Les Graines du figuier sauvage
Note moyenne
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451 critiques spectateurs

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Eli nacolada
Eli nacolada

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2024
Film assez enthousiasmant au vu du résumé. Cependant j'en ressors très déçue. En effet on a l'impression au vu des premières dizaines de minutes du film qu'il va aborder la révolution des femmes (et des hommes) en Iran suite à la mort de Mahsa Amini mais en réalité pas du tout. Le film aurait pu être très bon puisque le thème est fort, malheureusement il est beaucoup beaucoup trop long, les scènes sont tirées en longueur spoiler: (on a compris que le pistolet avait disparu, les multiples recherche de la maisons étaient abrutissantes)
et le film ne va pas en profondeur du sujet qu'il aborde. J'ai l'impression que le film à 5 scènes, dont les deux dernières prennent les 3/4 du film. Je ne comprends pas la hype.
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2024
Décidément il se passe un truc avec le cinéma iranien ces dernières années. Après Saeed Roustaee, Moammad Rasoulof use du cinéma comme d'un acte politique chargé contre son pays (jusqu'à être obligé à l'exil) en dynamitant la cellule familiale. Quoi de plus logique que de traiter les répercussions des décisions étatiques en montrant son effet sur le plus petit dénominateur commun ?

La Graine du Figuier sacré débute comme un réel film politique, en plaçant les filles d'un haut fonctionnaire de l'État peu à peu face à lui, allant jusqu'à intégrer de vraies vidéos virales de lynchage public.
C'est extrêmement bien écrit et interprêté, porté par une mise en scène sobre et maîtrisée.

Le tout jusqu'à un acte final embrassant le thriller. Ce sera peut-être la seule réserve du film, qui s'il n'est pas dénué de tension, manque sans foute d'une plongée plus prenante et viscérale jusqu'à son final. Mais à l'instar de son touchant épilogue, difficile de rester de marbre devant ce très bon film !
Romain Brr
Romain Brr

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2024
J’ai adoré malgré la fin qui est invraisemblable. Film d’utilité publique qu’on devrait montrer dans tous les établissements scolaires de France
B Jdd
B Jdd

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2024
Un sujet brûlant, le totalitarisme, la théocratie, l'oppression des femmes, la liberté la responsabilité individuelle de cautionner ou refuser, la banalité du mal...et un échec relatif en raison d'un film interminable 2h30'! ...et une fin absurde où l'on a l'impression de se retrouver dans une réplique de "Shining"!
Teusqua91
Teusqua91

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 septembre 2024
Ça manque quand même cruellement d’incarnation, les personnages sont théoriques, et puis la fin en mode Shinning qui switch de nulle part, dommage, finalement on a le sentiment d’assister à une esthétique de « l’ennemi », ou du moins sa contamination
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2025
Un film très puissant et très ambitieux, et aussi très surprenant pour un film iranien, car celui-ci se permet d’aborder les questions d’actualité en facial. On est loin des fables philosophiques ou des allégories habituelles avec métaphore. Ici le récit est très réaliste, en nous confrontant à différentes classes de la société iranienne, mais surtout à différentes générations. Le père est un juge d’instruction, membre du régime, en pleine ascension, appliquant la politique très dure du régime. Sa femme le soutient mais elle comprend aussi la modernité de leurs deux filles adolescentes, très proches de la mouvance réformiste. Le film est monté en trois parties. La 1ere est assez réaliste, la description des modes de vie respectifs, les aspirations de la jeunesse, les confrontations générationnelles, le rapport strict du père à l’ordre. Très bon et souvent captivant. Avec l’insertion de séquences vidéo, ou d’actualités montrant l’oppression et la répression du mouvement « femme & liberté », souvent très dures. Le film bascule ensuite dans un climat Kafkaïen, tout le monde est à la recherche d’un objet perdu qui prend une vraie symbolique, complétement obsessionnel. C’est d’abord la « Métamorphose » des 3 personnages qui changent de comportement, puis « le Procès » avec le passage des trois femmes devant un policier /psychologue chargé de démasquer la coupable du larcin, par la torture psychologique. C’est la meilleure séquence, très réussie, envoutante, oppressante, il y a aussi du « Orwell » avec ce Big Brother islamiste, qui contrôle et surveille tout. La 3eme partie bascule dans une fuite policière qui devient vite un film d’horreur, plus très crédible. C’est dommage, on comprend bien sûr l’allégorie, l’affrontement homme- femme, la « folie » réelle du régime, illustrée par cette ville fantôme en maisons en terre cuite. Mais c’est long, la poursuite finale aux confins de l’épouvante pourrait être raccourcie de 20 mn. On a compris le message qui comporte moins de finesse et de subtilité. En même temps il faut reconnaitre la performance que de réaliser un film avec 3 styles complètement différent. C’est très ambitieux et prouve que Rasoulof est un grand réalisateur avec lequel il faudra compter , et qui deviendra sûrement un réalisateur majeur en occident , comme le fut à son moment Asghar Farhadi, transfuge de grand talent.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
Sensation du dernier Festival de Cannes, et alors que beaucoup lui promettaient la Palme d'Or, c'est finalement un Prix Spécial, hors palmarès, que le jury de Greta Gerwig a décidé de lui attribuer. Une polémique avait alors éclaté. Fallait-il dissocier l'oeuvre du contexte politique dans lequel elle avait été tournée (le réalisateur a dû faire son film clandestinement et fuir son pays pour venir le présenter à Cannes) et la juger sur le même plan que les autres films ou la traiter à part ? Quitte à le récompenser, ne fallait-il pas l'inscrire bien plus haut dans le palmarès ?

