Aucun autre choix
Note moyenne
3,7
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234 critiques spectateurs

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17 critiques
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82 critiques
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Thibault G
Thibault G

25 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2026
Ce film n'est pas encore sorti : nous vous demandons de joindre une critique à votre note.
Votre critique s'affichera le jour de la sortie et donnera votre avis complet sur la qualité du film. Merci de nous indiquer dans quel cadre vous l'avez vu (avant-première, festival)
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 872 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2025
Vu à Montréal.

Voilà une nouvelle adaptation du roman « The Ax » de l’américain Donald E. Westlake après celle de Costa-Gavras en 2005 avec José Garcia intitulée « Le Couperet ». Si cette dernière semblait très fidèle au livre avec son traitement froid et minimaliste aussi bien sur la forme que sur le fond, la version de Park Chan-Wook prend une direction très différente pour me pas dire opposée. Si la tonalité du long-métrage français était très sérieuse et réaliste, « Aucun autre choix » choisit la voie de l’humour noir et de l’outrance mais également de l’épate visuelle (de très bon goût) allant parfois jusqu’au baroque. On reconnaît ici bien le goût du cinéaste sud-coréen pour la violence sèche et l’humour cynique. En effet, les péripéties développées ici flirtent souvent avec un comique presque absurde pour que le spectateur rit jaune sans pour autant se départir d’un certain constat social inhérent à la substance du roman original.

« Aucun autre choix » s’avère donc plaisant même si on s’attendait à ce que Park Chan-Wook aille encore plus loin et frontalement dans l’humour à froid et le malaise. Les péripéties de ce cadre licencié qui va s’attaquer de manière radicale à la concurrence aurait pu être plus cartoonesque et caustique. On a l’impression que le réalisateur n’y va pas à fond, qu’il se retient à plusieurs reprises. Pourtant, le metteur en scène de « Old Boy » est connu pour ne pas y aller par quatre chemins quand il explore quelque chose. Peut-être le signe de la maturité poussant à un certain assagissement, mais qui n’a pas vraiment de raison d’être avec un tel postulat au vu de la tonalité grinçante adoptée. En outre, les deux heures et vingt minutes que durent le film semblent être quelque peu excessives tant certaines séquences sont étirées pour rien (le film ne compte que trois mises à mort et elles prennent beaucoup trop de temps).

Ceci mis de côté, on ne peut que s’amuser des pérégrinations de cet homme (impeccable composition du méchant de « Squid Game » et acteur du génial « J’ai rencontré le Diable », Lee Byung-Hun). Le récit est fluide et l’écriture chirurgicale. Du début, où sa vie familiale semble idyllique, à la suite où s’opère le glissement vers sa tournée mortelle, on sent une satire sociale bien infusée qui lorgne sur celle du multi-primé « Parasite » de son compatriote Bong Joon-Ho. Certes, l’exécution est moins magistrale et définitive mais on ressent le même aspect cinglant et défaitiste concernant nos sociétés et le genre humain. La compétition acharnée pour obtenir un poste, la pression familiale et la volonté de garder son statut social sont bien montrés malgré les séquences souvent tournées vers l’humour noir. L’ajout de l’intelligence artificielle et d’un contexte adapté à notre époque sont bien retranscrits. Au final, « Aucune autre choix » n’est pas le grand film attendu mais il se défend bien. Et la mise en scène virtuose de Chan-Wook, véritable régal pour les yeux sans jamais en faire trop, achève de satisfaire nos besoins cinéphiles en matière de visuel en enchaînant les prouesses esthétiques.

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gimliamideselfes

3 434 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 décembre 2025
Autant revoir le couperet... Comment c'est possible de faire un film aussi apolitique sur des mecs au chômage près à s'entre-tuer pour continuer à travailler ?
jujuju
jujuju

26 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2025
Vu en festival : chef d’œuvre caustique sublimant le roman déjà admirable de Donald Westlake pour fustiger tous azimuts la compétition ultra-libérale, la fatuité bourgeoise et les dessous peu ragoûtants du couple.
La mise en scène est vertigineuse d’inventivité et le mélange des genres savoureux.
Qu’il est dur d’être un homme chez Park Chan-Wook !
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2025
Aussi ludique que particulièrement intense, Park CHAN-WOOK démontre encore une fois qu'il est un brillant révélateur des profondes névroses humaines, avec ici une ambiance et une tonalité sarcastique et politique, beaucoup trop dans l'air du temps, et c'est cela qui rend le film puissant
Vince
Vince

50 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2025
Après l'excellent Decision To Leave (2022), Park Chan-Wook revient avec une satire grinçante sur la société de nos jours, à l'ère du développement technologique et du remplacement de l'humain par l'IA, de très jolis plans par moments, les acteurs remarquables, mais la trame narrative tire en longueur (2h20 de film) et le sujet déçoit quelque peu.
traversay1

