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1,5
Publiée le 29 juin 2025
Alors que les médecins sont incapables de trouver une raison médicale aux problèmes mentaux et physiques d'une jeune femme, l'Église s'empare de son cas et conseille un exorcisme qui sera mené par l'expérimenté Theophilus Riesinger. À ses côtés, le jeune Joseph Steiger qui remet beaucoup de choses en cause en voyant les tourments de cette femme. Adapté de l'exorcisme le plus documenté de l'histoire à savoir celui d'Emma Schmidt, ce n'est pas une surprise si "The Ritual" reprend la structure narrative de 99 % des films d'exorcisme. Une approche usée et ici complètement inefficace. Malgré le support qu'il utilise, David Midell est incapable de créer quelque chose d'un minimum angoissant et il est entièrement responsable. Dans un style un peu documentaire, son long-métrage est filmé très bizarrement. C'est quand même étrange d'avoir l'impression de voir du "The Office" dans un film d'horreur. On attend la chute humoristique qui n'arrive évidemment jamais. Un choix douteux et pas payant qui impacte négativement le film. Le reste n'est pas non plus à la hauteur entre la mauvaise performance du casting et l'absence de moments effrayants. Bref, c'est mauvais et ça n'apporte rien de nouveau.
On se révulse les yeux comme il faut, on se scarifie un bras ou deux, on vérifie qu'un truc vert dégoulinant venu du plus profond de nos entrailles est sur le point de nous provoquer le plus magnifique des feux d'artifice buccaux, on se met en lévitation à quelques centimètres au-dessus de notre lit retenu par des sangles bien serrées, on révise nos plus belles ignominies à proférer dans un latin ou araméen parfait... Et on peut ainsi dire que l'on est fin prêt à découvrir "The Ritual: L'Exorcisme d'Emma Schmidt", un énième film d'exorcisme qui nous promet de se consacrer au cas le plus documenté du genre par l'Église (il nous le dit même au début ET à la fin du film, incontestable preuve que l'on n'est pas venu là pour rigoler !).
Effectivement basé sur l'affaire Emma Schmidt qui subit des séances d'exorcisme durant des mois en 1928 dans un couvent de l'Iowa, retranscrites par la suite dans le livre de "Begone Satan!" de Carl Vogl, "The Ritual..." reprend les protagonistes de l'époque ayant mené les débats, le père expérimenté Theophilus Riesinger (Al Pacino) et le père Joseph Steiger (Dan Stevens), le chef bien plus novice des lieux où vont se dérouler les tentatives de guérison divine sur Emma, jeune femme au passé plus que tortueux. Le souci, c'est qu'un cas aussi célèbre doit être déjà en lui-même la source d'inspiration de moults films, dont sans doute l'inégalable mètre étalon "L'Exorciste" de Friedkin, qui ont par la suite contribué à instaurer dans l'imaginaire collectif les clichés d'une imagerie clerico-démoniaque figée dans un registre cinématographique qui, à quelques exceptions près, s'écroule souvent sous leur poids sans savoir comment les renouveler.
En ne proposant absolument rien de novateur à ce sujet, "The Ritual" ne fait malheureusement pas exception à la règle. Pas franchement convaincant sur la forme (la caméra en permanence tremblante de David Midell pour souligner la fébrilité de ses personnages finit par nous faire croire que c'est bel bien l'œuvre d'un DTV venu d'une dimension infernale qui est en cours), le film va tout simplement se contenter de surfer sur tout ce que l'on peut connaître de ce genre d'histoire, ne cherchant qu'à enchaîner les phases de rituels (ici réduites à une durée de quelques jours semble-t-il), avec un accroissement bien trop balisé de phénomènes surnaturels connus pour créer le moindre frisson, tout en les entrecoupant de séquences répétitives entre son trio (une sœur hyper-sensible jouée par Ashley Greene s'annexe au tandem de prêtres) où, bien sûr, les inévitables doutes entre religion et science, la perte de la foi et les visions pernicieuses instaurées par le p'tit démon vont occuper une majorité de dialogues peu inspirés.
Pourtant, en tant que tel, "The Ritual" n'est même pas le même pire long-métrage que l'on ait vu ces dernières années sur ce thème (à titre d'exemples, "Les Dossiers secrets du Vatican", "La Proie du Diable" ou "L'Exorciste: Dévotion" ont fait bien pire), en utilisant notamment à l'unisson les visages de la communauté de cette paroisse le film arrive à trouver une porte de sortie a minima correcte à ce sacerdoce démoniaque, mais cela reste évidemment très peu pour faire oublier le classicisme dans lequel il a choisi de s'embourber et au sein duquel le talent de son casting donne clairement le sentiment d'être gaspillé (bon, la présence d'un Al Pacino n'est certes plus synonyme de qualité depuis un petit moment, il était d'ailleurs bien plus inoubliable en Diable il y a quelques décennies dans un certain film de Taylor Hackford qu'en s'opposant à un de ses sbires ici mais on est surtout triste de voir Dan Stevens se perdre dans un rôle si banal).
