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Michael R
138 abonnés
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3,5
Publiée le 20 février 2026
Park Chan Wook (l'auteur génial de la trilogie de la vengeance) revient en demi teinte. Ce polar social mâtiné d'humour noir régale lorsqu'il croque l'obsolescence de l'humain dans le secteur de l'entreprise, ou lorsqu'il dépeint des victimes ressemblant cruellement à leur gauche bourreau, mais les pistes prennent trop le temps sans direction nette, et les effets s'accumulent gratuitement, le film perd de son efficacité et de sa pertinence.
Excellent thriller à la mise en scène ébouriffante avec une fin glaçante et terriblement contemporaine. Un film à l'humour noir aussi, très noir. Grand cinéaste !
Pour les fans de la trilogie de la vengeance comme moi, avec pour point culminant l'indétrônable "Old Boy", force est de constater que Park Chan-Wook s'est adouci avec l'âge...
Adaptation du roman "Le Couperet", comme le film de Costa-Gavras sorti en 2005, le réalisateur en fait une relecture plus libre mais se montre inutilement long dans son exposition. Il y a bien 20-30 minutes en trop.
Plus absurde que sordide, le long-métrage propose un mélange des genres pas toujours très digeste. On a parfois bien de la peine à comprendre les atermoiements du personnage principal, ou les policiers à la fois perspicaces et totalement idiots... C'est le genre de film qui vous coupe de l'émotion brute car on ne sait pas toujours s'il faut prendre au premier ou au second degré tout ce que l'on voit... (voire au troisième !)
Reste le talent de mise en scène, toujours présent. Mille trouvailles à la minute ! Le réalisateur a ce sens si particulier de l'esthétique et de l'originalité qui fait plaisir à voir.
C'est donc satisfaisant, mais pas inoubliable pour un film signé Park Chan-Wook, et déjà porté aux nues par la presse...
Film qui met en lumière un homme qui a perdu son emploi et, pour s'assurer d'avoir une offre d'emploi chez un futur employeur, se décide à tuer ses concurrents (au nombre de 3). Il est soutenu par sa femme avec qui il a un lien très fort. J'ai trouvé que ce film avait quelques longueurs malgré des plans très intéressants et une certaine poésie dans le déroulé de l'histoire.
Park Chan-wook réalise ici une formidable adaptation du roman américain Le Couperet. Costa Gavras l'avait déjà adapté avec succès avec José Garcia. Cette version se montre moins sobre en mise en scène et plus riche en humour noir. Park Chan Wook nous offre une adaptation magnifique d'une incroyable fluidité, le spectateur se trouve constamment émerveillé par le soin apporté à chaque plan et par le casting parfait. On est a la fois glacés et amusés par la critique du système capitaliste en Corée du Sud et par les maladresses du tueur. Ce qui surprend le plus dans ce film de Park Chan-Wook, c'est toute la douceur, inattendue chez lui, dans sa description de la sphère familiale. Une totale réussite.
photographie superbe belle réalisation themes comprehensibles m du mal à rentrer dans ce choix moral qu n'en est pas un (à 4 on aurait fait tous le même choix)
Gros film de mise en scène virtuose avec un récit un poil alambiqué mais dynamique et des acteurs au top. J'avais vu Le couperet de Costa-Gavras, un film beaucoup plus sobre et à l'os, les deux sont fort complémentaires.
En Corée du Sud se faire virer se traduit par se faire decapiter. Dans son pays où la valeur travail est peut-être la plus importante de toute un cadre dans l’univers du papier n’a qu’une solution pour garder son statut. Charge contre le monde de l’entreprise moderne et la modernisation qui arrive pour contenter les patrons (américains) et jeter à la rue les employés ce film ne fait pas grand chose d’un postulat de départ qui aurait pu être réellement féroce dans son développement. D’autant plus qu’il est l’œuvre du réalisateur de films particulièrement sadiques et réussis comme Mademoiselle ou Old Bioy. Une petite déception.
Vu parce que je n'avais pas le choix... mais finalement le film se laisse regarder sans ennui avec même de l'intérêt pour l'histoire et le devenir du personnage principal. J'ai été la première étonnée !!
Park Chan-wook adapte ici très librement un roman de Donald Westlake, Le Couperet, qui fut également adapté au cinéma en 2005 par Costa-Gavras. Costa-Gavras à qui le réalisateur sud-coréen dédie d’ailleurs son film. Entre les deux adaptations du roman, on peut largement préférer la française, plus sobre sur la forme et plus convaincante sur le fond. Le début de ce film est toutefois plutôt réussi avec son regard critique sur la société sud-coréenne et sur le monde contemporain “aisé” en général : matérialisme excessif, capitalisme sauvage, monde du travail impitoyable… Les séances de coaching de groupe pour licenciés déprimés sont cruellement savoureuses. L’évocation du déclin de la famille du héros est emballée de manière assez fulgurante. Mais c’est après que cela déçoit, quand le héros met en œuvre son projet meurtrier. Le scénario perd alors un peu son orientation principale (liée au monde du travail) pour emprunter des chemins de traverse parfois longs et sinueux. Le mélange des genres, entre propension à la violence, goût du burlesque voire du grotesque, et thriller, s’avère par ailleurs inégal en qualité. L’intention est appuyée, amplifiée par des effets de style dont certains paraissent gratuits, même s’il faut reconnaître une inventivité en matière de points de vue et de montage. Enfin, le récit, rocambolesque et improbable, se conclut sur une évocation de l’intelligence artificielle qu’on peut trouver plaquée.
