You Man-su s’est fait sèchement licencier de l’entreprise où il travaillait fidèlement depuis vingt-cinq ans. Il sombre lentement dans la dépression en essayant sans succès de retrouver un emploi. Sa prime de licenciement dépensée, il doit désormais, la mort dans l’âme, penser à réduire le train de vie de sa famille. Sa recherche d’emploi restant vaine, il fomente un plan machiavélique : éliminer le cadre qui occupe le poste qu’il convoite et y candidater après avoir écarté tous les candidats potentiels à son remplacement.
Aucun autre choix est la seconde adaptation d’un roman de Donald Westlake publié en 1997. On devait la première à Costa-Gavras. Tournée en Belgique, elle était sortie en 2005 sur les écrans français.. José Garcia y interprétait à contre-emploi le rôle de ce chômeur serial killer.
"Le Couperet" était un thriller où un homme, suivant une logique criminelle, éliminait l’un après l’autre ses rivaux potentiels. Aucun autre choix suit la même trame linéaire, mais se donne le temps de s’en écarter (il dure deux heures dix-neuf). C’est d’ailleurs ce qui en fait l’intérêt.
Il commence par une (longue) mise en place, où l’on découvre You Man-su, sa femme, son beau-fils, sa fille, violoncelliste surdouée et autiste, ses deux chiens… C’est très progressivement que l’intrigue se met en place, lors de la scène capturée sur l’affiche, au cours de laquelle le héros réalise qu’éliminer le cadre dont il ambitionne le poste ne règlera pas son problème et qu’il faut préalablement éliminer d’abord les candidats potentiels à ce poste s’il venait à se libérer. Il passe alors une fausse petite annonce qui lui permet de récolter les CV de ses rivaux potentiels.
Commence alors une lente chasse à l’homme où You Man-su, par un troublant effet de miroir, se retrouve face à des chômeurs aussi paumés que lui. Le premier a sombré dans l’alcoolisme au grand dam de son épouse. Le second a trouvé un emploi chez un marchand de chaussures (comme Marty Mauser !). Sa dernière victime, le cadre qu’il veut remplacer, nage dans l’opulence mais n’en mène pas pour autant une vie plus épanouie.
Park Chan-wook est sans doute l’un des plus grands réalisateurs coréens avec Bong Joon-ho, l’auteur de "Parasite". Il a signé quelques-uns des films les plus marquants du dernier quart de siècle : je ne me suis toujours pas remis du traumatisme causé par "Old Boy". Le sens de la provocation qu’il déployait dans ses premiers films sanguinolents est mis ici au service d’un propos plus politique : Aucun autre choix est une dénonciation implacable du capitalisme et de l’aliénation au travail qu’il fait naître.
Aucun autre choix est volontiers gore. Il est fort légitimement interdit aux moins de douze ans. Ceux qui espéraient voir pour la Saint Valentin une romance sucrée lui auront hélas préféré "Hurlevent" (que je chroniquerai demain). Il n’en reste pas moins un vrai et grand moment de cinéma jubilatoire par l’énergie qu’il dégage, la parfaite maîtrise de ses effets et la qualité exceptionnelle du jeu de son acteur principal, Lee Byung-Hun, acteur fétiche de Park Chan-Wook depuis "Joint Security Agreement".
Malgré un scénario un peu déroutant, Aucun autre choix est un excellent film. Les personnages y sont très attachants, assez complexes et extrêmement bien interprétés. La mise est scène est complètement folle, un peu trop d'ailleurs. Le film retranscrit très bien une certaine douce folie coréenne que j'avais eue l'occasion de connaître via des amis originaires de ce lointain pays. On y trouve cette fantaisie débridée et loufoque qui ne s'embarasse pas des convenances. Les couples sont tous très intéressants, alternant les rôles de parents, professionnels, amants, etc. Et c'est sans doute là où le film déroute. On s'attend à un récit ne tenant que la ligne des meurtres de concurrents, comme teasée dans la bande-annonce. Mais les digressions se multiplient, pour raconter plein d'autres choses. On en ressort avec l'impression d'avoir passé 2h20 dans un kaléidoscope sans trame très claire. Mais ce voyage fut plaisant, et réserve de beaux moments. Dès la première scène, le cinéaste laisse entendre qu'il s'intéresse infiniment plus aux relations familiales qu'aux enjeux politiques. Et c'est donc selon cette perspective, loin du film Le Couperet de Costa-Gavras, que se déploie ce récit. C'est un parti-pris qu'il faut accepter pour vraiment apprécier.
