Derniers Avis : Les Graines du figuier sauvage - Page 16
Les Graines du figuier sauvage
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Nine
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4,0
Publiée le 13 octobre 2024
Les graines des figuiers sauvages, quand elles se posent sur un arbre, germent et lentement deviennent à leur tour un arbre étranglant et asphyxiant leur hôte. C'est le préambule de ce film de presque 3 heures qui semble n'en faire que deux, malgré un rythme lent. Les films iraniens sont des thrillers malgré eux, faits de ces héros anonymes qui luttent pour la liberté, pour la justice, ici circonscrit à une famille. Film féminin qui honore tous ceux et surtout celles qui résistent à la dictature, film non manichéen. La mise en scène est belle. Prenez sur votre temps pour aller le voir.
Je me suis rarement aussi ennuyé dans une salle de cinéma. L’histoire avait tout pour me donner envie, mais le propos est sans nuances, le jeu des acteurs a aucun moment crédible.c’est un film qui dessert l’engagement et le combat de millions de femmes et d’hommes en Iran
un film courageux, tourné dans des conditions risquées pour le réalisateur et ses équipes. Nous avions, en occident, une vue au travers des infos et de la presse. ici, nous sommes immergés au milieu du chaos, dans une famille où deux jeunes soeurs, modernes, habituées aux réseaux sociaux, se heurtent à des parents restés très attachés à la religion et à l'autorité des molhas qui dirigent le pays malgré tant de répression. Courrez voir ce film qui nous ouvre les yeux et anime un sentiment de compassion, si ce n'était pas déjà le cas.
Subtile et simple démonstration de la banalité du mal. Comment montrer la décadence morale de tout un régime depuis l'intimité, la normalité apparente d'une famille de la petite bourgeoisie iranienne. Les actrices et acteurs sont excellents et jouent juste, sans pathos, l'intégration des images des réseaux sociaux suffit à souligner le tragique des évènements.
Film poignant et dur sur la situation d une famille en Iran. Très bien joué. Quand la théocratie impose ses règles et s appuie sur l ambition non pas liée à l humanité mais à l inquisition en milieu urbain.
Après le coup de poing magistral reçu avec "Le Diable n'existe pas", le cinéaste Iranien Mohammad Rasoulof revient avec un film magistral montrant les soubresauts des derniers événements en Iran, principalement le combat des femmes.Les acteurs délivrent une prestation exceptionnelle, le scénario est complexe et nous tient en haleine et la réalisation de Mohammad Rasoulof est tout simplement époustouflante ! La dernière partie, ressemblant à un thriller hitchcockien peut s'avérer déroutante, mais personnellement, j'ai bien adhéré à cette fin vraiment très surprenante ! Film tourné dans la clandestinité et qui est présenté d'ailleurs sous la bannière France/Allemagne, et non celle de l'Iran Depuis Rasoulof a quitté clandestinement l'Iran et se trouve en exil en Europe ... J'attends son prochain film avec impatience !
Un sujet brûlant, le totalitarisme, la théocratie, l'oppression des femmes, la liberté la responsabilité individuelle de cautionner ou refuser, la banalité du mal...et un échec relatif en raison d'un film interminable 2h30'! ...et une fin absurde où l'on a l'impression de se retrouver dans une réplique de "Shining"!
Une heure et demi de pur bonheur ! Ou comment illustrer avec brio et élégance comment un régime totalitaire repose sur la peur, la veulerie, l’aveuglement de ceux qui constituent l’appareil répressif ! La tension permanente, la surveillance omniprésente dans le milieu professionnel comme dans le milieu familial glacent le sang. Le contraste entre des parents intégrés et conservateurs et des jeunes filles ébahies par ce qui se passe dans la rue est édifiant ! Le regard venimeux du père de famille envers une femme dévoilée écoutant « Barayé » au volant en dit long ! Il y a aussi des scènes d’une grâce infinie, d’une candeur touchante … La disparition d’une arme de service au domicile de ce bon serviteur de l’état tellement inoffensif instille la suspicion au plus profond de l’intimité familiale. Et c’est là que tout dérape ! Et que la dernière heure vient tout gâcher ! Le bon père de famille emmène tout son petit monde à la campagnespoiler: et se dévoile être de plus en plus le despote sans scrupule qu’il est supposé être ! Et alors, tout devient banal et attendu,spoiler: le serviteur des despotes est une petite ordure sans envergure … dont la fin est à la hauteur de sa vie … minable !
