Un grand choc. C est plus violent que bien des niaiseries hollywoodiennes. Parfois un peu lent, mais quelle ambiance de délation et quel ressenti carcéral permanent. Le plus dur est cette impression d une mise en image d un état religieux en déliquescence dont les rushs nous rappellent au quotidien que des pauvres citoyens vivent sous contrainte au quotidien. Respect absolu pour le courage de toutes ces femmes .
Pendant le début du film, je me demandais où on allait. Puis j'ai compris qu'on m'installait un contexte, qu'on me préparait à véritablement apprécier ce qui allait suivre. Un film brillant : par la thématique qu'il porte (femme, vie, liberté), par l'interprétation magistrale de tous les acteurs, par la complexité des personnages, par la photo qui est si belle... (SPOILER) J'ai été fascinée par la subtilité avec laquelle la déviance du père est racontée. Bref, c'est un film à voir
Hormis l’enjeu de porter la voix d’un peuple, un film puissant, rythmé, artistique, du vrai 7e art. Superbe jeu d’acteur. Ce film vous plonge dans le psyché de ceux qui vivent en Iran aujourd’hui. À voir absolument!
Dans la file nombreuse des spectateurs attendant d’entrer pour une projection de deux heures trois quarts, une dame sortant de la salle tend le poing et proclame : « si on n’aime pas le film on est complice ! ». Les réactions ne sont pas toujours aussi caricaturales mais s’inscrivent dans l’air du temps où l’intimidation devient banale. Les affiches annonçaient un chef d’œuvre pour ce film et également pour celui qui était projeté dans la salle voisine. Est-il possible d’émettre quelques réserves à propos de ce récit au titre poétique, bien que le contenu soit loin d’être savoureux, puisqu’il s’agit de la dénonciation de l’insupportable tyrannie iranienne ? Qui peut se taire, sinon quelques indulgentes à l’égard des mecs tournés vers la Mecque ? L’impact de la profession du père de famille au service du régime est traité avec force à travers la personnalité de la mère prise entre sa loyauté à l’égard de son mari et ses filles sensibles au mouvement d’émancipation « Femme, Vie, Liberté ». Le pouvoir meurtrier aux abois pervertit les individus et toute relation, retourne les tiroirs, mais une conclusion trop symbolique abime la description utile de l’oppression.
Magnifique film de Mohammed Rosoulof qui nous fait comprendre la société contemporaine Iranienne par l’intimité d’une famille au cœur d’un système qui pervertit les âmes et les cœurs. Sensible, & militant : les jeunes filles de la famille portent l’espoir de la redomption d’un père qui est une des armes de la violence ordinaire de la dictature islamique
C'est à chaud, j'essuie encore une petite larme au coin de l'oeil. Je suis ému, j'ai bcp pensé à mes deux filles de 20 et 23 ans. Thriller familial, c'est un film bouleversant, c'est un film haletant, c'est un film à voir tout simplement. Mon émotion vient aussi des images des femmes iraniennes, de nombreuses étudiantes (et de nombreux étudiants aussi bien sûr), tellement courageuses dans leur mouvement Femme Vie Liberté, qui risquent leur peau, au sens propre du terme, pour un voile enlevé, pour une revendication de liberté criée dans la rue. Le combat contre les patriarcats et les religions, liés originellement partout dans le monde, parait sans fin. Le récit familial de la fiction nous touche, les images réelles des manifestations et des répressions, faites sous le manteau avec des téléphones portables, fondues dans l'histoire du film nous fissurent.
Un suspens tendu du début à la fin (aucune baisse de rythme malgré la durée du film mais un crescendo), une réalisation entièrement au service de l'histoire, des acteurices formidables, une belle image, un propos politique, des personnages forts... N'en jetez plus !
Mention spéciale pour un personnage (je reste flou volontairement) incarné à l'écran par qq1 ayant un visage très doux, que l'on va voir évoluer -- se transformer ou se révéler ? -- au fur et à mesure...
