The Ugly Stepsister
Note moyenne
3,4
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125 critiques spectateurs

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Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 juillet 2025
Un film mal fichu à la lumière moche, aux acteurs pas terribles, avec un scénario poussif, on peut se passer de cet ovni scandinave
Ware_FR
Ware_FR

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 octobre 2025
Ce film est une tentative ratée de body horror à la sauce conte de fées, péchant par un jeu d'acteurs franchement décevant.
La photo et l'esthétique générale sont ternes et n'apportent aucune ambiance notable à l'ensemble.
La réalisation d'Emilie Blichfeldt, bien que lorgnant ostensiblement vers un style à la David Cronenberg, manque cruellement de sa finesse. L'ambiance sonore n'est pas non plus à la fête, avec une musique qui ne sert jamais vraiment l'action.
Un long-métrage décevant qui ne justifie absolument pas son étoile.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mai 2025
Un bien mauvais film, froid, sombre, ou on s'ennuie beaucoup, notamment à cause du mauvais jeu des actrices.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2025
La Convocation, Loveable, Valeur sentimentale, La trilogie d'Oslo : le cinéma norvégien s'impose en force, ces derniers mois, et dans des registres divers, quoique chacun des titres semble receler une part commune de satire sociale. C'est le cas aussi dans The Ugly Stepsister, premier long métrage d’Emilie Blichfeldt, spoiler: qui n'est autre qu'une réécriture de la Cendrillon des frères Grimm, fidèle à sa manière, mais vue à travers le filtre de la méchante belle-sœur.
Il y a un esprit sardonique plutôt réjouissant dans ce conte quand même éprouvant spoiler: par ses scènes "d'horreurs corporelles" mais jubilatoire par la vision du prince charmant conventionnel, notamment, qui est traitée au lance-flammes, parce qu'il ne mérite guère mieux, eu égard aux dommages collatéraux qu'il provoque depuis des lustres.
Il est simplement un peu dommage que la mise en scène ne soit que peu souvent au niveau de son ambition et que le scénario ne montre pas davantage à quel point il y a quelque chose de pourri dans ce royaume; au bout du conte. Reste que l'interprétation se situe à un niveau très élevé et qu'on a parfois l'impression d'y voir le côté pile d'une tendance dans l'air du temps, dont le côté face serait à l'évidence The Substance, lequel, soit dit en passant, alliait avec davantage d'audace mais peut-être aussi de maniérisme, la forme à son fond.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2025
"The Ugly Stepsister" assez bien noté par la critique, en compétition cette année au festival de Berlin (sélection Panoroma) est un conte horrifique qui m'a envouté. La réalisatrice norvégienne Emilie Blichfeldt s'inspire du conte de fées « Cendrillon » pour présenter aux spectateurs un récit à la fois cruel, cynique et contemporain, soulignant une société où les hommes dominent et où les femmes se sentent contraintes de répondre aux normes de beauté pour satisfaire les désirs sexuels masculins, dans un environnement ultra-compétitif et sexualisé, agrémenté par l'interprétation remarquable de l'actrice principale, Léa Myren.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2025
Wow la claque, ce film est d'une qualité folle je n'étais pas prête pour un contenu aussi trash et magistralement réalisé. J'adore ce côté "body horror" carrément macabre et dans l'air du temps, et j'adore le kitsch des scènes fantasmées. Vraiment une très bonne surprise.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2025
Adapté de Cendrillon la réalisatrice Emilie Blichfeldt en déconstruit là le mythe et sa réalisation joue avec la part d'ombre du Conte et crée un Poème morbide aussi beau que dégoûtant !
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2025
Vu en avant-première à un festival, ce premier film de la norvégienne Emilie Blichfeldt, « The Ugly Stepsister » est une relecture originale de "Cendrillon" version body horror un peu à la manière de "The Substance" de Coralie Fargeat, mais transposé à une autre époque. Ici, le personnage central n’est pas Cendrillon, mais l’une de ses demi-sœurs, Elvira, prête à tout pour séduire le prince et notamment à souffrir pour être belle sur les bons conseils et grâce à l'argent de sa mère. Un peu érotique par moments, sacrément gore à d'autres, ce qui nous vaudra certains séquences chocs dont on reparlera assurément çà et là, cette mise à jour du conte originel de Charles Perrault vaut notamment pour son actrice principale qui s'est donnée corps et âmes pour son rôle inconfortable, mais surtout par le discours très moderne dénonçant l'injonction faite aux femmes d'appartenir aux canons esthétiques de beauté établis par la société (celles des hommes surtout...) et ce, dès leur plus jeune âge, ce qui constituera une bonne matière à réflexion. Une agréable surprise pour ma part, même si j'ai trouvé tous les protagonistes de ce métrage abjects à part la jeune Alma, peut-être car c'était finalement l'âme la plus pure...
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2025
Pour séduire un Prince et mettre sa famille à l’abri Elvira jeune fille que personne ne regarde doit se transformer en reine de beauté. Mêlant les genres Emilie Blichfeldt dont c’est la première réalisation impose sa patte entre romantisme évanescent et Grand Guignol. Et ne s’interdit pas de mettre la dose dans les deux domaines, tout n’est peut être pas totalement réussi mais ce film la place d’emblée dans les réalisatrices originales, et c’est plutôt rare.
Anil M
Anil M

