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Luc.M
10 critiques
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4,0
Publiée le 12 mars 2026
Fidèle à son style, Park Chan-wook mêle les genres avec une grande liberté. Thriller, satire sociale, comédie grotesque et tragédie contemporaine coexistent dans une mise en scène visuellement sophistiquée. Le réalisateur utilise cette hybridation pour dresser un portrait acide d’une société dominée par la compétition économique et la peur du déclassement.
Le cinéma coréen a trouvé un filon qu'il exploite ad nauseam : la noirceur de l'âme humaine, l'ignominie universellement partagée et ce film est une caricature du genre. Dès qu'un personnage apparaît, on devine qu'il va être encore plus retors, encore plus ignoble, encore plus fourbe que ceux qui l'ont précédé. C'est tellement prévisible que ça n'en est même plus comique. Et que dire de ce personnage sale et ventripotent qui se lève et émet un énorme pet qui met sa femme en fuite ? voilà le niveau...
Je m’attendais à un film violent, étant donné que je connaissais le metteur en scène, et je connaissais aussi l’histoire qui avait été réalisé, je ne sais plus par qui, mais qui s’appelait le couperet avec José Garcia. J’aime bien José Garcia., mais là, cette version est incroyable, surprenante, drôle, ironique, Provocante. À ne pas rater.
Oscillant entre le drame et l’absurde, Aucun autre choix est une satire sur des caractéristiques spécifiques aux Coréens — honneur, chômage, lutte des classes. Le film est très bien joué et très bien mis en scène, mais souffre de longueurs qui entachent son rythme, ainsi que son impact et sa violence.
Bon film « à la coréenne », avec quelques scènes brutales… Mais le montage est parfois alambiqué. Certaines scènes pourraient être coupées car elle n’apportent qu’une certaine confusion…
J’ai toujours eu du mal avec le cinéma de Park Chan-Wook et m’en suis détourné après le visionnage de ces premiers films, appréciés pour la plupart, et qui m’avaient déçu. Entre un « Old Boy », « Lady Vengeance » ou « Thirst », aucun de ces films ne m’avait plu, allant jusqu’à la détestation (« Lady Vengeance » avait été un calvaire). En voyant que son dernier film était une nouvelle adaptation du roman « The Ax » / « Le Couperet » en français, j’avais de nouveau un peu de curiosité pour son cinéma. D’autant plus que le roman avait déjà adapté par Costa-Gavras en 2005, avec le film « Le Couperet », que j’avais adoré. Alors que vaut cette nouvelle adaptation sauce coréenne ? Et bien, une fois encore, je suis déçu avec Park Chan-Wook. Non pas que le film soir mauvais mais il manque clairement quelque chose. L’histoire suit la même trame que le film de Costa-Gavras, mais y injecte une dose d’humour noir voire parfois de dérision. Si sur certaines scènes, cela fonctionne bien (la scène du pot de fleur), à de trop nombreuses reprises, l’humour annihile une partie du message dramatique. Peut-être était-ce un choix du réalisateur mais cela n’a pas fonctionné sur moi. Le film de 2005 était plus premier degré et dramatique et bien plus efficace. Côté réalisation et narration, le film est également trop long pour son propre bien et se perd dans un rythme un peu lent et peu palpitant. Ne reste que le duo Lee Byung-Hun et Son Ye-Jin pour maintenir de l’intérêt dans cette histoire qui se termine bien sagement et à qui il manque cette critique acerbe du monde du travail, que Costa-Gavras avait si bien retranscrit. Une nouvelle déception pour un film de Park Chan-Wook ! Note : 11/20
Le délire est : au chômage, il tue les papetiers pour prendre leur place… (cf. bagarre ridicule meurtrière). Encore un film asiatique avec des acteurs inexpressifs surjouant et un livre-synopsis massacré à cause d’effets visuels inutiles (l’apprenti cinéaste croit bien faire avec des angles de vue osés et des mouvements de caméra surprenants non justifiés par le contexte) et de comportements incongrus… Ils crient, vocifèrent comme des animaux, se frappent la tête contre les murs, hystériques, s’arrachent une molaire. Le jaloux renifle la culotte de sa femme pour vérifier. La musique est volontairement occidentale (classique, jazz lounge, rock’n roll,…). Fuyez !
Aucun autre choix est un film cru et surprenant. Visuellement, c’est une réussite : chaque plan, presque pictural, témoigne d’un soin méticuleux. Mais ce qui frappe surtout, c’est son mélange explosif de thriller et de comédie. D’un côté, des crimes brutaux, de l’autre, des scènes cocasses et absurdes, non sans rappeler Parasite.
