Aucun autre choix
Note moyenne
3,7
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233 critiques spectateurs

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norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2026
Loin de sa virtuosité passée, Park Chan-wook se noie dans l'exercice de style fastidieux et l'humour pénible, passant à côté de la force de son sujet.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2025
Doit-on juger Aucun autre choix en fonction des souvenirs laissés par Le Couperet de Costa-Gavras, puisque les deux œuvres s'inspirent du même livre de Donald Westlake ? Difficile en tout cas de se défaire d'un sentiment de déjà-vu et pourtant les adaptations sont difficilement comparables du point de vue de la forme. Au côté froid et implacable du film français répond la manière stylisée de Park Chan-wook de traiter le même sujet, l'entraînant davantage vers la comédie noire, voire burlesque, peut-être au détriment de sa toile de fond, le cynisme de l'ultra-libéralisme et, partant, du désarroi des individus broyés par un système sans états d'âme, inhumain au possible, et la tendance ne fait que prospérer. Le héros de Aucun autre choix a cultivé au fil des ans un CV impeccable, qui ne va pas tarder à contenir des trous insondables, profonds comme une tombe, et aussi une petite famille et deux chiens adorables qui habitent une maison bourgeoise, mais voilà, une réduction de personnel et tout cet édifice menace de voler en éclat. Sans que le fond disparaisse tout à fait, Park privilégie la carte du divertissement, surfant entre horreur et absurde, avec le brio qu'on lui connaît depuis longtemps, mais au sein d'un engrenage qui n'est pas loin de tourner à vide. Plutôt que de resserrer son action, le cinéaste coréen s'échappe dans quelques digressions loin d'être nécessaires (les membres de la famille) et dilue les scènes les plus violentes en des épisodes à la limite du grotesque, volontairement, bien sûr. En résulte une atmosphère plus ironique que noire, pas franchement convaincante. Par bonheur, outre la virtuosité de la mise en scène, indéniable, et l'interprétation savoureuse de Lee Byung-hun et, à un degré moindre, de Son Ye-jin confèrent au film une hauteur d'exécution qui fait oublier en partie le traitement plus ludique que purement contondant du thème universel et brûlant d'un capitalisme sans loi ni morale.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2026
"Aucun autre choix" assez bien noté par la critique, qui a obtenu 3 nominations aux Golden Globes cette année est une comédie noire coréenne qui m'a un peu déçu. En effet, le cinéaste Park Chan-wook (Mademoiselle) propose aux spectateurs une intrigue riche en idées qui remet en question la société capitaliste sud-coréenne, où l'échec d'un individu est vivement dénoncé par une société qui valorise la richesse et l'apparence. Lee Byung-hun (Squid Games) brille dans le rôle d'un meurtrier en quête de reconnaissance. Malheureusement, le réalisateur livre un scénario manquant de surprise et de retournements majeurs, alors que le résultat aurait pu être bien meilleur.
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2026
Man-su coche toutes les cases de la réussite. Employé dont le talent force le respect de ses pairs au sein d'une fabrique de papier, il est même parvenu à devenir le propriétaire de la magnifique maison de son enfance, concrétisation de tous ses rêves d'un bonheur familial certain auprès de sa femme et de ses deux enfants qu'il chérit par-dessus tout.

Malheureusement viré du jour au lendemain par les nouveaux propriétaires américains de l'usine à papier, Man-su voit tout l'écosystème de confort matérialiste qu'il s'est acharné à construire pour lui et les siens s'effriter durant les longs mois d'une recherche d'emploi ne se soldant que par des échecs ou autres humiliations.
Mis au pied du mur dans un secteur d'activité aux débouchés toujours plus restreints, il décide un beau jour d'éliminer ses concurrents au poste qu'il convoite...

