The Ugly Stepsister
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 851 abonnés 8 176 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2025
Dans un royaume où la beauté règne en maître, pour conquérir le coeur du prince, la jeune Elvira va devoir recourir à des méthodes extrêmes, surtout face à l’insolente beauté d’Agnès, sa demi-soeur…

Pour son premier long-métrage, la cinéaste norvégienne Emilie Blichfeldt déconstruit plan par plan la vision manichéenne des contes de fée classiques de la littérature et nous offre une relecture jubilatoire et horrifique du célèbre conte de Cendrillon, le tout, à travers une vision féministe dans un monde patriarcal sur l’injonction de la beauté et une réflexion sur l’identité, la souffrance, la rivalité féminine et le besoin de reconnaissance.

Jusqu’où seriez-vous prête à aller (à faire endurer à votre corps) pour conquérir l’élu de votre coeur ?

The Ugly Stepsister (2025) nous entraîne dans la surenchère outrancière d’une jeune femme qui, embrigadée par sa mère, va tout mettre en oeuvre pour tenter de séduire le prince. Mais face à sa demi-soeur à la beauté foudroyante (Elvira ne correspondant pas aux "standards de beauté"), elle va devoir mettre les bouchées doubles pour sortir de l’ombre et que l’on daigne enfin la regarder spoiler: (entendez par-là, passer sous les bistouris d’un chirurgien esthétique aux méthodes… primitives, en se refaisant faire les dents, le nez, poser des faux cils, …).


Avec ce conte de fée macabre spoiler: (la chair en putréfaction)
et féministe, Emilie Blichfeldt met en lumière un sujet tabou et peu évoqué au cinéma, à savoir la dysmorphophobie. Loin d’être un film d’horreur graphique purement gratuit, la réalisatrice filme sans détour les scènes chirurgicales (la pose des faux cils) et parvient à créer un malaise chez les spectateurs spoiler: (sans parler de la scène du pied qui doit tenir dans le chausson et ce, par tous les moyens possibles et inimaginables).
C’est foncièrement bête et méchant, mais réalisé de façon intelligente et élégante.

● http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter[POINT]com/B_Renger ●
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2025
On est plongé dans une version gothique et baroque, dans une atmosphère lugubre et un environnement funeste qui est compensée tout aussi vite par des événements tantôt pathétiques tantôt malaisants comme le premier dîner en famille. Soudain, le sujet de la tolérance, de la morale très patriarcale autour du couple idéal ("trouver chaussure à son pied" !) ou du complexe de Cendrillon deviennent obsolètes pour des thématiques plus actuelles et plus modernes sur la solitude, le besoin de plaire, l'apologie de la beauté unique qui mène à des bêtises allant à l'anorexie ou la simple chirurgie esthétique. Se sachant hors des critères la pauvre Elvira/Myren va alors tout faire pour devenir la plus belle, acceptant la chirurgie la plus primaire (version Ambroise Paré plutôt que le 21ème siècle). Visuellement, outre les décors et les costumes, on apprécie le choix des effets spéciaux artisanaux plutôt que numériques ce qui accentue le côté viscéral et organique des "chocs" physiques, toujours sur la ligne tangente entre le grotesque et l'authentique. Cette fable horrifique tient ses promesses et est assez audacieuse pour mériter le détour.
Site : Selenie
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
Cette reprise de Cendrillon est un vrai conte moderne. Conte dans le sens très sombre du terme, moderne car il reprend l histoire connu de tous pour traiter de thèmes très actuels comme l injonction à être belle. Faisant le choix du Body Horror dans une ambiance gothique il soulèvera le cœur des spectateurs même les moins craintifs. Audacieux, déstabilisant alors que l on croit être en terrain connu c est une sacré proposition de cinéma porté par des actrices donnant le meilleur (et le plus sombre) d elles même.
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2025
De toutes les relectures de Cendrillon, The Ugly Stepsister est sans nul doute l’une des plus originales et des plus réussies. Dans son combat contre les diktats de la beauté, la réalisatrice Emilie Blichfeldt arrive brillamment à retourner la situation pour nous faire préférer cette « affreuse belle-sœur » à sa rivale. Drôle mais tout de même bien dérangeant, n’allez cependant pas vous amuser à mettre vos enfants devant ! [Lire la critique complète sur le site freakingeek]
ToulouseEvents
ToulouseEvents

