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Lamia Iddouche
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3,5
Publiée le 12 juin 2026
The Furious est un film qui porte bien son nom. Dès les premières minutes, il impose un rythme soutenu et une intensité qui ne retombent presque jamais. Mais derrière cette colère permanente se cache un récit plus nuancé qu’il n’y paraît. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la manière dont le film évite de se limiter à l’action ou à la confrontation. Il cherche également à explorer les motivations de ses personnages, leurs failles et les conséquences de leurs choix. Cela apporte une profondeur bienvenue à une histoire qui aurait pu se contenter d’être spectaculaire. La mise en scène est efficace et maintient constamment la tension. Certaines séquences sont particulièrement marquantes grâce à leur énergie et à leur impact visuel. Même lorsque le scénario prend quelques raccourcis, l’engagement des acteurs permet de garder l’ensemble crédible. Tout n’est pas parfait. Certains développements auraient mérité davantage de temps et quelques scènes privilégient parfois l’intensité au réalisme. Malgré cela, le film réussit à conserver son identité et à captiver jusqu’au bout. Au final, The Furious est un divertissement solide qui ne se contente pas uniquement d’impressionner par sa puissance. Il propose également une réflexion intéressante sur la colère, ses origines et ses conséquences. Un film intense, parfois imparfait, mais suffisamment sincère pour marquer les esprits.
Un déferlement de violence à une cadence infernale rappellant la frénésie The Raid ! Un très bon film d'action avec de très bonnes chorégraphies de combat !
Le debut est correct avec des scenes de bagarres assez stylisé. Par contre ce n'est que ca durant 90% du film et c'est vite lassant et la violence monte en intensité jusqu’à la fin.
Je regarde des films d'action et d'arts martiaux depuis des années, et rares sont les films qui me laissent véritablement sans voix. The Furious a réussi cet exploit.
De la première à la dernière image, le film ne faiblit jamais. Les chorégraphies de combat sont tout simplement phénoménales. Chaque coup de poing, chaque projection, chaque coup de pied, chaque mouvement est intentionnel, brutal et incroyablement bien exécuté. On perçoit immédiatement l'influence des plus grands films d'arts martiaux modernes, et pourtant, il parvient à se forger sa propre identité.
Ce qui m'a le plus impressionné, c'est que l'action n'est pas là que pour le spectacle. Elle est au cœur d'une histoire émouvante. Les deux personnages principaux sont rongés par la douleur et la perte, et le film prend le temps de nous les rendre attachants. L'uspoiler: n est le spoiler: mari d'une journaliste disparue, en quête de réponses après un drame, tandis que l'autre, un père silencieux et mystérieux, tente désespérément de sauver sa fille kidnappée. Leurs motivations sonnent juste, et cette charge émotionnelle donne à chaque combat une véritable intensité.
Le protagoniste silencieux m'a complètement captivé. Sa présence à l'écran est incroyable, et son style de combat est unique. La chorégraphie autour de son personnage est époustouflante. Compte tenu des exigences physiques de ces séquences, sa performance est stupéfiante.
J'ai également adoré la façon dont le film fait constamment monter la tension. Au lieu de se contenter de répéter la même formule, chaque affrontement majeur paraît plus important, plus dangereux et plus intense que le précédent. Les combats finaux sont absolument hallucinants, avec de nombreux combattants, des alliaspoiler: nces changeantes et certaines des séquences de combat les plus créatives que j'aie vues depuis des années.
Le visuel mérite aussi des éloges particuliers. Le travail de la caméra permet au spectateur d'apprécier pleinement la chorégraphie. Les longs plans, le cadrage précis et la fluidité des mouvements rendent chaque combat facile à suivre tout en maintenant une intensité incroyable.
La plupart des films d'action ont soit de grands combats, soit une histoire correcte. The Furious réussit à offrir les deux. Il respecte ses personnages, respecte le public et propose certaines des meilleures scènes d'arts martiaux de la dernière décennie.
Pour moi, ce n'est pas seulement un grand film d'action. C'est l'un des meilleurs films d'arts martiaux jamais réalisés.
Sucoté. 6,5/10 Avec un coup de gros marteau à la tête tu meurs et il y a des coups mortels dont on ne se relève pas dans le film c'est exagéré, irréalisable donc, c'est juste pour faire du spectacle. Les vieux méchants, jouent mal. Certains Combats irréalistes et trop long parfois, interminables. Bref j'ai déjà vu mieux en tout cas.
Taken rencontre The Raid, un père muet voit sa fille se faire enlever sous ses yeux. avec l'aide du mari d'une journaliste disparue qui enquêtait sur les responsables de nombreux enlèvement d'enfants.