Aucun autre choix que d'assister à un nouvel incroyable tour de force de mise en scène de la part de Park Chan-wook. Cela résonne bien sûr comme une évidence tant le cinéaste sud-coréen n'a fait que monter en puissance durant sa carrière pour atteindre une espèce d'Éden de perfection formelle qui ne cesse de séduire la rétine des simples cinéphiles mortels que nous sommes. Et, avec cette adaptation du roman de Donald Westlake (la deuxième après "Le Couperet" de Costa-Gavras) lui permettant d'aller sur un terrain beaucoup plus franc de comédie noire, il s'en donne à coeur joie pour nous présenter un cadre de vie sud-coréen idyllique -ou, du moins pensé comme tel par son héros, l'introduction en est même onirique- très vite infiltré par le venin du serpent capitaliste prêt à tout pour le corrompre jusqu'à la moindre de ses racines.

Là où, à partir de ce postulat, on n'aurait pu attendre qu'un enchaînement de meurtres "carriéristes" de la part de Man-su, argument en soi suffisant et absurde pour dénoncer les dérives d'une société perdue dans ses chimères de réussite matérialiste, Park Chan-wook va se servir des quelques exécutions prévues par son héros désespéré comme des points d'appuis à un passage en revue du réveil de toutes les conséquences à cette obsession (surtout si elle est contrariée) et à la manière dont Man-Su, personnage particulièrement malmené, s'y voit de plus en plus submergé face aux reflets de ses doutes les plus enfouis que lui renvoient ses victimes.

Grâce à cette maîtrise des ruptures de tons si typique du cinéma sud-coréen (on peut ainsi passer du burlesque le plus pur aux pendants les plus graves d'un drame familial) et, ici, amplifiée par le perfectionnisme de Park Chan-wook pour le sens symbolique à apporter au moindre détail que ses superbes plans choisissent de mettre en avant, "Aucun Autre Choix" se place en espèce d'étude de cas social assez brillante d'un homme qui, confronté aux plus sombres extrémités d'un système broyeur de vies entières, choisit lui aussi de s'y aventurer pour découvrir que tout y est finalement plus ou moins régi et vicié par ses règles, de ses aspirations intimes ou professionnelles jusqu'au fonctionnement de sa propre famille, annihilatrice volontaire ou non de non-dits pour assurer la pérennité du rêve préfabriqué qu'elle s'est donné pour objectif de vivre.

Alors, bien sûr, afin de traiter tout ce parallélisme de maux exacerbés par la situation de Man-su, "Aucun autre choix" peut parfois donner le sentiment de se perdre en digressions ou en longueurs (à mi-parcours notamment) mais le parti pris de nous laisser entrevoir les conséquences de l'emprise de la mâchoire capitaliste sur une amplitude assez folle de ramifications de nos existences rend tout ce qu'y a été abordé nécessaire, voire inéluctable au vu de sa formidable dernière partie qui en concentre la teneur sous sa forme la plus acerbe.
Et puis, bon, passer quasiment 2h20 en compagnie d'un cinéaste virtuose et de ses excellents comédiens (Lee Byung-hun et Son Ye-Jin forment un duo épatant), est l'équivalent d'un CDD que l'on ne demande qu'à renouveler.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 février 2026
Je n'avais pas aimé il y a une vingtaine d'années "Le couperet", adaptation que Costa-Gavras avait faite du roman de Donald E. Westlake. Avec le recul et en comparaison avec "Aucun autre choix", nouvelle adaptation de ce roman, coréenne cette fois, je pense que c'était un chef d’œuvre ! Que voulez-vous, quand un réalisateur comme Park Chan-Wook, dont le sens du comique est proche du zéro, se met dans la tête de transformer en film burlesque un film a priori à la fois film noir et film politique, le résultat ne peut être que pathétique. On espérait un film à caractère social fustigeant les méfaits du capitalisme, ce sujet n'est que vaguement esquissé. Cerise sur le gâteau, le spectateur se retrouve souvent en situation de ne pas comprendre du tout ce qui est en train de se passer. Pas trop grave, finalement, car on finit par s'en fiche complètement. En fait, la seule chose que Park Chan-Wook sache faire, c'est se regarder filmer ! Résumons : dans ses films précédents, Park Chan-Wook n'avait jamais apporté la preuve qu'il était un grand réalisateur mais avec "Aucun autre choix", il touche le fond de la médiocrité et il y a de fortes chances que ce film reste pour moi le pire film de l'année.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2026
À la lecture du synopsis, on comprend qu'on va se payer la tête d'un système et de celle d'un mec tranquille qui ne supporte pas d'être déstabilisé. Mais la critique du monde actuel disparaît finalement derrière la farce. Quoique "farce" et "monde actuel" ne soient même pas les bons mots. L'un comme l'autre ne décrivent pas les angles d'attaque du réalisateur - grand fabuliste, grand peintre... Ce film est un livre d'images. Et un moment d'hallucinations (le contexte parvient à évoquer Pocahontas et le capitaine Smith lors de la colonisation de la Virginie)...

