The Ugly Stepsister
Note moyenne
3,4
1167 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

132 critiques spectateurs

5
19 critiques
4
51 critiques
3
39 critiques
2
11 critiques
1
9 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
traversay1

4 526 abonnés 5 441 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2025
La Convocation, Loveable, Valeur sentimentale, La trilogie d'Oslo : le cinéma norvégien s'impose en force, ces derniers mois, et dans des registres divers, quoique chacun des titres semble receler une part commune de satire sociale. C'est le cas aussi dans The Ugly Stepsister, premier long métrage d’Emilie Blichfeldt, spoiler: qui n'est autre qu'une réécriture de la Cendrillon des frères Grimm, fidèle à sa manière, mais vue à travers le filtre de la méchante belle-sœur.
Il y a un esprit sardonique plutôt réjouissant dans ce conte quand même éprouvant spoiler: par ses scènes "d'horreurs corporelles" mais jubilatoire par la vision du prince charmant conventionnel, notamment, qui est traitée au lance-flammes, parce qu'il ne mérite guère mieux, eu égard aux dommages collatéraux qu'il provoque depuis des lustres.
Il est simplement un peu dommage que la mise en scène ne soit que peu souvent au niveau de son ambition et que le scénario ne montre pas davantage à quel point il y a quelque chose de pourri dans ce royaume; au bout du conte. Reste que l'interprétation se situe à un niveau très élevé et qu'on a parfois l'impression d'y voir le côté pile d'une tendance dans l'air du temps, dont le côté face serait à l'évidence The Substance, lequel, soit dit en passant, alliait avec davantage d'audace mais peut-être aussi de maniérisme, la forme à son fond.
sylvain2noumea
sylvain2noumea

35 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2025
Une interprétation de Cendrillon originale, déjantée, et parfois un peu gore, bien éloignée de la morale du conte original version Grimm Perrault ou Walt Disney.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

187 abonnés 2 665 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2025
C'est un conte de fée pour lequel il faut avoir le cœur bien accroché. L'actrice principale est excellente.
Tifanny Allard
Tifanny Allard

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2025
J’ai complètement été séduite par The Ugly Stepsister, une relecture audacieuse et dérangeante du conte de Cendrillon. Ici, ce n’est plus la belle et douce héroïne que l’on suit, mais Elvira, l’une des demi-sœurs, une jeune fille ordinaire, malléable, dévorée par les injonctions sociales de son époque, prête à tout pour satisfaire les attentes d’un monde et d'une mère qui ne lui laissent pas d’autre choix que le mariage pour survivre.

L’histoire débute presque comme un roman gothique : Elvira vit avec sa sœur et sa mère, une femme rigide qui croit encore pouvoir redorer son blason social. Leur vie bascule lorsqu’elle épouse un homme qu’elle croyait fortuné, mais qui meurt presque aussitôt. Faute d’argent pour payer ses funérailles, son corps reste dans une pièce, en lente putréfaction, métaphore glaçante d’une famille qui s’effondre.

Au fil du récit, ce n’est pas seulement le cadavre qui se décompose. Elvira aussi, à sa manière, se défait d’elle-même. Elle s’épuise à remodeler son corps, inspirée et guidée par les poèmes du prince qu'elle lit et relit comme une incantation, dont elle s’est entichée. Obsédée par l’idée de lui plaire, elle se transforme, physiquement et moralement. En parallèle, Agnès, la belle-fille du défunt, glisse lentement dans le rôle de Cendrillon car elle a commis l'irréparable avec le garçon d'écurie, réduite à l’état de servante silencieuse. Le film joue habilement sur les symboles, jusqu’à frôler le body horror, donnant à ce conte un aspect profondément organique et perturbant.

Ce qui m’a vraiment touchée, c’est à quel point le film parvient à illustrer, malgré ses moyens limités, la violence des attentes faites aux femmes. Il dénonce sans lourdeur la nécessité, imposée à certaines époques (et encore aujourd’hui), de plaire, de séduire, d’atteindre un idéal souvent inatteignable comme l'a fait récemment The Substance, quitte à y perdre sa propre identité. Le parcours d’Elvira n’est pas celui d’une méchante sœur, mais d’une jeune fille brisée, qui croit sincèrement qu’il lui faut se sacrifier pour sauver sa famille de la ruine.

La mise en scène, bien que parfois modeste, est relevée par une direction d’acteurs remarquable et une atmosphère prenante. Les décors, lents et délabrés, ainsi que la bande son participent à cette sensation d’étouffement progressif. Et lorsque, dans les dernières scènes, Elvira découvre que seul l’amour de sa sœur peut encore la sauver, The Ugly Stepsister bascule d’un conte cruel à une forme de rédemption.