Une version de Deliver Us From Evil (un excellent film coréen qu'on vous recommande chaudement) ultra-énervé, violent, et qui aime la tatane. La vraie, celle qui ne laisse jamais une égratignure sur la gueule du héros, pour qu'il retourne direct au combat et fracasse à tout-va. Celle qui trouve des idées de cascades absolument géniales et surprenantes. Le héros est assailli par dix gugusses qui grimpent vers lui ? Il descend en rouler-bouler sur la horde, en les dégommant d'un coup de pied gratos au passage. On lui fonce dessus avec un marteau tenu à l'horizontale (pour lui briser les côtes avec le manche) ? Il saute sur le manche. Sur le manche, oui, vous avez bien lu (on a cru halluciner). Mais quelle générosité, quel montage dynamique, quel binôme de héros qu'on suivrait au bout du monde, et quels méchants qu'on rêve de démonter en pièces détachées (des trafiquants d'enfants pour le plaisir sado-sexo de clients ignobles... Oui, on veut qu'ils aient mal, très très mal, et le film nous a entendu à travers l'écran : ça gicle, ça craque, ça désarticule de partout, et on en redemande pour ces fumiers). Tout en The Furious est une expérience de cinéma qui prend tout son sens dans une salle pleine d'amateurs de films hong-kongais "catégorie 3" (ceux qui sont énervés), aussi foncez si vous n'avez pas peur d'être impressionnés par les coups qui font mal (le "-12 ans" est un peu léger, quand on assiste à la fin qui n'en a plus rien à faire de la bienséance... On a adoré le concert de "Ouchhhh..." derrière nous : oui, le film passe la sixième et appuie sur le champi, on n'était pas prêt pour le bain de sang). Comment ne pas se laisser embarquer viscéralement par cette histoire de trafic d'enfants dont la petite fille a une bouille si attachante, dont le papa muet est un héros malgré lui adorable, forme un binôme parfait avec le mari qui cherche sa femme (dont on ne doute pas du destin, comme la scène d'ouverture est vicelarde à souhait : pauvre gosse !). Alors oui, ils se relèvent tous un milliard de fois sans une égratignure, tandis que le gars en charge des effets sonores abuse du son "fracture" (à la moindre baffe, on a droit au craquement d'os en bande-son), mais est-ce qu'on ne vient s'asseoir dans un fauteuil rouge de cinéma justement pour en prendre plein la gueule, nous aussi ? Est-ce qu'on n'a pas envie d'y croire, à cette baston constante de 2h, avec des cascades renversantes, un rythme frénétique qui a pris trop de Redbull, un sbire du grand méchant qui triche comme un pleutre (dans un film de kung-fu, le gars se ramène avec un arc et des flèches, sale tricheur, va !), un autre qui est une vision cauchemardesque de La Boule de Fort Boyard qui est increvable, des acteurs qui connaissent leur métier (Xie Miao vient de Ip Man, Joe Taslim de The Raid : dans les deux cas, ils savent voltiger et cogner), et réalisé par Kenji Tanigaki, le mec en charge des scènes d'action de la saga de films Kenshin (les quelques français qui connaissent ces très bons films de samouraïs sont en train de comprendre combien The Furious rassemble tous les gens qui comptent, pour la bagarre bien filmée). Inutile de faire plus long, The Furious est un condensé du scénario de Deliver Us From Evil et de l'envie viscérale de répondre à la maltraitance des enfants à coups de talon sur le pif de leurs bourreaux, étant certainement le film le plus palpitant qu'on verra cette année, ponctué de bruits de respirations admiratifs ou endoloris derrière nous, ce qui nous a rappelé pourquoi on aime autant le cinéma en salle.
Qu'on n'aille pas comparer ce film avec un John Wick ! La chorégraphie des arts martiaux est réglée par un maître, c'est clair, c'est hallucinant (les fans de corps à corps électrique adoreront). Mais la lutte a souvent la vraisemblance d'une baston entre Popeye et Brutus, ne serait-ce que l'usage de tout ce qui tombe sous la main de la vie courante pour casser l'autre (ce n'est pas le moins intéressant d'ailleurs, c'est même drôle).
Quant au drame raconté, l'auteur n'y met aucune accroche (normal ce n'est pas le but du film), on l'effleure. Mais cela débouche sur une belle leçon de chose (quand on est assez courageux, on l'est assez pour changer le monde). On n'est quand même pas obnubilé par ce dernier point. On est obnubilé par l'action, au point parfois qu'on préférerait que les personnages s'abstiennent de causer - c'est d'ailleurs pourquoi notre coup de cœur va au père qui est muet (d'autant que cela évite le doublage en français !)
