Il faut avoir le cœur bien accroché pour ce conte de Cendrillon, version body horror ! Cette version va donc plus s'attarder sur Elvira, une des deux demi-soeurs de Cendrillon qui va recourir à tous les moyens possibles pour devenir plus belle et ainsi espérer épouser le prince. Un peu comme « The Substance » , c'est une grande satire sur le culte de la beauté et de l'apparence. L'actrice principale est géniale, très bonne découverte tant elle est investie. C'est cru, c'est dégoûtant (surtout une scène en particulier qui sera facilement devinable), mais c'est surtout un film indépendant d'horreur qui marque les esprits. Pour une première réalisation, c'est vraiment réussi. Mon blog : cinephile critique
Le choc visuel de 2025 en body horror, avec ce climax de dingue !!!!, une version du jolie conte de Cendrillon trés hardcore, beaucoup ne seront pas prêt. Fun !! comme "the substance", une Cendrillon sexy à souhait et une soeur en proie à tous les sacrifices pour accéder au prince charmant. Une réalisatrice et des acteurs qui n'ont peur de rien et performent comme rarement. Avec de petits moyens une pépitte joliement réalisée où presque rien ne manque. Pour les amateurs à découvrir D'URGENCE cela envoi vraiment du lourd. Une réalisatrice Norvégienne qui rentre dans la court du grand David Cronenberg je pense. 5 étoiles pour ce beau pamphlet pour les femmes qui voudraient être des princesses en faisant de la chirurgie esthètique.
Cette réappropriation du conte culte de Cendrillon du point de vue de la méchante belle soeur est à la fois innovant et s'inscrit dans l'ère du temps d'un cinéma féministe se jouant des codes partiarcaux sans chercher à les effacer. A l'instar de The Substance, The Ugy Stepsister ne fait clairement pas dans la dentelle et a le mérite d'aller au bout de ses idées, en plus d'une photographie réussie.
À présent que The Substance a rouvert une brèche pour le body horror, Emilie Blichfeldt, qui nous a honorés de sa présence lors d'une séance "Horror Cinema Club", s'y engoufre avec son adaptation sanguinolante du Cendrillon, version frères Grimm. En entrant en salle, on nous a remis un tube rempli de vers séchés, à déguster pendant la séance. Voilà qui donnait une indication sur le menu offert par le film, qui revient aux balbutiements de la chirurgie "plastique"... À ne pas mettre devant tous les yeux !
Un premier film prometteur, qui déjoue avec malice les codes du conte et offre un terrain de jeu pour l’actrice principale investie corps et âme. Une réussite.
Un trés très bon film Norvégien sur le thème de la beauté. La scène du retrait du ver solitaire est épique et vaut à elle seule la vision de cette série B méchante et troublante. Une petite gifle pour ma part!
The Ugly Stepsister nous emmène dans une histoire, de conte de fées à la Cendrillon où un prince cherche sa princesse. Alors, je sais qu'expliquer comme cela, ça ne donne pas envie, mais la réalisation tournée en drame psychologique totalement dépourvue de logique pendant les 3/4 du film est étonnante, très intéressante et juste incroyable. Visuellement, la mise en scène est sublime, un scénario va au bout de son idée. Le jeu des acteurs est intense, avec une mention spéciale à l'actrice principale Léa Myren dans son rôle d'Elvira qui en prend plein la tête qui est très touchante et très émouvante tout au long de ce long métrage. L'horreur arrive assez tard et je n'ai qu'une seule chose à dire : ce film sera probablement le ou l'un des meilleurs films de l'année.
Vu en avant première. C'est un peu l'histoire de Cendrillon racontée ... à l'envers. Elvira est très laide et veut épouser le Prince. Elle met en œuvre les pires extrêmes pour qu'il la remarque au bal. Mais rien ne se passe comme prévu. Film complètement barré, avec des acteurs tous meilleurs les uns que les autres. L'histoire est loufoque, les décors et costumes géniaux. Un excellent moment !!!!
Relecture moderne du conte de cendrillon, c'est audacieux certe, mais c'est moue, remplie de longueur et mal rythmé. Souvent comparé à The Substance pour le côté body horror, le film de Coralie Fargeat était beaucoup mieux maîtriser, notamment dans son rytme et sa montée crescendo de la détérioration du corps, ici c'est relativement linéaire. Peu de tension, quelques scènes tout de même réussies, mais aucun moment de flamboyance. De l'idée mais pas exploité de manière toujours juste.