Alors, je ne retiendrai que la magnifique maestria du spectacle offert, et de l’héritage laissé par Mahsa Amini !
Mohammad Rasoulov est sans doute l'un des plus grands cinéastes en activité. Il le prouve avec cette nouvelle histoire foisonnante, mêlant reportage, chronique intime, histoire politique, enquête policière et même thriller paranoïaque.
Les scènes d'intérieur sont de deux types. Soit elles font intervenir les membres de la famille du juge, avec les tensions et les non-dits, soit elles montrent le juge au travail, notamment avec l'un de ses collègues. On comprend à demi-mot que tout n'est pas rose au boulot non plus. Le réalisateur n'a pas besoin de dialogues explicites pour faire passer ces informations. On comprend tout grâce à sa mise en scène. Franchement, quel talent !
L'interprétation est globalement convaincante, bien qu'un peu inégale. Peut-être est-ce parce que leurs personnages sont les plus écrits, mais je trouve que les comédiens qui incarnent les deux parents ont une palette de jeu plus variée. Ils font passer plus de choses, de manière plus subtile.
Les scènes d'extérieur sont tout aussi maîtrisées. Elles prennent plus de place dans la seconde partie de l'histoire, jusqu'à un final totalement improbable, mais mis en scène de manière inspirée.
Si l'on supporte la longue durée (2h45, sans les pubs), c'est un film à voir.
Quel courage de faire un tel film ! Bravo à tous les participants. Ca n'est pas évident au début, rythme lent. On voit des façons de vivre. C'est important. Et après on est cueilli. Des contradictions, des contraintes, et des lieux. C'est peut-être l'Iran mais c'est nous. Nous les humains.
les récentes émeutes iraniennes vécues dans l'intimité d'une famille qui se déchire. Les parents sont conservateurs alors que leurs filles sont plus sensibles aux causes des manifestants. Le père, nouvellement promu juge, doit signer les ordres d'exécutions qui lui sont imposés. Il se sent complice du régime et ne l'assume pas. Son mal être et son stress lui font perdre pied.
Je suis sortie de la salle sans savoir ce que j'en avais pensé. Les acteurs jouent extrêmement bien, le thème est pour le coup dans le vrai, l'histoire prend aux tripes mais voila : je n'arrive toujours pas à comprendre le choix de certains personnages, comment justifier des actions qui sèment le trouble et dont on ne comprend pas vraiment l'intérêt. Cela n'enlève pas que le sujet est courageux, que les acteurs sont merveilleux mais j'avoue être dans le flou
Un huit clos dramatique sur la lente mais implacable descente aux enfers d'une famille iranienne broyée par un régime théocratique totalitaire et sanglant : un hommage bouleversant á la résistance héroïque des femmes honnies par les mollahs et de toute une jeunesse révoltée malgré une épouvantable et cruelle répression.... Un film haletant qui aurait mérité mieux qu'une simple sélection au jury du festival de Cannes..
Impressionnant! Le mot qui m’est venu direct à l’esprit à la fin, je me demande bien comment la palme d’or a pas été gagné ici. L’œuvre dénonce le système politique iranien qui est contre les libertés des femmes et cela va impacter considérablement au fil du récit une famille iranienne, où on va être plonger à l’intérieur pendant 2h45, que j’ai senti passé à zéro moment, les interprètes sont tous convaincants et ont fait un travail remarquable. L’œuvre a été faite dans la clandestinité, et j’aimerai dire bravo, le travail remarquable de l’équipe ne doit pas être oublier. Un montage brillant, avec des scènes filmées montrant les émeutes durant ces années là en liant les réseaux sociaux, qui sont au cœur de notre société maintenant, c’est vraiment réussi.