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caroli,e Durand
2 abonnés
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4,5
Publiée le 9 janvier 2026
La descente atroce et vertigineuse d'une adolescente. Ce film somptueusement interprété donne la nausée, provoque un certain malaise. Le scénario est quasi parfait on frôle la perfection avec des décors de plus soignés, costumes, maquillages. On suit la descente en enfer d'une gamine qui rêve d'être la plus belle tout ça pour plaire à un prince. La fin est spectaculaire.
J'ai longtemps hésité avant de le voir, persuadée que ce film serait mauvais. Finalement, visionnage hier soir et quelle excellente surprise. J'ai été absorbée par cette excellente production et la mega performance de l actrice principale. Contrairement à beaucoup, aucune scène choquante pour moi, je n ai pas compris l interdit-16 ans. Tout était regardable à mon sens personnel. Mais bon, voilà un film où on ne s ennuie pas, j aurais aimé plus de trash justement. Le sujet s y prêté aisément. Belles images, sujet vraiment d'actualité. Une réussite et je recommande vivement
The Ugly Stepsister est une relecture audacieuse et réjouissante du conte de Cendrillon. Le film assume pleinement son angle satirique et horrifique, transformant un récit familier en une fable cruelle sur la beauté, la rivalité et le regard social.
Dès les premières scènes, la mise en scène impose un ton singulier, à la fois dérangeant et ironique. Le film joue intelligemment avec les codes du conte de fées, qu’il détourne pour mieux en exposer la violence symbolique. Ici, la quête de beauté n’a rien de magique : elle est douloureuse, absurde et parfois profondément choquante. Cette approche donne au film une vraie identité, loin des simples pastiches.
L’interprétation est l’un des points forts du long-métrage. Léa Myren incarnant la demi-sœur livre une performance nuancée, oscillant entre vulnérabilité, jalousie et rage contenue. On comprend ses frustrations, ses espoirs et sa lente dérive, ce qui rend le personnage bien plus humain que caricatural. Le film parvient ainsi à susciter une forme d’empathie inattendue pour celle que l’on a toujours appris à mépriser.
Visuellement, ce filmsoigne son esthétique, avec une direction artistique marquée, parfois grotesque, parfois élégante, qui renforce le malaise et l’humour noir du propos. Le rythme est maîtrisé, laissant le temps aux situations de s’installer sans jamais perdre l’attention du spectateur.
Certes, certaines séquences peuvent diviser par leur radicalité et leur goût pour l’excès, mais c’est précisément cette prise de risque qui fait la force du film. The Ugly Stepsister ne cherche pas à plaire à tout le monde, et assume jusqu’au bout sa vision.
Au final, c’est un film original, intelligent et dérangeant, qui détourne un mythe populaire pour en révéler la cruauté sous-jacente ou il n'y aura pq. Une proposition singulière, imparfaite mais marquante, qui mérite largement ses 4 étoiles sur 5.
Le film est intéressant. Revisite glauque du conte de cendrillon du point de vue de la belle sœur, et parallèle avec le sujet épineux (et que trop actuel du culte de l’apparence et des dérives qui lui sont associées) Efficace mais pas à la hauteur des critiques dithyrambiques que j’ai pu lire
Difficile de noter un film comme celui-ci. Je ne peux pas dire que j'ai aimé, j'ai été " dérangé " tout du long tellement l'univers est oppressant et malsain, et donc très réussi. Je salue l'audace et la performance de l'actrice principale. Je ne suis pas prêt d'oublier ce film mais c'est un one shot.
Un conte revisité plein de sarcasme, de sadisme et portant un message engagé nécessaire spoiler: sur la condition de la femme et la "beauté".
J'ai vraiment trouvé que le film avait une vraie DA assumée, une sorte de romantisme parfois kitsch, parfois bubblegum, parfois sombre, toujours maîtrisé. On voit de très belles images, mention spéciale à la scènespoiler: ou la robe de Cendrillon se voit réparée par les larves du cadavre de son père, magnifique, hyper originale et très gothique. L'horreur est sensorielle, alimentaire, crade, corporelle spoiler: (la scène du pied m'a fait grincer des dents alors que je suis assez habitué au gore.) mais on comprend bien que la vraie horreur vient de ce système patriarcal qui pousse les femmes de ce film à n'exister et ne s'en sortir dans la vie qu'à travers les hommes, jusqu'à la fracture.
Une belle claque qui inscrit un nouveau classique dans la catégorie femgore/bodyhorror, rivalisant, ou plutôt s'alliant à The Substance et à Titane.
