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joelle g
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3,5
Publiée le 4 octobre 2024
Un plaidoyer pour la défendre la condition des femmes dans l’Iran des mollahs en 2024…. À travers la vie d’une famille Iranienne , dans son quotidien… L’affrontement entre les filles , qui expirent à une vie libre , et leur père , défenseur de la foi ..islamiste convaincu , au service du pouvoir révolutionnaire….et la mère …soumise à son mari mais pas insensible aux envies de ses filles… De très gros plans , parfois lents , longs , intenses , des regard , une musique ….une ambiance lourde qui restitue certainement l’Iran d’aujourd’hui….et des images réelles des émeutes sanglantes et réprimées …. Prix spécial du jury à Cannes pour soutenir cette cause ….
L'explication liminaire mérite à elle seule d'être rappelée: les graines transportées dans la fiente des oiseaux vont germer ailleurs et étouffer d'autres plantes. Comment la violence religieuse vient polluer la paix et l'aisance de la cellule familiale moyenne, et au final la société toute entière. Bien sûr il faut voir ce qui sera probablement le testament de Rasoulof dans sa période tournage en Iran, malgré une petite demi-heure de trop, dont la suppression dans un montage plus ramassé n'aurait pas nui à la force du film. Laquelle force a été puisée dans l'énergie désespérée d'une population exaspérée. Le montage avec les extraits des réseaux sociaux est fluide et alimente l'ambiance tendue des familles refugiées derrière leurs rideaux fermés. Le courage de tourner un tel scénario n'enlève rien à la qualité des acteurs, quand à la mise en scène, elle se joue des contraintes de tournages en secret, comme dans les films précédents. L'aspect thriller de la dernière partie est inattendu, dans les rares décors extérieurs que constituent cette ville en ruine. Le cœur du sujet reste l'affrontement familial, les doutes qui s'insinuent, les gestes du quotidien pour marquer le temps qui s'écoule sans apporter de dénouement, ni lever les doutes sur qui pense quoi. Indispensable à voir mais son film précédent Le diable n'existe pas avait une puissance émotionnelle encore plus forte. cinéma - septembre 24
Une heure et demi de pur bonheur ! Ou comment illustrer avec brio et élégance comment un régime totalitaire repose sur la peur, la veulerie, l’aveuglement de ceux qui constituent l’appareil répressif ! La tension permanente, la surveillance omniprésente dans le milieu professionnel comme dans le milieu familial glacent le sang. Le contraste entre des parents intégrés et conservateurs et des jeunes filles ébahies par ce qui se passe dans la rue est édifiant ! Le regard venimeux du père de famille envers une femme dévoilée écoutant « Barayé » au volant en dit long ! Il y a aussi des scènes d’une grâce infinie, d’une candeur touchante … La disparition d’une arme de service au domicile de ce bon serviteur de l’état tellement inoffensif instille la suspicion au plus profond de l’intimité familiale. Et c’est là que tout dérape ! Et que la dernière heure vient tout gâcher ! Le bon père de famille emmène tout son petit monde à la campagnespoiler: et se dévoile être de plus en plus le despote sans scrupule qu’il est supposé être ! Et alors, tout devient banal et attendu,spoiler: le serviteur des despotes est une petite ordure sans envergure … dont la fin est à la hauteur de sa vie … minable !
Alors, je ne retiendrai que la magnifique maestria du spectacle offert, et de l’héritage laissé par Mahsa Amini !
Ma note est strictement cinématographique. J'ai trouvé le film trop long pour les moyens que Mohammad Rasoulof a pu déployer pour sa mise en scène. En revanche bravo pour le jeu des acteurs et pour cette prise de risque de cinéma, pédagogique et politique.
Dans « Les graines du figuier sauvage », Mohammad Rasoulof manie à merveille les métaphores et dénonce avec force et talent les absurdités d’un pouvoir sanguinaire zélé.
D’une puissance inouïe, la scène du feu rouge en est le parfait exemple. Deux mondes s’y observent : d’un côté, un pouvoir tyrannique en fin de règne, terrorisé, ne trouvant d’autre moyen que de massacrer sa jeunesse pour maintenir sa main de fer sur le pays ; et de l’autre, une jeunesse déterminée, courageuse et assoiffée de liberté, s’affranchissant des codes religieux aux risques de leurs vies, et cela sur l’hymne de la révolution FVL « Baraye » de Shervin Hajippour. Cette scène, courte et intense, résume à elle seule cette œuvre.
