Derniers Avis : Les Graines du figuier sauvage - Page 22
Les Graines du figuier sauvage
Note moyenne
4,3
5372 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
451 critiques spectateurs
5
119 critiques
4
202 critiques
3
79 critiques
2
33 critiques
1
12 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean-luc G
88 abonnés
896 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 28 septembre 2024
L'explication liminaire mérite à elle seule d'être rappelée: les graines transportées dans la fiente des oiseaux vont germer ailleurs et étouffer d'autres plantes. Comment la violence religieuse vient polluer la paix et l'aisance de la cellule familiale moyenne, et au final la société toute entière. Bien sûr il faut voir ce qui sera probablement le testament de Rasoulof dans sa période tournage en Iran, malgré une petite demi-heure de trop, dont la suppression dans un montage plus ramassé n'aurait pas nui à la force du film. Laquelle force a été puisée dans l'énergie désespérée d'une population exaspérée. Le montage avec les extraits des réseaux sociaux est fluide et alimente l'ambiance tendue des familles refugiées derrière leurs rideaux fermés. Le courage de tourner un tel scénario n'enlève rien à la qualité des acteurs, quand à la mise en scène, elle se joue des contraintes de tournages en secret, comme dans les films précédents. L'aspect thriller de la dernière partie est inattendu, dans les rares décors extérieurs que constituent cette ville en ruine. Le cœur du sujet reste l'affrontement familial, les doutes qui s'insinuent, les gestes du quotidien pour marquer le temps qui s'écoule sans apporter de dénouement, ni lever les doutes sur qui pense quoi. Indispensable à voir mais son film précédent Le diable n'existe pas avait une puissance émotionnelle encore plus forte. cinéma - septembre 24
Portrait d'une famille iranienne avec un père juge donc obéissant au régime, 2 adolescente sur les réseaux sociaux donc plutôt rebelles Et une mère respectueuse des traditions. Cette belle image va voler en éclats suite à un incident. Portrait d'un régime autoritaire, sur fond de la révolution des femmes.. Respect au réalisateur pour avoir abordé ce thème et montrer de vraies images alors que sa vie est menacée.
C'est à chaud, j'essuie encore une petite larme au coin de l'oeil. Je suis ému, j'ai bcp pensé à mes deux filles de 20 et 23 ans. Thriller familial, c'est un film bouleversant, c'est un film haletant, c'est un film à voir tout simplement. Mon émotion vient aussi des images des femmes iraniennes, de nombreuses étudiantes (et de nombreux étudiants aussi bien sûr), tellement courageuses dans leur mouvement Femme Vie Liberté, qui risquent leur peau, au sens propre du terme, pour un voile enlevé, pour une revendication de liberté criée dans la rue. Le combat contre les patriarcats et les religions, liés originellement partout dans le monde, parait sans fin. Le récit familial de la fiction nous touche, les images réelles des manifestations et des répressions, faites sous le manteau avec des téléphones portables, fondues dans l'histoire du film nous fissurent.
Voilà un bon film et prenant et quand on sais les conditions dans les quelles il a été tourné c'est encore plus flippant ,montrer oser braver les interdits et les dangers pour montrer au monde entier que oui nous ,nous avons de la chance de vivre en démocratie
Le père est pris entre 2 feux et n'a pas le choix si il veut que sa famille puisse vivre tranquille mais ses filles ne voient pas les choses de la même façon ,et dommage que la fin me laisse sur ma faim et que celle-ci soit décevante de mon point de vu et le film est juste un peu long ,mais très bon et bien filmé au mépris du danger
Difficile de critiquer en négatif quand on sait la difficulté du réalisateur et de toute son équipe de tournage et du courage de tous. ON prend en pleine figure la difficulté de cette révolution des foulards avec toutes les vidéos tournées. Et la difficulté de tous ces jeunes avec leur propre famille. La fin est surprenante un peu longue mais très symbolique .spoiler: espoir que ce monde s 'écroule avec le décès du père.
Un thriller qui laisse une impression de coup de poignard et une fin clin d’œil visuel à Délivrance. L’avancement lent du récit ne laisse pas de répit. De la paranoïa des régimes totalitaires émerge une humanité brute triomphante malgré l’horreur.
Très bon film, courageux, bien mise en scène, bien interprété. Par contre, 2h40, c'est vraiment long. Chaque plan est utile, certes, mais il etait tout de même possible de faire des choix. J'ai trouvé le résultat trop long.
