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GGREGG
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2,0
Publiée le 4 mars 2026
Dense complexe fouillis on a du mal à s’y retrouver dans cette comédie loufoque et satire sociale. On ne sais pas trop où on va ça part dans tous les sens et on a du mal à savoir où le réalisateur veut nous emmener.
Sans tomber dans les clichés, c'est bien un film coréen ! Et il nous en donne le meilleur. Le scénario peut paraître ultra classique (pour un film coréen et il est un peu lent au démarrage), mais il est traîté avec subtilité (dans la mise en scène et dans le propos), il réserve des surprises et est très très bien interprété. De plus, le monde industriel qui gravite autour de l'intrigue n'est pas si souvent exposé de la sorte.
Resté plutôt discret ces dernières années, Park Chan-wook, le réalisateur du mythique Oldboy revient avec un projet qui nous rendait assez curieux adapté d'un roman phénomène, adoré par des millions de lecteurs, ce qui pouvait tout de même sembler risqué. Et pourtant, le résultat est bien plus convaincant qu’on aurait pu l’imaginer. Plutôt que de chercher le choc ou la provocation, Park propose ici un film plus posé, plus humain. L’histoire prend le temps de s’installer, de laisser exister ses personnages et leurs doutes. Il y a toujours cette élégance dans la mise en scène, mais elle se fait plus discrète, au service de l’émotion. De son côté, Lee Byung-hun, que beaucoup ont (re)découvert dans les saisons 2 et 3 de Squid Game, surprend agréablement. Il s’éloigne du charisme intimidant qui l’a rendu célèbre pour incarner un personnage plus fragile, plus accessible. Son interprétation apporte une vraie profondeur au film. Ce n’est peut-être pas l’œuvre la plus spectaculaire du réalisateur, mais c’est sans doute l’une de ses plus sincères. Une belle surprise, à la fois simple et maîtrisée. Un film à ne pas manquer qui change totalement l'image de ce réalisateur.
Park Chan-wook confirme une nouvelle fois qu’il demeure l’un des cinéastes les plus fascinants du cinéma contemporain de Corée du Sud. Récompensé au fil de sa carrière pour "Oldboy", "Lady Vengeance" ou "Decision to Leave", le réalisateur s’est imposé comme un maître du thriller sophistiqué. Dans "Aucun autre choix", il suit un homme ordinaire confronté à une décision impossible après un licenciement qui menace de faire imploser son foyer. Le personnage de Lee Byung-Hun est complexe et léger à la fois, et le scénario est précis, même s’il manque peut-être ce supplément de cruauté qui aurait pu le rendre inoubliable.
Une comédie souvent grinçante, parfois grotesque et toujours décapante, c'est réjouissant et même très drôle par moments. Mais ce film présente aussi une face sombre avec une profonde aliénation des protagonistes par le matérialisme. On peut y voir aussi une critique (très modérée !) du capitalisme et de l'évolution technologique aux dépens des humains. A noter également la solidité et la résilience des personnages féminins, en dépit de leurs minauderies ou de leurs fantaisies, au regard de la déstabilisation, des questionnements permanents et des dérives des personnages masculins !
J’avais découvert le coréen Park Chan-Wook dès 2003 avec son étonnant Old boy. 2 ans plus tard, il nous proposait un autre thriller dramatique sur le thème de la vengeance – mais au féminin cette fois -, avec Lady Vengeance. Suivront en 2013, le très dérangeant Stoker et bien sûr ses deux chefs d’œuvre Mademoiselle en 2016 et Decision to leave en 2022. Avec ses nouvelles 140 minutes – parfois un peu longuettes -, il renoue avec la comédie noire. Cadre dans une usine de papier You Man-su est un homme heureux, il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison. Lorsqu’il est licencié, sa vie bascule, il ne supporte pas l’idée de perdre son statut social et la vie qui va avec. Pour retrouver son bonheur perdu, il n’a aucun autre choix que d’éliminer tous ses concurrents… Désolé de dire que j’ai effectivement trouvé le temps un peu long, car, si l’intrigue est passionnante et le sujet brûlant, le scénario se perd trop souvent dans des intrigues secondaires qui se révèlent sans intérêt. Mais, ça reste du grand cinéma et ce n’est pas pour rien si Park Chan-Wook préidera le jury du prochain festival de Cannes. Ce film est dédié à Costa-Gavras qui, en 2005, avait été le 1er à adapter au cinéma le roman, Le couperet de Donald Westlake avec l’excellent José Garcia en tête d’affiche. C’est donc un remake, mais il faut reconnaître que, plus de 20 ans après, le sujet s’adapte parfaitement au monde travail coréen et aux travers de cette société. Le cinéaste s'attache à réaliser des films qui ont une résonance sociale. Mais pourquoi avoir fait de son héros un parfait crétin ? Pourquoi rajouter à la trame originale les histoires parallèles de la mère, du fils et de la petite fille, qui dispersent l’attention et alourdissent le propos. Pourtant, le drame du personnage central se suffisait à lui-même. La violence du monde capitaliste, qui a toujours su arrondir les angles pour broyer les individus, se retrouve ici face à son miroir implacable. Le cynique « aucun autre choix » brandi comme explication ultime par les dirigeants de grosses entreprises, ne peut qu’engendrer des monstres qui pousseront les curseurs de cette logique destructrice. La férocité réside donc dans la noirceur vengeresse, non à l’égard des structures sociales, mais de ses semblables, qui, comme lui, sont des pions remplaçables, et donc éliminables. La farce et le grotesque, délibérément mis en avant, ne peut faire oublier un déferlement formaliste qui s’avère fatiguant à la longue. Chaque cadrage, chaque transition, chaque mouvement d’appareil, la photographie saturée, tout est sur-pensé nourrissent une artificialité constante. Je pense que le cinéaste aurait dû accepter de s’effacer devant un sujet qui se suffit à lui-même. Le casting est au diapason des outrances du cinéaste avec Lee Byung-Hun, Ye-jin Son, Park Hee-Soon, Sung-Min Lee et qui ne font donc pas dans la demi-teinte. A noter également l’excellente musique enregistrée avec le prestigieux London Contemporary Orchestra dans les studios Abbey Road. Collaboration, enrichie par la participation du violoncelliste de renommée internationale Jean-Guihen Queyras. Bien sûr, je l’ai dit plus de 20 ans ont passé depuis le roman d’origine. Et avec la vitesse à laquelle la technologie évolue, sans oublier la menace du changement climatique, nous allons affronter des crises que l’humanité n’a encore jamais connues. Park Chan-Wook nous dit ici qu’il a peur, mais qu’il est trop tôt pour déclarer que tout est perdu. Or, il nous dit aussi que la prise de conscience ne suffit plus et qu’il faut agir. Mais l’hystérie était-elle le meilleur choix pour traiter d’un tel sujet ?
C'était vraiment génial, un petit plus pour la scène ou ils hurlent à cause de la musique et ce qui s'ensuit... J'ai eu un fou rire incontrôlable, vraiment excellent ! Le genre de film que j'adore ! So ye jin a eu une récompense en Corée mais franchement c'est plutôt Yeom Hye-ran qui a en si peu de temps à l'écran volé la vedette. Dans tout ses rôles elle est excellente !
Deja adapté en France par Costa Gavras, mais cette fois, une satyre diablement efficace, drôle et prenante sur les dangers d'une Société trop carrée qu'on s'abandonne aux Patrons qui s'enrichissent sur notre dos, et sur les sacrifices à faire pour réussir !
J'ai beaucoup apprécié ce film. Il apporte un vent de fraicheur parmi les films qui l'accompagne. Que se soit dans la réalisation, la musique et le casting, tout est maitrisé et réussi. Le réalisateur conçoit des plans avec nouveauté et intelligence. Il évite les plans classiques et les fondus en noir. Le scénario est bien, mais près de 1 mois après son visionnage, je n'ai toujours pas saisi la morale de ce film. Un autre point agréable, c'est la facilité des scènes à passer de moment tragique à des moments hilarants et léger...
Je recommande énormement ! Il faut s'accrocher car il est long et lent par moment.
Bien mais formel et déjà vu. Bien filmé, mais le cocasse est toutefois dans une caricature éculée du travail en Corée . Park Chan Wood nous a habitués à plus de créativité
Si vous avez déjà vu le film le Couperet, avec Garcia. Vous risquez d'avoir une impression de déjà vu. Voir même de trouver cela moins bon (à part la fin). En revanche si vous n'avez jamais vu ce film. Alors vous aurez certainement plaisir à cette comédie acide et en même temps totalement dramatique, très bien mise en scène et servie par des excellents acteurs. Les amateurs de séries et de films coréens retrouveront avec plaisir des visages connus.À voir surtout si vous découvrez.
Film typiquement coréen. Un peu décalé avec de l'humour, du thriller et un message représentatif de la société. J'ai passé un bon moment, très agréable à regarder avec Lee Byung-un toujours excellent. Beaucoup de situations loufoques qui sont très marrantes. La mise en scène est bonne et toute l'histoire est assez bien construite sans moments trop poussifs.
Quel film incroyable et dérangeant. Les situations burlesques viennent ponctuer le film ici et là et nous en rions, puis on réalise avec effroi que le protagoniste est prêt à tout — vraiment tout — pour travailler dans une papèterie. C'est l'analyse parfaite d'une société qui nous a rendu fous : on ne se bat plus pour changer le monde, on se bat pour être le dernier debout dans une pièce vide. Un chef-d'œuvre de noirceur déguisé en divertissement.