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4,5
Publiée le 29 juillet 2026
Ce nouvel opus de Park Chan-Wook a des relents de Parasite, avec qui il partage beaucoup de similitudes : ils jouent sur plusieurs tableaux (drame, comédie, thriller) de façon brillante, et exploitent tous les deux, sous forme de satire, un postulat qui fait écho à la société coréenne et ses travers. Le scénario alpague dès les premiers instants, et malgré quelques creux ici et là, il tient en haleine jusqu'au dénouement grâce à un rythme tambour battant et une identification au personnage principal totale. Quelques scènes mémorables ponctuent l'ensemble.
Un très bon film d’une grande finesse illustrant le déclin social d’un homme ayant perdu son travail. Cette critique de la société est très intéressante. Le film est très bien rythmé entre humour, intriques, critiques… Les acteurs sont très bons et très crédibles. La réalisation du film est impeccable, les plans sont beaux et innovants.
Quand l'excès vient chez les gens normaux. Beaucoup trop de choses dans la bande-annonce même si le film va encore plus loin. J'ai regardé mais été un peu déçu, trop long, et au final sans surprise.
Park Chan-wook signe une satire noire et mordante du monde du travail, portée par une mise en scène élégante et un excellent Lee Byung-hun. Le film mêle avec brio humour macabre, suspense et critique sociale. Un peu lent à démarrer, il devient ensuite jubilatoire. Ce n'est peut-être pas son chef-d'œuvre, mais c'est un grand cru du réalisateur.
Ce film est une bouffée d'air frais. Ça fait du bien de voir autre chose qu'un blockbuster américain ou une comédie française. L'humour est subtil et ça se mélange au drame. Les acteurs sont très très bons et le montage est plein de dynamisme. Je le recommande chaudement.
Un de mes réalisateurs préférés depuis que j'ai découvert JSA en 2000. Pourtant, il y a des hauts et des bas dans ses réalisatiosn et ici, pour moi, c'est plutôt un bas. Le rythme est haché et aurait mérité d'être beaucoup plus fluide. On est parfois un peu perdu par l'avancée très lente de l'intrigue centrale. Si derrière tout ça on saisi la satyre sociale de l'hyper compétitivité coréenne, le film reste très en dessous de ce que peux faire le réalisateur.
"Aucun Autre choix", le nouveau thriller du grand Park Chan Wook et il ne déçoit pas. Un film très centré sur la culture coréenne du travail qui est la chose la plus primordiale dans leur vie, jusqu'à en devenir complètement fou.
spoiler: Notre personnage principal est père de famille et perd son travail. Il subit la pression social en plus de celle de sa famille, en particulier de sa femme. Dans une société où le chômage est quelque chose d'extrêmement mal vue, Park Chan Wook parvient magnifiquement bien à nous faire ressentir cette pression plus que palpable et quand on rentre bien dans le film, le stress se ressent.
C'est un sujet (même si évoqué différemment) est montré aussi dans Parasite avec la différence de classe sociale en plus. Mais dans les deux films, on peut voir à quel point ils sont capables d'aller loin pour travailler.
Dans ce film, l'absurde et le comique sont super bien dosé alors qu'on ne l'attendais absolument pas en allant voir l'oeuvre à la base. La mise en scène est vraiment incroyable et c'est haletant !
Deux choses m'ont impressionné au niveau de l'image, d'abord l'utilisation à de nombreuses reprises des plans en plongé très large ainsi que des contre plongé. Chacune à chaque fois est bien pensé au niveau ! Les transitions ultra bien pensé et sublimé par le montage sont également un gros point fort du film.
Pour comprendre toutes les subtilité et apprécier encore d'avantage le film je pense qu'un deuxième visionnage ne sera pas de trop !
20 ans après " Le couperet" de Costa-Gavras, Park Chon-Wook reprend l'idée du demandeur d'emploi qui élimine ses concurrents pour s'assurer d'obtenir le poste convoité. Tout comme la version originelle, le film est à la fois un thriller et une critique acerbe de la violence du capitalisme. Park Chon-Wook y apporte sa touche personnelle, un peu plus gore, avec les nombreux plans et mouvements de caméra qui font sa particularité. Un moment jubilatoire pour les admirateurs de son cinéma. Une revisite totalement réussie.