C’est tellement lent et tellement long et tellement pauvre., Les très belles cinq dernières minutes valent-elles le coup de survivre aux deux heures et demi précédentes? Le combat est nécessaire, la cause est juste mais cela ne suffit pas à faire un bon film.
Une bonne manière de faire comprendre pourquoi le régime tient encore :la peur; le petit confort pour ceux qui sont du côté du Manche et à l inverse une jeunesse qui ne peut pas comprendre ni même accepter
Quelle déception que ce soi disant chef d'œuvre encensé par la bien pensante critique germano pratine, être un film iranien suffit il a déclencher des torrents de louanges ? pour ceux qui sont un peu au fait de la géopolitique on n'apprends strictement rien, c'est d'une longueur abyssale, la mise en scène n'a rien de folichon, beaucoup de mal à s'attacher aux personnages tellement caricaturaux ,bémol pour la mère ambigüe et incarnée...et une fin sans fin....très déçu
Un film magnifique, féministe, sans pathos ni démonstration laborieuse. Nous sommes au cœur d'une famille aimante de la classe moyenne en Iran. Le père vient d'être promu « enquêteur » au sein d'un tribunal révolutionnaire, ce qui lui confère le pouvoir de vie ou de mort sur les « délinquant.e.s » dont il va avoir à s'occuper. Cette promotion ouvre pour lui et sa famille des perspectives d'améliorations sociales et surtout matérielles non négligeables. Sa femme est une libérale mais très soumises à son mari et qui adhère, apparemment sans état d'âme, à l'idéologie des mollhas. Ils ont deux filles de 16 et 21 ans dont on s'aperçoit très vite qu'elles sont en opposition avec ce monde mortifère. C'est le moment où démarre le mouvement « Femme, vie, liberté ». Au fur et à mesure que se déroule le récit, la brutalité de la répression font immersion dans l'appartement de la famille spoiler: par la jeune Sana, une amie de la fille aînée, grièvement blessée au visage au cours d'une manifestation, et, qu'avec la complicité de sa jeune sœur, elles vont exfiltrer de la rue.
A cet instant dramatique du film, une fêlure apparaît chez la mère spoiler: qui prodigue les premiers soins mais renvoie chez elle la jeune Sana. C'est la peur et le mensonge qui gouvernent la conduite des femmes de la famille jusqu'à ce que la fille aînée fasse voler en éclat cette carapace. A partir de le scène où, au cours du repas du soir, elle dit à son père tout ce qu'elle pense de la situation, le film bascule d'autant qu'un événement va bousculer l'équilibre de la famille. L'angoisse et la violence sous-jacente puis bien réelles vont occuper toute la suite du film. Le père, spoiler: dont la promotion n'aura pas pour simple conséquence d'obtenir un appartement plus grand et d'acquérir un lave vaisselle, se trouve jusqu'au sein de sa propre famille confronté en tant qu'acteur à toute la hideur, la violence de ce régime et dans lequel l'enferme son rôle. L'image de fin est une métaphore de la puissance des femmes et de la fragilité, au fond, sur lequel repose le système.
Un film politique d'une beauté et d'une force peu communes. Comment la théocratie islamiste iranienne opprime à l'extérieur, mais également rentre dans les familles et les détruit. Chaque personnage a sa chance pourtant, et les deux filles, la mère et le père sont inoubliables. La seconde partie du film débute par une scène d'interrogatoire chez des "amis", en plan fixe, qui prouve qu'il suffit d'un rien pour marquer au fer rouge la pellicule. C'est glaçant et magistral. Du très, très, très grand cinéma.
Fort d'une implacable rigueur, ce suspens familial enchevêtre subtilement des joies, croyances et combats qui encensent la vie profonde et l'évolution de l'Iran par une mordante actualité qui s'apparente à un tournant historique. Cette leçon de cinéma est indispensable de tous points de vue.
Un film long et prenant montrant parfaitement les horreurs pratiquées par le régime dictatorial de la république islamique. Un scénario bien ficelé qui permet d aborder les derniers soulèvements la jeunesse. Des images parfois insoutenables! Un film témoignage très fort !