Le film a été présenté en avant-première dans le cadre du festival Hallucinations Collectives de Lyon en compétition Longs Métrages et en avant première française. Le film est une relecture du conte de Cendrillon en version body horror, adaptation complètement déjantée où le personnage principal est la fameuse méchante belle-soeur. Et bien finalement la pauvre belle-soeur oui ! A la recherche d'un idéal féminin pour réussir à ravir les égards du Prince, elle est prête à se faire subir les pires douleurs. Ce qui amène des scènes horribles mais absolument géniales qui risquent fort de devenir cultes dans le domaine du cinéma de genre.
"The Ugly Stepsister" propose une relecture audacieuse et dérangeante du conte de "Cendrillon", en choisissant de déplacer le regard du côté de celle que les versions classiques ont toujours condamnée à la laideur et au ridicule. Le film suit Elvira, la demi-sœur de la parfaite Cendrillon. Dans ce royaume obsédé par l’apparence et le mariage, la jeune femme tente désespérément de se conformer aux attentes, quitte à mutiler son propre corps. Les scènes gores ne sont jamais gratuites : elles prolongent le récit et traduisent visuellement la violence symbolique imposée aux femmes. "The Ugly Stepsister" n’est pas un film aimable, mais il est intelligent, maîtrisé et cohérent dans sa proposition.
Un "Cendrillon" kitsch et gore, à la fois beau et dégoûtant. Le parcours, affreux, de cette demi-sœur est filmé avec le soucis du détail et accompagné d'une petite musique électro. Un film étrange, beau et cruel.
Cette digression sur le conte déjà cruel de Cendrillon célébrée dans un langage gore et souvent d'un kitsch assumé fait mouche. Entre humour et horreur, l’obsessionnel canon de la beauté est distillé de façon obscène, dans des décors de Walt-Disney cauchemardés... L'atmosphère happe le spectateur prêt à plonger et tient le spectateur sans ennui de bout en bout.
Nous connaissons tous le conte de Cendrillon, cette jolie fable qui se termine évidemment bien. Oublions le fameux « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » et intéressons nous à la jeune Elvira, l’une des demie-sœurs de Cendrillon. Émilie Blichfeldt en fait son « héroïne » dans cette relecture ébouriffante et jusqu’au-boutiste qui appuie parfaitement sur le patriarcat putréfiait et le dictat de la beauté à tout prix. On y verra un certain lien avec The Substance sorti récemment et le film, très différent tout de même, est clairement porté par son casting et notamment l’actrice de la jeune Elvira, extrêmement talentueuse, au moins autant que dérangeante … Car c’est bien le but du métrage, déranger, secouer, faire réfléchir mais il est clair que tout le monde n’y prendra pas plaisir, certaines scènes étant difficilement supportables. Le but est atteint en tout cas, The Ugly Stepsister est perturbant et marque également une sorte de renouveau dans le domaine de l’horreur, disons même le body-horror que David Cronenberg devrait apprécier. C’est dur, c’est violent mais c’est aussi une bouffée d’air frais dans le genre, il fallait oser et miss Blichfeldt l’a réussi avec brio.
Un "Cendrillon" rappelant "The Substance", loin, très loin de l'ambiance Disneyenne. Un premier long norvégien sans concession, nous plongeant dans cette course dépravée à la beauté extérieure, où quasiment personne n'est épargné. Une œuvre frontale et (dés)enchantée, à ne pas mettre devant tous les yeux.
Une revisite du conte de fées de Cendrillon, aux sujets très actuels des dictates de le beauté et de la position dans la couche sociale. Si le cadre, les décors, la photographie sont d'un autre temps, des thèmes ou la bande son sont plus contemporains. Pour autant, le propos tel traité manque de finesse, l'obssession vire à la folie absurde et trash. Même si c'est le but recherché, le malaise indécent installé devient vite désagréable pour le spectateur.
Ce détournement de Cendrillon nous offre une fable d'une rare cruauté. Il s'inscrit dans le courant des films féministes qui dénoncent la dictature de l'apparence et évoque par certains aspects The substance. Les images sont suberbes, les comédien(ne)s parfait(e)s. Certaines scènes, telle celle du bal, méritent de figurer dans des ugly stepsister est un titre bizarre, car on se demande qui est vraiment la méchante et s'il y en a une car les deux femmes sont victimes de leur situation. Ce petit bijou de méchanceté et d'humour noir a été abusivement classé "film d'horreur". S'il comporte des scènes dérangeantes et horribles, il ne fait pas du tout appel aux ressorts habituels de cette catégorie. Ce serait donc dommage de s'en priver pour cette raison...
Revisite du conte classique Cendrillon, The Ugly Stepsister nous montre une version horrifique de l'histoire comme le fait la saga des contes interdits en littérature. Le résultat est très spécial : le but était j'imagine de rendre le film glauque et écœurant, est c'est réussi sur ce point. Mais la réalisation est vraiment d'un autre temps, c'est mal filmé, beaucoup trop mou (Comme le film espagnol Theresa, totalement bouleversifiant soit dit en passant). On remet une couche de crasseux, un peu de répugnant et de sordide, dans une ambiance slave des années 80. L'univers est bien construit, l'absurde des situations soulignent bien la critique du culte de l'image, des mondanités. Mais à trop vouloir en faire, le message devient lourd, ce body-horror se perd et nous ennuie Vraiment. La délivrance du générique fut le rayon de soleil de notre journée.
Voici la véritable histoire de Cendrillon revisitée à la norvégienne et ça dépote ! Sauf que cette fois l'histoire se tourne sur Elvira, l'une des deux filles de la belle maman de Cendrillon. Aussi vilaine que jalouse, Elvira se décide à tous les sacrifices pour être la plus belle du bal afin d'avoir le privilège de danser avec le Prince. Si, sur le papier, le conte a l'air beau, l'histoire est dingue, sombre et malaisante. Les acteurs, quoique sans réel charisme, interprètent admirablement les personnages tout en respectant l’époque et les lieux du conte. Quelques petites scenes slashers, d'autres très crues (sexes visibles sans ambiguïté), c'est une drôle d'histoire dotée d'une atmosphère sordide mais nouvelle.
Par son ambiance, et son ton assez unique, BLICHFELDTB offre une relecture assez fascinante, et en même temps très divertissante d'un conte mythique, qu'elle saupoudre d'humour noir et de glauque, avec une vraie justesse
Excellemment interprété et réalisé, les scènes de "chirurgie" sont glaçantes et la proposition est gore et originale. La première partie est lente et peu intéressante mais l'histoire va crescendo et termine en apothéose. A voir une fois pour la qualité de la prestation de l'actrice principale et l'originalité de la relecture trash de l'histoire de Cendrillon (mais éviter de le faire après manger)
Une petite claque horrifique, qui n'est pas sans rappeler un certain "The Substance", tant sur le fond (société axée sur le jeunisme et la beauté à tous prix) que sur la forme (le trash monte en puissance au fur et a mesure du visionnage). The Ugly Stepsister assume son coté kitsh et constitue clairement un pied de nez aux histoires de princes et princesses habituelles. C'est gore, c'est très cru (a ne pas pas mettre devant tous les yeux) et ça monte crescendo. Bravo a la jeune actrice pour son 1er role principal, elle est juste parfaite.