Trois kilomètres jusqu'à la fin du monde
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P Labarthe
P Labarthe

6 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2024
delta du Danube, de nos jours, mais aussi n'importe où et n'importe quand, l'homophobie villageoise en direct. très bon scénario. bonne interprétation. on s'y croirait, hélas.
Helene Deligny
Helene Deligny

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2024
C'est assez rare qu'un film me saisisse, m'emporte, m'envahisse autant que celui-ci... Un prix à Cannes plus que mérité pour cette chronique villageoise qui peut parfois faire ricaner tant l'obscurantisme le plus crasse y règne ! Une tension avec rebondissements menée de main de maître jusqu'au dénouement "sauve qui peut" qu'on a juste envie d'applaudir avec soulagement ! Les interprètes sont formidables de justesse, la campagne roumaine est superbe et ce film est un petit bijou que je recommande vivement !
Jean-Marc C.
Jean-Marc C.

6 abonnés 49 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2025
Un énième film sur l' homophobie (certes ici dans un coin retiré de Roumanie..) qui n'apporte rien de neuf et qui hélas cumule lourdeurs et longueurs ...Déjà l'acteur principal n'est pas crédible tant il a de loin dépassé ses 17ans, et son jeu ainsi que celui des autres est trop appuyé, trop convenu. Une déception pour moi.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2025
Faut-il croire aux Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde ?
Le film Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde du Roumain Emanuel Parvu a obtenu la Queer Palm à Cannes cette année. Son titre garde sa part de mystère. Moi je n’ai pas cru à cette histoire dont je lis qu’elle est inspirée de nombreux faits divers dans la Roumanie profonde. Le microcosme rural du delta du Danube est sans doute arriéré mais tout de même, avec ses scènes de rejet sans nuances de l’homosexualité, j’ai quasiment vécu le film comme une insulte à ce pays de l’Union Européenne. Mais je donne le bénéfice du doute à Parvu, après tout, il connait mieux la Roumanie que moi…Cela dit, le scénario est maitrisé et je ne me suis pas ennuyé.
#troiskilometresjusqualafindumonde #emanuelparvu
Plus de critiques sur www.ericdugelay.coml
jean-marc AUBRY
jean-marc AUBRY

7 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2024
Un sujet intéressant mais un film assez banal et peu profond. Peu d’action et peu d’interactions. L’intérêt est le traitement de l’homosexualité vu par un village, une famille et une organisation sociale archaïque.
COCORICO
COCORICO

6 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2024
Film puissant, dur et fort. On notera la contradiction entre le décor magnifique, lumineux, du delta du Danube où le réalisateur a posé ses caméras, et le côté sombre de l'intrigue que l'on suit d'ailleurs comme un thriller. L'obscurantisme et la corruption dans ces régions rurales d'Europe centrale sont très bien relatées. J'ai été sensible au portrait de cette famille avec des parents remplis d'amour pour leur fils mais corsetés par les pressions sociales et religieuses de ce microcosme. A noter par ailleurs une mise en scène subtile, des cadrages superbes, et une photographie magnifique.
Lenny Moland
Lenny Moland

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2024
Film vu lors du festival de Cannes. Le changement de point de vu ainsi que de regard est extrêmement subtil est intelligent.
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2025
Ou 3 kilomètres jusqu’à l’invraisemblable délitement d’une famille. Une famille qui sacrifie son enfant pour rester dans la norme imposée par trop d’enseignements rustiques et de croyances ancestrales. L’histoire se déroule dans un village reculé de Roumanie mais elle pourrait prendre place dans l’immeuble haussmannien d’une mégalopole, dans une barre de banlieue. Aux États-Unis, au Japon. Ailleurs.


À peine installé sur son fauteuil de cinéma, les événements s’enchaînent si vite que plusieurs jours après le visionnage du film, on en reste figé, bras ballants, bouche bée et regard morne. Ni geste ni son ne sauraient rendre audible cette histoire, loin de n’être qu'une fiction. 3 kilomètres en temps cinéma d’Emanuel Pârvu, c’est 3 minutes, 3 secondes même, avant l’apoplexie irréversible.


