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3,0
Publiée le 4 avril 2026
« On ne se dispute pas. On se met à jour. » Julián se passerait bien de ces réunions familiales avec son frère Víctor et sa sœur Natalia, mais sa compagne Carolina insiste sur l'importance de la famille. Cette fille unique qui n'a plus ses parents sait ce que c'est d'être seule, mais on dirait aussi qu'elle prend plaisir à les voir se chamailler. Elle veut être aux premières loges et elle ne va pas être déçue par ces différentes rencontres. Après, notamment "Truman" et "Sentimental", Cesc Gay réitère sa confiance à Javier Cámara qui incarne un homme sarcastique qui se met toujours au niveau de la personne en face pour le meilleur et pour le pire. Tiré d'une pièce de théâtre, ce qui n'est pas une surprise, "53 domingos" est donc un quasi huis clos autour d'un conflit familial banal avec des gens qui passent plus de temps à parler qu'à régler le problème. On parle d'une ampoule à changer, mais ils ont besoin d'une réunion pour en parler, ce qui en dit long sur les différentes relations et la dynamique familiale. Entre les reproches et les sous-entendus, ils semblent souvent au bord de l'explosion, mais tout est traité avec un humour mordant. Les échanges entre les deux frères sont les plus amusants avec Víctor qui est vraiment le cliché du type avec une doudoune sans manches qui se croit supérieur. Pour autant, le film dépeint aussi une réalité cruelle sur la vieillesse et la prise en charge des parents, mais là aussi, Cesc Gay aborde cela avec beaucoup d'ironie. Au final, une comédie cynique et amusante portée par un casting convaincant.
C’est hyper verbeux, cela tourne en rond, l’ironie est chirurgicale. Il sont frères et sœur ennemis et s’arc-boutent sur leurs préjugés réciproques. Le huis clos est théâtral et on se lasse de toutes ces méchancetés. Et pourtant l’épilogue me fera éclater de rire… une sacrée chûte !
Tiré d’une pièce de théâtre, *53 Dimanches* prend sans surprise la forme d’un huis clos familial. Le film repose essentiellement sur les échanges entre les personnages, réunis pour tenter de régler leurs problèmes autour de leur père. Entre non-dits, tensions et conflits de fratrie, le sujet avait de quoi proposer une comédie dramatique efficace.
Malheureusement, l’ensemble reste assez moyen. Les situations manquent de surprise et le film peine à vraiment renouveler son dispositif. Les dialogues et les affrontements familiaux ne suffisent pas toujours à maintenir l’intérêt.
Le titre, lui aussi, interroge : on ne saisit pas vraiment son sens ni ce qu’il apporte à l’histoire. Cela renforce cette impression d’un film qui reste un peu flou dans ses intentions, malgré un point de départ plutôt clair.
Au final, *53 Dimanches* se regarde, mais sans vraiment marquer. Le huis clos familial aurait pu être plus mordant ou plus touchant, mais le film s’essouffle assez vite et finit par lasser.