Park Chan-Wook délaisse pour notre bonheur son esthétisme glacial des précédentes réalisations afin de maîtriser un animal encore plus sauvage : la comédie. Spoiler alerte : un régal !
Pour les déçus du dernier Sorrentino (La Grazia - incapable de renouer avec la grâce de La Grande Belleza, malgré depuis un bon Parthénope) où un magistral Toni Servilo n’est pas parvenu à sauver la baudruche idéologique, ici un grand acteur, Lee Byung-Hun, serti dans un scénario solide mais nécessitant des performances réussies, happe notre cinéphilie avide de ses cabotinages sans couture qui dépasse, épaulé par d'autres rôles principaux et secondaires sans fausse note ou corde qui casse. Cette comédie a un fond, lame tranchante, où chômage et intelligence artificielle ne sortent pas de l’ombre comme des révélations inconnues mais accompagnent des bouleversements sociaux durs qui pour l’essentiel ne nous sont pas encore vraiment tombés sur le coin de la gueule ! On aurait aimé voir peut-être, tant qu’à faire, traité le déclin démographique sud-coréen ici éludé par les 2 enfants du couple, jolie famille sur le papier et même en creusant dessous. Mais au moins là-bas l’industrie existe encore comme force vive d’un peuple (ou ce qu’il va en rester d’ici quelques décennies) et non comme un fantôme français trahi et tué ! La durée du film ne pèse pas. Le rythme est maintenu, parsemés encore de quelques trouvailles visuelles à la Park Chan-Wook ici pas ostensiblement m’as-tu vu car les insérant habilement dans une direction photographique léchée (ah, ce plan où notre "héros" fui son assaillante armée en descendant un sentier boisé vers sa voiture). Par ailleurs de brèves ellipses scénaristiques rendent compte des aspérités psychologiques des personnages. (Probablement déjà dans le top 10 de 2026 ?) Dans l'esprit cela me rappelle, en mois effervescent, la grâce des comédies italiennes des 60's. (1 conseil ► "Au nom du peuple italien" de Dino Risi qui a mieux que bien vieilli ; pris en valeur anticipative)
C’est exactement ce que j’avais imaginé du film… C’est à dire avec un scénario « simple » à la coréenne mais avec une multitude de détails et d’infos secondaire perché, drôle, très bien ficelé ! Ce qui créer une histoire qui tient la route même avec quelques petits moments de suspension où je me demandais quand même si le film aller réussir à repartir sans me laisser sur la touche. Mais finalement cette attente créer la magie du film avec son rythme spécifique qui sort du commun grâce à son montage. Les plans sont beaux, vivants et colorés, c’est vraiment magnifique de juste contempler cette esthétique agréable et contemplative. Je dois dis que je ressors avec vraiment beaucoup de plan en mémoire qui sont juste INCROYABLE ! Et il le sait car il nous le donne dans les seuls plans fixe du film (qui dure) des composition de plan, de champ, et de couleur de ZINZIN vraiment merci à Park Chan-wook de continuer à faire vivre son art et sa cinématographie avec le temps ! Puis au niveau du son et de la musique, le son est agréable mais surtout avec la musique qui colore encore plus le film sans devenir un film musical. Je retiens pour finir, que le point fort du film est vraiment sont ÉQUILIBRE qui créer sa spécificité, et qu’on passe à bon moment ! (Parcontre le film est vraiment à voir au cinéma !!!)spoiler: [Séance regardé à Manchester vu que le film est déjà sorti au royaume uni, hâte de voir vos avis dessus quand il sortira en France !]
Ce film Coréen est subtil en tout point. Décors extérieurs et intérieurs de très haute tenue, c'est beau ! Dans cette culture, perdre son emploi annonce une descente sociale inacceptable pour la société et soi-même. Il faut absolument remonter, le choix sera des plus radical avec gravité et intrigue. L'Humour n'est pas absent, drôlerie des situations, burlesque et compris par l'occidental que je suis, je crois. Les acteurs mènent l'histoire avec brio. Kif !
Dense complexe fouillis on a du mal à s’y retrouver dans cette comédie loufoque et satire sociale. On ne sais pas trop où on va ça part dans tous les sens et on a du mal à savoir où le réalisateur veut nous emmener.