50 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juillet 2025
Un compte horrifique qui parodie Cendrillon pour mettre à l’honneur l’une de ses demi-sœurs. Avec ça, la réalisatrice s’amuse à rendre le sujet de base encore plus féministe, en faisant d’Elvira une victime collatérale de la course à la beauté et de la chirurgie esthétique barbare.
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2025
Cette revisite du conte de "Cendrillon" aussi bien satyrique que trashouille opérée par Emilie Blichfeldt m'a réellement surpris de par son aspect froid et en même temps presque féérique. Petite pépite de ce milieu d'année qui ne bénéficie d'ailleurs que d'une com très réduite, le film nous présente donc une jeune femme, naturellement très belle, venant de perdre son père suite à l'arrivée de sa nouvelle belle-mère et de ses demi-sœurs. Lorsque le Prince organise un bal pour se trouver une concubine, la belle-mère fait tout pour écarter Cendrillon et rendre une de ses deux filles attrayante pour le Prince. Bon, c'est "Cendrillon" quoi, tout le monde connait déjà l'histoire mais ici, lorsque je dis que la belle-mère veut rendre une de ses deux filles attrayantes, elle la construit réellement, n'hésitant pas à avoir recours aux pires méthodes de chirurgie esthétique de l'époque. Vous l'aurez donc assez vite compris, on est dans du body horror quelques fois bien crade et le film apporte de plus un regard très intéressant sur les antagonistes. Car effectivement, si "the ugly stepsister" est carrément devenu une expression anglophone (désignant l'infériorité, le raté mais aussi le marginal et peut donc s'articuler autour d'une notion de camp mais on y reviendra), il n'y a eu aucune œuvre (enfin du moins pas à ma connaissance) basée sur l'antagoniste en question. C'est alors une approche intéressante car on peut ainsi, de son point de vue, on peut mieux cerner ce personnage passant de victime à une figure monstrueuse, dans le sens littéral, ce qui rend de plus le récit un peu moins manichéen, même le Prince et ses potes sont de parfaits connards. Et le film possède donc, à mon sens, cette dimension camp, déjà visuellement avec cette scène d'introduction particulièrement kitsch, cette mise en scène qui en fait souvent volontairement des caisses (mais toujours en étant sublime) et puis la rivalité féminine ici évidemment particulièrement marquée avec de plus des expressions de genre assez exagérées. Même dans son aspect body horror, le film parvient à être camp en transformant le sublime en monstrueux et en construisant une beauté artificielle ayant une date de péremption. On pourra également retenir la musique, souvent anachronique, qui apporte une couche de matière supplémentaire à l'ensemble. En résumé, "The Ugly Stepsister" est donc un conte horrifique tout aussi magnifique que dérangeant.
ENVIE DE POISSON
ENVIE DE POISSON

14 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2025
Cendrillon du point de vue de ses demies sœurs
Enfin surtout une
Sa Demie sœur moche
Et rêveuse surtout
Et elle tente par tous les moyens de faire rentrer son rêve dans la réalité
Se marier avec le prince
Mais elle est moche
Donc il faut changer tout ça
Devenir belle
Comme sa demie sœur
Cendrillon
C'est là que ça se gâte
La proposition est vraiment originale
C'est très riche comme matière à penser
C'est truffé de bonnes idées
ça fait penser à The Substance
La thématique n'est pas si loin
Et aussi l'aspect film de genre
Horrifique
Body horror à la Cronenberg
Donc vraiment bonne pioche
J'y suis allé par hasard
En avant première
En présence de la réalisatrice
Qui disait en gros qu'il y a plus de demie sœur moche que de Cendrillon
Et donc qu'elle s'identifiait plus à la demie sœur moche
Donc vraiment intéressant
Et Trash
Parfois un peu perturbant aussi
Pour moi le gros bémol
C'est sur l'image et un peu la réalisation
L'image n'a pas grand intérêt
Elle fait fauchée et peu inspirée
Et le réalisation
Un peu pareil
Mais à un niveau moindre
C'est quand même pas mal
Tout est compréhensible, clair, sensible
Même si un peu maladroit et un peu lourdaud
Bref
Ne retenez pas
Cette dernière partie de ma critique
C'est un film à découvrir
Drôle
Horrible
pertinent
Original
Vraiment chouette !
Céline D
Céline D

24 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2025
Quand Cendrillon rencontre le genre horreur baroque on obtient un excellentissime "the ugly stepsister" qui, par son audace et sa réalisation impeccablement maîtrisée, nous offre un message des plus efficace sur le monde des apparences et ses dangereuses dérives.
Les acteurs sont remarquables, la mise en scène est soignée et il y a juste ce qu'il faut de malaisant pour marquer sans trop en faire.
L'ambiance kitsch peut déplaire mais impose une lecture tanto pesante tanto grotesque qui donne tout son charme au film.
Gros gros coup de cœur pour ce petit ovni venu du nord.
Taims
Taims

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juillet 2025
Bon c'est original...mais hormis 2 petites scènes sur la fin on ne peut pas vraiment dire que ça soit un "film d'horreur"... Donc ça se laisse regarder, mais il y a de nombreuses longueurs qui auraient pu être evitées.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juillet 2025
Voici le côté sombre et horrifique de l'histoire de Cendrillon mais focalisé sur sa demi-sœur "Elvira"

Première fois que je vois un film qui casse les codes sur les contes de fée.

Âme sensible s'abstenir. Il y a des scènes où il faut bien s'accrocher dans son fauteuil.

Elle va tout faire pour être choisie par le prince. Elle va s'infliger une transformation physique qui va lui laisser de lourdes séquelles sur son corps.

