Les Graines du figuier sauvage
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451 critiques spectateurs

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folyr
folyr

37 abonnés 72 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 septembre 2024
Une bonne cause ne fait pas un bon film. Les prémices sont prometteuses d'un dilemme que l'on attend passionnant et qui n'est pas traité. Le scénario n'est pas tenu, la dernière heure vire au thriller improbable dont on ne comprend pas la raison, la fin est carrément ridicule. Allez plutôt voir Tatami, autre film iranien, remarquable en tous points.
Pub Gv
Pub Gv

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2024
Femmes, vie, liberté : quel beau slogan. Et quelle magnifique description des dérives qu'imposent les théocraties (toutes, celles de là bas comme celles d'ailleurs) !
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2024
"Je me soumets à celui qui se soumet à toi. Je combats celui qui te combat. Jusqu'au jour dernier."

Auréolé du Prix Spécial du Jury au dernier Festival de Cannes, le nouveau film du réalisateur et scénariste (en exil) Mohammad Rasoulouf (Le Diable n'existe pas) s'avère être sans conteste l'un des temps forts de cette année cinéma 2024.

S'inspirant directement du décès en détention de Mahsa Amini (événement que le cinéaste intègre à sa narration), qui conduira à un soulèvement d'une partie de la population iranienne (en particulier des femmes, et ce sous l’appellation «Femme, Vie, Liberté»), soulèvement qui sera réprimé dans le sang par ses dirigeants, Rasoulof nous dresse le portrait d'une société en pleine ébullition, et ses conséquences sur une famille (presque) comme les autres, faisant peu à peu imploser le schéma familial traditionnel et les conventions qui vont avec.

Quelque part entre le drame et le thriller, le film vient interroger les convictions et les désaccords de chaque membre de cette famille, nous offrant notamment quelques joutes verbales marquantes entre le père, travaillant pour le camp des oppresseurs et ne voulant en aucun cas perdre sont travail ou finir en prison, et ses filles, persuadées qu'il se trouve du mauvais côté de l'Histoire ("Tu crois au système parce que tu en fais partie. Et tu veux le conserver coûte que coûte").
Et au milieu de ces 2 générations fracturées, la mère, sorte de voix du compromis, ne voulant surtout pas faire de vagues pour son mari, mais ne pouvant rester totalement insensible à ce qui est en train de se passer sous ses yeux.

Un geste, puis une divulgation vont alors tout changer pour la famille, faisant monter le film d'un cran en terme de tension.
Un point de non-retour qui va pousser chacun.e dans ses retranchements, entre psychose et détermination, et révéler qui elles/ils sont vraiment au fond d'elles/eux.

Tourné avec une certaine économie de décors (une grande partie du film se déroule dans l'appartement familial, ce qui est en fait d'autant plus un tour de force, vu tout ce que le film parvient à nous raconter en son sein), et traversé par des scènes oniriques fortes (la main d'une mère qui vient soigner un visage blessé vs. la main d'une femme qui vient nettoyer le visage de son mari) et d'autres plus tendues et presque étouffantes (la "séance chez le psy"), une œuvre dense et maîtrisée de bout-en-bout, dont on ne voit pas les 2h46 passer.

Intégrant à son film de véritables images des manifestations de 2022 (et la réponse violente exercée par les forces de l'ordre), Rasoulof rend la frontière entre fiction et réel encore plus flou et en renforce par la même occasion l'impact de son message, sans équivoque.

Réussi sur le fond (ce qui pouvait un peu manquer au récent «Tatami») comme sur la forme, un magnifique portrait de femmes et un cri au courage et à la résistance qui, s'il pourra en déconcerter certain.e.s dans sa finalité, fait totalement sens par rapport à l'aspect métaphorique que véhicule le film.

Un huis clos familial racontant tout un pays, et un régime oppressif à la justice expéditive qui, un jour on l'espère, finira par rompre sous le poids de son peuple, jusqu'à se retrouver enseveli et n'être plus qu'un vestige du passé.