Ce réalisateur corréen dédie son film à celui qui a déjà mis en scène le roman d'origine il y a vingt ans (Costa-Gavras avec Le Couperet) - et qui accessoirement l'aide à produire No Other Choice (어쩔수가없다) aujourd'hui. Combat de coqs ? Apparemment non, chacun ayant ce même art de jouer avec le social (assez dingue) et avec les personnalités (plutôt dingues). En l'occurrence, le chômage aujourd'hui et un mec à la fois violent et délicat, gauche et efficace... donc, des ingrédients de drôlerie. Sans compter que ce personnage a mal aux dents !

Mais on n'est pas obligé de voir de la drôlerie dans ce remake. Bien qu'on se souvienne de l'excellence du film Old Boy (2003). D'abord le montage est touffu, extrêmement touffu ; ensuite, l'interprétation du personnage principal n'a rien de bien convaincant. C'est même désolant d'avoir à le constater, à le ressentir. Il reste une chose extraordinaire (du réalisateur) : les images, qui sont un plaisir des yeux, à tout instant. Et par ailleurs, l'introduction et la conclusion sur une musique qui nous fait croire entrer ou sortir d'un film de Comencini (concerto n°23 de Mozart, deuxième mouvement adagio) ... c'est le summum de l'ironie.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2026
Le scénario prend son temps pour mettre en place l'intrigue, montrant d'abord une société sud-coréenne avec ses particularités, les petits détails sur la réorientation professionnelle ou le déclin social qui reste une humiliation, avec un prémice d'humour noir entre dérision et ironie. La façon dont l'idée insidieuse vient à Man-Soo/Byung-Hun est savoureuse, mais le ton devient bien plus absurde puis caustique au fil du récit en se reposant aussi sur un fait indéniable : devenir tueur n'est ni naturel ni facile. Le réalisateur met en place tout un style dont un visuel façon papier glacé qui appuie le côté anxiogène, qui est aussi atténué par le côté satirique, mordant qui offre 2-3 rires dans un drame social qu'on aurait aimé encore plus jubilatoire. Evidemment, on ne peut s'empêcher de comparer avec "Le Couperet" (2005) ; Park Chan-Wook se détache du roman, il prend plus de liberté pour accentuer l'absurde et le cynisme dans un humour noir très réussi. Park Chan-Wook signe sans doute son film le plus drôle, ce qui ne dit pas hilarant, dans un humour noir et acerbe efficace et maîtrisé sur le monde impitoyable du travail.
Site : Selenie
Yves L.
Yves L.

3 abonnés 49 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 février 2026
Film dont le sujet paraissait intéressant, mais tout y est poussé à l’extrême, effets répétitifs épuisants , c’était assez ennuyeux en fait voire insupportable, j’ai pensé quitter la salle ce qui est ultra rare,
Henner
Henner