L'actrice principale était excellente dans son rôle.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juillet 2025
Dans son premier long métrage, la Norvégienne Emilie Blichfeldt présente un body‑horror féerique qui revisite le conte de Cendrillon.
Avec une mise en scène brutale, la réalisatrice explore les conséquences délétères de la quête de beauté : chirurgies invasives, régimes sévères, modifications corporelles extrêmes. Le mélange de costumes baroques et de plans détaillés sur la chair renvoie aux ambiances de Cronenberg ou du fantastique gothique scandinave.

Elvira, l’héroïne, est poussée à la perfection esthétique par des normes implacables. Plutôt qu’un conflit individuel, c’est un rapport de forces structurel qui s’installe entre les sœurs, transformant la rivalité féminine en symptôme d’un système rigide. Le film fait écho à des événements comme l’affaire Tonya Harding, où la médiatisation d’un face‑à‑face entre deux femmes (Harding et Kerrigan, en 1994) fut manipulée par des jugements sociaux et des représentations figées de beauté et de morale.

À travers des gros plans crus, Blichfeldt installe un malaise persistant. Les séquences de transformation corporelle deviennent autant de rituels de violence esthétique. Le montage volontairement haché amplifie le vertige visuel et psychologique. Appuyée par la photographie de Marcel Zyskind, la mise en scène oppose systématiquement maîtrise artistique et désordre intérieur. La bande-son, quant à elle, alterne entre pré-romantisme lyrique et ballades morbides au synthétiseur, mêlant arpèges clairs-anachroniques et nappes électroniques sombres, créant une atmosphère délicieusement archaïque mais profondément dérangeante.

Salonnée au Sundance et à la Berlinale, le film captive par son audace formelle et sa capacité à susciter une empathie profonde envers un personnage poussé à bout. Cette radicalité visuelle vient sublimer la nuance narrative. Les scènes sanglantes sont millimétrées, et l’approche très frontale suggère une interprétation symbolique, créant un message plus codé, voire subliminal.

The Ugly Stepsister s’impose comme une œuvre audacieuse et élégante, où le body-horror n’est pas qu’un choc visuel, mais un vecteur émotionnel puissant. Entre la performance magistrale de Lea Myren, l’écriture raffinée et une esthétique de haute volée, le film propose un voyage viscéral et hypnotique dans l’univers cruel des contes, tout en conservant la beauté tragique d’une fable réinventée.
Théo
Théo

8 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2025
Très belle découverte. Je ne savais pas à quoi m'attendre, je n'ai pas été déçu.

Bon, il m'a fallut les 3/4 du film avant de comprendre que c'était une réécriture de Cendrillon. Un mix entre Cendrillon et The Substance en fait
Nine
Nine

14 abonnés 154 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2025
Quelle surprise (bonne) que ce film qui revisite le conte de Perrault vu par l"une des disgracieuqes demi-soeur de Cendrillon. La mise en scène est très belle, gothique-kitsch et toujours esthétique. J'ai beaucoup aimé le scénario transgressif et féministe aussi, qui montre un côté trash à la royauté, et des femmes sous pression mariées à des fins politiques et économiques. Le côté gore du film passe car il est traité sous un angle en partie comique, jusqu'à la fin où ça devient trop dans la surenchère et même ennuyeux. Attention certaines scènes de sexe peuvent gêner.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 332 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2025
Vous commencez à me connaître ce n'est pas le genre de film que j'ai l'habitude d'aller voir.

Mais allez savoir pourquoi, je pense que le film "The Substance" a déverrouillé en moi une barrière de préjugés et je suis devenue une cinephile aventurière !

Mais what !

Un remake à la fois dark et moderne de l'histoire de Cendrillon mais du point de vue original de l'une de ses demie-soeurs.

C'est un doux mélange de gore et cocasse : il
mêle body horror et dénonciation du culte de la beauté.
On grince des dents et on rit face à cette avalanche d'acharnement pour être parfaite au yeux du prince.

Franchement j'ai beaucoup aimé et je vous conseille de voir ce film totalement décalé et jubilatoire !
Pi c
Pi c

52 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2025
vu en avant-première avec une promotion sympa (affiches et vers comestibles offerts)
Le film est globalement ok. Certaines scènes font sourire, bien qu'elles soient rares, les quelques scènes de "Body-horror" (car on est biennnn loin de La Mouche ou autre Cronenberg) fonctionnent à peu près, bien qu'extrêmement prévisibles.
Vous me direz : "normal, c'est une relecture de Cendrillon, on connaît l'histoire".
Mais ce n'est pas tant ça qui rend le film prévisible. Les personnages n'ont d'ailleurs plus du tout les mêmes personnalités par rapport à l'histoire originale.
C'est la construction des séquences qui pêchent pour moi. Le rythme est détruit par des séquences oniriques qui ne sont là que pour un ressort comique j'ai l'impression.
Le film a cependant certaines qualités, les décors et le casting sont très réussis. Les effets graphiques fonctionnent globalement bien, le regard d'Emilie Blichfeldt est assez rafraîchissant où le désir féminin prend pour une fois plus de place que celui masculin...
Mais, il y a toujours un mais..
Ce n'est clairement pas prenant. Et à mon avis, ça risque aussi d'être oubliable.
Dommage, l'idée était là.
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