Adi, Adrian (attachant -c’est le cas de le dire… Ciprian Chiujdea), a 17 ans. Il étudie en ville et chaque été, revient chez ses parents dans ce village si paisible. L’atmosphère y semble pacifique. Le fleuve, à 3 kilomètres, cerné de roseaux rosés, conduit à la mer, brasillante, sur fond de couchers de soleils recouverts de fils d’or. Le souffle du vent semble transpercer l’écran pour venir jusqu’à nous s’ébrouer, délicat. On ressent physiquement une sorte de béatitude ouateuse. On a confiance, l’été sera voluptueux. Certes, les parents d’Adrian s’inquiètent de dettes à rembourser demain mais cela semble une formalité à résoudre, dans ce village à l’haleine saupoudrée de saveurs onctueuses, entre gens de raison qui s’expriment posément, la voix grave et tempérée, empreinte d’une douceur qui tranche bientôt avec leurs agissements.


Adrian se fait tabasser une nuit. On identifie les coupables mais on se trompe quant au mobile auquel on se refuse de croire. La dette ne constitue pas le prétexte au déferlement de sauvagerie : Adrian est « de l’autre bord ». Atteint d'une maladie qu'on ne nomme pas, qu’on décide de soigner par la religion. Ces gens de raison immodérés se liguent pour y parvenir, sur fond d'accommodements aussi douteux que pernicieux.
Adrian, accusé d'être l’enfant que la ville influence : seul contre tous, ces villageois vétustes et empêchés qui n’ont jamais écouté leur cœur. Seul ? c’est sans compter sur quelqu’un qui dénonce les faits aux services sociaux de la ville…


Une histoire tristement banale, encore aujourd’hui, en 2024. Un film qui écartèle : civique et poétique, barbare et submergé de beauté.
El Misericordia
El Misericordia

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2024
Petits villages, grands enfers. Une leçon de sobriété pour raconter la complexité de l'humiliation. Aussi, une masterclass de comment cadrer un plan. Et son histoire.
mancelos
mancelos

1 abonné 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2024
Une souffrance imposée à un être cher tel est le prix de la respectabilité. Ne pas faire de bruit dans ce petit village retiré roumain où la faute doit peser sur l étranger. Qu’est ce qu’on va penser de nous ? Des comportements bien réels mais hélas d’un autre temps. La procession pour tenter de remettre le gamin sur le droit chemin est juste hallucinante. Ces services sociaux qui se font marcher sur les pieds par le jeu des relations de pouvoir. Heureusement une gamine veille…
Boronat Erick
Boronat Erick

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4,5
Publiée le 25 octobre 2024
Un petit bijou tant par la forme que le fond. Scénario, montage, cadrage, justesse des dialogues et des sentiments, tout y prenant de bout en bout.
anton_voyl
anton_voyl

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2024
Vu en reprise de Cannes, c’est un film solaire et bouleversant, la Queer Palme est plus que méritée !
cipesco
cipesco

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4,0
Publiée le 28 août 2024
J'ai eu la chance de regarder ce film dans le cadre du Festival de Cannes via les projections du cinéma Le Louxor. Le film montre les complexités engendrées par l'amour parental, le vécu difficile d'une sexualité alternative dans l'un des endroits les plus défavorisés de la Roumanie, ainsi que les hiérarchies des notables locaux en Roumanie qui souvent prévalent sur toute norme, loi et autorité étatique.
Ioan F
Ioan F

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2024
C'est par un rythme et une souffrance très modeste qu'Emmanuel Pârvu nous enferme dans un état d'esprit malsain et persistant. Là où les non-dits et le silence endémique continuent de dissoudre la liberté.
V Divers
V Divers

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5,0
Publiée le 29 octobre 2024
Un film extrêmement dur ! Un film qui parle certainement aux roumains, mais un film très dur, deux trois scènes pratiquement insupportables, qui t’arrachent les larmes et te blessent au plus profond de ton âme de parent ! Quelle expérience !
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