Nouvelle adaptation du roman déjà porté à l’écran par Costa-Gavras avec Le Couperet. Park Chan-wook met ici tout son savoir-faire pour nous offrir un film techniquement irréprochable, avec une mise en scène brillante et une direction d’acteurs impeccable.
Malheureusement, c’est surtout du côté du scénario que cela pêche un peu pour moi. Le film est beaucoup trop long, et malgré quelques scènes choc et d’autres plus émouvantes, on finit souvent par décrocher et s’ennuyer par moments. Les 2h19 se font clairement sentir.
Au final, cela se laisse regarder, mais avec une bonne demi-heure — voire trois quarts d’heure — de moins, le film aurait sans doute été beaucoup plus efficace et intéressant.
Disons-le tout de suite, l’adaptation du roman de Donald Westlake par le Coréen Park Chan-wook est moins réussie que celle de Costa-Gavras en 2005, avec José Garcia dans le rôle-titre.
Même si, formellement, les deux films sont très différents et ne jouent pas du tout sur le même registre. Le Coréen mise davantage sur l’horreur, le grotesque et l’absurde, que Costa-Gavras qui, lui, proposait un film plus resserré, davantage ancré dans une dimension sociale et policière.
Maos l’histoire reste la même : un homme se met en tête d’éliminer ses concurrents pour obtenir le poste qu’il convoite.
Formellement, bien sûr, rien à dire. Park Chan-wook reste un maître lorsqu’il s’agit de composer un cadre, de le mettre en scène, de livrer un cinéma léché, visuellement inventif, comme il l’a fait à maintes reprises par le passé. Sauf qu’ici, la virtuosité formelle ne suffit pas à rendre le film réellement captivant.
Car malgré les 2h20 que dure le film, malgré les péripéties, malgré la folie qui s’installe par moments, malgré la beauté plastique et quelques scènes volontairement dérangeantes, on finit par s’ennuyer. Tout devient un peu too much. Il manque sans doute cette noirceur qu’un Bong Joon-ho déployait si bien dans Parasite, par exemple.
Ce sujet a bien évidemment été traité au cinéma mais la force du film est la qualité de la mise en scène et de la réalisation. On se laisse transporter par ce père de famille qui perd son emploi et se venge subtilement, un par un, et dans une certaine comédie assumée, de ses détracteurs. L'histoire est dramatique au fond mais astucieusement drôle dans les décisions incongrues de cet homme que rien ne prédestinait à ... La bande son colle parfaitement à l'histoire, ses acteurs, enfin, sont très bons et agréable à suivre. Encore une belle preuve de la qualité du cinéma coréen.
Park Chan Wook réalise une nouvelle fois une véritable démonstration de choix narratifs, mettant en oeuvre une technique impeccable et implacable au service de son histoire. De la photographie aux effets de montage, en passant par des cadrages et des mouvements de caméras virtuoses, tout est encore si juste et justifié... La bande originale est, elle aussi, bien plus qu'une simple illustration, elle sert le propos et les arcs narratifs des personnages. Elle traverse l'écran pour mettre directement en lien le spectateur et les personnages. C'est assez bluffant et je pense que de nombreuses séquences peuvent être des illustrations de cours de cinéma... Par contre le sujet et le scénario sont pour moi moins puissants qu'ont pu l'être des anciennes réalisations de Park Chan Wook. Déjà dans son précédent film j'avais été un peu désarçonné par les longueurs, le burlesque parfois surprenant, et les fins multiples... Et Aucun autre choix me fait le même effet ici. Le couperet de Costa Gravas était moins virtuose mais plus resserré. Et la fin en forme de satire sociale idéale et critique du modernisme, ne suffit pas à empêcher un petit goût amer...
Le scénario est très classique, même s'il se démarque légèrement en tirant sur le burlesque. Un homme commet un crime, et fait tout pour le cacher. Rien de nouveau sous le soleil... La critique de la robotisation et de l'ultra-libéralisme pouvait cependant être intéressante.