Note moyenne
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Revisite du conte de Cendrillon à la façon d’un The Substance et en mêlant toutes autres références, le film jongle entre violence abrupte et humour sarcastique mais la plupart du temps sans réelle finesse et puissance.
Néanmoins, l’histoire est farfelue, inattendue et pas des plus déplaisantes. Mais il manque d’une certaine envolée visuelle et sonore pour l’estimer un peu plus fort.
Néanmoins, l’histoire est farfelue, inattendue et pas des plus déplaisantes. Mais il manque d’une certaine envolée visuelle et sonore pour l’estimer un peu plus fort.
Den stygge stesøsteren réécrit avec audace le conte Cendrillon, détourne malicieusement ses codes de façon à en tirer un potentiel horrifique :
spoiler:
la chaussure de vair conduit à une réflexion sur la nécessité d’avoir des petits pieds (critère de beauté asiatique par excellence), les vers à soi confectionnent une robe qui détruira une sororité telle la tunique magique de Créuse dans le mythe de Médée, le culte de la chirurgie esthétique trahit cette fâcheuse tendance, dans le cinéma occidental, à retoucher jusqu’à la déformation les actrices…
En cela, la réalisatrice Emilie Blichfeldt, qui signe ici son premier long métrage, projette sur la femme toute une monstruosité contemporaine dans une époque faussement éloignée et désuète, qu’elle revivifie par une musique électronique et la composition de petits clips esthétisants qui viennent se heurter à l’académisme des manières et des postures.
Le spoiler: jeu de massacre
rappelle le récent The Favourite (Yórgos Lánthimos, 2019) et articule habilement dissection d’un corps et introspection de l’âme d’une femme mutant peu à peu en poupée ; son évolution est celle d’un enlaidissement intérieur, symbolisé par le ver qui lui-même constitue le symbole du masculin, au profit d’une beauté extérieure factice, résultat de l’application d’artifices onéreux et contre-nature. Si le film finit par accabler autant son héroïne que les instances familiales et sociales, il réussit à installer une atmosphère étrange spoiler: faite d’hallucinations, d’anachronismes pop dignes de Marie-Antoinette (Sofia Coppola, 2006) et de visions morbides
. Un memento mori pertinent et très divertissant.
En cela, la réalisatrice Emilie Blichfeldt, qui signe ici son premier long métrage, projette sur la femme toute une monstruosité contemporaine dans une époque faussement éloignée et désuète, qu’elle revivifie par une musique électronique et la composition de petits clips esthétisants qui viennent se heurter à l’académisme des manières et des postures.
Le spoiler: jeu de massacre
rappelle le récent The Favourite (Yórgos Lánthimos, 2019) et articule habilement dissection d’un corps et introspection de l’âme d’une femme mutant peu à peu en poupée ; son évolution est celle d’un enlaidissement intérieur, symbolisé par le ver qui lui-même constitue le symbole du masculin, au profit d’une beauté extérieure factice, résultat de l’application d’artifices onéreux et contre-nature. Si le film finit par accabler autant son héroïne que les instances familiales et sociales, il réussit à installer une atmosphère étrange spoiler: faite d’hallucinations, d’anachronismes pop dignes de Marie-Antoinette (Sofia Coppola, 2006) et de visions morbides
. Un memento mori pertinent et très divertissant.
C’est une relecture macabre du conte de Cendrillon qui se plaît à déconstruire le mythe pour en faire une variation étrange et mutante qui ne renierait pas un Cronenberg. Le corps est ainsi au centre d’un récit dont la mise en scène jouant sur un tableau d’image saisissant plonge peu à peu dans une horreur glauque, perçant une société dans laquelle l’apparence règne en maitre. En refusant toute temporalité, le récit évoque son intemporalité et se veut en reflet de notre société contemporaine. C’est aussi étrange que dérangeant, malaisant et fascinant. Une œuvre aussi belle que cruelle.
J’ai tellement pas aimé The Ugly Stepsister, je le trouve ennuyant à en mourrir en plus on comprend rien du tout c’est vraiment nul. Y’a peut être une ou deux scènes bien mais sinon c’est très très nul. Je ne recommande pas appart si vous aimez l’ennui.
Beurk... Je suis en général blindée ,mais là...J'ai eu du mal. Dans une certaine mesure, le film est réussi car le malaise est bien présent. Un peu trop pour moi,j'ai détourné les yeux quelque fois. Mais j'ai un problème avec le body horror ,je me souviens avoir été écoeurée par la mouche.. Sauf que Cronenberg est un cran au dessus. À voir toutefois si vous supportez le très glauque car le thème est intéressant,et l'interprétation très juste .
La descente atroce et vertigineuse d'une adolescente. Ce film somptueusement interprété donne la nausée, provoque un certain malaise. Le scénario est quasi parfait on frôle la perfection avec des décors de plus soignés, costumes, maquillages. On suit la descente en enfer d'une gamine qui rêve d'être la plus belle tout ça pour plaire à un prince. La fin est spectaculaire.