Un film important à découvrir absolument. 8-8,5/10.
Sylvie F
Sylvie F

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2024
Une définition de l oppression qui laisse sans voix. On reste un moment assis sur son fauteuil avant de sortir. Ce film est passionnant et on reste en haleine jusqu'à la fin soit pendant presque 3 heures. Certaines scènes sont difficiles à regarder...
Teusqua91
Teusqua91

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 septembre 2024
Ça manque quand même cruellement d’incarnation, les personnages sont théoriques, et puis la fin en mode Shinning qui switch de nulle part, dommage, finalement on a le sentiment d’assister à une esthétique de « l’ennemi », ou du moins sa contamination
jeanmarielle
jeanmarielle

18 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2024
La situation politique en Iran est dramatique. Nous le découvrons régulièrement au journal télévisé, dans des reportages.
Qu'est-ce qu'une fiction peut apporter de plus ? Une vision à hauteur d'homme, des images qui prennent aux tripes.
Tout devient réel. Ca pourrait nous arriver.
Cette société patriarcale exacerbée, ce pouvoir qui s'appuie sur la terreur et la violence, ça nous parle.
Parce qu'à plus petite échelle, on l'a tous connu à un moment ou à un autre.
L'histoire sur laquelle repose le film est très bien construite. L'intensité du drame monte crescendo.
Les images d'archives viennent servir et appuyer le récit bien à propos.
On est horrifié. L'amour réel que le personnage principal affiche vis à vis de sa femme et ses filles ne suffit pas à contrebalancer la soif de domination, l'aveuglement, l'intérêt et la peur.
Un très bon film.
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2025
Quelque chose m'a un peu déçu dans le dernier film de Mohammad Rasoulof.
Sans doute parce que ses deux précédents films m'avaient énormément plu et font partie des films les plus intéressants de ces dix dernières années : Le diable n'existe pas et surtout Un Homme Intègre.
On retrouve bien sûr ici la critique du régime dictatorial et religieux de l'Iran.
Ce régime qui est l'ennemi des libertés individuelles, et qui brise les individus, est encore condamné par le réalisateur, mais avec un scénario plus resserré et, selon moi, moins original que dans ses derniers films.
Rasoulof, cependant, réussit pleinement à montrer le parcours d'un personnage qui devient paranoïaque. L'enfermement qu'il impose à sa famille, parce que lui même se retrouve pris au piège, semble être la seule solution qu'il trouve dans un régime politique qui ne peut que conduire à cette fuite en avant vers l'anéantissement.
Les images d'archives du mouvement "Femme, Vie, Liberté" portent un espoir à la fin de ce film bien sombre.
Elles sont les bienvenues, mais on sait, un ou deux ans après le début de ces manifestations pour la libération des femmes, que le mouvement a été maté par le pouvoir.
Peut-être la raison d'un désespoir trop grand pour moi pour pouvoir apprécier pleinement ce film.
octopus_fr2002
octopus_fr2002

96 abonnés 165 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2024
La dénonciation opiniâtre du totalitarisme qui détruit lfes êtres humains en les faisant renoncer à tout honneur, amour, liberté… serait plus efficace si ce film était moins long, moins confus. Leteurs sont convaincants mais on s’ennuie en attendant la fin qui n’a rien de surprenant.
Deniro65
Deniro65

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2025
sorti à l'instant de ce film interminable qui bute je le regrette sur des incohérences scénaristiques et qui finit sans rien dévoiler de la fin sur du grand guignol et sur un whodunit invraisemblable autour d'une arme de service, motif d'une tragédie absurde. Le régime iranien est une dictature qui s'écroule sur elle même mais qui est dans la réalité toujours bien vivace. Après on peut crier au loup bien installé au fond de son fauteuil de cinéma. On peut aussi louer l'intention du réalisateur qui dénonce la violence extrême de la répression des Mollahs face à une jeunesse éprise de liberté. Transposer l'horreur de ce pouvoir au sein d'une famille est malheureusement bancale et peu crédible car trop théorisé et manquant de clés sur les failles psychologiques entre les 4 membres de la famille.
Gonzague Sirot-Devineau
Gonzague Sirot-Devineau

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2024
Un film coup de poing sur le régime et aussi sur le courage des Iraniennes qui ont osé crier leurs voix face à la répression ! Tout part de la disparition d'une arme au sein d'une famille! Un thriller qui monte crescendo et joué de façon magistrale par les acteurs ! Un film indispensable!
Hors Jeu
Hors Jeu

32 abonnés 63 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2024
Après Tatami il y a 3 semaines, un nouveau long métrage à charge contre le régime iranien sort sur grand écran. On peut passer à autre chose? Les nuits de Mashad" , "Leila et ses frères" ou les "chroniques de Téhéran par exemple, des chefs d oeuvres posant une réflexion sur la société iranienne... On connait le régime iranien, inutile de nous perfuser, il y a tellement de talents dans ce cinéma iranien et bcp de pistes à explorer sur la société iranienne.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 septembre 2024
Un film très fort avec en toile de fond les émeutes de 2022 en Iran et la répression sanglante des manifestants . Beau , avec un suspense au sein d’une famille
Romain Brr
Romain Brr