Ce film c’est Taken X 10. C’est c’est-à-dire 10 fois plus violent et encore, je suis gentil. C’est pour cela que je l’aurais pas mis interdit au moins 12 ans mais interdit au moins de 16 ans parce que j’estime qu’un jeune de 12 ans qui voit ce film-là, ça n’est pas normal. 
Rien vu de pareil depuis the raid Côté scénario pas grand chose à dire on est toujours sur celui de street fighter des années 80 Le plus important le reste ça tatanne sévère avec tout ce qui peut tomber sous la main ou les pieds on n imagine pas ce que notre quotidien regorge comme objet pour faire du mal à autrui Le film fait largement son boulot pendant les de 2 heures l ambiance est prenante avec des passages que seul le cinéma asiatique peut offrir en terme de transgression En revanche pour moi les bastons se situent en dessous de the raid même ils sont de très bonne facture mais gareth Evans a mis le niveau tellement haut Bref si vous aimez ce genre de film allez y et je le reverrais avec plaisir à la maison
Le film joue sur la carte forcément déchirante du trafic pédo-criminel, et quel est le père qui n'a jamais imaginé le pire et de se dire qu'on serait assez fort pour venger de la plus violente des manières le bourreau de son enfant !? On est donc d'emblée plein d'empathie pour ce père et cet époux qui ont certe des possibilités guerrières qui aident mais on imagine aussi que la haine apporte sa dose d'adrénaline pour supporter les douleurs qu'ils vont inévitablement subir. Le genre veut que les guerriers soient hors normes, leur survie à autant de coups et de combats est évidemment difficile à croire, mais justement, ce qui est difficile est de rester le funambule sur la ligne jaune de la SF façon Marvel. Les chorégraphies sont stylées et même assez uniques, donnant une vraie personnalité au film où se mêlent kung-fu, Muay Thai, wushu, silat et MMA avec quelques séquences marquantes comme avec le marteau (qui concurrence dans un autre style l'icônique "Old Boy" en 2005). Finalement, malgré quelques passages bof (le numérique sur les blocs de glace ou la fin trop tirée en longueur malgré un duel à 5 déjà culte) ce film est d'ores et déjà un must du genre, touchant parfois, et d'une violence viscérale qui prend aux tripes. A voir assurément Site : Selenie
L’art du 2v2, du 2v1 du 1v12 du 2v50 il y a de tout et c’est si génial. C’est dommage de toujours comparer à john wick mais oui pour attirer le gros public c’est un john wick sans les armes à feu, des arts martiaux pur et dur et magnifiquement filmé.
The Furious est un pur film d’action nerveux, taillé pour les amateurs de combats et de cinéma physique. Le film impressionne surtout par ses chorégraphies d’arts martiaux ultra maîtrisées et son rythme sans temps mort. On est clairement dans une filiation proche de The Raid, avec une mise en scène sèche, efficace et viscérale. L’histoire reste simple, mais elle sert parfaitement l’essentiel : la tension et l’intensité des affrontements. Pour les fans du genre, c’est une vraie montée d’adrénaline en salle.
Kenji Tanigaki signe avec The Furious un film d'action martial jouissif et généreux, qui assume pleinement sa régression spectaculaire tout en convoquant ce que le genre a de meilleur à offrir. C’est au détriment de son écriture des personnages, mais dans cette grande mêlée, il n’y a que le langage du corps qui compte.
Après avoir réalisé deux comédies d'action (Master of Thunder et Enter the Fat Dragon), Kenji Tanigaki fait comme Chad Stahelski et David Leitch avec leur John Wick, en passant de la chorégraphie à la mise en scène. Mais on a le sentiment que le cinéaste japonais a réalisé The Furious comme si c'était sa première et sa dernière opportunité. Il y met tout son cœur et absolument tout ce qui a fonctionné dernièrement dans le cinéma d'action du Sud-Est asiatique. Le film convoque The Raid 2 comme référence, mais fait le choix de minimiser l'usage des armes à feu, à l'exception d'un arc, pour laisser des tornades de pugilat s'exprimer à l'écran. Ce n'est donc pas anodin qu'il fasse appel à de véritables artistes martiaux. Et c'est ce qui fait la réussite d'un film qui avance sans reculer, de manière jouissive et assumée.
Le scénario ne va pas plus loin que des méchants qui font du trafic d'humains, tandis que des proches de victimes disparues se lancent dans une traque vengeresse sans pitié. De quoi justifier tant de violence. Car dans l'environnement décrit, avec police inerte ou corrompue, et une pauvreté qui avantage la criminalité, les actes des protagonistes se comprennent d'eux-mêmes. Mais Tanigaki ne cherche pas vraiment à creuser cette dimension sociale. Elle reste un décor justificatif, vite évacué dès que les corps entrent en collision. Le film n'invite pas à réfléchir, il invite à ressentir. Et pour cela, il se structure comme une succession de planches de bande dessinée : des vignettes de respiration narrative pour faire évoluer les enjeux, et des pages splash d'action spectaculaire, conçues pour être mémorables individuellement. Ce que le film manque parfois malgré tout, c'est la capacité à iconiser ses meilleurs moments, à ralentir pour laisser un impact résonner. On pense à une moto qui traverse un immeuble en quelques secondes, mais l’idée est aussitôt abandonnée.