93 abonnés 142 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 février 2026
Jamais vu un navet pareil ! Le début est bien avec la description d'un contremaitre dans son foyer puis à l'usine. Mais à partir du moment où il se fait virer on change de dimension. Le film devient totalement incompréhensible avec des effets lourdingues sans intéret. Vous savez quoi ? Nous étions deux et nous sommes partis en route totalement assommés par l'incongruité de la chose.
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 février 2026
En Corée, de nos jours, un cadre d’une entreprise de papier, vivant en famille confortablement, est licencié. Pour retrouver du travail, il va éliminer ses concurrents. Le scénario est très prévisible, le côté loufoque de l’affaire est balourd, on ne rit pas, on ne pleure pas, on s’intéresse pas à cette histoire et c’est dommage car le sujet (les effets de la robotisation sur l’emploi et la société) est majeur. Le lendemain, on a tout oublié sauf la prestation de l’actrice, Ye-Jin Son, remarquable. L’un des précédents films du réalisateur « Mademoiselle » était très beau. Celui-ci ne vaut pas d’y consacrer deux heures de son temps. Une déception.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2026
L'avantage d'avoir 20 ans pour monter un projet, c'est qu'on a largement le temps de le peaufiner. En l'occurence, le temps a bien fait l'affaire pour Park Chan-Wook qui voulait adapter Le Couperet du génie Donald Westlake au moment où Costa Gavras en tirait une version impitoyable avec José Garcia dans son meilleur rôle. Ce sera donc un remake. Mais au lieu d'en pâtir, Aucun autre choix en ressort grandi. On a devant nous un autre animal : même ossature mais pas du tout la même morphologie. La construction est cette fois-ci linéaire, le script décale le premier meurtre à une heure de film et le cocon familial prend une toute autre place. L'introduction qui accentue l'emphase jusqu'au ridicule nous amène sur un terrain proche du superbe Parasite de Bong Joon-ho. De cette image d'épinal - l'étreinte d'une famille - on comprendra à quel personnage on a affaire. Et il n'est fait du même bois que le Bruno Davert campé par José Garcia.

Yoo Man-soo (Lee Byung-Hun, incroyable) n'est pas un sociopathe mais un employé dévoué qui a passé 25 ans à trimer dans une usine de papier afin de se payer la vie de ses rêves (belle baraque, des enfants inscrits aux meilleurs endroits). Un type chaleureux, pas toujours présent mais aimant et soutenu par sa compagne. Puis un jour, l'entreprise décide de le jeter comme un kleenex usagé. "Aucun autre choix", qu'on lui dit. Une phrase laconique qu'on va entendre à plusieurs reprises durant les 2h19, comme une formule toute faite qu'on utilise pour se débarrasser de toute conscience. La conséquence d'un libéralisme sauvage qui n'hésite pas à balancer au feu les "non-indispensables", leur amour-propre et leur famille étant destinés à l'inéluctable combustion. Mais ici, cela prend le chemin plus sinueux d'une contamination. Si le job idéal attire 4 profils idéals, trois doivent être éliminés de l'équation. À situation désespérée, mesures désespérées. Mais contre toute attente, elle passe principalement par...le burlesque. Park Chan Wook se réapproprie le mantra d'Hitchcock voyant le meurtre comme une chose difficile et chaotique. Et avec l'ancien cadre totalement inexpérimenté, on est souvent amené à éclater de rires devant les situations rocambolesques que ses maladresses créent. À ce titre, le premier forfait est un morceau d'anthologie en cela qu'il dégénère un peu plus à chaque minute d'une manière toujours plus loufoque et pourtant le sens du tragique s'infiltre au milieu de la rigolade. Et ça ne va faire que s'accentuer.