Après l’excellent « The Substance » de Coralie Fargeat et le raté « Alpha » de Julia Ducournau, « The Ugly Stepsister », venu de Norvège, est un nouveau film de body horror qui vaut le détour. Avec son premier film, Emilie Blichfeldt livre une version de Cendrillon corrosive, trash et non dénuée d’humour, axée sur le personnage d’Elvira, demi-sœur aînée, qui, à la recherche de la perfection physique pour séduire le prince, use de moyens extrêmes, poussée par une mère cupide. Le film se fond dans l’univers du conte original en lui donnant une ambiance gothique élégante et un propos moderne, déboulonnant les stéréotypes sans faire dans la dentelle. On y trouve une Cendrillon belle et éhontée, un prince vulgaire, une mère manipulatrice et concupiscente, une jeune sœur raisonnable. Dans le rôle de l’ingrate qui endure les pires souffrances, Lea Myren est à la fois agaçante et grotesque, sincère et touchante. Le film tient une scène mémorable, particulièrement immonde, autour d’un hôte très envahissant.
De base je ne m’attendais à rien, mais ! C’est une claque ! Une réalisation visuelle prenante, une ambiance sonore dérangeante dans le bon sens de ce film qui s’accorde parfaitement avec tout le reste ! Le casting fait carton plein, les décors et tenues sont superbes. Et cette adaptation des origines sombre du compte de cendrillon est merveilleusement bien pris en main ! Le film est complet dans son genre ! Le film est vraiment excellent ! Mis appart la légère longueur du film, le reste est vraiment très bien maîtrisé et nous laisse avec beaucoup de scènes en têtes mais aussi de valeurs morales à méditer ! Sûrement l’une des surprises cinématographiques de cette année.
Les contes de fées nous font rêver… celui-ci vous fera cauchemarder. La réalisatrice joue merveilleusement avec les contraires : ce film vous angoisse du début à la fin tout en vous rassurant, vous écœure tout en révélant le « beau » à chaque instant, vous émerveille tout en vous choquant.
The Ugly Stepsister va jusqu’au bout, ose, choque et fascine. C’est un mélange parfait entre le joli monde des princesses et les abysses de l’humanité. La demi-sœur de Cendrillon subit un véritable supplice, et plus elle cherche à atteindre une beauté artificielle parfaite, plus elle se transforme en monstre. spoiler: À la fin, elle n’est plus qu’une morte-vivante : dents cassées, nez tordu, pied mutilé, un verre qui lui dévore l’estomac et un crâne à moitié chauve. Même le bossu de Notre-Dame n’aurait pas fait mieux.
La mise en scène est brillante, la photographie sublime et la musique s’accorde et s’harmonise parfaitement avec l’intensité de chaque séquence.
Le chef-d’œuvre de 2025 ? The Ugly Stepsister, sans aucun doute.
J'avais lu quelques critiques négatives sur The Ugly Stepsister, notamment à propos de certains gros plans jugés inutiles ou d'une violence moins "spectaculaire" que prévue... Mais pour moi, c'était justement parfait. J'ai adoré le parti pris du point de vue de la "méchante sœur" : on finit par compatir sincèrement avec elle, jusqu'à en venir à détester Cendrillon. Ce renversement de perspective est audacieux, et brillamment mené.
Quant à l’actrice principale… elle est tout simplement époustouflante. J’ai souffert avec elle.
C’est une critique puissante des standards de beauté imposés aux femmes, des dérives de la chirurgie esthétique et de l’obsession de l’image et de l’influence des réseaux sociaux.
Une interprétation de Cendrillon originale, déjantée, et parfois un peu gore, bien éloignée de la morale du conte original version Grimm Perrault ou Walt Disney.
L'expression "il faut souffrir pour être belle" prend ici tout son sens ! Comme beaucoup l'on souligné, ce film d'horreur s'inscrit dans la lignée de "The Substance". Pas de tueur en série, pas d'esprit frappeur, juste l'obsession démente pour la beauté et la maltraitance du corps qui en découle.
Évidemment tiré du compte de Cendrillon, on s'intéresse cette fois aux "méchantes sœurs", enfin l'ainée en particulier qui ne rêve que d'une chose : épouser le prince "charmant" quel qu'en soit le prix. Contrairement au dessin animée, très caricatural, on se prend de pitié pour ce personnage superbement interprété par Lea Myren qui fait ici ses premiers pas en tant qu'actrice avec un bon casting dans l'ensemble.
Finalement cette adaptation est la plus fidèle au matériau d'origine, et autant le dire ça charcute, donc âmes sensibles faites gaffe. Quant aux hématophobes, le final est juste inregardable.
S'il prenait l'envie à Emilie Blichfeldt, qui signe ici aussi son premier film, de réaliser les autres contes classiques avec cette fidélité, ça promet !