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Guillaume LR
46 abonnés
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3,5
Publiée le 20 avril 2026
Park Chan Wook réalise une nouvelle fois une véritable démonstration de choix narratifs, mettant en oeuvre une technique impeccable et implacable au service de son histoire. De la photographie aux effets de montage, en passant par des cadrages et des mouvements de caméras virtuoses, tout est encore si juste et justifié... La bande originale est, elle aussi, bien plus qu'une simple illustration, elle sert le propos et les arcs narratifs des personnages. Elle traverse l'écran pour mettre directement en lien le spectateur et les personnages. C'est assez bluffant et je pense que de nombreuses séquences peuvent être des illustrations de cours de cinéma... Par contre le sujet et le scénario sont pour moi moins puissants qu'ont pu l'être des anciennes réalisations de Park Chan Wook. Déjà dans son précédent film j'avais été un peu désarçonné par les longueurs, le burlesque parfois surprenant, et les fins multiples... Et Aucun autre choix me fait le même effet ici. Le couperet de Costa Gravas était moins virtuose mais plus resserré. Et la fin en forme de satire sociale idéale et critique du modernisme, ne suffit pas à empêcher un petit goût amer...
Le scénario est très classique, même s'il se démarque légèrement en tirant sur le burlesque. Un homme commet un crime, et fait tout pour le cacher. Rien de nouveau sous le soleil... La critique de la robotisation et de l'ultra-libéralisme pouvait cependant être intéressante.
Tour d'abord, face au réalisateur de Old Boy: respect... (mais aussi de Sympathy for Mister Vengeance, Lady Vengeance....): Respect! Ici, il peut déconcerter ses admirateurs fervents en adoptant un ton que j'appellerais volontiers: le gore rigolard. Man-Su (Lee Byung-Hun) est cadre dans une l'industrie papetière. Lorsque le groupe est racheté par des américains, il est licencié, et son monde s'écroule... Apparemment, en Corée, être licencié et ne pas retrouver de travail immédiatement, c'est la honte.... On commence à se marrer en voyant les groupes de soutien psychologique aux licenciés, tous assis en rond, répétant des mantras "je ne suis pas responsable de ce qui m'arrive.... je vais rapidement retrouver du travail...." accompagnés des gestes qui vont bien... C'est qu'il avait tout pour être heureux, Man-Su! Une sublime maison vitrée au milieu des collines et des bois, une jolie femme amoureuse, Lee Mi-Ri (Ye-Jin Son), deux beaux enfants dont une petite fille violoncelliste prodige mais légèrement autiste sur les bords, et deux toutous affectueux. Et apparemment, en Corée, il n'y a pas pour les cadres de confortables indemnités de chômage. Il perd tout! (On mesure notre bonheur, petits français) Que faire? retrouver un poste équivalent. Des entretiens d'embauche ne se passent pas très bien. Alors, une seule solution, aucun autre choix: éliminer ceux dont les compétences leur permettraient de postuler au poste convoité et d'y réussir... Il en sélectionne trois.. dont Goo Bommo (Sung-min Lee) et Choi Sun-chul (Park Hee-Soon) Au début, on se dit que l'humour coréen est très proche de l'humour anglais. Mais très vite.... on bascule chez Mel Brooks, dans le parfait délire. Un scoop: les bonnes femmes (celle de Bommo par exemple) ne sot pas épargnées par la caricature. C'est un peu foutraque, pas toujours très cohérent (mais on s'en fiche), on s'est bien amusés, et c'est immoral à souhait!!
J’avais pas mal d’attentes pour Aucun autre choix, notamment avec les acteurs et le réalisateur, ce qui rend la déception encore plus présente. Le film m’a un peu perdu : il part dans tous les sens et j’ai eu du mal à comprendre où il voulait vraiment en venir.