Plus que profondément politique, c’est un grand film de cinéma par sa mise en scène, son esthétisme et les messages intelligemment portés à l’écran.
Quel courage de faire un tel film ! Bravo à tous les participants. Ca n'est pas évident au début, rythme lent. On voit des façons de vivre. C'est important. Et après on est cueilli. Des contradictions, des contraintes, et des lieux. C'est peut-être l'Iran mais c'est nous. Nous les humains.
Puissant pamphlet sur la répression des révoltes Iraniennes, on salue le courage et l’engagement du réalisateur et de l’ensemble des contributeurs de ce film pour ce scénario poignant écrit au cordeau
Ce film se compose en deux parties : la première, intéressante où on plonge dans le milieu de bourgeoisie moyenne en Iran. C'est la confrontation habituelle entre parents/ados. Sauf qu'ici on est plongé dans les émeutes à Téhéran de 2022, où les femmes refusent le port du voile. Les ados partagent beaucoup de vidéos sur les brutalités policières en Iran. La 2e partie, part en sucette car le Juge-instructeur perd son arme de service et cela ouvre un maelstrom de réactions interfamilialles..On se perd en conjectures..car on ne voit pas où le réalisateur veut en venir..
C’est clairement un film sur la dictature islamiste en Iran Le père, le futur juge d’instruction, reçoit des dossiers qu’il n’a pas le temps de lire, mais dont il doit signer la condamnation à mort du prévenu. La méfiance est partout. Les deux filles du futur juge Sont confrontés à la réalité de Téhéran, alors que leur père devient l’un des bourreaux du régime. C’est une condamnation évidence du régime des mollahs Sur le plan cinématographique, disons que le scénario l’emporte sur le jeu des acteurs. La valeur du document est irremplaçable.
un film dur sur la révolte iranienne récente. on alterne le film et fes séquences de rue sur les réseaux. la famille avec le père partie prenante du régime et les filles proches de la révolte subit bien des difficultés. c'est un super film mais beaucoup trop long. dommage
Le père, la mère et leur deux filles à Téhéran. Le père nommé juge sous le régime islamiste, tient à son grade et à une promotion qu’on lui fait miroiter.
En famille, les deux filles s’opposent au régime tandis que la mère ménage les deux camps. Tout bascule spoiler: quand le père ne retrouve plus son outil de travail [spoiler][/spoiler.
C’est là que commence une course-poursuite… Excellent film
Ce film de Muhammad Razoulot témoigne à la fois du cinéma vérité et de la souffrance des femmes dans la théocratie de l'Iran actuel. S'y déploie les mécanismes pernicieux de la violence ordinaire mais surtout l'état délétère qui broie les sentiments de la famille. Muhammad Razoulot joue sur les symboles, où la mort métaphorisée par un pistolet perdu court comme le fil conducteur des perversions du système. Le casting néo-réaliste des taches ménageres, la famille Iman, la mère et ses deux filles Najemh, Ravsan, Sana, confinées à domicile, attestent d'une angoisse carcérale palpable où l'étau des contradictions subies par le pater familias ne pouvait que clore l'allégorie du mouvement "femme vie liberté" que par la disparition du bien nommé Iman, coupable autant qu'irresponsable. Le pistolet retrouvé nous offre un soulagement parmi les ruines d'un village fantôme. Un film militant pénible autant qu'haletant à suivre.
Encore un passionnant film iranien. Pour reprendre l'expression d'un spectateur sorti de la salle juste devant moi "quel film, quel niveau !". Cela monte en intensité jusqu'à une séquence finale haletante qui laisse sans voix. On part d'une histoire familiale, intime, pour aller explorer les conséquences d'un mouvement inédit d'ampleur national avec ceux, et surtout celles, qui le vivent directement ou non, pour revenir ensuite au chœur de cette famille. Pour ce couple et leurs deux filles, le mouvement d'émancipation aux cris de "femmes, vie, liberté" a creusé des doutes et laissé des ondes de choc qui vont conduire à révéler la vraie nature du père, jusque là un peu insaisissable (soutien du régime certes mais l'est-il plus ou moins à son corps défendant ? Est-il un mari, un père dévoué malgré ses absences, ses compromissions ?). C'est très bien écrit et très bien joué, on ne sait jamais vraiment où cette histoire va nous mener. Les plus de 2h passent sans qu'on le remarque. A voir !
Film très intéressant, dur et triste à la fois. Iil nous plonge dans le drame de la population Iranienne et de cette famille en particulier. Quelques scènes sont poignantes et presque insupportables.