La cause est juste, le cinéaste est bon, le scénario est mauvais, le film est bancal. On attendait beaucoup de ce récit des émeutes pour l'émancipation des femmes en Iran, et la presse comme beaucoup de spectateurs plébiscitent le film. Cependant à titre strictement personnel, il m'a paru mal construit, bavard et peu original. Le principal problème vient du scénario qui est beaucoup trop manichéen. On nous plonge dans une famille dont les deux filles sont légitimement indignées par les vidéos qu'elles découvrent sur les réseaux sociaux, montrant les exactions de la police d'état. Une tentative de complexification tient à la position de la mère qui est à la fois femme et conservatrice, donc solidaire des victimes du massacre et en même temps soutien du régime. De même pour le père qui se veut juste mais engagé dans un nouveau poste judiciaire qui lui fait commettre le pire. Tout ça ne suffit pas à décaler assez le récit pour le problematiser et le faire échapper à la gueguerre entre les gentils et les méchants. D'autant que le récit s'embarque au bout d'une heure dans l'impasse qu'on voyait déjà dans Detroit. À savoir la disparition d'un objet crucial mais assez facile à restituer que les protagonistes s'obstinent à chercher jusqu'à la folie. Tout ce récit secondaire pourrait être résolu en une poignée de seconde si la raison l'emportait simplement. Mais non, le scénario tire cette ficelle lourdingue jusqu'au bout du bout, en un récit qui laisse dubitatif. Le cinéma iranien a fait beaucoup beaucoup mieux car beaucoup beaucoup plus subtil. On pense à Kiarostami ou Farhadi. C'est un peu dommage.
En Iran, à Téhéran, un homme d’origine modeste, Iman, est promu juge d’instruction au tribunal révolutionnaire au moment où, en 2022, la jeunesse se révolte contre le pouvoir théocratique qui a contribué à la mort d’une jeune femme suite à un port non conforme du voile. Iman devient un rouage de la machine à broyer, oubliant ses états d’âme pour ne pas compromettre sa carrière. Dans sa famille, il est vénéré par sa femme qui veille sur leur foyer et sur l’éducation de leurs deux filles, une adolescente et une jeune adulte étudiante. Les deux jeunes filles, malgré le contrôle étroit de leurs mouvements et de leurs fréquentations, vivent dans un monde très différent de celui de leurs parents auxquels elles vont progressivement s’opposer. Sur ce fond social et politique déjà passionnant, Rasoulof développe une analyse très subtile, très psychologique des rapports de force au sein de la famille montrant comment la paranoïa envahit tout. Il en fait un « thriller » captivant, digne des meilleurs auteurs du genre. La mise en scène est remarquable, aussi bien dans les huis clos familiaux que dans les scènes de tension extérieures. Elle exploite des documents réels pris pour l’essentiel sur les réseaux sociaux dont elle montre la très large utilisation et la force. La scène finale dans un sublime village troglodyte est purement hitckockienne. Les quatre acteurs principaux sont formidables. Un film profond qui nous permet de mieux approcher et comprendre la situation en Iran. Un grand film à voir sur un écran de cinéma.
la vie filmée d'une famille iranienne le choque entre les générations à un moment on peut croire à une ouverture une compréhension mais le carcan de la société referme cette ouverture et c'est la chute
Formidable. Une mise en abîme brillante de la domination des uns par les autres jusqu'au sein de la famille. Petit à petit le vernis policé du huis clos déraille sous les coups de boutoir de l'actualité et la révolte de la rue. et l'homme est rendu à son plus pur archaïsme, violent, paranoïaque, terrible. L'ordre est le silence policé de la terreur, la vie s'insurge, la récolte dévoile. Troublant, édifiant, génial.
Alors au même moment, il y a « Tatami » de la réalisatrice iranienne Zahra Amir Ebrahimi et à choisir c est le film à aller voir. « Les Graines du figuier sauvage » de Mohammad Rasoulof traite du soulèvement étudiant en Iran. L angle est bien choisi en présentant une famille tiraillée. D un côté le père juge au tribunal révolutionnaire, un instrument de la répression meurtrière, de l autre son épouse qui ne souhaite que la sécurité de sa famille et tente de fermer les yeux et ses 2 jeunes filles, étudiantes, qui aspirent à plus de respect et de Liberté. La 1ere partie du film est passionnante. On y découvre la société Iranienne dans sa son intimité. En fond, une question : comment mener sa vie dans une dictature théocratique violente ? Peut-on accepter ? La réponse est loin d être si évidente. Et puis la peur… la peur toujours présente. Peur d être emprisonné pour une raison inconnue par des personnes obscures, car même le bourreau n est pas totalement à l abri. Des extraits de véritables vidéos, prises sur téléphone,de la répression des manifestants ponctuent le film. Glaçant ! Pour cette 1ere partie et pour la cause démocratique qu il défend, il faut aller voir ce film. Même si par la suite le film perd son fil conducteur, sa subtilité et sa force pour plonger vers le thriller.
Pour moi c'est un film qui mérite d'être vu ça nous permet de voir ce qui ce passe à Teheran ça parle d'une famille dont le mari est promu on poste de juge cette promotion va chambouler ces convictions et sa vie dans son foyer je connaissais pas les acteurs mais ils jouent très bien je conseille d'aller le voir.