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2025
J’ai vu le film en présence de la réalisatrice aux halles ce jeudi 5 juin.
Les plans, la réalisation, l’acting et le scénarios sont incroyables.
Le côté humour/gore est vraiment satisfaisant et on comprends très clairement les messages que le film nous envoi sur la société telle qu’elle était à l’époque et comment elle est actuellement.
Dans la lignée de Terrifier, the substance, the ugly stepsister est pour l’instant bien parti pour être le meilleur film d’horreur de l’année.
Sachaguiton
Sachaguiton

3 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juillet 2025
Sur le papier, l'originalité de prendre le point de vue de la belle-sœur est tellement alléchante, mais hélas on sort du film à chaque séquence de gore car on entend la petite voix cynique de la réalisatrice qui dit "ah ah je vais loin, hein ?" : hormis la comédienne incroyable, on souffre en tant que spectateur sur ce film un poil prétentieux et sans aucune surprise narrative.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mai 2025
« Il faut souffrir pour être belle. » Après un mariage raté qui les a laissées sans un sou, Rebekka pousse sa fille Elvira à faire une transformation physique extrême pour lui permettre d'avoir toutes ses chances avec le prince. Dans cette adaptation horrifique de "Cendrillon", l'accent est donc mis sur la vilaine belle-sœur d'Agnes, qui est reléguée au second plan. Une solidarité féminine esquissée avant une plongée dans l'horreur corporelle à coup d'actes de boucherie et d'automutilation. Des sacrifices qui ne sont pas sans conséquence pour l'esprit d'autant plus quand il y a une telle pression familiale et sociale, et des normes de beauté aussi malsaines. Ce n'est pas sans rappeler l'excellent "The Substance" même si je trouve que le film d'Emilie Blichfeldt n'arrive pas à la cheville de celui de Coralie Fargeat. En tout cas, je n'ai pas pris autant de plaisir. Rien à redire sur la direction de la réalisatrice, sur les effets pratiques, l'esthétique et sur la performance de Lea Myren, mais après une première partie encourageante et convaincante, la seconde s'effondre à cause d'une histoire finalement très convenue. C'est transgressif et provocant, mais ça tombe à plat au bout d'un moment.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juillet 2025
Vu en avant-première.

