Deja adapté en France par Costa Gavras, mais cette fois, une satyre diablement efficace, drôle et prenante sur les dangers d'une Société trop carrée qu'on s'abandonne aux Patrons qui s'enrichissent sur notre dos, et sur les sacrifices à faire pour réussir !
J'ai beaucoup apprécié ce film. Il apporte un vent de fraicheur parmi les films qui l'accompagne. Que se soit dans la réalisation, la musique et le casting, tout est maitrisé et réussi. Le réalisateur conçoit des plans avec nouveauté et intelligence. Il évite les plans classiques et les fondus en noir. Le scénario est bien, mais près de 1 mois après son visionnage, je n'ai toujours pas saisi la morale de ce film. Un autre point agréable, c'est la facilité des scènes à passer de moment tragique à des moments hilarants et léger...
Je recommande énormement ! Il faut s'accrocher car il est long et lent par moment.
Bien mais formel et déjà vu. Bien filmé, mais le cocasse est toutefois dans une caricature éculée du travail en Corée . Park Chan Wood nous a habitués à plus de créativité
Si vous avez déjà vu le film le Couperet, avec Garcia. Vous risquez d'avoir une impression de déjà vu. Voir même de trouver cela moins bon (à part la fin). En revanche si vous n'avez jamais vu ce film. Alors vous aurez certainement plaisir à cette comédie acide et en même temps totalement dramatique, très bien mise en scène et servie par des excellents acteurs. Les amateurs de séries et de films coréens retrouveront avec plaisir des visages connus.À voir surtout si vous découvrez.
Film typiquement coréen. Un peu décalé avec de l'humour, du thriller et un message représentatif de la société. J'ai passé un bon moment, très agréable à regarder avec Lee Byung-un toujours excellent. Beaucoup de situations loufoques qui sont très marrantes. La mise en scène est bonne et toute l'histoire est assez bien construite sans moments trop poussifs.
Quel film incroyable et dérangeant. Les situations burlesques viennent ponctuer le film ici et là et nous en rions, puis on réalise avec effroi que le protagoniste est prêt à tout — vraiment tout — pour travailler dans une papèterie. C'est l'analyse parfaite d'une société qui nous a rendu fous : on ne se bat plus pour changer le monde, on se bat pour être le dernier debout dans une pièce vide. Un chef-d'œuvre de noirceur déguisé en divertissement.
Adapté du roman « Le couperet » (« The ax », littéralement, la hache) (1998) de l’Américain Donald Westlake (1933-2008), le film n’est pas vraiment un remake du « Couperet » (2005) de Costa-Gavras et à qui le film est dédié. Il revisite le roman, en gardant la trame de départ (Man-soo, cadre licencié d’une papeterie rachetée par des Américains, décide d’éliminer tous les candidats au poste qu’il vise obtenir) mais il privilégie le thème de la famille (recomposée) et du couple en crise (spoiler: qui a dû réduire son train de vie, se séparer temporairement des 2 chiens et mettre en vente leur superbe maison ), même si lorgnant parfois du côté de « Parasite » (2019) de son compatriote Bong Joon-ho, à celui de la dureté du monde du travail et du cynisme du capitalisme, sujet principal du film français qui privilégiait le réalisme social. Outre la durée (139 mn au lieu de 122 mn pour celui de Costa-Gavras) qui aurait pu être réduite, et le scénario qui frôle parfois le grotesque (spoiler: épisode de la morsure par un serpent ), le film vaut surtout par la mise en scène, le montage, la photographie, le cadrage et la musique (notamment l’adagio du « Concerto pour piano n°23 en la majeur, » de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), très mélancolique.
Avec Aucun autre choix, Park Chan-wook délaisse le spectaculaire pour livrer un thriller social d’une froideur implacable. Le point de départ est simple : une famille dont l’équilibre repose entièrement sur la stabilité professionnelle du père. Lorsque ce pilier vacille, c’est tout un mode de vie qui s’effondre lentement, presque silencieusement.
Ce qui m’a marqué, c’est la manière dont le film transforme une situation économique en spirale psychologique. On ne parle pas seulement de perte d’emploi, mais de perte d’identité. Le travail n’est plus un moyen de subsistance, il devient une question d’ego, de survie sociale, de regard des autres. La mise en scène, d’une précision chirurgicale, accentue cette sensation d’étouffement : cadres rigoureux, silences pesants, lumière froide. Chaque plan semble raconter la lente décomposition d’un homme qui refuse de tomber.
La bande originale sublime cette tension constante, presque sourde, et accompagne un récit qui ne cherche jamais la facilité. Le rythme peut paraître lent, mais il sert une montée progressive vers une conclusion marquante, à la fois lucide et profondément inquiétante.
spoiler: Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la dimension contemporaine du propos : derrière le drame intime, le film questionne notre dépendance au système productif et esquisse un futur dominé par l’automatisation, où l’humain devient remplaçable. Cette vision n’est jamais appuyée, mais elle plane au-dessus du récit comme une menace silencieuse.
