Les Graines du figuier sauvage
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461 critiques spectateurs

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Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

235 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2025
Lorsque la Police des Mœurs provoque la mort d’une jeune fille pour un mauvais port de voile le pays s’embrase. Et désintègre une famille. Qui est le miroir de la société Iranienne avec un père inféodé au régime, des filles révoltées et une mère tiraillée entre les deux. Quel courage il faut pour réaliser un tel film clandestinement et le prix à payer est lourd : l’exil pour le réalisateur et ses actrices. Un brûlot politique qui souffre de quelques longueurs mais nécessaire car il montre ce qui se déroule en Iran au nez et à la barbe des Mollahs.
Adret Regnier ISABELLE
Adret Regnier ISABELLE

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024
Bouleversant !
Captivant !
La tension monte en continu, nous immergeant dans l’horreur de vivre dans une théocratie. Bravo à Mohamad Razoulof pour son courage.
Aller le voir est un soutien au mouvement « femme vie liberté ».
Françoise DrD
Françoise DrD

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
Incroyable de tension crescendo ! Le jeu d’acteur est dingue, le propos est fort, le scénario brillant, la mise en scène époustouflante. Du grand cinéma
Rik
Rik

4 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2024
Après tant d'éloges, je m'attendais à un film très fort sur la société iranienne. Et cela commence bien, avec l'immersion dans une famille dont le père prend des responsabilités dans la société iranienne et doit être respectable sous tous rapports, surtout dans sa famille.
Le film évolue bien puisque le film aborde les manifestations de la jeunesse iranienne qui aspire à plus de liberté sociale et à la fin de la théocratie. Et l'on voit la confrontation des filles du protagonistes partagées entre les exigences familiales et leur solidarité envers les contestataires.
Le film prend de l'ampleur avec l'insertion de véritables images des manifestations qui laisse penser que l'on va donner la parole aux différentes parties afin de voir où sont les élans, les aspirations, comment s'organisent ces étudiants, quels sont leurs soutiens extérieurs.
Mais le scénario dérape et va tout ramener à un fait divers au sein de cette famille qui va diviser les protagonistes et les briser dans ce qu'ils avaient pu montrer d'humain et d'attachant. On part sur un fait divers qui devient long et sordide, en décalage avec l'idée forte du film, avec des clichés sur les comportements de chacun et l'on comprend alors les premières images, ce film a été financé par Arte et se doit de jouer sur l'émotionnel sans enrichir le spectateur d'une meilleure compréhension de la pensée et de l'âme iranienne.
Au final assez déçu car même si la mère de famille tient une grande place dans ce film par sa grandeur d'âme, j'ai le sentiment de ne m'être attaché à aucun personnage, avec ce désir de partir avant la fin tant c'est décevant et tout en contradiction.
Avec cette même interrogation, à savoir pourquoi au cinéma critique-t-on toujours les mêmes théocraties avec des clichés assez idiots ?
Zoevaldin
Zoevaldin

3 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024
Le réalisateur iranien déploie une intrigue qui tient en haleine le spectateur durant toute la durée du film. C'est à la fois, un drame social, une chronique familiale, un road movie, un suspens psychologique, un thriller horrifique et un western. En 2 mots, une pépitte à voir absolument.
Breiin93
Breiin93

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
Film extraordinaire sur la révolution féminine en Iran. On comprend les rapports de force, les différents systèmes de pensées des hommes, des femmes, leurs nuances, et la jeunesse en quête de liberté...
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

9 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2024
Une bonne manière de faire comprendre pourquoi le régime tient encore :la peur; le petit confort pour ceux qui sont du côté du Manche et à l inverse une jeunesse qui ne peut pas comprendre ni même accepter
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2024
Beaucoup de puissance narrative et symbolique dans ce film sur l'Iran contemporain et la violence du système patriarcal-théocratique. Le scénario est moins crédible sur la fin mais on comprend bien l'intention du cinéaste pour la démonstration de ce dont il veut nous convaincre : la libération des femmes oppressées prendra du temps mais elle est inéluctable. On aimerait partager son optimisme... D'excellents acteurs que les huis-clos dans lesquels se déroulent la majeure partie du film n'ont pas fait perdre leur talent, sans théatralité mais beaucoup de force d'expression. Cette oeuvre s'évalue aussi à la lumière des conditions de tournage, on l'imagine, et des conséquences qu'elle a eues sur ses contributeurs.
Alexandre Dreux
Alexandre Dreux

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2024
Un grand film tout simplement. La longueur se justifie par la montée en tension nécessaire à la fin, magistrale.
Ninideslaux
Ninideslaux