La géographie des corps
Entre le pencak silat indonésien, le Muay Thai thaïlandais, le wushu chinois et le MMA, The Furious est aussi un manifeste stylistique qui cartographie les arts martiaux asiatiques contemporains. Il faut avoir l'œil pour en saisir toutes les subtilités, mais pour les non-initiés, il reste de la castagne qui tâche, et c'est aussi suffisant. Joe Taslim a bien plus à jouer ici que dans les deux Mortal Kombat de Warner Bros., où les effets numériques noyaient tout. Il incarne un journaliste roublard qui traverse la pègre et la nuit avec une assurance contrôlée, en contrepoint de son compagnon de fortune incarné par Xie Miao, dont le personnage muet crée quelques tensions intéressantes dans les interactions, et dans le feu de l'action, c'est son wushu qui parle pour lui. Du côté des antagonistes, Yayan Ruhian est gardé pour le climax tel un boss de jeu vidéo, tandis que Joey Iwanaga campe un méchant aussi stéréotypé que ses gestes au ralenti. Mais celui qui vole véritablement la vedette, c'est Brian Le, colosse peu vivace d'esprit mais solide comme un iceberg, dont la présence autorise quelques fantaisies bienvenues, dans la veine de ce que Soi Cheang a popularisé avec City of darkness. On est face à des surhommes auxquels il faut plusieurs coups mortels pour en venir à bout, et c'est ce qui fait durer le plaisir.
Il faut toutefois signaler une occasion manquée, et pas des moindres. Jija Yanin, l'une des plus grandes stars d'action féminines d'Asie, est reléguée à l'ouverture du film. Son personnage de journaliste qui infiltre le réseau criminel aurait pu constituer un vrai fil conducteur alternatif, un regard de l'intérieur avant que la violence n'éclate. The Furious n'a manifestement pas été pensé avec des rôles féminins en tête d'affiche, et c'est regrettable dans un genre aussi surchargé de testostérone. Le film souffre aussi de quelques défauts de rythme, même dans des affrontements qui s'étirent, et d'un budget qui ne lui permet pas toujours d'honorer toutes ses ambitions avec audace.
The Furious est avant tout un exercice de style pour ses artisans, un film de cascadeurs plus que de narrateurs. Mais dans cette discipline-là, il est remarquable. Tanigaki n'a pas réalisé le film d'action ultime. Il a réalisé quelque chose de presque aussi précieux. Un film qui aime éperdument ce qu'il fait, et qui le fait sentir à travers toute la salle.
The Furious s'inscrit dans la tradition des grands films d'action asiatiques où la violence physique devient le prolongement direct d'une blessure émotionnelle. Le récit suit un homme confronté à la disparition de sa fille, dans un environnement où les institutions censées protéger les plus faibles semblent incapables, ou peu désireuses, d'agir. Très vite, l'intrigue adopte le rythme d'une traque où chaque découverte rapproche les personnages d'une réalité plus sombre.
L'un des points forts du film réside dans ses scènes d'action. Les affrontements sont lisibles, dynamiques et particulièrement créatifs. Chaque décor devient un terrain de combat et chaque objet du quotidien peut se transformer en arme improvisée. Cette inventivité contribue largement au plaisir du spectacle et rappelle certaines grandes références du cinéma martial contemporain.
Pourtant, derrière cette efficacité, une frustration apparaît progressivement. Le personnage principal intrigue énormément par son silence, sa maîtrise du combat et son endurance hors norme. Le spectateur comprend ses motivations, mais dispose finalement de peu d'éléments sur son passé. Comment a-t-il acquis de telles compétences ? Quelles expériences l'ont conduit à devenir cet homme capable d'affronter des adversaires toujours plus nombreux ? Le film laisse volontairement ces questions en suspens.
Cette absence de développement touche également plusieurs personnages secondaires qui semblent porter des histoires plus vastes que ce que le récit dévoile réellement. Le résultat demeure solide et divertissant, mais laisse l'impression d'un univers qui pourrait être exploré davantage dans un éventuel préquel ou une suite.
Au-delà de l'action, The Furious aborde aussi des thèmes plus lourds comme la corruption, l'exploitation humaine et le sentiment d'abandon face aux institutions. Un film nerveux et généreux dans ses combats, qui parvient à divertir tout en suscitant une véritable curiosité pour ses personnages.