Tu veux souffrir pour rien ? Regarde ce film.
Scénario plat comme un café froid
On nous promet une comédie dramatique originale, mais on obtient un récit convenu : transformation extérieure, couple excentrique, regard de la bande… tout cela semble déjà vu, vu trop tôt. L’île de Noirmoutier n’est qu’un décor photo-générique sans supplément d’âme, et la pseudo-tension sociale n’atteint jamais autre chose qu’un sempiternel cliché.
Personnages sans épaisseur, émotion ridicule
Hugo endure une transformation physique improbable, mais où est la métamorphose psychologique ? Queen, la petite amie, façon esthéticienne glamour, fait tapisserie visuelle plutôt qu’elle ne suscite l’émotion.
On peine à s’attacher, tant leurs considérations psychologiques semblent superficielles.
Style visuel propre, narration soporifique
Oui, c’est joli. Oui, la mise en scène est soignée. Mais au fond, le film manque cruellement de personnalité. Tu en sors propre de la salle, certes, mais nettement moins éveillé qu’en y entrant.
Pas la comédie, pas le drame, juste… rien
Le genre est flou : on oscille entre la comédie dramatique et le film d'auteur en mal de tension. Le rythme est lent, la direction morale brouillée, et on finit par se demander si tout ça valait vraiment qu’on y consacre 95 minutes.
Conclusion brûlante (sans feu)
Un film qui allume la braise mais n'enflamme jamais le regard. Beau mais inutile, charmant mais creux, c’est l’entrée du monde du cinéma d’auteur français sur la pointe des orteils—en espérant qu’il ne fasse pas trop de bruit.