The ugly stepsister est un premier film audacieux qui réinvente l'histoire de Cendrillon en se mettant du côté de sa belle soeur. Comme dans le récent the substances l'obsession de la beauté amène à la métamorphose du corps. En évitant le piège de la sureprésentation gore, le film distille brillamment ses effets en présentant quelques scènes bien dérangeantes. Proche du body horror, le film est aussi assez cru dans sa représentation du désir charnel. Si on regrettera une fin un peu bâclé et un côté kitsch dans les scènes de rêveries un peu too much, the ugly stepsister mérite d'être découvert et donne envie de suivre la suite de la carrière de sa jeune réalisatrice.
:$ :$ :$ prodigieuse et sidérante adaptation de Cendrillon, jouant entre le gore et l'esthétique...ça pourrait ressembler à un milieu mondain d'aujourd'hui..... les gros plans sont parfaits, l'image est toujours bien travaillé, et les dialogues sont soignés aux petits oignions, bref, c'est absolument délicieux !!!!
Audacieux, dérangeant, terriblement nécessaire. Avec The Ugly Stepsister, Emilie Blichfeldt réussit un pari presque impensable : faire un film d’horreur sur l’univers de Cendrillon, sans jamais montrer Cendrillon. À la place, la réalisatrice braque sa caméra sur les deux figures les plus caricaturées du conte : les belles-sœurs. Et elle les réinvente.
Le résultat est viscéral, symbolique, presque cathartique. On est loin des clichés Disney. Ici, la violence n’est pas gratuite, elle est le cri d’un mal-être social, celui qu’imposent les normes, le culte de l’apparence, le besoin d’exister dans l’ombre d’une icône parfaite. Le body horror, utilisé avec justesse, donne corps (littéralement) à cette douleur.
Un film fort, troublant, féministe sans slogan, qui reste dans les tripes. Une œuvre qui ose. Et qui, pour moi, restera comme l’un des gestes de cinéma les plus marquants de cette année.
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« Il était une fois une fille trop normale dans un monde trop cruel. »
Emilie Blichfeldt signe avec The Ugly Stepsister une œuvre à la fois cruelle, baroque et étonnamment lucide. Une comédie horrifique norvégienne au parfum de formol, où les contes de fées sont lessivés dans l’acide, jusqu’à ce qu’il ne reste que leur squelette — difforme, instable, douloureusement humain.
Dans ce royaume étouffé par la beauté, Elvira, la demi-sœur ignorée, lutte pour exister. Pas pour briller. Pas pour aimer. Simplement : être regardée. Dans ce monde-là, ne pas plaire, c’est ne pas vivre. Et pour plaire, il faut couper, coudre, injecter, limer. Chaque transformation est un pas de plus vers l’invisible ligne de ce que les autres appellent la perfection — et qu’elle, elle découvre être une prison.
Le film est une claque. Une satire brutale des standards imposés, où les codes du conte sont retournés comme une peau qu’on déchire à vif. Blichfeldt ne filme pas des princesses : elle filme des corps en lutte, des chairs offertes, des bouches figées dans un sourire qu’on n’a pas demandé.
Lea Myren est bouleversante dans le rôle d’Elvira. Elle donne au personnage une vérité dérangeante : on croit à sa naïveté, à sa colère, à son glissement progressif vers la monstruosité. Et pourtant, on ne peut jamais la juger. On comprend. C’est peut-être ce qui dérange le plus.
La mise en scène est somptueuse et dérangeante : décors gothiques, couleurs saturées, plans symétriques d’une beauté glaçante. Chaque scène est pensée comme un tableau de mode, mais où le modèle saigne. La musique, étrange, dissonante, insiste sur les faux-semblants. Même les silences hurlent.
Mais The Ugly Stepsister n’est pas un film de dénonciation classique. Ce n’est pas un pamphlet féministe plaqué. C’est une tragédie moderne, une dissection poétique d’un système qui broie les femmes sous le masque du désir. Et plus qu’un film d’horreur, c’est une comédie noire, où l’on rit parfois — avant de se sentir coupable.
Ce que fait Blichfeldt ici, c’est rare : elle parle d’un sujet universel (l’injonction à la beauté) avec une audace formelle qui ne cherche jamais à plaire. Son cinéma est vivant, viscéral, inconfortable. Et nécessaire.
Note : 14/20 — Un conte cruel, drôle, furieux. Un miroir brisé dans lequel on ose, malgré tout, se reconnaître.
Étude originale et inattendue d'un grand classique du genre. Il faut vraiment souffrir pour se faire désirer, cela pourrait résumer le crescendo continu vers la folie, auquel on assiste parfois un peu médusé par un vsuel qui pourra évoquer quelques scènes mythiques de D Cronemberg. Le jeu est très sincère et notre princesse potentiellement semble totalement habitée par son rôle. La BO en décalage avec l'époque donne beaucoup de punch, un peu à la manière de Lizzie Borden too an Ax. En conclusion, parfois eprouvant, mais mémorable