vie des gens. » Une phrase qui semble simple… mais qui prend tout son sens dans ce film, où chaque personnage se heurte au regard des autres.
Entre authenticité et imitation sociale, le récit oscille au rythme des trajectoires d’Hugo et de Queen. Anja Verderosa incarne cette dernière avec une justesse rare, mêlant force et vulnérabilité d’autant plus remarquable lorsqu’on sait qu’elle a été repérée grâce à un casting sauvage sur les réseaux sociaux.
Un film qui aborde des thématiques brûlantes d’actualité et met en lumière ce qui se joue, parfois en silence, dans nos relations humaines.
Premier long métrage très réussi pour ce jeune et déjà grand réalisateur. Les personnages sont finement amenés et travaillés. Une invitation à rester soi même extrêmement émouvante !
Un film qui dépeint brillamment les rapports entre jeunes adultes. Ce que le regard des autres peut amener à faire ou à devenir, ce que le rapport au corps et l’arrivée dans l’âge adulte fait à la confiance en soi. La difficulté de se comporter comme les autres pour se sentir inclus et les conséquences que cela peut avoir. Un film qui parlera à toute personne ayant un jour voulu prendre une revanche sur son adolescence, trouver sa place auprès des autres et se sentir considéré, quitte à s’oublier soi-même. C’est une parenthèse au goût nostalgique pour les adultes, une histoire pleine de réflexions pour les plus jeunes. Ce film ne fait pas de longueur, il transpire d’émotions et nous ramène un Été sur la plage, face à nos joies et nos regrets, face à nos propres souvenirs de premières fois.
En salle depuis hier, excellent premier film long metrage d'Aurelien Peyre, tout en finesse sur le regard des autres, la recherche d'appartenance et la dureté des differences de Classe sociale. Film porté par de jeunes acteurs merveilleux (tous) à commencer par les deux principaux : Anja Verderosa & Felix Lefebvre. Mention speciale aussi à Marie Bucas pour sa Chanson Naufrage.