Ce premier film norvégien totalement inclassable propose une relecture du conte de Cendrillon. Et quelle relecture! Emily Blichfledt choisit de nous narrer cette histoire du point de vue de l’une des demi-sœur (nommée Javotte et Anastasie dans l’écrit de Grimm mais renommée ici). Mais elle propose également de le traiter sous la forme d’une œuvre sur le désir féminin et du culte de la beauté tout en l’enveloppant dans une enveloppe à la fois ultra kitsch mais aussi parfois horriblement gore. « The ugly stepsister » est donc clairement un OFNI (Objet Filmique Non Identifié) comme on aime à appeler ce type de long-métrage bizarre, étrange et inédit.

Si on loue l’audace de la cinéaste et des partis pris vraiment radicaux et cohérents avec sa note d’intention, on ne peut pas dire que cette proposition plaira à tout le monde. De notre côté, elle nous a intrigué pendant une partie du film avant de nous désintéresser si ce n’est quelques séquences bien crades qui réveillent un peu notre attention et qui n’ont rien à envier à la Coralie Fargeat de « The Substance » (aux thématiques finalement pas si éloignées) ou à la Julia Ducornau de « Grave ». Plus qu’au maître du genre cité dans la promo d’ailleurs, on parle bien évidemment de David Cronenberg. Des séquences certes bien faites et écœurantes à souhait mais quelque peu gratuites pour certaines. Il n’empêche la séquence du ver solitaire est peut-être la chose la plus dégueulasse vue sur un écran cette année.

En outre, si « The ugly stepsister » prend le conte de Cendrillon comme base, ce n’est finalement qu’une référence complice avec le spectateur tant, sans ce matériau initial, le film aurait pu être tout aussi pertinent avec une histoire originale ou juste ressemblante. Comme si le script devenait embêté par cet illustre patronage et l’utilisait quand cela lui chante. Les raccords avec l’histoire originale sont parfois grossiers et s’imbriquent mal comme la fameuse partie avec le chausson oublié qui est vraiment mal amenée. On déplore aussi les sorties de routes oniriques rose bonbon qui font lorgner le film vers le roman à l’eau de rose Danielle Steel ou le queer camp, plus ridiucles qu’autre chose. Cela dénote et ne nous a pas convaincu.

Il y a donc pas mal de sorties de route ou de choses moins réussies qui peuplent ce premier film téméraire et un peu fou. Des défauts nombreux en plus de longueurs qui empêchent d’adhérer totalement à cette proposition hors des sentiers battus. Mais on ne peut que louer l’originalité de la chose et le traitement proposé. Notons qu’en plus, les décors et l’atmosphère générale gothique sont bien travaillés en plus d’une musique singulière et dissonante qui sied bien à l’ensemble. « The ulgy stepsister » est une œuvre bizarre, stimulante et imprévisible sur bien des aspects mais son étrangeté et pas mal de mauvais choix visuels ou narratifs ont considérablement freiner notre appréciation.

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Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juillet 2025
Ah, que dire! La version non censurée esthétisée de Cendrillon et du point de vue de la belle sœur. C'est trash, plein de longueurs. Ça met de la perspective . Mais surtout, grâce à une salle bien remplie, et très réceptive, j'ai pu mieux apprécier ce film qui a souvent était pris au second degré avec quelques moments drôles
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2025
Qui est le film ?
Premier long métrage d’Emilie Blichfeldt, The Ugly Stepsister s’empare du conte de Cendrillon pour le moderniser et le retourner à l'aune des codes et obsessions actuelles. Sous ses atours de fable, le film promet un récit d’émancipation contrariée, une plongée dans les blessures que le culte de la beauté inflige aux corps marginalisés.

Que cherche-t-il à dire ?
En choisissant de raconter l’histoire depuis le point de vue d’Elvira, la belle-sœur « laide », le film démonte la mécanique du conte pour montrer ce que sa beauté cache : la violence sociale, la précarité corporelle, la haine de soi comme industrie. La laideur, ici, est une position sociale, un manque de capital esthétique dans un monde qui fait de l’apparence une économie. The Ugly Stepsister ne veut pas sauver le conte ; il veut montrer ce que sa magie dissimule. Là où le conte naturalise la bonté par l’apparence et légitime la richesse comme récompense morale, Blichfeldt montre que la laideur vécue est d’abord une condition matérielle qui impose des moyens pour tenter d’y échapper.