Ce film est exceptionnel !... Ces Coréens, ont vraiment beaucoup d'Imaginations. Pour maintenir sa place dans ce monde "Cruel", on a pas d'autre choix que de supprimer ses opposants. Un film qui est à la fois Hilarant, Effrayant et Pertinent. On le dira jamais assez, il faut préserver la vie des "Femmes" et des "Enfants", pour ça, il n'y a que des "Hommes" qui sont en mesure de le faire. Pour éviter le chemin de personnes Toxiques ou des situations désastreuses qui peuvent miner la santé Mentale ou Physique de personnes plus "faibles", il est nécessaire de protéger les plus démunis. Un film étrange où l'on se rend compte que la Problématique Philosophique qu'il relève est sans appel ; l'Homme est il un monstre par "Nature" ou par "Nécessité" ??? Cruelle Réalité !...
Adaptation de Le couperet (Costa Gavras 2005). Un drame social sur le déclassement, les effets de l'évolution du monde du travail et de la délocalisation. Le ton est singulier, cynique mais trop souvent farfelu et l'interprétation excessive. L'aspect comique (ou second degré), peu subtil, tombe à plat et ainsi le récit s'embourbe. La promesse n'est pas là.
Très décevant de la part de Park Chan-Wook dont les films laissent perplexes depuis le génial "Mademoiselle". Le début fait beaucoup penser à "Parasite" (villa design, famille friquée et très soudée) pour virer vers une farce burlesque avec l'épisode de la première victime qui, personnellement m'a laissé de marbre et vaguement mal à l'aise devant son côté inopérant. Puis le film trouve son ton, son rythme et son sujet : la sacro sainte famille qui permet de traverser tous les problèmes. Alors, oui c'est bien filmé , il y a de beaux mouvements de caméra, c'est bien joué, mais c'est quand même sacrément long pour ce sur quoi ça débouche.
Comédie grinçante, une sorte de remake version coréenne de "LE COUPERET" mais en moins agréable à visionner. Ici c'est vraiment la purge, à part deux ou trois scènes captivantes, franchement c'est interminable, imbouffable, et vite oubliable.
Comment est-ce possible que ce film ait d'aussi bonnes critiques ? Si vous vous attendez comme moi à voir un thriller du genre Parasite ou Normal Family, passez votre chemin. Cette histoire est grotesque, sans queue ni tête et tout à fait ridicule. De plus, c'est très très long. Si je n'avais pas été au milieu d'une rangée, j'aurais quitté la salle au bout de 30 minutes.
Le film fait un peu mal aux yeux et aux oreilles. Malgré une surenchère d'effets supposément humoristiques, il provoque de la gêne et de l'ennui. C'est dommage car l'ambition satirique était bonne.
Comment ce film peut il avoir autant de bonnes critiques ?? Il est juste grotesque et sans aucun intérêt. Les personnages sont ridicules, les situations pathétiques et ça frôle souvent l’hysterie. Je n’ai pas réussi à tenir au delà d’une heure.