Quel film incroyable et dérangeant. Les situations burlesques viennent ponctuer le film ici et là et nous en rions, puis on réalise avec effroi que le protagoniste est prêt à tout — vraiment tout — pour travailler dans une papèterie. C'est l'analyse parfaite d'une société qui nous a rendu fous : on ne se bat plus pour changer le monde, on se bat pour être le dernier debout dans une pièce vide. Un chef-d'œuvre de noirceur déguisé en divertissement.
Je voulais le voir parce que c’est le nouveau film de Park Chan-wook, donc j’étais assez curieux. L’intrigue est vraiment prenante et le film installe une bonne tension tout au long de l’histoire. Le jeu d’acteur est très solide, les acteurs portent vraiment bien le film. La mise en scène est très soignée, avec plusieurs plans vraiment marquants comme souvent avec ce réalisateur. J’ai aussi beaucoup aimé le choix des musiques, qui accompagnent très bien certaines scènes. Le film prend le temps de poser son histoire et les personnages, ce qui rend le suspense encore plus efficace. Et certaines scènes sont vraiment bien construites, avec une tension qui monte petit à petit. Au final, un très bon thriller, maîtrisé et vraiment prenant.
photographie superbe belle réalisation themes comprehensibles m du mal à rentrer dans ce choix moral qu n'en est pas un (à 4 on aurait fait tous le même choix)
Avec Aucun Autre Choix, le maître sud-coréen Park Chan-Wook propose son adaptation du roman Le Couperet. Un mélange des genres, entre comédie noire, cartoon et thriller social qui offre une satire grinçante du monde du travail moderne.
Passant d’un registre à l’autre sans jamais perdre en tension, c’est un film foisonnant, porté par une mise en scène généreuse, inventive et dingue de maîtrise. C’est excessif, on enchaîne les ruptures de tons, les variations de rythmes, les raccords improbables. Cette opulence et cette virtuosité formelles sont au service d’une charge féroce contre notre société contemporaine et ses logiques inhumaines.
Lee Byung-Hun est excellent dans le rôle de ce cadre bien installé qui perd progressivement pied après son licenciement et qui, pour décrocher le poste qu’il convoite, va chercher à éliminer ses concurrents. En même temps que lui, le film bascule dans la folie et c’est aussi drôle que jouissif et superbement rythmé.
L’une des originalités du film tient justement à ce personnage : il n’a ni le sang froid ni l’intelligence d’un tueur. C’est un homme maladroit, idiot, aliéné, poussé à bout par la perte d’un statut et d’un confort artificiels. Sa peur du déclassement, inéluctable dans cette logique de “performance” et de rentabilité toujours plus inhumaine, devient le moteur de sa dérive.
Mais s’il se rend compte qu’il était totalement soumis à un système déshumanisant, il va tout faire pour y retrouver sa place. Il ne cherche pas à s’y opposer mais à être celui qui va profiter des règles du jeu et faire partie de cette minorité (toujours plus réduite) qui en bénéficie au détriment de tous les autres. Un bourgeois prêt à tout pour le rester. En ce sens, le film épouse le cynisme du capitalisme dans une métaphore glauque de l’individualisme et de la logique de compétition qu’il impose à tous. La folie de cet homme étant littéralement fabriquée par le système et par une pression sociale constante au statut et à la performance, une folie qui, au même titre que les logiques capitalistes, est justifiée par l’idée qu’il n’y aurait “aucun autre choix”.
J'ai vu le film hier dans une petite salle. J'ai beaucoup aimé l'idée du film. J'ai été très agréablement surpris malgré la durée importante. Il me fera réfléchir longtemps sur ce que l'on peut être capable de faire suite à la perte d'un travail. Je place ce film dans mon top 3 de tous les films que j'ai vus.
Gros film de mise en scène virtuose avec un récit un poil alambiqué mais dynamique et des acteurs au top. J'avais vu Le couperet de Costa-Gavras, un film beaucoup plus sobre et à l'os, les deux sont fort complémentaires.
Remarquablement réalisé, filmé (l'image est superbe), construit et interprété, ce film mélange allégrement les genres - polar, comédie, satire sociale - Très coréen et très universel. Seule réserve : un peu long