Même si on connait le conte de Cendrillon, on se plait à le redécouvrir dans cette version divertissante moderne et pour adultes.
Après l’excellent « The Substance » de Coralie Fargeat et le raté « Alpha » de Julia Ducournau, « The Ugly Stepsister », venu de Norvège, est un nouveau film de body horror qui vaut le détour.
Avec son premier film, Emilie Blichfeldt livre une version de Cendrillon corrosive, trash et non dénuée d’humour, axée sur le personnage d’Elvira, demi-sœur aînée, qui, à la recherche de la perfection physique pour séduire le prince, use de moyens extrêmes, poussée par une mère cupide.
Le film se fond dans l’univers du conte original en lui donnant une ambiance gothique élégante et un propos moderne, déboulonnant les stéréotypes sans faire dans la dentelle. On y trouve une Cendrillon belle et éhontée, un prince vulgaire, une mère manipulatrice et concupiscente, une jeune sœur raisonnable. Dans le rôle de l’ingrate qui endure les pires souffrances, Lea Myren est à la fois agaçante et grotesque, sincère et touchante.
Le film tient une scène mémorable, particulièrement immonde, autour d’un hôte très envahissant.
Avec son premier film, Emilie Blichfeldt livre une version de Cendrillon corrosive, trash et non dénuée d’humour, axée sur le personnage d’Elvira, demi-sœur aînée, qui, à la recherche de la perfection physique pour séduire le prince, use de moyens extrêmes, poussée par une mère cupide.
Le film se fond dans l’univers du conte original en lui donnant une ambiance gothique élégante et un propos moderne, déboulonnant les stéréotypes sans faire dans la dentelle. On y trouve une Cendrillon belle et éhontée, un prince vulgaire, une mère manipulatrice et concupiscente, une jeune sœur raisonnable. Dans le rôle de l’ingrate qui endure les pires souffrances, Lea Myren est à la fois agaçante et grotesque, sincère et touchante.
Le film tient une scène mémorable, particulièrement immonde, autour d’un hôte très envahissant.
"The Ugly Stepsister" propose une relecture audacieuse et dérangeante du conte de "Cendrillon", en choisissant de déplacer le regard du côté de celle que les versions classiques ont toujours condamnée à la laideur et au ridicule. Le film suit Elvira, la demi-sœur de la parfaite Cendrillon. Dans ce royaume obsédé par l’apparence et le mariage, la jeune femme tente désespérément de se conformer aux attentes, quitte à mutiler son propre corps. Les scènes gores ne sont jamais gratuites : elles prolongent le récit et traduisent visuellement la violence symbolique imposée aux femmes. "The Ugly Stepsister" n’est pas un film aimable, mais il est intelligent, maîtrisé et cohérent dans sa proposition.
Réinterprétation sombre du conte de Cendrillon, The Ugly Stepsister mêle body horror et reconstitution médiévale avec une direction artistique d’une grande finesse.
Ce contraste entre l’esthétique du XVIIe siècle et l’horreur corporelle crée une résonance étonnamment moderne. En plaçant la chirurgie plastique et l’obsession de la beauté au cœur de son récit, le film renvoie aux dérives esthétiques de notre société.
Ce contraste entre l’esthétique du XVIIe siècle et l’horreur corporelle crée une résonance étonnamment moderne. En plaçant la chirurgie plastique et l’obsession de la beauté au cœur de son récit, le film renvoie aux dérives esthétiques de notre société.
Dans la série des grandes histoires classiques revisitées, vue depuis les vilains, il tire très bien son épingle du jeu.
L'actrice principale est parfaitement investie dans son rôle. Les autres acteurs sont bons également. La photographie, les décors et les costumes sont très corrects.
Le coté dans le vif et même gore est totalement assumé. Un bon moment, parfois un peu bizarre, avec toutefois des scènes de sexe qui limite à 15 ans l'âge de visionnage selon moi.
Le film ne déçoit pas en tout cas.
L'actrice principale est parfaitement investie dans son rôle. Les autres acteurs sont bons également. La photographie, les décors et les costumes sont très corrects.
Le coté dans le vif et même gore est totalement assumé. Un bon moment, parfois un peu bizarre, avec toutefois des scènes de sexe qui limite à 15 ans l'âge de visionnage selon moi.
Le film ne déçoit pas en tout cas.
The Ugly Stepsister est une relecture audacieuse et réjouissante du conte de Cendrillon. Le film assume pleinement son angle satirique et horrifique, transformant un récit familier en une fable cruelle sur la beauté, la rivalité et le regard social.
Dès les premières scènes, la mise en scène impose un ton singulier, à la fois dérangeant et ironique. Le film joue intelligemment avec les codes du conte de fées, qu’il détourne pour mieux en exposer la violence symbolique. Ici, la quête de beauté n’a rien de magique : elle est douloureuse, absurde et parfois profondément choquante. Cette approche donne au film une vraie identité, loin des simples pastiches.