Notre héros négatif se confond rapidement avec les cibles qu'il traque à sa manière. S'il a encore la jugeote de réaliser la faiblesse chez les autres, Yoo Man-soo en est manifestement incapable en ce qui le concerne. Dans les moments forts, Park Chan Wook va à chaque fois dans un registre différent comme pour souligner l'inexorable éclosion d'un nouvel homme. Dans la crasse et le sang. Sous ce magnifique toit que notre chômeur entend conserver alors que sa famille menace de ployer. Alors, on pourra reprocher peut-être le symbolisme un peu forcé (la rage de dent, la petite fille qui répète les paroles fortes) et ce rythme un peu lancinant arrivé à mi-parcours (la faute à une sous-intrigue parfaitement dispensable). Mais comment ne pas rester béat d'admiration devant le dynamisme et les idées de mise en scène ? Ça fourmille toujours autant chez le réalisateur qui y va de ses transitions virtuoses aux fondus expérimentaux et j'en passe. Puis se dire qu'on est passé du rire à l'épouvante sans problème, et qu'Aucun autre choix vous laisse sur une note finale qui vous poursuit jusque chez vous alors que vous aviez déjà lu le roman, puis vu le Gavras...C'est quand même pas mal non ?
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2025
Pur chef-d'œuvre de comédie noire que ce No Other Choice ! Après l'adaptation de The Ax par Costa-Gavras, Park Chan-wook reprend les prémices de base pour en faire un film extrêmement contemporain, alors que Lee Byung-hun joue un père de famille licencié, planifiant 3 assassinats afin d'être le favori pour un poste dans l'industrie du papier.
D'entrée de jeu, le cinéaste coréen déploie un arsenal de mise en scène absolument vertigineux pour livrer à la fois son film le plus ludique et accessible, sans jamais livrer un récit simpliste pour autant.
C'est renversant : plans subjectifs, superpositions, dutch angles, placements de caméra insolites, prises de vue à l'intérieur d'une bouche ou d'un verre d'alcool... notre cerveau a clairement besoin d'un second visionnage pour emmagasiner la maestria totale de la réalisation. À l'image de cette séquence de conversation téléphonique abdolument unique en terme de scénographie, ou une scène de meurtre virant au slapstick étouffée par la musique intra-diégétique.
Et si No Other Choice est drôle, Park Chan-wook tire un portrait au vitriol de nos sociétés capitalistes, sans jamais oublier le caractère humain.
C'est particulièrement probant via ces instants où l'écriture s'intéresse aux émotions des cibles, l'occasion d'un transfert signifiant vis-à-vis d'un Lee Byung-hun trouvant ici un de ses tous meilleurs rôles.
Jonglant de manière incroyablement maîtrisée entre les tons (capable de passer d'une hilarante séquence de beuverie à un meurtre viscéral), le film se permet même de proposer une histoire d'amour superbement écrite avec la femme du protagoniste (là aussi impeccablement joué par Son Yen-jin). Un regard sur le mariage, la famille, les sacrifices et in fine un miroir résolûment réaliste de la transformation socio-économique subie en Corée (les toutes dernières scènes abandonnent très clairement le genre).
On pourrait disséquer chaque composante de ce No Other Choice, alors que Park Chan-wook a véritablement fait son Parasite à lui.
De loin le plus grand film de l'année !
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 février 2026
A mettre dans le catalogue des films Sud-Coréens à forte connotation sociale qui arrivent régulièrement sur nos écrans. Une variante adaptée du film « Le Couperet » (2005) de Costa-Gravas, réalisateur et scénariste militant lui-aussi. Les cinéphiles ne manqueront sans doute pas de vouloir comparer, ce dont je me garderai ne connaisant pas ou n’ayant pas de souvenir de ce précédent. A classer dans le genre de la comédie noire, davantage que drame et thriller même s’il y a de cela aussi dans le fil conducteur. Le problème c’est que c’est vraiment long, trop long (2 heures et 19 minutes) et que plusieurs scènes sont sordides et gores. Pas forcément la meilleure matière pour faire dans l’humour caustique dénonciateur de la société et de la compétition sur le marché du travail puisqu’on nous dit que c’était l’objectif. Scènes qui valent d’ailleurs une interdiction stricte aux moins de 12 ans. Une alerte pour tous les spectacteurs.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 décembre 2025
Autant revoir le couperet... Comment c'est possible de faire un film aussi apolitique sur des mecs au chômage près à s'entre-tuer pour continuer à travailler ?
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2026
Comédie grinçante sur un homme se retrouvant au chômage et dont l'idée d'éliminer la concurrence va germer dans sa tête, jusqu'à passer à l'action. Passer du statut de la famille parfaite et de la situation financière confortable à la dégringolade et au chômage persistant est un véritable coup dur pour You Man-su. Ses actions amenant à la rencontre de ses différents rivaux sont empreintes de petites doses d'humour noir appréciables. La satire du statut social sud-coréen est parfaitement comprise, mais j'aurais préféré que ce côté sarcastique et humoristique soit encore plus poussé et mis en avant. Le scénario souffre également de quelques longueurs.
La réalisation reste très soignée et la fin du film clôture bien cette histoire, mais j'en ressors un chouilla déçue, sans doute trop d'attentes personnelles.

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