4 483 abonnés 5 354 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2025
Doit-on juger Aucun autre choix en fonction des souvenirs laissés par Le Couperet de Costa-Gavras, puisque les deux œuvres s'inspirent du même livre de Donald Westlake ? Difficile en tout cas de se défaire d'un sentiment de déjà-vu et pourtant les adaptations sont difficilement comparables du point de vue de la forme. Au côté froid et implacable du film français répond la manière stylisée de Park Chan-wook de traiter le même sujet, l'entraînant davantage vers la comédie noire, voire burlesque, peut-être au détriment de sa toile de fond, le cynisme de l'ultra-libéralisme et, partant, du désarroi des individus broyés par un système sans états d'âme, inhumain au possible, et la tendance ne fait que prospérer. Le héros de Aucun autre choix a cultivé au fil des ans un CV impeccable, qui ne va pas tarder à contenir des trous insondables, profonds comme une tombe, et aussi une petite famille et deux chiens adorables qui habitent une maison bourgeoise, mais voilà, une réduction de personnel et tout cet édifice menace de voler en éclat. Sans que le fond disparaisse tout à fait, Park privilégie la carte du divertissement, surfant entre horreur et absurde, avec le brio qu'on lui connaît depuis longtemps, mais au sein d'un engrenage qui n'est pas loin de tourner à vide. Plutôt que de resserrer son action, le cinéaste coréen s'échappe dans quelques digressions loin d'être nécessaires (les membres de la famille) et dilue les scènes les plus violentes en des épisodes à la limite du grotesque, volontairement, bien sûr. En résulte une atmosphère plus ironique que noire, pas franchement convaincante. Par bonheur, outre la virtuosité de la mise en scène, indéniable, et l'interprétation savoureuse de Lee Byung-hun et, à un degré moindre, de Son Ye-jin confèrent au film une hauteur d'exécution qui fait oublier en partie le traitement plus ludique que purement contondant du thème universel et brûlant d'un capitalisme sans loi ni morale.
FaRem

10 572 abonnés 11 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2025
« Se faire virer, c'est comme se faire couper la tête. » Pour les hommes désormais incapables de subvenir aux besoins de leur famille, ça ressemble aussi à une émasculation. C'est le cas de Man-soo, un ancien directeur d'une usine de papier, qui galère à retrouver un emploi équivalent après avoir été licencié. Alors qu'il n'a jamais pris pour acquis tout ce qu'il avait, il voit toute sa vie lui filer entre les doigts. Une vision insupportable qui le pousse à agir en s'attaquant à ses plus sérieux concurrents sur le marché du travail. Il s'agit d'une nouvelle adaptation de l'œuvre de Donald E. Westlake après celle Costa-Gavras en 2005. Une comédie noire parfois hystérique dans le style slapstick, mais parfois aussi réfléchie quand il est question de cette critique sociale sur le capitalisme ou la déshumanisation dans le monde du travail. Park Chan-wook, lui, humanise ses personnages qui ne sont pas de la chair à canon. Il ne pleut pas des cadavres contrairement à ce qu'on pourrait croire en lisant le synopsis. Ils sont tous différents, mais ils ont aussi beaucoup de similitudes, notamment ce dévouement envers leur travail, ce qui donne parfois des moments touchants comme avec ce père de famille dans lequel Man-soo se reconnaît. Cet homme, acculé par le système, ne perd cependant pas son objectif de vue et plonge dans un engrenage contrôlé et maladroit de violence. L'une des meilleures scènes du film est cette confrontation avec la première cible. Il y a tout au niveau de l'humour, de la mise en scène ou de la musique. Ce n'est jamais répétitif et ça ne part pas dans la facilité de la surenchère, mais ce qui suit n'est pas forcément aussi savoureux. Au final, encore un bon film de Park Chan-wook, mais je m'attendais à quelque chose d'encore plus jubilatoire.
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2025
Pur chef-d'œuvre de comédie noire que ce No Other Choice ! Après l'adaptation de The Ax par Costa-Gavras, Park Chan-wook reprend les prémices de base pour en faire un film extrêmement contemporain, alors que Lee Byung-hun joue un père de famille licencié, planifiant 3 assassinats afin d'être le favori pour un poste dans l'industrie du papier.
D'entrée de jeu, le cinéaste coréen déploie un arsenal de mise en scène absolument vertigineux pour livrer à la fois son film le plus ludique et accessible, sans jamais livrer un récit simpliste pour autant.
C'est renversant : plans subjectifs, superpositions, dutch angles, placements de caméra insolites, prises de vue à l'intérieur d'une bouche ou d'un verre d'alcool... notre cerveau a clairement besoin d'un second visionnage pour emmagasiner la maestria totale de la réalisation. À l'image de cette séquence de conversation téléphonique abdolument unique en terme de scénographie, ou une scène de meurtre virant au slapstick étouffée par la musique intra-diégétique.
Et si No Other Choice est drôle, Park Chan-wook tire un portrait au vitriol de nos sociétés capitalistes, sans jamais oublier le caractère humain.
C'est particulièrement probant via ces instants où l'écriture s'intéresse aux émotions des cibles, l'occasion d'un transfert signifiant vis-à-vis d'un Lee Byung-hun trouvant ici un de ses tous meilleurs rôles.
Jonglant de manière incroyablement maîtrisée entre les tons (capable de passer d'une hilarante séquence de beuverie à un meurtre viscéral), le film se permet même de proposer une histoire d'amour superbement écrite avec la femme du protagoniste (là aussi impeccablement joué par Son Yen-jin). Un regard sur le mariage, la famille, les sacrifices et in fine un miroir résolûment réaliste de la transformation socio-économique subie en Corée (les toutes dernières scènes abandonnent très clairement le genre).
On pourrait disséquer chaque composante de ce No Other Choice, alors que Park Chan-wook a véritablement fait son Parasite à lui.
De loin le plus grand film de l'année !
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