L’interprétation est l’un des points forts du long-métrage. Léa Myren incarnant la demi-sœur livre une performance nuancée, oscillant entre vulnérabilité, jalousie et rage contenue. On comprend ses frustrations, ses espoirs et sa lente dérive, ce qui rend le personnage bien plus humain que caricatural. Le film parvient ainsi à susciter une forme d’empathie inattendue pour celle que l’on a toujours appris à mépriser.
Visuellement, ce filmsoigne son esthétique, avec une direction artistique marquée, parfois grotesque, parfois élégante, qui renforce le malaise et l’humour noir du propos. Le rythme est maîtrisé, laissant le temps aux situations de s’installer sans jamais perdre l’attention du spectateur.
Certes, certaines séquences peuvent diviser par leur radicalité et leur goût pour l’excès, mais c’est précisément cette prise de risque qui fait la force du film. The Ugly Stepsister ne cherche pas à plaire à tout le monde, et assume jusqu’au bout sa vision.
Au final, c’est un film original, intelligent et dérangeant, qui détourne un mythe populaire pour en révéler la cruauté sous-jacente ou il n'y aura pq. Une proposition singulière, imparfaite mais marquante, qui mérite largement ses 4 étoiles sur 5.
Dès les premières scènes, la mise en scène impose un ton singulier, à la fois dérangeant et ironique. Le film joue intelligemment avec les codes du conte de fées, qu’il détourne pour mieux en exposer la violence symbolique. Ici, la quête de beauté n’a rien de magique : elle est douloureuse, absurde et parfois profondément choquante. Cette approche donne au film une vraie identité, loin des simples pastiches.
L’interprétation est l’un des points forts du long-métrage. Léa Myren incarnant la demi-sœur livre une performance nuancée, oscillant entre vulnérabilité, jalousie et rage contenue. On comprend ses frustrations, ses espoirs et sa lente dérive, ce qui rend le personnage bien plus humain que caricatural. Le film parvient ainsi à susciter une forme d’empathie inattendue pour celle que l’on a toujours appris à mépriser.
Visuellement, ce filmsoigne son esthétique, avec une direction artistique marquée, parfois grotesque, parfois élégante, qui renforce le malaise et l’humour noir du propos. Le rythme est maîtrisé, laissant le temps aux situations de s’installer sans jamais perdre l’attention du spectateur.
Certes, certaines séquences peuvent diviser par leur radicalité et leur goût pour l’excès, mais c’est précisément cette prise de risque qui fait la force du film. The Ugly Stepsister ne cherche pas à plaire à tout le monde, et assume jusqu’au bout sa vision.
Au final, c’est un film original, intelligent et dérangeant, qui détourne un mythe populaire pour en révéler la cruauté sous-jacente ou il n'y aura pq. Une proposition singulière, imparfaite mais marquante, qui mérite largement ses 4 étoiles sur 5.
Revisite du conte classique Cendrillon, The Ugly Stepsister nous montre une version horrifique de l'histoire comme le fait la saga des contes interdits en littérature. Le résultat est très spécial : le but était j'imagine de rendre le film glauque et écœurant, est c'est réussi sur ce point. Mais la réalisation est vraiment d'un autre temps, c'est mal filmé, beaucoup trop mou (Comme le film espagnol Theresa, totalement bouleversifiant soit dit en passant). On remet une couche de crasseux, un peu de répugnant et de sordide, dans une ambiance slave des années 80. L'univers est bien construit, l'absurde des situations soulignent bien la critique du culte de l'image, des mondanités. Mais à trop vouloir en faire, le message devient lourd, ce body-horror se perd et nous ennuie Vraiment. La délivrance du générique fut le rayon de soleil de notre journée.
J'ai téléchargé ce film en pensant avoir à faire à une distraction hollywoodienne horrifique moyenne. Grande surprise: il s'agit d'un film norvégien "indépendant", sans gros budget mais avec un sens esthétique, une recherche symbolique (maladroite des fois), un choix musical éclectique (la belle musique de Maxime Denuc "Infinite End" comme générique de fin!) certains. Il m'a fallu 2 visionnages pour comprendre que les vers sont une métaphore du sexe masculin (cf réponse de Agnes à Elvira qui lui pose la question). J'ai aussi beaucoup aimé le choix du prénom de "Alma" pour la soeur d'Elvira, puisque Alma veut dire "âme" en latin. Au fond, on peut dire qu'Elvira retrouve son âme à la fin du film. Les scènes de rabotage du nez, les pieds coupés sont brutales et cruelles mais expriment bien cette cruauté de l'aspiration à la beauté et de la concurrence entre femmes.
Super revisite du compte de cendrillon, qui s’approche plus du vrai compte que de celui de Disney, critique du patriarcat, des nobles, et de la course à la beauté. Le film est excellent, une mise en scène riche, une belle photographie, un cast exemplaire, et la scène des orteils, omg, j’ai eu mal pour elle.
Finalement, on aurait presque eu envie que le film aille plus loins, disons qu’on est jamais surpris, après forcément on connaît le compte de base, ça joue peux être
Finalement, on aurait presque eu envie que le film aille plus loins, disons qu’on est jamais surpris, après forcément on connaît le compte de base, ça joue peux être
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