Bref, rien de bien nouveau à l'ombre de la possession, "The Ritual" s'ajoute hélas à la pile des exorcismes juste bons à faire glousser des légions de démons dans les salles de cinéma de l'Enfer.
Énième film de possession dénué de toutes originalités, hormis le fait d'avoir Al pacino en prête, empilant tout les poncifs du genres, a croire que les scénaristes ne pourront jamais de s'émanciper de William Friedkin et son Exorciste. Quelques Jumpscares histoire d'amener un semblant de frissons et basta. Film assez anecdotique et totalement oubliable.
The Ritual – L’Exorcisme d’Emma Schmidt se présente comme un film d’horreur inspiré de faits réels survenus en 1928, et adopte un style visuel volontairement rugueux. Le cadrage flou, les plans et contre-plans maladroits rappellent par moments une série télé de seconde zone ; une esthétique qui peut agacer, mais qui semble assumée pour donner au récit une allure quasi documentaire. Une fois cette barrière franchie, le film réussit à capter l’attention et à maintenir un vrai suspense jusqu’au bout.
Du côté des interprétations, Al Pacino apparaît fatigué, presque en retrait, confirmant que sa carrière touche à son crépuscule. C’est Dan Stevens, solide en prêtre Steiger, qui porte véritablement le film et donne corps à une intrigue centrée sur lui.
Si l’on est loin de la puissance et de l’aura mythique de L’Exorciste de William Friedkin, ce long-métrage reste une variation intéressante et efficace sur le thème de la possession. Inégal mais captivant, il s’apprécie malgré ses défauts.
The Ritual – L’Exorcisme d’Emma Schmidt avait tout pour s’imposer comme un grand film d’horreur historique : inspiré d’un exorcisme réel reconnu par l’Église, doté d’un casting prestigieux (Al Pacino, Abigail Cowen, Dan Stevens), et porté par David Midell, réalisateur déjà remarqué pour L’assassinat de Kenneth Chamberlain. L’histoire de 1928, avec Emma Schmidt recluse dans un couvent de l’Iowa et affrontant un combat spirituel de 23 jours, reste fascinante. Mais la mise en scène s’effondre : la caméra tremblante, omniprésente, transforme l’expérience en cauchemar visuel. Ce parti pris documentaire, pensé pour renforcer l’immersion, vire à la surenchère et provoque une véritable « nausée visuelle ». La presse et les spectateurs dénoncent une photographie déplaisante, gâchant la tension dramatique. Le paradoxe est cruel : malgré une base historique exceptionnelle et une équipe technique solide, le film se saborde par ses choix esthétiques, frustrant ceux qui attendaient une œuvre marquante.
En 1928, Emma Schmidt est admise dans un couvent reculé du Midwest américain. Très vite, les phénomènes inexpliqués se multiplient. Le prêtre fait alors appel à un exorciste reconnu, Theophilus Riesinger. Ce qu’ils vont découvrir dépasse l’imagination. Ce dossier, basé sur une histoire vraie, a été longtemps tenu secret par l’Église. C’est le cas de possession démoniaque le mieux documenté de l’histoire des États-Unis.
En s’attaquant au cas d’Emma Schmidt, l’un des exorcismes les plus célèbres de l’histoire américaine, The Ritual prend un risque considérable. Depuis L’Exorciste de Friedkin, toute tentative d’exorcisme filmé se mesure à l’ombre écrasante du classique de 1973. Paul Raschid choisit de s’inscrire dans cette filiation plutôt que de la contourner, et son film se déploie comme une variation respectueuse, parfois trop, mais non dénuée de puissance.
Les codes du genre sont tous là : convulsions spectaculaires, prières en latin, voix gutturales, regards possédés. Rien qui surprenne vraiment le spectateur aguerri. On peut regretter que la matière historique exceptionnelle – le véritable exorcisme d’Emma Schmidt en 1928 dans un couvent de l’Iowa – se trouve ramenée à une mécanique connue. Mais le film réussit néanmoins à maintenir une tension durable, car il ne s’en tient pas à la seule possession d’Emma : il montre aussi comment le démon infiltre progressivement la communauté. La peur ne vient pas seulement du corps possédé, mais de la manière dont le mal expose les failles intimes des prêtres et des religieuses, semant le doute, fissurant la foi. Cette sournoiserie orchestrée, plus que les contorsions ou les cris, donne au film sa véritable efficacité.
