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Simoun
18 abonnés
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3,0
Publiée le 15 février 2026
Comédie décalée et absurde. On ne rit vraiment qu'à quelques endroits, mais on ne peut pas s'empêcher d'être fasciné par l'originalité et l'absurdité de certaines scènes. Dans l'ensemble un assez bon film, à condition de ne pas s'attendre à une histoire racontée de manière classique et habituelle.
Le retour de Park Chan-Wook dans un projet de longue haleine puisque le cinéaste coréen aura mis vingt ans pour le réaliser. Et le résultat est très bon. On retrouve l'esprit de sa "trilogie de la vengeance" avec en plus une touche d'humour noir bienvenue. Formellement impeccable avec une mise en scène soignée, une belle photographie et de splendides musiques. Gros casting également avec un Lee Byung-hun au top. "Aucun autre choix" est doté d'un solide scénario bien bien que souffrant de quelques rares longueurs. On est loin du chef d'oeuvre "Old Boy" mais, globalement, on ne voit pas le temps passer. Un très bon cru. Park Chan-Wook en grande forme pour une satire sociale noire bien grinçante. A voir.
Très décevant par rapport aux critiques lues dans la presse, seule celle de Libération me semble la plus pertinente et refléter l'inconsistance de ce film, mal filmé avec une bande son insupportable. Personnages falots auxquels on a de la peine à s'intéresser, et critique bien faiblarde du capitalisme mortifère, à déconseiller.
Film déroutant, très bons acteurs, entre malaise (scènes gores), humour et cynisme, mais trop de longueurs. Côté esthétique réussi. Un peu confus parfois, peut être trop long pour rester concentré.
Remarquablement réalisé, filmé (l'image est superbe), construit et interprété, ce film mélange allégrement les genres - polar, comédie, satire sociale - Très coréen et très universel. Seule réserve : un peu long
en adaptant a son tour le couperet de Westlake, le cinéaste coréen signe une farce macabre, drôle et inquiétante a la fois. remarquablement mis en scène, le scénario est plus riche et complexe qu' il n y paraît a première vue. plus décapant que le film de Costa Gavras, le film coréen propose des portraits délirants notamment les premières victimes. une réussite.
Comédie noire (très noire) qui, au delà, de la dureté du monde du travail, montre la lâcheté d'un homme. La mise en scène est inventive et précise, pour un film malheureusement trop long.
Categorie:comedie/drame/thriller...le film releve juste de la petite comedie sans beaucoup de rythme et du coup beaucoup trop longue. Pour l humour il est plus dans la scene de l affiche que dans le reste du film
You Man-su s’est fait sèchement licencier de l’entreprise où il travaillait fidèlement depuis vingt-cinq ans. Il sombre lentement dans la dépression en essayant sans succès de retrouver un emploi. Sa prime de licenciement dépensée, il doit désormais, la mort dans l’âme, penser à réduire le train de vie de sa famille. Sa recherche d’emploi restant vaine, il fomente un plan machiavélique : éliminer le cadre qui occupe le poste qu’il convoite et y candidater après avoir écarté tous les candidats potentiels à son remplacement.
Aucun autre choix est la seconde adaptation d’un roman de Donald Westlake publié en 1997. On devait la première à Costa-Gavras. Tournée en Belgique, elle était sortie en 2005 sur les écrans français.. José Garcia y interprétait à contre-emploi le rôle de ce chômeur serial killer.
"Le Couperet" était un thriller où un homme, suivant une logique criminelle, éliminait l’un après l’autre ses rivaux potentiels. Aucun autre choix suit la même trame linéaire, mais se donne le temps de s’en écarter (il dure deux heures dix-neuf). C’est d’ailleurs ce qui en fait l’intérêt.
Il commence par une (longue) mise en place, où l’on découvre You Man-su, sa femme, son beau-fils, sa fille, violoncelliste surdouée et autiste, ses deux chiens… C’est très progressivement que l’intrigue se met en place, lors de la scène capturée sur l’affiche, au cours de laquelle le héros réalise qu’éliminer le cadre dont il ambitionne le poste ne règlera pas son problème et qu’il faut préalablement éliminer d’abord les candidats potentiels à ce poste s’il venait à se libérer. Il passe alors une fausse petite annonce qui lui permet de récolter les CV de ses rivaux potentiels.
