En s’attaquant au cas d’Emma Schmidt, l’un des exorcismes les plus célèbres de l’histoire américaine, The Ritual prend un risque considérable. Depuis L’Exorciste de Friedkin, toute tentative d’exorcisme filmé se mesure à l’ombre écrasante du classique de 1973. Paul Raschid choisit de s’inscrire dans cette filiation plutôt que de la contourner, et son film se déploie comme une variation respectueuse, parfois trop, mais non dénuée de puissance.
Les codes du genre sont tous là : convulsions spectaculaires, prières en latin, voix gutturales, regards possédés. Rien qui surprenne vraiment le spectateur aguerri. On peut regretter que la matière historique exceptionnelle – le véritable exorcisme d’Emma Schmidt en 1928 dans un couvent de l’Iowa – se trouve ramenée à une mécanique connue. Mais le film réussit néanmoins à maintenir une tension durable, car il ne s’en tient pas à la seule possession d’Emma : il montre aussi comment le démon infiltre progressivement la communauté. La peur ne vient pas seulement du corps possédé, mais de la manière dont le mal expose les failles intimes des prêtres et des religieuses, semant le doute, fissurant la foi. Cette sournoiserie orchestrée, plus que les contorsions ou les cris, donne au film sa véritable efficacité.
Les interprètes contribuent largement à cette intensité. Dan Stevens campe un jeune prêtre crédible, habité par l’inévitable combat entre conviction et scepticisme. Al Pacino, dans un rôle crépusculaire, fascine autant qu’il déroute : son regard illuminé et son jeu outré divisent, mais donnent à son personnage une étrangeté inquiétante qui colle bien à l’atmosphère troublée du récit. Enfin, Abigail Cowen livre une performance solide en Emma Schmidt, oscillant entre vulnérabilité et fureur, incarnation convaincante de la dépossession.
La mise en scène repose sur une photographie austère, faite de clair-obscur et de couloirs conventuels. L’effet d’enfermement est constant : le spectateur est piégé avec les protagonistes dans ce huis clos où le temps semble suspendu. Quelques plans plus contemplatifs laissent deviner un autre film possible, davantage tourné vers la méditation métaphysique. Mais The Ritual choisit clairement son camp : celui de l’horreur gothique, du corps martyrisé et du combat frontal entre prêtres et démons.
Ce qui distingue le film de productions plus standardisées, c’est sa capacité à effleurer des thèmes plus profonds. La perte de foi dans l’Église transparaît à travers la lassitude des exorcistes, réduits à répéter un rituel dont ils doutent eux-mêmes. Le poids du péché surgit dans la figure d’Emma, accusée de porter les malédictions de sa famille, comme si la faute pouvait être héréditaire. Et surtout, le film montre la violence faite à l’intime : le mal parle à travers Emma, viole son corps et ses secrets, transformant l’exorcisme en une scène publique de dépossession radicale.
En fin de compte, The Ritual n’est ni une révolution ni un chef-d’œuvre, mais il parvient à ranimer la fascination durable qu’exerce le motif de l’exorcisme. Derrière les clichés et les effets attendus, subsiste une gravité troublante : la question de ce qui reste de l’homme quand la foi chancelle et que le mal s’invite au cœur du rituel.
The Ritual – L’Exorcisme d’Emma Schmidt avait tout pour s’imposer comme un grand film d’horreur historique : inspiré d’un exorcisme réel reconnu par l’Église, doté d’un casting prestigieux (Al Pacino, Abigail Cowen, Dan Stevens), et porté par David Midell, réalisateur déjà remarqué pour L’assassinat de Kenneth Chamberlain. L’histoire de 1928, avec Emma Schmidt recluse dans un couvent de l’Iowa et affrontant un combat spirituel de 23 jours, reste fascinante. Mais la mise en scène s’effondre : la caméra tremblante, omniprésente, transforme l’expérience en cauchemar visuel. Ce parti pris documentaire, pensé pour renforcer l’immersion, vire à la surenchère et provoque une véritable « nausée visuelle ». La presse et les spectateurs dénoncent une photographie déplaisante, gâchant la tension dramatique. Le paradoxe est cruel : malgré une base historique exceptionnelle et une équipe technique solide, le film se saborde par ses choix esthétiques, frustrant ceux qui attendaient une œuvre marquante.
Poussif et souvent à côté de la plaque, le métrage de MIDELL ressemble à beaucoup trop de films d'exorcisme à la fois, ne créant jamais une identité bien claire, mais s'offrant plus le luxe, d'avoir un style et un travail du genre, qui fait penser au pire des années 2000
Un film d’exorcisme comme il y en a déjà des dizaines et des dizaines. Sauf que celui ci ne réinvente rien, les dialogues sont sans intérêts, et le scénario est assez plat. Ce n’est pas une catastrophe non plus car les effets spéciaux sont sympas et les acteurs jouent correctement, mais c’est pas terrible terrible.
Que fait Al Pacino dans ce faible film. Sous caution de racinternune histoire inspirée de faits reels on en vient à se demande si ce n’ezt pas juste pour appater le chaland. Tout dans ce film à deja ete fait, refait et re refzit 100 fois. Sans interet.
Scénario plus que classique sans aucune prise de risque ni nouveauté. Les acteurs sont cohérents dans leur rôles pour la majorité. Le plus gros problème de ce film à mon sens est la manière de filmer. Il est évident que l'objectif est de faire ressortir le côté documentaire, cependant, ils ont recruté le premier stagiaire venu pour filmer. La caméra bouge tout le temps, le caméraman rate clairement un nombre incalculable de cadrage et tente de se rattraper en bougeant la caméra à nouveau. Des zooms toutes les deux scènes sur le visage des acteurs ou des objets sans aucun intérêt.
Quelle déception, malgré les années qui passent et le nombre de films incalculables sur le sujet, toujours incapable de faire un bon film! Dommage c'est tiré d'une histoire vraie mais le casting n'est pas bon et on absolument a aucun moment peur donc c'est raté. Next ?
Vu chez une amie a l'etranger . Le film est dune telle nullité , qu'on se pince en voyant Pacino apparaitre dans le role central . On a peine a imaginer qu'il ait signé pour ca. Mouvements de camera horripilants , interprétation d'une rare médiocrité , on se demande si on est pas soudainement tombé par accident dans un sous téléfilm alimentaire. Quand aux soeurs ,elles sont aussi crédibles que Pacino. Reste l'envoutée elle même, qu'on a dû embaucher pour faire peur sur le contrat, et si j'ai été tenté de me labourer la peau , c'est surtout de colère qu'on nous prenne ainsi pour des poires.
Qu'est-ce qui ressemble le plus à un film d'exorcisme, eh bien un autre film d'exorcisme. J'en ai vu tellement, et ils sont tous pareils et ils s'inspirent tous de "L'exorciste" (1973) avec Linda Blair. Si c'est la première fois qu'on regarde ce genre de film, on peut y voir un intérêt, mais pour moi c'est devenu lassant et ultra répétitif. Je pense qu'on ne m'y reprendra plus.