Tour d'abord, face au réalisateur de Old Boy: respect... (mais aussi de Sympathy for Mister Vengeance, Lady Vengeance....): Respect!
Ici, il peut déconcerter ses admirateurs fervents en adoptant un ton que j'appellerais volontiers: le gore rigolard. Man-Su (Lee Byung-Hun) est cadre dans une l'industrie papetière. Lorsque le groupe est racheté par des américains, il est licencié, et son monde s'écroule... Apparemment, en Corée, être licencié et ne pas retrouver de travail immédiatement, c'est la honte.... On commence à se marrer en voyant les groupes de soutien psychologique aux licenciés, tous assis en rond, répétant des mantras "je ne suis pas responsable de ce qui m'arrive.... je vais rapidement retrouver du travail...." accompagnés des gestes qui vont bien...
C'est qu'il avait tout pour être heureux, Man-Su! Une sublime maison vitrée au milieu des collines et des bois, une jolie femme amoureuse, Lee Mi-Ri (Ye-Jin Son), deux beaux enfants dont une petite fille violoncelliste prodige mais légèrement autiste sur les bords, et deux toutous affectueux. Et apparemment, en Corée, il n'y a pas pour les cadres de confortables indemnités de chômage. Il perd tout! (On mesure notre bonheur, petits français) Que faire? retrouver un poste équivalent. Des entretiens d'embauche ne se passent pas très bien.
Alors, une seule solution, aucun autre choix: éliminer ceux dont les compétences leur permettraient de postuler au poste convoité et d'y réussir... Il en sélectionne trois.. dont Goo Bommo (Sung-min Lee) et Choi Sun-chul (Park Hee-Soon) Au début, on se dit que l'humour coréen est très proche de l'humour anglais. Mais très vite.... on bascule chez Mel Brooks, dans le parfait délire. Un scoop: les bonnes femmes (celle de Bommo par exemple) ne sot pas épargnées par la caricature. C'est un peu foutraque, pas toujours très cohérent (mais on s'en fiche), on s'est bien amusés, et c'est immoral à souhait!!