Park-Chan-Wok retrouve Lee Byung-Hun, son acteur fétiche pour incarner ce chômeur prêt à tout pour retrouver un emploi, et qui se laisse embarquer dans une spirale de violence, sans le moindre scrupule. De cette satire sociale sur le chômage et la violence qui gangrène la société coréenne, il fait une comédie noire, meurtrière et burlesque pour dénoncer le capitalisme sauvage, la robotisation et la brutalité du monde du travail. Très loin du style de « Mademoiselle », un de ses précédents films particulièrement remarqué pour son raffinement cruel et sensuel, il préfère le ton de la grosse farce pour nous compter les aventures de Man-Su, fiévreusement interprété par Lee Byung-Hun, qui avec la perte de son travail va aussi perdre tout repère social…. Il ne se refuse aucun excès pour souligner la gravité de son propos, : mouvements de caméra à la grue, accumulation de plans décrochés et de gros plans, bande son assourdissante, outrance dans le jeu des comédiens, étirement des scènes à tout bout de champ,… Malheureusement l’accumulation de ces affèteries de mise en scène finissent par ne susciter qu’épuisement et beaucoup d’ennui.
Adapté du roman américain "Le Couperet" (publié en 1997) de Donald E. Westlake, déjà porté à l'écran par Costa-Gavras en 2005, ce long-métrage suit un ingénieur remercié après 25 ans de loyaux services qui, acculé pour sauver les siens et conserver son toit, décide d'éliminer méthodiquement (et physiquement !) ses rivaux pour décrocher un poste convoité. J'ai eu du mal à m'éclater dans cette comédie grinçante sud-coréenne, trop de choses n'allaient pas. Tout d'abord, le rythme et la mise en scène : décousus, en dents de scie, avec des personnages aux comportements parfois incompréhensibles. Ensuite, l'histoire : volontairement et délicieusement vitriolée, mais trop de bavardages (en VO de surcroît) et pas assez de scènes croustillantes. Et enfin, la durée : le film est trop long (2h19), avec beaucoup de moments creux ou sans intérêt. Sur le papier, cette satire sociale à la sauce asiatique promettait un résultat percutant, presque jubilatoire. A l'écran, l’ensemble manque d'impact et d'audace, comme un projet qui tourne à vide en oubliant d'aller au bout de ses intentions. Laborieux et décevant ! Site CINEMADOURG . free . fr
Remake assumé du film Le Couperet de Costa-Gavras avec José Garcia, le réalisateur coréen transpose l’histoire dans un contexte local où la pression professionnelle et la culture du travail prennent une dimension encore plus écrasante.
Park Chan-wook adapte intelligemment le matériau d’origine aux préoccupations sud-coréennes : cadences infernales, compétition permanente et peur du déclassement social. Le film se pose comme une critique acerbe du monde du travail moderne, où l’individu devient jetable.
L’humour noir, omniprésent, fait mouche grâce à des idées de mise en scène ingénieuses, des costumes stylisés et un jeu d’acteurs d’une précision chirurgicale. Cette élégance formelle contraste avec la noirceur du propos et renforce l’ironie mordante du récit.
J’ai cependant trouvé le film un peu long, surtout dans sa première partie, qui prend son temps pour installer l’histoire et les enjeux. Une mise en place nécessaire, mais qui peut freiner l’immersion.
Au final, un thriller social élégant et grinçant, moins percutant que son modèle mais porté par la patte visuelle et l’ironie cruelle de son réalisateur.
Aprés le très beau Decision to leave, j'attendais beaucoup du nouveau Park Chan-Wook qui livre ici l'un de ses films les plus faibles. La mise en scène est ici assez banal, tout comme le scénario qui hésitant entre satire et drame familial manque clairement de véritables enjeux dramatiques. Les scènes de meurtres paraissent même assez fades. Néanmoins, par instants, on entrevoit les prémices d'un film passionnant. On se dit que Park Chan-Wook demeure un cinéaste important. Certaines scènes de tension sont même assez brillantes. On attend cependant un prochain film plus virtuose et mieux écrit.
Après l'excellent Decision To Leave (2022), Park Chan-Wook revient avec une satire grinçante sur la société de nos jours, à l'ère du développement technologique et du remplacement de l'humain par l'IA, de très jolis plans par moments, les acteurs remarquables, mais la trame narrative tire en longueur (2h20 de film) et le sujet déçoit quelque peu.