Ce n’est pas un film confortable. Il est sombre, pessimiste, parfois dérangeant. Mais il est surtout cohérent, intelligent et terriblement actuel
Park Chan-wook décide ici d'adapter le roman "Le Couperet" qui avait déjà été porté au cinéma par Costa-Gravas en 2005 mais ne connaissant ni le livre ni le film, je ne savais pas trop dans quoi je me lançais. Et d'un côté tant mieux car le première partie du film donne l'impression que le réalisateur part un peu dans tous les sens. J'ai en effet mis un certain temps à comprendre où il voulait réellement en venir ou ce qu'il voulait vraiment raconter. Car pleins de personnages et tout autant de situations nous sont présentées sans qu'elles ne semblent faire corps. Et puis à un moment, le puzzle prend forme et tous les éléments prennent sens et je dois bien avouer que j'ai adoré ! Tout commence avec une famille sortant tout droit d'une carte postale déjeunant au soleil et en se faisant de gros câlins entourée de deux superbes viens. Et puis le drame arrive, le père de famille perd son emploi. Il n'y a alors aucun autre choix : éliminer la concurrence. Oui, c'est radical certes et le film en profite pour glisser énormément d'humour noir à l'intérieur qui tend quelques fois au drame. Effectivement, le film place le spectateur dans un inconfort permanent où on ne sait pas vraiment si l'on doit rire, avoir de la peine, de la pitié ou ressentir de la colère envers cet anti-héros qui fait tout pour retourner dans sa prison dorée. Car oui ici, le travail est présenté comme un enfermement hiérarchique et humiliant, quitte à se mettre à genoux dans les toilettes pour supplier un poste. Mais cet enfermement en permet un autre, celui de la cellule familiale, présentée comme étant presque irréelle. Tout est trop parfait, comme si cette vitrine sociale cachait quelque-chose de plus sombre. Mais cet enfermement, aucun des personnages (que ce soit l’anti-héros ou ses collègues au chômage) ne le comprend, tout le monde cherche à y retourner pour re-grimper les échelons d'une société profondément matérialiste et gangrénée par l'apparence. Et ainsi, à l'image des plantes, la famille dépérit au fil du film à cause d'un train de vie qu'ils ne peuvent plus se permettre de suivre. Et puis la fin continue sur cette lancée particulièrement acide avec un petit twist doux-amer. Et puis on soulignera également une mise en scène particulièrement élégante et stylisée ainsi qu'un montage travaillant énormément les transitions et les champ-contrechamps originaux pour un résultat aussi beau visuellement parlant que figuratif. Bref, "Aucun autre choix" est donc une nouvelle proposition assez radicale de Park Chan-wook qui fonctionne à merveille.
Adapté du roman américain "Le Couperet" (publié en 1997) de Donald E. Westlake, déjà porté à l'écran par Costa-Gavras en 2005, ce long-métrage suit un ingénieur remercié après 25 ans de loyaux services qui, acculé pour sauver les siens et conserver son toit, décide d'éliminer méthodiquement (et physiquement !) ses rivaux pour décrocher un poste convoité. J'ai eu du mal à m'éclater dans cette comédie grinçante sud-coréenne, trop de choses n'allaient pas. Tout d'abord, le rythme et la mise en scène : décousus, en dents de scie, avec des personnages aux comportements parfois incompréhensibles. Ensuite, l'histoire : volontairement et délicieusement vitriolée, mais trop de bavardages (en VO de surcroît) et pas assez de scènes croustillantes. Et enfin, la durée : le film est trop long (2h19), avec beaucoup de moments creux ou sans intérêt. Sur le papier, cette satire sociale à la sauce asiatique promettait un résultat percutant, presque jubilatoire. A l'écran, l’ensemble manque d'impact et d'audace, comme un projet qui tourne à vide en oubliant d'aller au bout de ses intentions. Laborieux et décevant ! Site CINEMADOURG . free . fr
Film au scenario improbable, patchwork de séquences parfois incompréhensibles. Le comique gâche le tragique et réciproquement. Dommage pour un cinéaste de talent !
« Supprimer ses concurrents» Remake coréen du film de Costa-Gavras « Le couperet », on est devant un cadre d’entreprise que sa société n’a « Aucun autre choix » que de le licencier, et lui n’a « Aucun autre choix » que de supprimer physiquement ses concurrents à un job qu’il vise pour échapper à la déchéance économique. Le partie pris ironique et certaines longueurs enlèvent du panache à ce film (2h19) très bien interprété, parfois drôle, à l’image et aux couleurs d’automne splendides par ailleurs.
Ce film Coréen est subtil en tout point. Décors extérieurs et intérieurs de très haute tenue, c'est beau ! Dans cette culture, perdre son emploi annonce une descente sociale inacceptable pour la société et soi-même. Il faut absolument remonter, le choix sera des plus radical avec gravité et intrigue. L'Humour n'est pas absent, drôlerie des situations, burlesque et compris par l'occidental que je suis, je crois. Les acteurs mènent l'histoire avec brio. Kif !