L'ayant vu deux fois je peux attester que c'est un film profond. En premier plan on a un drame ordinaire de licenciement et la quête pour retrouver un emploi. C'est là que ça devient rocambolesque. Mais le plus important est l'arrière plan où on comprend qu'il s'agit d'une critique de la société, à plusieurs niveaux. On peut y voir le capitalisme, le bien contre le mal, l'innocence contre la corruption, représenté ici par la nature du début du fim et à la fin sa destruction par les machines. Il y a aussi la déshumanisation, entre le début et la fin le progrès remplace les employés. L'innocence incarnée aussi par la fille qui seule le reste dans le film, le reste de la famille est pervertie d'une manière ou d'une autre. Dans ce film on passe par toutes les émotions, on rigole sur les scènes comiques, on pleure des scènes tragiques, tanto sérieux tanto bouffon. On ne s'attends jamais à la suite, plusieurs fois on est décontenancé, ce qui permet de rester attentif tout du long. La musique est très bonne. Elle révèle les thématiques du bien et du mal par ses transitions superbement imagés. Mention spéciale pour la scène où spoiler: il boit la bière et celle ou le va et vient de la caméra anime une embrassade. . La symbolique est forte. spoiler: Le mal de dent croit tout du long, en parallèle de la transformation en version mauvaise du personnage, et c'est quand il retire la dent gâtée qu'il est enfin transformé en monstre.
spoiler: De même le pistolet du grand père, arraché aux mains de l'ennemi, c'est tuer ou etre tué. Phrase répétée à son fils délinquant qui emboite les pas du premier, et d'ailleurs il a peur de devenir son père dans son cauchemar.
Pour finir ça fait réfléchir sur notre monde. Car caché dans la fiction du récit des vérités s'affient au grand jour, c'est très parlant.
Man-Su vient de se faire virer de son entreprise de papier et le papier, c'est toute sa vie. Il n'imagine pas faire autre chose et le problème, c'est que les opportunités sont de plus en plus rares dans cette branche et s'il veut retrouver un poste et maintenir le train de vie de sa famille, il va devoir trouver une solution... Je n'ai pas lu le roman dont c'est tiré, ni vu la première adaptation française avec José Garcia, donc j'ai découvert l'histoire ici et vraiment apprécié ce film. Park Chan-Wook ne nous ennuie pas un seul instant, il parvient même à nous surprendre régulièrement tant le film joue sur plusieurs tableaux (comédie, drame, émotion, thriller) avec toujours un peu d'humour, d'absurde ou de tension bien placés (type la mythique spoiler: scène de bagarre ridiculement drôle ). Sa réalisation est évidemment soignée, avec des plans et mouvements de caméra impeccables (voir par exemple, toutes ces scènes d'observation). Le casting est lui aussi excellent, avec bien sûr Lee Byung-Hun une fois de plus parfait pour susciter l'empathie ou le rire. Le propos du film est aussi intéressant, bien que très "asiatique" ici, à savoir le monde du travail, le chômage et la concurrence, la peur et le déclassement qu'ils peuvent susciter, avec en plus une actualisation moderne sur l'IA et la désindustrialisation. Bref, je recommande !
Ce film est une satire glaçante et brillante de notre époque : chômage, délocalisation, machines qui remplacent l’humain, pression sociale permanente. Ce n’est pas seulement une critique de la société coréenne, c’est un miroir tendu à nous tous.
On suit un homme ordinaire, sans rêves démesurés, qui voulait simplement être un bon père, un bon mari, un chef de famille digne. Mais quand le travail disparaît, c’est toute son identité qui s’effondre. Et à force de perdre pied, il bascule.
Le film joue constamment avec nos nerfs : tension, malaise, rires nerveux, silences lourds. Le rythme est haletant, on se demande jusqu’où il ira, s’il existe vraiment « aucun autre choix ». Et ce qui rend le tout encore plus fort, c’est que derrière l’aspect presque théâtral, il y a une réalité terriblement actuelle.
Le casting est impeccable, chaque personnage existe pleinement à l’écran.
On ressort troublé, parce qu’au fond, ce n’est peut-être pas l’histoire d’un homme qui devient fou. C’est peut-être l’histoire d’un système qui fabrique des bombes à retardement.
Je suis allé voir le film avec un a priori ultra-favorable car j’adore Park Chan-Wook (au-dessus de tout « JSA - Joint Security Area » (2000) et « Old Boy » (2004)). Malheureusement, quand les attentes sont trop fortes, la déception est du même niveau : le film est intéressant - par ce que le capitalisme a de pire dans l’utilisation des individus et le confort temporaire qu’il leur procure, par ce qu’il montre du déclassement d’un individu dans la société et dans sa vie quotidienne une fois qu’il perd son métier, par l’évocation de la robotique et de l’IA avec une scène qui en dit beaucoup - mais le film est bien trop long. Et même si la prestation de Lee Byung-Hun est, comme d’habitude, excellente, je préfère toujours l’œuvre originale de Costa-Gavras, à savoir « Le Couperet » (2005).
Le nouveau Park Chan-Wook ! Un réalisateur de génie s'attaque à un remake d'un film français, à sa manière et le rendant moderne sur certains aspects.
Après un début laborieux, l'histoire se lance et est émerveillé par une mise en scène XXL de Park Chan-Wook. Il tente, il découpe ses plans avec un montage particulier mais efficace sur la forme du film.
Toutefois, le film tire un peu en longueur sur sa fin, mais l'essentiel est là : un bon film