L’idée de base est pourtant simple un homme prêt à tout pour sauver sa famille mais le film complexifie énormément son propos sans que cela apporte réellement quelque chose. J’ai trouvé l’ensemble assez brouillon, parfois même bizarre dans sa manière de raconter l’histoire.
Au final, un film avec du potentiel, mais qui se perd dans une narration trop confuse et inutilement compliquée.
Film visuellement percutant et parfois drôle, mais qui s’étire et répète trop son concept. La critique sociale est intéressante sans être vraiment novatrice. Une expérience stylée mais inégale.
Que de mélanges !!! Comme un tableau un conte une fable mais le phare est pour moi une culture qui est aux antipodes de la notre a tous les niveaux ( gestuelle comprise) La valeur du travail est ici le fil conducteur qui prédomine et articule toute une petite famille jusqu'aux excès les plus fous afin de sortir d'une ornière de vie...une certaine naïveté qui reste sucrée rend ce film attachant sans nous attacher pour autant... cB
Park-Chan Wook signe une comédie noire, critique acerbe de notre société capitaliste. Lee Byung-hun est exalté et exaltant en tueur du dimanche et prend plaisir à s'éloigner du Game Master qu'il incarnait dans Squid Game. Une franche réussite.
J’ai été enchanté par le caractère baroque et loufoque d’Aucun autre choix, film de Park Chan-Wook (Snowpiercer et Decision to leave), adaptation du roman américain Le Couperet, de Donald E. Westlake (déjà adapté en 2005 par Costa-Gavras). Difficile d’imaginer le scénario de ce film dans un environnement français. Car tout est coréen chez Park Chan-Wook. Flippant et drôle à la fois, son film est une satire de la société sud-coréenne d’aujourd’hui dont la cruauté n’est pas sans rappeler celle de Parasite de Bong Joon-ho. Le séduisant Lee Byung-hun, la star de Squid game, y tient magistralement le premier rôle.
Certes nous pourrions avoir une préférence pour le film de Costa-Gavras mais l’adaptation de Park Chan-Wook vaut le détour tant celle-ci mêle la pression sociale portée sur les épaules du père de famille mais aussi sa déchéance face à la perte de son emploi.
Entre vaudeville burlesque avec des scènes de tuerie à côté de la plaque, entretiens d’embauche incompréhensible… le film navigue entre différents genres pour le bonheur du spectateur.
La prouesse de l’acteur principal Lee-Byung-hun car il est excellent dans le rôle de ce père de famille complètement dépassé reste l’une des forces du film. Avec un dénouement inattendu, le réalisateur réussit son pari sans pour autant égalé la poésie de son précédent film Décision to Leave.
Drame sociétal et familial, comédie noire de désespoir, où l'on interroge la mécanique d'une famille, dans son apparence, sa distance, et sa substance, ainsi que l'idée simple que, si la société accepte la violence d'employés licenciés qui conduit à la ruine, alors pourquoi n'accepterait-elle pas la violence pour y survivre ?!
Dans cette satire tragique, cynique et ironique, on peut apprécier la subtilité de l'intrigue, dans le sens qu'elle ne fait pas comme l'Occident, qui explique, surexplique constamment : ici, on expose, on propose, on laisse le spectateur percevoir par lui-même le contexte, et le sous-texte.
D'un autre côté, malgré une galerie de personnages soignés, le spectateur pourrait trouver l'histoire difficile à suivre et à comprendre, avec des situations autant prévisibles qu'improbables, et des comportements farfelus et incongrus. Ce sera long, avec peu d'émotion, fastidieux, et finalement ennuyeux.
Film noir, réflexion sur le chômage, l'image de soi et des autres, l'homme face au progrès technologiques...La famille a un rôle très important dans cette malgré tout.
Phénoménal ! Presque une idée de mise en scène par plan, une photo magnifique, un sujet brûlant et d’actualité, ancré dans une réalité sociétale poussant au vice … Ou quand la dualité entre marche forcée inexorable et tentative de résistance s’exprime à la perfection.