Contraint pas ces conditions de tournage, le réalisateur fait le choix très intéressant d'importer et d'illustrer les tensions liées au régime totalitaire iranien à l'échelle de la famille, en se focalisant sur toutes leurs répercussions au sein de celle-ci. Ces moments intimes sont à plusieurs reprises entrecoupés de vidéos amateurs choc, prises avec des téléphones portables et dénonçant la répression infligée à la population iranienne qui tente de se soulever. Cette façon de venir introduire du réel dans la fiction et de faire coller le récit à l'actualité rend l'ensemble encore plus impactant.

Pendant les deux premiers tiers du film, durant laquelle le film se révèle d'une très grande maîtrise formelle, l'ombre de l'oppression du régime, à travers la figure paternelle, plane sur la vie de cette famille, d'apparence plutôt unie. Puis la tension au sein de ce huit-clos monte crescendo au fil des prises de conscience politiques des deux jeunes femmes de ce foyer.

La dernière partie fera basculer le film dans un thriller haletant, un brin excessif, mais dont la virtuosité et la maîtrise de la réalisation (gardons toujours en tête qu'il a été tourné secrètement) impressionnent.

Le film est remarquablement interprété et même s'il souffre de quelques longueurs, l'élan de vie et de liberté qu'il porte à travers ces deux adolescentes insuffle un bel espoir pour l'avenir.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2024
Le film tient un peu de la pensée magique: comment une histoire singulière et légèrement improbable pourrait se dupliquer en mouvement de fond qui libérerait les femmes et les jeunes filles Iraniennes de l’oppression….
Ces graines sont un espoir bien ténu mais le film est beau et on se prend à rêver de les voir pousser !
Deniro65
Deniro65

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2025
sorti à l'instant de ce film interminable qui bute je le regrette sur des incohérences scénaristiques et qui finit sans rien dévoiler de la fin sur du grand guignol et sur un whodunit invraisemblable autour d'une arme de service, motif d'une tragédie absurde. Le régime iranien est une dictature qui s'écroule sur elle même mais qui est dans la réalité toujours bien vivace. Après on peut crier au loup bien installé au fond de son fauteuil de cinéma. On peut aussi louer l'intention du réalisateur qui dénonce la violence extrême de la répression des Mollahs face à une jeunesse éprise de liberté. Transposer l'horreur de ce pouvoir au sein d'une famille est malheureusement bancale et peu crédible car trop théorisé et manquant de clés sur les failles psychologiques entre les 4 membres de la famille.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2024
Film très dense et poignant. Quel courage pour ce réalisateur qui ose décrire le système iranien actuel.
fred P.
fred P.