Les interprètes contribuent largement à cette intensité. Dan Stevens campe un jeune prêtre crédible, habité par l’inévitable combat entre conviction et scepticisme. Al Pacino, dans un rôle crépusculaire, fascine autant qu’il déroute : son regard illuminé et son jeu outré divisent, mais donnent à son personnage une étrangeté inquiétante qui colle bien à l’atmosphère troublée du récit. Enfin, Abigail Cowen livre une performance solide en Emma Schmidt, oscillant entre vulnérabilité et fureur, incarnation convaincante de la dépossession.
La mise en scène repose sur une photographie austère, faite de clair-obscur et de couloirs conventuels. L’effet d’enfermement est constant : le spectateur est piégé avec les protagonistes dans ce huis clos où le temps semble suspendu. Quelques plans plus contemplatifs laissent deviner un autre film possible, davantage tourné vers la méditation métaphysique. Mais The Ritual choisit clairement son camp : celui de l’horreur gothique, du corps martyrisé et du combat frontal entre prêtres et démons.
Ce qui distingue le film de productions plus standardisées, c’est sa capacité à effleurer des thèmes plus profonds. La perte de foi dans l’Église transparaît à travers la lassitude des exorcistes, réduits à répéter un rituel dont ils doutent eux-mêmes. Le poids du péché surgit dans la figure d’Emma, accusée de porter les malédictions de sa famille, comme si la faute pouvait être héréditaire. Et surtout, le film montre la violence faite à l’intime : le mal parle à travers Emma, viole son corps et ses secrets, transformant l’exorcisme en une scène publique de dépossession radicale.
En fin de compte, The Ritual n’est ni une révolution ni un chef-d’œuvre, mais il parvient à ranimer la fascination durable qu’exerce le motif de l’exorcisme. Derrière les clichés et les effets attendus, subsiste une gravité troublante : la question de ce qui reste de l’homme quand la foi chancelle et que le mal s’invite au cœur du rituel.
Ce nouvel exorcisme fait dans le sale. La caméra est instable (ça donne presque le tournis), les paroles d'évangile viennent s'entrechoquer avec la verve satanique. On ne s'attache pas vraiment aux personnages, mais il y a quelque chose d'efficace dans la réalisation.
Que dire… Probablement le premier film avec Al Pacino que je n’apprécie pas. L’acteur livre une performance solide, fidèle à son talent, mais cela ne suffit pas à sauver un long-métrage qui sombre dans la mollesse et la banalité.
Le film, comme tant d'autres sur le thème de l’exorcisme, ne propose rien de nouveau. Le message d’introduction « inspiré de faits réels » n’apporte aucune plus-value et sonne comme un énième artifice pour tenter de crédibiliser une histoire vue, revue et sans surprise. Le scénario est d’une simplicité presque paresseuse, les dialogues manquent de force, la musique ne dégage aucune tension et surtout… il n’y a absolument aucune peur.
L’ambiance générale est plate, sans intensité ni accroche, et le rythme est tellement lent qu’il devient difficile de rester jusqu’à la fin — personnellement, j’ai abandonné avant le générique final tant l’ennui était total.
En résumé : un film fade, prévisible, sans âme, et une grosse déception malgré la présence d’un grand nom. À éviter, sauf si vous cherchez un somnifère audiovisuel.
William Friedkin et William Peter Blatty, réalisateur et auteur de L’Exorciste, peuvent reposer en paix car ce n’est toujours pas The Ritual : L’Exorcisme D’Emma Schmidt qui pourra prétendre détrôner le plus grand film d’exorcisme jamais réalisé. Bien au contraire, c’est peut-être même le pire dans sa réalisation digne d’un épisode pas drôle de The Office. Aucune scène choc, aucun frisson, un Al Pacino en service minimum et un catastrophique Dan Stevens dans le rôle principal, ce long métrage est un véritable cas d’école sur comment rater en largeur son film d’horreur. [Lire la critique complète sur le site freakingeek]
Poussif et souvent à côté de la plaque, le métrage de MIDELL ressemble à beaucoup trop de films d'exorcisme à la fois, ne créant jamais une identité bien claire, mais s'offrant plus le luxe, d'avoir un style et un travail du genre, qui fait penser au pire des années 2000
The Ritual : L’exorcisme d’Emma Schmidt de David Midell est une belle surprise : son scénario tient la route et sait captiver, les scènes d’exorcisme sont particulièrement efficaces et spectaculaires, avec une mention spéciale pour celle des catacombes, glaçante et viscérale, et la mise en scène nerveuse à la shaky cam renforce l’immersion en donnant un côté brut et réaliste à l’horreur. Le retour d’Al Pacino fait plaisir à voir, même s’il est parfois un peu en retrait, et malgré quelques longueurs qui cassent légèrement le rythme, le film reste une expérience intense et maîtrisée.