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ToulouseEvents
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4,5
Publiée le 7 juillet 2025
Un compte horrifique qui parodie Cendrillon pour mettre à l’honneur l’une de ses demi-sœurs. Avec ça, la réalisatrice s’amuse à rendre le sujet de base encore plus féministe, en faisant d’Elvira une victime collatérale de la course à la beauté et de la chirurgie esthétique barbare.
The ugly stepsister est un premier film audacieux qui réinvente l'histoire de Cendrillon en se mettant du côté de sa belle soeur. Comme dans le récent the substances l'obsession de la beauté amène à la métamorphose du corps. En évitant le piège de la sureprésentation gore, le film distille brillamment ses effets en présentant quelques scènes bien dérangeantes. Proche du body horror, le film est aussi assez cru dans sa représentation du désir charnel. Si on regrettera une fin un peu bâclé et un côté kitsch dans les scènes de rêveries un peu too much, the ugly stepsister mérite d'être découvert et donne envie de suivre la suite de la carrière de sa jeune réalisatrice.
Ah, que dire! La version non censurée esthétisée de Cendrillon et du point de vue de la belle sœur. C'est trash, plein de longueurs. Ça met de la perspective . Mais surtout, grâce à une salle bien remplie, et très réceptive, j'ai pu mieux apprécier ce film qui a souvent était pris au second degré avec quelques moments drôles
Dans un royaume où la beauté règne en maître, pour conquérir le coeur du prince, la jeune Elvira va devoir recourir à des méthodes extrêmes, surtout face à l’insolente beauté d’Agnès, sa demi-soeur…
Pour son premier long-métrage, la cinéaste norvégienne Emilie Blichfeldt déconstruit plan par plan la vision manichéenne des contes de fée classiques de la littérature et nous offre une relecture jubilatoire et horrifique du célèbre conte de Cendrillon, le tout, à travers une vision féministe dans un monde patriarcal sur l’injonction de la beauté et une réflexion sur l’identité, la souffrance, la rivalité féminine et le besoin de reconnaissance.
Jusqu’où seriez-vous prête à aller (à faire endurer à votre corps) pour conquérir l’élu de votre coeur ?
The Ugly Stepsister (2025) nous entraîne dans la surenchère outrancière d’une jeune femme qui, embrigadée par sa mère, va tout mettre en oeuvre pour tenter de séduire le prince. Mais face à sa demi-soeur à la beauté foudroyante (Elvira ne correspondant pas aux "standards de beauté"), elle va devoir mettre les bouchées doubles pour sortir de l’ombre et que l’on daigne enfin la regarder spoiler: (entendez par-là, passer sous les bistouris d’un chirurgien esthétique aux méthodes… primitives, en se refaisant faire les dents, le nez, poser des faux cils, …).
Avec ce conte de fée macabre spoiler: (la chair en putréfaction) et féministe, Emilie Blichfeldt met en lumière un sujet tabou et peu évoqué au cinéma, à savoir la dysmorphophobie. Loin d’être un film d’horreur graphique purement gratuit, la réalisatrice filme sans détour les scènes chirurgicales (la pose des faux cils) et parvient à créer un malaise chez les spectateurs spoiler: (sans parler de la scène du pied qui doit tenir dans le chausson et ce, par tous les moyens possibles et inimaginables). C’est foncièrement bête et méchant, mais réalisé de façon intelligente et élégante.
N'allait surtout pas le voir, j'avais regardé quelques extraits il m'avait l'air génial mais il est horrible sur tous les points c'est le pire film que j'ai jamais vue
Sur le papier, l'originalité de prendre le point de vue de la belle-sœur est tellement alléchante, mais hélas on sort du film à chaque séquence de gore car on entend la petite voix cynique de la réalisatrice qui dit "ah ah je vais loin, hein ?" : hormis la comédienne incroyable, on souffre en tant que spectateur sur ce film un poil prétentieux et sans aucune surprise narrative.
Pour séduire un Prince et mettre sa famille à l’abri Elvira jeune fille que personne ne regarde doit se transformer en reine de beauté. Mêlant les genres Emilie Blichfeldt dont c’est la première réalisation impose sa patte entre romantisme évanescent et Grand Guignol. Et ne s’interdit pas de mettre la dose dans les deux domaines, tout n’est peut être pas totalement réussi mais ce film la place d’emblée dans les réalisatrices originales, et c’est plutôt rare.
Adapté de Cendrillon la réalisatrice Emilie Blichfeldt en déconstruit là le mythe et sa réalisation joue avec la part d'ombre du Conte et crée un Poème morbide aussi beau que dégoûtant !
Il faut avoir le cœur bien accroché pour ce conte de Cendrillon, version body horror ! Cette version va donc plus s'attarder sur Elvira, une des deux demi-soeurs de Cendrillon qui va recourir à tous les moyens possibles pour devenir plus belle et ainsi espérer épouser le prince. Un peu comme « The Substance » , c'est une grande satire sur le culte de la beauté et de l'apparence. L'actrice principale est géniale, très bonne découverte tant elle est investie. C'est cru, c'est dégoûtant (surtout une scène en particulier qui sera facilement devinable), mais c'est surtout un film indépendant d'horreur qui marque les esprits. Pour une première réalisation, c'est vraiment réussi. Mon blog : cinephile critique
"The Ugly Stepsister" assez bien noté par la critique, en compétition cette année au festival de Berlin (sélection Panoroma) est un conte horrifique qui m'a envouté. La réalisatrice norvégienne Emilie Blichfeldt s'inspire du conte de fées « Cendrillon » pour présenter aux spectateurs un récit à la fois cruel, cynique et contemporain, soulignant une société où les hommes dominent et où les femmes se sentent contraintes de répondre aux normes de beauté pour satisfaire les désirs sexuels masculins, dans un environnement ultra-compétitif et sexualisé, agrémenté par l'interprétation remarquable de l'actrice principale, Léa Myren.
Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + The Ugly Stepsister + Emilie Blichfeldt" sur YouTube !
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« Il était une fois une fille trop normale dans un monde trop cruel. »
Emilie Blichfeldt signe avec The Ugly Stepsister une œuvre à la fois cruelle, baroque et étonnamment lucide. Une comédie horrifique norvégienne au parfum de formol, où les contes de fées sont lessivés dans l’acide, jusqu’à ce qu’il ne reste que leur squelette — difforme, instable, douloureusement humain.
Dans ce royaume étouffé par la beauté, Elvira, la demi-sœur ignorée, lutte pour exister. Pas pour briller. Pas pour aimer. Simplement : être regardée. Dans ce monde-là, ne pas plaire, c’est ne pas vivre. Et pour plaire, il faut couper, coudre, injecter, limer. Chaque transformation est un pas de plus vers l’invisible ligne de ce que les autres appellent la perfection — et qu’elle, elle découvre être une prison.
Le film est une claque. Une satire brutale des standards imposés, où les codes du conte sont retournés comme une peau qu’on déchire à vif. Blichfeldt ne filme pas des princesses : elle filme des corps en lutte, des chairs offertes, des bouches figées dans un sourire qu’on n’a pas demandé.
Lea Myren est bouleversante dans le rôle d’Elvira. Elle donne au personnage une vérité dérangeante : on croit à sa naïveté, à sa colère, à son glissement progressif vers la monstruosité. Et pourtant, on ne peut jamais la juger. On comprend. C’est peut-être ce qui dérange le plus.
La mise en scène est somptueuse et dérangeante : décors gothiques, couleurs saturées, plans symétriques d’une beauté glaçante. Chaque scène est pensée comme un tableau de mode, mais où le modèle saigne. La musique, étrange, dissonante, insiste sur les faux-semblants. Même les silences hurlent.
Mais The Ugly Stepsister n’est pas un film de dénonciation classique. Ce n’est pas un pamphlet féministe plaqué. C’est une tragédie moderne, une dissection poétique d’un système qui broie les femmes sous le masque du désir. Et plus qu’un film d’horreur, c’est une comédie noire, où l’on rit parfois — avant de se sentir coupable.
Ce que fait Blichfeldt ici, c’est rare : elle parle d’un sujet universel (l’injonction à la beauté) avec une audace formelle qui ne cherche jamais à plaire. Son cinéma est vivant, viscéral, inconfortable. Et nécessaire.
Note : 14/20 — Un conte cruel, drôle, furieux. Un miroir brisé dans lequel on ose, malgré tout, se reconnaître.
:$ :$ :$ prodigieuse et sidérante adaptation de Cendrillon, jouant entre le gore et l'esthétique...ça pourrait ressembler à un milieu mondain d'aujourd'hui..... les gros plans sont parfaits, l'image est toujours bien travaillé, et les dialogues sont soignés aux petits oignions, bref, c'est absolument délicieux !!!!
Très librement inspiré de Cendrillon, The Ugly Stepsister est un genre d’hybridation particulièrement réussie entre le conte de fées et le body horror, le tout saupoudré de visuels et d’une BO à la Nicolas Winding Refn. Éprouvante, dense et radicale, l’œuvre brasse de nombreux thèmes : le sacrifice, la quête éperdue de beauté qui dresse une parabole habile avec l’ère des réseaux sociaux, la défaite de la pureté de l’amour au regard d’un certain opportunisme, les désirs plaqués des mères sur leur fille pour vivre par procuration leur aspiration à la gloire et compenser leurs échecs propres, la discutable moralité des concours d’élégance, la misogynie des hommes, la cruauté des femmes qui s’exerce d’abord entre elles… Certaines scènes particulièrement graphiques promettent de rester longtemps dans l’esprit heurté du spectateur. Le film dans son ensemble est particulièrement bien réalisé ; le jeu des actrice atteint en certains points des niveaux de justesse stratosphérique.
Le choc visuel de 2025 en body horror, avec ce climax de dingue !!!!, une version du jolie conte de Cendrillon trés hardcore, beaucoup ne seront pas prêt. Fun !! comme "the substance", une Cendrillon sexy à souhait et une soeur en proie à tous les sacrifices pour accéder au prince charmant. Une réalisatrice et des acteurs qui n'ont peur de rien et performent comme rarement. Avec de petits moyens une pépitte joliement réalisée où presque rien ne manque. Pour les amateurs à découvrir D'URGENCE cela envoi vraiment du lourd. Une réalisatrice Norvégienne qui rentre dans la court du grand David Cronenberg je pense. 5 étoiles pour ce beau pamphlet pour les femmes qui voudraient être des princesses en faisant de la chirurgie esthètique.