12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 octobre 2024
Tout avait pourtant bien commencé.. les 2/3 du film sont palpitantes et assez politiques. Malheureusement le dernier tier nous perd dans un thriller incompréhensible, trop long et assez pathétique dans la forme et sans doute dans le fond. On ne sait même plus pour qui on doit prendre partie !! Cela manque royalement de réponses et ça dérive complètement.. Bref passez votre chemin, vous serez déçus de la fin. Enormément de mal à comprendre la note globale..
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2024
A vu « Les graines du figuier sauvage » du réalisateur iranien Mohammad Rasoulof qui en a écrit le scénario en prison et dont le tournage s’est fait en totale clandestinité. Le film a obtenu le Prix Spécial du Jury lors du Festival de Cannes 2024. Septembre 2022 Mahsa Amini étudiante iranienne est violemment battue par la police pour avoir mal porté son voile, elle mourra des conséquences de ses blessures. Le peuple iranien manifeste son hostilité au régime, de suite dans la rue en criant le slogan politique «Jin, Jiyan, Azadî  (Femme, Vie, Liberté) ». Imam (Misagh Zare) vient d’être promu juge d’instruction pour le plus grand bonheur de sa femme Najmeh (Soheila Golestani) qui ne voit que le bénéficie matériel à venir de cette nomination si attendue. Leurs deux filles, Revzan, étudiante à la Faculté (Mahsa Rostami) et Sana, lycéenne (Setareh Malek) suivent sur leurs portables, via les réseaux sociaux, les manifestations et voient des images qui sont censurées en Iran. Entre le père qui travaille pour le pouvoir et les deux filles qui sont solidaires des revendications de liberté, une faille se lézarde petit à petit. Avec un scénario qui synthétise au sein d’une famille toutes les divisions entre le peuple iranien, Rasoulof crée une tension psychologique à la limite du supportable qui va aller crescendo spoiler:
dès son premier plan où l’on voit une main anonyme égrainer sur une table une poignée de balles de révolver jusqu’au dernier plan saisissan spoiler:
t qui lui répondra 3 heures plus tard. Le film produit sous toutes les contraintes inimaginables se déjoue admirablement de toutes les censures et démontre implacablement l’engrenage dans lequel conduisent la théocratie et la phallocratie. Aman vulnérable dans son nouveau métier est un enfant roi (et le seul mâle) au sein de sa cellule familiale spoiler:
jusqu’au jour où disparait son objet transitionne spoiler:
l. Plusieurs genres s’interpénètrent pour le plus grand plaisir du spectateur qui est toujours surpris par les directions inattendues dans lesquelles le scénario le conduit : chronique familiale, politique, thriller, suspens psychologique, documentaire… Un mélange tonitruant entre Costa-Gavras et Fassbinder. La mise en scène et le montage surtout sont implacables et acheminent progressivement vers une dernière demie-heure sidérante. La distribution est hallucinante et tous les comédiens ont du fuir l’Iran après le tournage pour vivre en Europe, ainsi que le metteur en scène qui a présenté seul son film au Festival de Cannes. Le silence qui clôt le film pendant le générique est pesant. Le spectateur sonné, sidéré reste amorphe et démuni au fond de son fauteuil avant de sortir pour crier au Chef d’oeuvre !
Gonzague Sirot-Devineau
Gonzague Sirot-Devineau

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2024
Un film coup de poing sur le régime et aussi sur le courage des Iraniennes qui ont osé crier leurs voix face à la répression ! Tout part de la disparition d'une arme au sein d'une famille! Un thriller qui monte crescendo et joué de façon magistrale par les acteurs ! Un film indispensable!
Ev_2009
Ev_2009

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 janvier 2025
Le début promet une critique intéressante de la société iranienne bourgeoise, attachée au statut social à en perdre son âme. Mais tout l'édifice s'effondre en 2è partie, qui vire en thriller pour ados avec une poursuite à la Tom & Jerry et une fin ridicule et incohérente avec l'excellente 1ere partie. Pourquoi ce sabotage ? Pour rendre le pamphlet "cannonisable"?...
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2024
Très beau film qui nous tient aux tripes dès le début, on ne voit pas le temps passer tellement on a peur pour eux... Ce n'est malheureusement pas une fiction mais bien la réalité de ce qui se passe en Iran et cela fait froid dans le dos... A voir!
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