Le monde selon Park Chan-Wook dépeint comment la perte de son emploi, en tant que cadre, entraine une escalade vers la perte de confiance et comment tous les moyens mis en œuvre pour éliminer ses concurrents. Obtenir un prochain poste dans une autre entreprise de même secteur devient alors l'unique moteur pour sauver sa famille quitte à déroger à la morale. Dans cette tragédie, parfois traitée avec humour, on s'interroge sur la course au changement qui oppresse les individus jusqu'à banaliser les actes répréhensibles pour garder son statut de privilégié. Le film aurait pu être plus court mais les personnages sont plutôt bien campés. A voir !
Déçu, malgré le pitch et le réalisateur, on s'ennuie car ça traine en longueur. Cela parait décousu par moments. Reste des parties que je n'ai pas compris.
Park-Chan-Wok retrouve Lee Byung-Hun, son acteur fétiche pour incarner ce chômeur prêt à tout pour retrouver un emploi, et qui se laisse embarquer dans une spirale de violence, sans le moindre scrupule. De cette satire sociale sur le chômage et la violence qui gangrène la société coréenne, il fait une comédie noire, meurtrière et burlesque pour dénoncer le capitalisme sauvage, la robotisation et la brutalité du monde du travail. Très loin du style de « Mademoiselle », un de ses précédents films particulièrement remarqué pour son raffinement cruel et sensuel, il préfère le ton de la grosse farce pour nous compter les aventures de Man-Su, fiévreusement interprété par Lee Byung-Hun, qui avec la perte de son travail va aussi perdre tout repère social…. Il ne se refuse aucun excès pour souligner la gravité de son propos, : mouvements de caméra à la grue, accumulation de plans décrochés et de gros plans, bande son assourdissante, outrance dans le jeu des comédiens, étirement des scènes à tout bout de champ,… Malheureusement l’accumulation de ces affèteries de mise en scène finissent par ne susciter qu’épuisement et beaucoup d’ennui.
Boulimique Park Chan-Wook adapte à la sauce Sud Coréenne le roman « Le couperet » ; adapté par le passé par Costa Gavras. Le pitch est assez simple ; un père de famille bien installé dans la vie (enfants, femme, belle maison,…) va perdre son job victime de la mondialisation chez Costa-Gavras et de la mécanisation ici. Retrouver un emploi de même nature est compliqué, il identifie ses principaux concurrents sur le marché de l’emploi et se met en tête de les éliminer un à un. En mode thriller, c’est une satire acide du monde actuel dans lequel le capitalisme broie les hommes et où les hommes aussi ne sont pas prêts à renoncer à leur statut social fondement de leur propre identité. Contrairement à Costa-Gavras, Park Chan-Wook prend des chemins de traverse pour conter cette histoire dans une sorte de meli mélo de genre entre satire cinglante, comédie absurde, thriller drôle, et film de body horror. Et sa fable ironique tient assez bien la route tant elle incarne le présent. Toute la brutalité du monde fait fusion chez cet homme pour aboutir à une violence individuelle ; ce film est d’autant plus fort sur ce thème dans sa veine Coréenne tant on sait que cette société ultra capitalistique peut être violente avec ses concitoyens. Après pour donner un ton burlesque à son film, il multiplie les scènes rocambolesques ; mais, peut-être à cause du décalage culturelle, elles ne matchent pas forcement à chaque fois. Et puis, il étire son film parfois à outrance, pour donner corps aux victimes essentiellement qui font souvent écho à sa propre vie ; mais c’est parfois un peu longuet. Formellement ce film est un condensé d’effets de mise en scène, un cours de cinéma XXL. Park Chan Wook est un maitre en matière, chaque plan est un tableau, c’est magnifique de bout en bout : splendeur des fondus enchaînés, superpositions et juxtapositions des espaces, choix de placement de la caméra et des personnages, travellings,… Et puis au montage, il parvient ensuite à tout juxtaposer afin que d’un plan au suivant tout s’articule à merveille. Mais à ce point là on peut se dire : Est-ce trop ? Trop de cinéma ? Trop de détails ? Trop de construction ? Trop de plans qui interrogent et trop de références qui nous échappent ? Peut-être. Au bout d’un moment, j’ai fini par voir que cela. Un très beau film mais radicalement différent de celui de Costa-Gavras ; les amateurs de cinéma Sud Coréen adoreront la performance.
Il a le bon goût d'être plus beau, plus délicat, plus intelligent, plus subtil et même plus empathique que beaucoup de ses contemporains. Sa femme aussi. Ils ont joué bravement le jeu de la méritocratie avant de pouvoir racheter la maison familiale où l'ancêtre a succombé à la fatalité d'un drame professionnel. Ils sont des parents bienveillants, soutenants, aimants. On les suit, on les aime... On est donc forcément propulsés avec eux, très loin et très haut, quand il s'agit de lutter pour la survie sociale. Le plus troublant est que l'enchaînement des événements hors norme nous paraît progressivement supportable, acceptable et inévitable.