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LeBon
27 abonnés
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4,0
Publiée le 25 février 2026
Le long métrage reprend avec brio le matériau de base. Grâce à une mise en scène originale et une réalisation virtuose, on prend plaisir à suivre les personnages évoluer. Les acteurs, même secondaires, jouent très bien, un véritable tour de force.
Un film plaisant qui oscille entre drame et comédie burlesque. La réalisation est très soignée, enrichie d'une belle bande son. la mise en scène réussie et les personnages bien développés. On peut regretter une certaine lenteur en début de film mais on s'attache à ce personnage qui lutte pour s'en sortir. Une très bonne séance de cinéma.
Je comprends qu'on puisse apprécier ce film en raison de sa critique des excès de l'économie de marché (avec notamment la mise en concurrence des salariés, aussi bien ouvriers que cadres)... mais, franchement, le contenu n'est pas digne de l'emballage.
C'est surjoué quasiment du début à la fin. On a de la peine pour les très bons acteurs recrutés, obligés de faire semblant de glisser, de faire tomber quelque chose ou de ne pas voir ce qui se passe dans leur dos. Cela m'a rappelé certains films des années 1970-1980 avec Jean Lefebvre ou Les Charlots.
De surcroît, cela manque de rythme. C'est long, long, long... (2h19... au moins 4 heures en ressenti)
Même réalisateur que « Old Boy » qui est un chef d’œuvre absolu. Mes attentes étaient par conséquent très haute, trop haute peut-être. J’ai été déçu car j’ai trouvé le film trop long et le fait que le personnage principal ressemble spoiler: à un mauvais Dexter maladroit m’a un peu dérangé. spoiler: D’autant plus que le fait qu’il s’en sorte comme si de rien n’était à la fin et qu’il atteigne son but après tout ce qu’il a fait me dérange encore plus.
Man-su coche toutes les cases de la réussite. Employé dont le talent force le respect de ses pairs au sein d'une fabrique de papier, il est même parvenu à devenir le propriétaire de la magnifique maison de son enfance, concrétisation de tous ses rêves d'un bonheur familial certain auprès de sa femme et de ses deux enfants qu'il chérit par-dessus tout.
Malheureusement viré du jour au lendemain par les nouveaux propriétaires américains de l'usine à papier, Man-su voit tout l'écosystème de confort matérialiste qu'il s'est acharné à construire pour lui et les siens s'effriter durant les longs mois d'une recherche d'emploi ne se soldant que par des échecs ou autres humiliations. Mis au pied du mur dans un secteur d'activité aux débouchés toujours plus restreints, il décide un beau jour d'éliminer ses concurrents au poste qu'il convoite...
Aucun autre choix que d'assister à un nouvel incroyable tour de force de mise en scène de la part de Park Chan-wook. Cela résonne bien sûr comme une évidence tant le cinéaste sud-coréen n'a fait que monter en puissance durant sa carrière pour atteindre une espèce d'Éden de perfection formelle qui ne cesse de séduire la rétine des simples cinéphiles mortels que nous sommes. Et, avec cette adaptation du roman de Donald Westlake (la deuxième après "Le Couperet" de Costa-Gavras) lui permettant d'aller sur un terrain beaucoup plus franc de comédie noire, il s'en donne à coeur joie pour nous présenter un cadre de vie sud-coréen idyllique -ou, du moins pensé comme tel par son héros, l'introduction en est même onirique- très vite infiltré par le venin du serpent capitaliste prêt à tout pour le corrompre jusqu'à la moindre de ses racines.
Là où, à partir de ce postulat, on n'aurait pu attendre qu'un enchaînement de meurtres "carriéristes" de la part de Man-su, argument en soi suffisant et absurde pour dénoncer les dérives d'une société perdue dans ses chimères de réussite matérialiste, Park Chan-wook va se servir des quelques exécutions prévues par son héros désespéré comme des points d'appuis à un passage en revue du réveil de toutes les conséquences à cette obsession (surtout si elle est contrariée) et à la manière dont Man-Su, personnage particulièrement malmené, s'y voit de plus en plus submergé face aux reflets de ses doutes les plus enfouis que lui renvoient ses victimes.
Grâce à cette maîtrise des ruptures de tons si typique du cinéma sud-coréen (on peut ainsi passer du burlesque le plus pur aux pendants les plus graves d'un drame familial) et, ici, amplifiée par le perfectionnisme de Park Chan-wook pour le sens symbolique à apporter au moindre détail que ses superbes plans choisissent de mettre en avant, "Aucun Autre Choix" se place en espèce d'étude de cas social assez brillante d'un homme qui, confronté aux plus sombres extrémités d'un système broyeur de vies entières, choisit lui aussi de s'y aventurer pour découvrir que tout y est finalement plus ou moins régi et vicié par ses règles, de ses aspirations intimes ou professionnelles jusqu'au fonctionnement de sa propre famille, annihilatrice volontaire ou non de non-dits pour assurer la pérennité du rêve préfabriqué qu'elle s'est donné pour objectif de vivre.