107 abonnés 292 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024

           Chef d'oeuvre. Chef d'oeuvre absolu, auquel il n'y a rien à rajouter, rien à retrancher, sauf.... son titre! Oui, il faut le dire!  Ce n'est pas accessoire! Ah, la bêtise des distributeurs, c'était joli le figuier sauvage... Sauf que dans le véritable titre, il s'agit des graines du figuier ETRANGLEUR, et ce titre correspond à la symbolique de tout le film. Qu'est ce qu'un figuier étrangleur? Ce n'est pas un figuier d'ailleurs, le sympathique figuier qui donne de bonnes figues, blanches ou violettes; c'est un arbre épiphyte, souvent un ficus. Ses graines tombent sur un autre arbre; il se développe, ses racines aériennes enserrent le pauvre arbre mère qui finit par crever. Avouez que c'est un sacré symbole.... 
           Le précédent film de Mohammad Rasoulov, Le diable n'existe pas, était déjà formidable mais celui là est juste parfait.
         On est dans une famille bourgeoise de Téhéran, bel appartement, belle voiture. Iman (Misagh Zare) est un bon mari -il aime profondément sa femme-, un bon père -il adore ses filles-, et un fidèle serviteur de l'état. Il vient d'être nommé enquêteur, c'est la dernière marche avant de devenir juge d'instruction au Tribunal Révolutionnaire, et là, ce sont les honneurs, le salaire qui va avec, un plus grand appartement... 
         Il se pose quand même des questions, Iman; il a un très gros dossier à étudier, cent pages, spoiler: mais déjà avec l'avis du procureur: ça doit se terminer par une condamnation à mort.
Mais après tout, puisque c'est le procureur qui le dit, il sait ce qu'il fait. Il transmet la loi de Dieu. Son épouse, Najmeh (Soheila Golestani) est aussi de cet avis. Elle l'encourage à tenir bon.
           Mais il y a les deux filles. Sana (Setareh Maleki) n'est qu'une ado, mais Rezvan (Mahsa Rostami) va à l'université.  Et Mahsa Amini vient d'être torturée et assassinée par le pouvoir (mais non, elle était malade, elle a eu un accident cardiaque, répète Najmeh, après la télévision) Les violences commencent. spoiler: Et une amie de Rezvan est à son tour gravement tabassée -elle va perdre un oeil- par les brutes qui envahissent les facs.
Les deux soeurs, cloitrées à la maison (on ne va pas les laisser retourner près de ces dévergondées qui veulent se promener toutes nues dans la rue! La femme doit couvrir sa tête, c'est la volonté de Dieu, point final) sont accrochées à leur téléphone portable. Et nous, spectateurs, nous voyons des fragments de ces dizaines, de ces centaines de vidéos anonymes que les manifestants filmaient et envoyaient tant bien que mal par les réseaux sociaux où à leurs amis, en Iran et hors d'Iran.
        spoiler:  Et puis, survient un incident qui pourrait changer le destin de toute la famille: l'arme confiée à Iman a disparu. Cela peut avoir des conséquences terribles: dégradation, prison, tout perdre... Qui l'a prise? Laquelle, des trois femmes? Il faut les faire parler, par tous les moyens. Déjà que les fiches des juges et enquêteurs, censés être clandestins, commencent à être diffusées...;

Le film, c'est la lente descente aux enfers d'Iman, qui nous apparaissait plutôt au début comme un homme sympathique, et la beaucoup plus lente et difficile remontée de Najmeh vers la lucidité, le tout pendant deux heures quarante cinq dans le huis clos de l'appartement (dont on sort par le biais des vidéos de rue): on ne voit pas le temps passer. Seule la dernière demi-heure vire au thriller dans un sublime ancien village troglodyte du désert.
Le film, c'est de l'histoire contemporaine; .c'est le poids de l'oppression politique et surtout religieuse qui amène des humains pas plus mauvais que ça au départ, à devenir des monstres, parce qu'on a mis dans leur pauvre tête qu'ils exécutent la volonté de Dieu. Quoi? Personne ne se demandera par quel biais on peut connaitre la véritable volonté de Dieu, en admettant qu'il existe? par quelle voix il l'aurait fait connaitre à ses prêtres? La force de la théocratie, c'est ça: tuer la moindre trace de réflexion personnelle          
Après, pour le pouvoir politique, c'est jeu d'enfant que de s'assurer la docilité du peuple. Heureusement, il y a eu Jafar Panahi, il y a eu Abbas Kiarostami, il y a Mohammad Rasoulof et les autres  qui ont payé leur courage d'interdiction de tourner, de mois de prison, d'exil forcé

folyr
folyr

37 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 septembre 2024
Une bonne cause ne fait pas un bon film. Les prémices sont prometteuses d'un dilemme que l'on attend passionnant et qui n'est pas traité. Le scénario n'est pas tenu, la dernière heure vire au thriller improbable dont on ne comprend pas la raison, la fin est carrément ridicule. Allez plutôt voir Tatami, autre film iranien, remarquable en tous points.
Pub Gv
Pub Gv