Commence alors une lente chasse à l’homme où You Man-su, par un troublant effet de miroir, se retrouve face à des chômeurs aussi paumés que lui. Le premier a sombré dans l’alcoolisme au grand dam de son épouse. Le second a trouvé un emploi chez un marchand de chaussures (comme Marty Mauser !). Sa dernière victime, le cadre qu’il veut remplacer, nage dans l’opulence mais n’en mène pas pour autant une vie plus épanouie.
Park Chan-wook est sans doute l’un des plus grands réalisateurs coréens avec Bong Joon-ho, l’auteur de "Parasite". Il a signé quelques-uns des films les plus marquants du dernier quart de siècle : je ne me suis toujours pas remis du traumatisme causé par "Old Boy". Le sens de la provocation qu’il déployait dans ses premiers films sanguinolents est mis ici au service d’un propos plus politique : Aucun autre choix est une dénonciation implacable du capitalisme et de l’aliénation au travail qu’il fait naître.
Aucun autre choix est volontiers gore. Il est fort légitimement interdit aux moins de douze ans. Ceux qui espéraient voir pour la Saint Valentin une romance sucrée lui auront hélas préféré "Hurlevent" (que je chroniquerai demain). Il n’en reste pas moins un vrai et grand moment de cinéma jubilatoire par l’énergie qu’il dégage, la parfaite maîtrise de ses effets et la qualité exceptionnelle du jeu de son acteur principal, Lee Byung-Hun, acteur fétiche de Park Chan-Wook depuis "Joint Security Agreement".
Je trouve que le film est beaucoup trop long. De nombreuses scènes m’ont paru inutiles et n’apportent rien à l’histoire. À certains moments, on s’éloigne complètement de l’idée de base que le réalisateur semblait vouloir transmettre, pour s’attarder sur des détails liés au crime ou à la vie quotidienne qui, selon moi, n’apportent pas grand-chose. Visuellement, les décors sont pourtant très beaux : les routes bordées d’arbres colorés sont magnifiques, et la maison, avec son jardin, est particulièrement bien mise en valeur. En revanche, ce qui me gêne un peu, c’est que tout semble trop retouché, presque excessif, ce qui rend l’image peu naturelle. Au final, ce n’est pas un film que je conseillerais forcément d’aller voir au cinéma ; on peut tout aussi bien le regarder chez soi. Il m’est rarement arrivé de m’ennuyer autant devant un film. Honnêtement, j’aurais presque pu partir une demi-heure avant la fin sans être frustré de ne pas connaître le dénouement, tant la longueur m’a exaspéré une longueur que je trouve inutile et sans réel apport artistique.
J'ai été heureusement surprise par ce film qui manie avec virtuosité le cynisme et l'humanité, entremêlant l'un et l'autre jusqu'à brouiller les frontières.
A mettre dans le catalogue des films Sud-Coréens à forte connotation sociale qui arrivent régulièrement sur nos écrans. Une variante adaptée du film « Le Couperet » (2005) de Costa-Gravas, réalisateur et scénariste militant lui-aussi. Les cinéphiles ne manqueront sans doute pas de vouloir comparer, ce dont je me garderai ne connaisant pas ou n’ayant pas de souvenir de ce précédent. A classer dans le genre de la comédie noire, davantage que drame et thriller même s’il y a de cela aussi dans le fil conducteur. Le problème c’est que c’est vraiment long, trop long (2 heures et 19 minutes) et que plusieurs scènes sont sordides et gores. Pas forcément la meilleure matière pour faire dans l’humour caustique dénonciateur de la société et de la compétition sur le marché du travail puisqu’on nous dit que c’était l’objectif. Scènes qui valent d’ailleurs une interdiction stricte aux moins de 12 ans. Une alerte pour tous les spectacteurs.
Vu 2 fois: en septembre à Séoul et au MK2 Paris le week-end dernier. J'adore ! Comédie noire, déroutante parfois, hilarante souvent, extrêmement bien servie par l'ensemble des acteurs. Park Chan-wook a un sens de la mise en scène aigu, choisi avec soin les musiques et a une façon de filmer unique : percutante et esthétique, pour dénoncer ici la détresse et les humiliations que vivent les employés qui perdent leur travail, après avoir consacré leur vie professionnelle à la même entreprise.
Excellent film de Park Chan-wook , adapté du Roman "Le Couperet" de Donald Westlake dont Costa-Gavras avait déja livré une version en 2005 , qui est comme un jeu de massacre aussi cynique que jubilatoire ! Pour moi c'est drôle, subversif et indélicat et surtout très réussit !