Alors, bien sûr, afin de traiter tout ce parallélisme de maux exacerbés par la situation de Man-su, "Aucun autre choix" peut parfois donner le sentiment de se perdre en digressions ou en longueurs (à mi-parcours notamment) mais le parti pris de nous laisser entrevoir les conséquences de l'emprise de la mâchoire capitaliste sur une amplitude assez folle de ramifications de nos existences rend tout ce qu'y a été abordé nécessaire, voire inéluctable au vu de sa formidable dernière partie qui en concentre la teneur sous sa forme la plus acerbe. Et puis, bon, passer quasiment 2h20 en compagnie d'un cinéaste virtuose et de ses excellents comédiens (Lee Byung-hun et Son Ye-Jin forment un duo épatant), est l'équivalent d'un CDD que l'on ne demande qu'à renouveler.
un drame social qui prend le tour d'une farce morbide. Park Chan-Woo a filmé un anti-heros bien décidé à conserver le train de vie auquel lui et sa famille sont attachés. La farce est mordante, sur la pressurisation des vies, la concurrence féroce, les innovations destructrices. Le réalisateur appuie ses effets après une première heure prodigieuse, et le rythme devient parfois inégal, mais c'est une satire très mordante, avec un brin d'emotion car les personnages restent attachants malgré leurs méfaits
J’en attendais trop, vu le casting et le réalisateur, je reste mitigé. J’ai envie d’aimer le film mais j’ai moins adhéré au concept. Je préfère largement Lady Vengeance et Old Boy.
Une superbe fable sur la cupidité de l'être humain. Sans dénoncer le réalisateur tire le portrait d'un homme désespéré qui ne trouve son salut que dans le mal.
Je suis passé complétement à coté de ce film qui m'a laissé sans voix, et malheureusement pas dans le bon sens.. C'est pour moi une succession d'incohérence et de mauvais choix de scénario. Ce coté gore que je n'ai pas dû tout compris.
Décidément le cinéma sud coréen de me réussi pas tellement c'est dommage, il y avait une bonne idée de départ avec une réalisation très originale !
Très intelligent ; Les plans , comme toujours super beaux . Les musiques sont très bonnes , même sans les connaître. Et tous les propos du films résonnent bien . C’est notre société. Parler de notre société avec de l’humour noir , de la beauté . Et en prenant son temps.
Il est des films longs, soporifique et ennuyeux. Malgré une bande annonce alléchante, j’ai complètement déchanté. Dommage. Des acteurs au demeurant talentueux et une belle image avec quelques plans originaux et très réussis.
film hyper décevant, le roman montre un polar noir, on se retrouve dans une comédie d'un humour débile, j'ai cru que le film allait démarrer, en fait pas du tout, le crime met beaucoup beaucoup de temps à arriver et quand il arrive on commence à craindre pour la suite. je n'arrive pas à croire que ce film ait pu avoir des prix? la fin est aussi lamentable que le reste, le film français "le couperet" est largement au dessus de ce film et lui traite bien la profondeur du roman. le seul point que j'ai appris dans ce film est la robotisation ultra moderne d'une usine en Asie. J'ai honte d'avoir assisté à un film d'aussi peu de classe. Film a fuir.
Aucun autre choix est le nouveau film du réalisateur coréen Park Chan-Wook à qui l'on doit notamment Old Boy et JSA. D'ailleurs, dans le rôle titre de Aucun autre choix, on retrouve l'acteur Lee Byung-Hun déjà présent au casting de JSA.
L'histoire est simple et fait écho à l'époque contemporaine, même si elle se situe en Corée du Sud. Cadre dans une usine de papier You Man-su est un homme heureux, il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison. Mais il va être licencié et va entrer dans une situation de crise.
Et tout y passe, le sentiment de déclassement, l'anxiété avant chaque nouvelle opportunité d'emploi, les jobs alimentaires, la perte de revenu, les sacrifices. Dans cette spirale du chômage, qu'on connait tant depuis le choc pétrolier des années 1970, You Man-su va en arriver à une conclusion radicale. Pour obtenir le poste qu'il souhaite, il va devoir évincer tous ses concurrents.
Et dans cet intrigue, on se demande jusqu'où il sera capable d'aller. Pour savoir à quel point un homme est capable de se compromettre afin d'atteindre ses objectifs. Et on fait face alors à des situations excessivement troubles sur l'aspect moral. Et on se rend compte que la fin justifie toujours les moyens. Surtout quand il s'agit de monsieur tout le monde. La mise en scène de Park Chan-Wook est constamment inventive, dans la composition de plans limpides, le dynamisme du montage. L'écriture du scénario, le développement des personnages, et les divers rebondissements, fonctionnent à merveille. Même si le sujet est lourd, avec des conséquences tragiques, le film n'est pas dénué d'humour, qui fait mieux passer la pilule de cette histoire outrancière, parfois grotesque, mais qui n'en demeure pas moins, quelque peu réaliste, dans ce qu'elle révèle de la nature humaine profonde.
Excellente fresque de notre société isolante et capitaliste face au monde du travail. Magnifique jeu d’acteur et belle poésie de part la réalisation. J’aurais néanmoins aimé plus de folie, plus d’acharnement.
La fin justifie-t-elle les moyens ? Le film tend à répondre par oui. C'est perturbant vu les moyens employés... Mais il y a ce truc en plus des films sud-coréens, cette ambiance, ces façons particulières, peu communes et hyper réussies de raconter des histoires communes. Et les maisons des différents protagonistes, modernes et dans la nature, donnent trop envie !