Par quels moyens ?
L’esthétique du film (lumière laiteuse, textures pastel, cadres symétriques) emprunte au merveilleux de Disney pour mieux en pervertir les codes. Sous le vernis pictural, la violence surgit brutalement. Ce contraste constant entre la douceur visuelle générale et la brutalité morale produit une fracture du regard : la beauté de l’image devient l’écran de la cruauté qu’elle dissimule. L’une des audaces formelles est son alliance de douceur visuelle et d’images crues. La beauté n’adoucit pas la cruauté, elle la met en exergue.

Le conte traditionnel opère par effacement (la magie gomme la misère). Ici la magie est esquissée, ironisée : la marraine, la citrouille, les animaux existent mais en périphérie et comme conventions formelles, jamais comme solution plausible. Pour Elvira, il n’y a pas d’intervention surnaturelle salvatrice : il y a des soins rudimentaires, des bricolages, des violences chirurgicales improvisées. Le film inscrit ainsi la « réparation » du corps dans la douleur : la transformation n’est jamais gratuite, elle coûte et elle mutille. La marraine n’est pas garante d’égalité ; la seule « magie » accessible aux pauvres et aux laids est la souffrance.

La figure maternelle d’Ane Dahl Torp incarne une violence différente de celle du patriarcat extérieur : elle est l’agent intérieur qui reproduit la logique de l’assignation. La mère ne protège pas ; elle instrumentalise sa fille pour tenter de grappiller de la valeur sociale. Blichfeldt montre la maternité dévoyée en dispositif d’exploitation : la mère façonne la haine de soi chez l’enfant, la rend complice de son propre effacement.

Les scènes chirurgicales (et surtout leur montage) sont au centre de la politique du film. L’option de ne pas couper la séquence, de prolonger le cadrage sur la douleur et les rires, est une tactique d’énervement éthique. Nous sommes placés en position d’observateur complice et impuissant : la durée montre la banalité de la violence infligée pour se conformer. Le gros plan sur les orteils coupés, le sang qui coule, les asticots qui gigotent, ces images visuelles n’ont pas d’effet « gratuit » d’horreur pour l’horreur.

En réintroduisant l’horreur des Grimm, Blichfeldt ne se contente pas d’exhumer du goût pour le macabre. Elle réenchante la matière primitive du conte pour la lire sociologiquement. L’horreur originelle devient symptôme : quelles conditions sociales rendent possible que des femmes s’auto-mutilent pour une pantoufle ? Le film propose une généalogie de la monstruosité : ce n’est pas la nature des belles-sœurs qui les rend monstrueuses, c’est le mécanisme social qui les réduit à une posture de concurrence pour des ressources symboliques (apparence, mariage, sécurité économique).

Où me situer ?
J’admire la cohérence entre la forme et l'intelligence du propos mais je reste attentif à certaines limites. Parfois l’économie narrative laisse des personnages sous-développés ; parfois l’outrance graphique peut sembler chercher le scandale. Mais ces limites tiennent pour partie à l’audace même du projet : il faut du corps et de l’insistance pour faire entendre la violence structurelle que le conte banalise. Si l’on devait demander davantage, ce serait peut-être une mise en rapport plus explicite des forces économiques qui poussent à l’auto-transformation (offrir, par exemple, quelques clés institutionnelles supplémentaires qui lient chirurgie, esthétique et marché matrimonial).

Quelle lecture en tirer ?
The Ugly Stepsister ne corrige pas Cendrillon, il la déprogramme. Il montre que derrière chaque promesse de beauté se cache une économie de la douleur, et que derrière chaque conte se profile une structure d’exploitation. En somme, le film propose une autre manière de lire nos contes.
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