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2024
J’ai adoré malgré la fin qui est invraisemblable. Film d’utilité publique qu’on devrait montrer dans tous les établissements scolaires de France
Henner
Henner

93 abonnés 142 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2024
Dénoncer la dictature Iranienne est nécessaire. Est ce que cela fai automatiquement un bon film ? Non bien sûr.
L’affaire s’amorce bien avec un juge du régime confronté dans sa propre famille aux aspirations de liberté de ses filles. C’est fort bien fait et on prend plaisir à suivre le juge et la contestation familiale. On aurait aimé le voir dans ses œuvres, les interrogatoires, les enquêtes, les peines prononcées .Tout cela reste hélas masqué et puis le film s’enlise peu à peu dans la recherche d’une arme dérobée au domicile du juge. C’est interminable, pesant, ennuyeux au possible.On n’en sort pas !.
On espère une fin qui donnerait au film un nouveau tonus mais patatras on vire dans le grotesque il y a même quelques rires dans la salle.Donc un beau sujet dans lequel le réalisateur s’est pris les pieds.
Bon maintenant s’il faut juger le film sur le simple message on comprend que la critique se pâme
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 603 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2024
L’oppression

Vous connaissez mon amour pour le cinéma iranien et surtout ma profonde admiration pour les cinéastes comme Panahi, Fahradi, ou Kiarostami et cette fois c’est Mohammad Rasoulof qui nous propose ce formidable film tourné en cachette sous la menace permanente d’une théocratie aveugle et toute puissante. Iman vient d’être promu juge d’instruction au tribunal révolutionnaire de Téhéran quand un immense mouvement de protestations populaires commence à secouer le pays. Dépassé par l’ampleur des évènements, il se confronte à l’absurdité d’un système et à ses injustices mais décide de s’y conformer. A la maison, ses deux filles, Rezvan et Sana, étudiantes, soutiennent le mouvement avec virulence, tandis que sa femme, Najmeh, tente de ménager les deux camps. La paranoïa envahit Iman lorsque son arme de service disparait mystérieusement... 165 minutes, pour un chef d’œuvre, c’est encore trop court. Il est rare qu'un film de près de trois heures tienne en haleine de bout en bout. Indispensable, un des films de l’année, la preuve il a reçu le Prix spécial du Jury à Cannes.
Malgré son titre, ce drame familial, mais avant tout politique, traité comme un thriller psychologique, n’a rien de poétique. Après Le Diable n’existe pas, son précédent film, - Ours d’Or 2020 à Berlin -, il a fallu quatre ans à Mohammad Rasoulof pour se lancer dans un nouveau projet. Au cours de ces années, le cinéaste a écrit plusieurs scénarios, mais ce qui l’a finalement conduit vers ce chef d’œuvre est sa nouvelle arrestation à l’été 2022. L’histoire coïncide avec le début du mouvement Femme, Vie, Liberté, qui a ébranlé le pouvoir des mollahs en Iran. Elle lui a été en partie inspirée par le témoignage d’un gardien de la prison qui lui a confié vouloir se pendre devant l’entrée de la prison. Il souffrait d’un intense remords et ne pouvait pas se libérer de la haine qu’il éprouvait pour son travail. Aussi le cinéaste, a voulu réaliser un nouveau film pour contribuer à cet effort. Mais il n’est pas simple de rassembler des personnes prêtes à endosser les risques d’un tel projet. La peur d’être identifié et arrêté jette une ombre sur tout. Comment Rasoulof a-t-il fait pour contourner la censure ? Ça reste un mystère mais il dit que finalement, le courage de mon équipe a été la force motrice qui nous a permis de terminer ce film. Comme vous pouvez le lire, je vous parle peu du film en lui-même, préférant m’attacher aux coulisses d’un tournage insensé allant au-delà des limites du courage. Pour ce qui est du scénario – diabolique -, de la mise scène – virtuose vue les conditions -, de la direction d’acteurs – prodigieuse -, il FAUT voir cet immense moment de cinéma.
Citons les quatre acteurs et actrices qui occupent l’écran en permanence ou presque, Misagh Zare, Soheila Golestani, Mahsa Rostami, Setareh Maleki qui expliquent l'entreprise de déshumanisation d'un régime totalitaire à travers les interactions d’une famille à priori banale. Voilà une leçon de courage et de résistance à nulle autre pareille et un hymne à une jeunesse qui ne baisse pas les bras. Un film « nécessaire » pour savoir et comprendre. En conclusion, espérons avec Rasoulof qui aime à dire : Les répressions peuvent temporairement maintenir la situation sous contrôle pour le gouvernement, mais finalement le mouvement vaincra.
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