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2024
Femmes, vie, liberté : quel beau slogan. Et quelle magnifique description des dérives qu'imposent les théocraties (toutes, celles de là bas comme celles d'ailleurs) !
Cinévore24

463 abonnés 968 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2024
"Je me soumets à celui qui se soumet à toi. Je combats celui qui te combat. Jusqu'au jour dernier."

Auréolé du Prix Spécial du Jury au dernier Festival de Cannes, le nouveau film du réalisateur et scénariste (en exil) Mohammad Rasoulouf (Le Diable n'existe pas) s'avère être sans conteste l'un des temps forts de cette année cinéma 2024.

S'inspirant directement du décès en détention de Mahsa Amini (événement que le cinéaste intègre à sa narration), qui conduira à un soulèvement d'une partie de la population iranienne (en particulier des femmes, et ce sous l’appellation «Femme, Vie, Liberté»), soulèvement qui sera réprimé dans le sang par ses dirigeants, Rasoulof nous dresse le portrait d'une société en pleine ébullition, et ses conséquences sur une famille (presque) comme les autres, faisant peu à peu imploser le schéma familial traditionnel et les conventions qui vont avec.

Quelque part entre le drame et le thriller, le film vient interroger les convictions et les désaccords de chaque membre de cette famille, nous offrant notamment quelques joutes verbales marquantes entre le père, travaillant pour le camp des oppresseurs et ne voulant en aucun cas perdre sont travail ou finir en prison, et ses filles, persuadées qu'il se trouve du mauvais côté de l'Histoire ("Tu crois au système parce que tu en fais partie. Et tu veux le conserver coûte que coûte").
Et au milieu de ces 2 générations fracturées, la mère, sorte de voix du compromis, ne voulant surtout pas faire de vagues pour son mari, mais ne pouvant rester totalement insensible à ce qui est en train de se passer sous ses yeux.

Un geste, puis une divulgation vont alors tout changer pour la famille, faisant monter le film d'un cran en terme de tension.
Un point de non-retour qui va pousser chacun.e dans ses retranchements, entre psychose et détermination, et révéler qui elles/ils sont vraiment au fond d'elles/eux.

Tourné avec une certaine économie de décors (une grande partie du film se déroule dans l'appartement familial, ce qui est en fait d'autant plus un tour de force, vu tout ce que le film parvient à nous raconter en son sein), et traversé par des scènes oniriques fortes (la main d'une mère qui vient soigner un visage blessé vs. la main d'une femme qui vient nettoyer le visage de son mari) et d'autres plus tendues et presque étouffantes (la "séance chez le psy"), une œuvre dense et maîtrisée de bout-en-bout, dont on ne voit pas les 2h46 passer.

Intégrant à son film de véritables images des manifestations de 2022 (et la réponse violente exercée par les forces de l'ordre), Rasoulof rend la frontière entre fiction et réel encore plus flou et en renforce par la même occasion l'impact de son message, sans équivoque.

Réussi sur le fond (ce qui pouvait un peu manquer au récent «Tatami») comme sur la forme, un magnifique portrait de femmes et un cri au courage et à la résistance qui, s'il pourra en déconcerter certain.e.s dans sa finalité, fait totalement sens par rapport à l'aspect métaphorique que véhicule le film.

Un huis clos familial racontant tout un pays, et un régime oppressif à la justice expéditive qui, un jour on l'espère, finira par rompre sous le poids de son peuple, jusqu'à se retrouver enseveli et n'être plus qu'un vestige du passé.

Un film important à découvrir absolument. 8-8,5/10.
Sylvie F
Sylvie F

2 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2024
Une définition de l oppression qui laisse sans voix. On reste un moment assis sur son fauteuil avant de sortir. Ce film est passionnant et on reste en haleine jusqu'à la fin soit pendant presque 3 heures. Certaines scènes sont difficiles à regarder...
Teusqua91
Teusqua91

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 septembre 2024
Ça manque quand même cruellement d’incarnation, les personnages sont théoriques, et puis la fin en mode Shinning qui switch de nulle part, dommage, finalement on a le sentiment d’assister à une esthétique de « l’ennemi », ou du moins sa contamination
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