Ce film, à la frontière du drame psychologique, du conte et de l’horreur, est une belle réussite. Il renverse les codes du conte de fées pour en révéler toute la brutalité sous-jacente. Une œuvre sombre, mais nécessaire, qui questionne ce qu’il en coûte d’être une femme dans un monde qui exige trop.

spoiler:
FaRem

10 617 abonnés 11 769 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mai 2025
« Il faut souffrir pour être belle. » Après un mariage raté qui les a laissées sans un sou, Rebekka pousse sa fille Elvira à faire une transformation physique extrême pour lui permettre d'avoir toutes ses chances avec le prince. Dans cette adaptation horrifique de "Cendrillon", l'accent est donc mis sur la vilaine belle-sœur d'Agnes, qui est reléguée au second plan. Une solidarité féminine esquissée avant une plongée dans l'horreur corporelle à coup d'actes de boucherie et d'automutilation. Des sacrifices qui ne sont pas sans conséquence pour l'esprit d'autant plus quand il y a une telle pression familiale et sociale, et des normes de beauté aussi malsaines. Ce n'est pas sans rappeler l'excellent "The Substance" même si je trouve que le film d'Emilie Blichfeldt n'arrive pas à la cheville de celui de Coralie Fargeat. En tout cas, je n'ai pas pris autant de plaisir. Rien à redire sur la direction de la réalisatrice, sur les effets pratiques, l'esthétique et sur la performance de Lea Myren, mais après une première partie encourageante et convaincante, la seconde s'effondre à cause d'une histoire finalement très convenue. C'est transgressif et provocant, mais ça tombe à plat au bout d'un moment.
eldarkstone

306 abonnés 2 445 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mai 2025
Un bien mauvais film, froid, sombre, ou on s'ennuie beaucoup, notamment à cause du mauvais jeu des actrices.
Véronique B.
Véronique B.

8 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2025
Vu en avant première.
C'est un peu l'histoire de Cendrillon racontée ... à l'envers. Elvira est très laide et veut épouser le Prince. Elle met en œuvre les pires extrêmes pour qu'il la remarque au bal. Mais rien ne se passe comme prévu.
Film complètement barré, avec des acteurs tous meilleurs les uns que les autres.
L'histoire est loufoque, les décors et costumes géniaux.
Un excellent moment !!!!
Killian L
Killian L

55 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2025
Cette réappropriation du conte culte de Cendrillon du point de vue de la méchante belle soeur est à la fois innovant et s'inscrit dans l'ère du temps d'un cinéma féministe se jouant des codes partiarcaux sans chercher à les effacer. A l'instar de The Substance, The Ugy Stepsister ne fait clairement pas dans la dentelle et a le mérite d'aller au bout de ses idées, en plus d'une photographie réussie.
La sphère cinématographique
La sphère cinématographique

14 abonnés 189 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2025
The Ugly Stepsister nous emmène dans une histoire, de conte de fées à la Cendrillon où un prince cherche sa princesse.
Alors, je sais qu'expliquer comme cela, ça ne donne pas envie, mais la réalisation tournée en drame psychologique totalement dépourvue de logique pendant les 3/4 du film est étonnante, très intéressante et juste incroyable.
Visuellement, la mise en scène est sublime, un scénario va au bout de son idée.
Le jeu des acteurs est intense, avec une mention spéciale à l'actrice principale Léa Myren dans son rôle d'Elvira qui en prend plein la tête qui est très touchante et très émouvante tout au long de ce long métrage.
L'horreur arrive assez tard et je n'ai qu'une seule chose à dire : ce film sera probablement le ou l'un des meilleurs films de l'année.
Vinz1
Vinz1

277 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2025
Vu en avant-première à un festival, ce premier film de la norvégienne Emilie Blichfeldt, « The Ugly Stepsister » est une relecture originale de "Cendrillon" version body horror un peu à la manière de "The Substance" de Coralie Fargeat, mais transposé à une autre époque. Ici, le personnage central n’est pas Cendrillon, mais l’une de ses demi-sœurs, Elvira, prête à tout pour séduire le prince et notamment à souffrir pour être belle sur les bons conseils et grâce à l'argent de sa mère. Un peu érotique par moments, sacrément gore à d'autres, ce qui nous vaudra certains séquences chocs dont on reparlera assurément çà et là, cette mise à jour du conte originel de Charles Perrault vaut notamment pour son actrice principale qui s'est donnée corps et âmes pour son rôle inconfortable, mais surtout par le discours très moderne dénonçant l'injonction faite aux femmes d'appartenir aux canons esthétiques de beauté établis par la société (celles des hommes surtout...) et ce, dès leur plus jeune âge, ce qui constituera une bonne matière à réflexion. Une agréable surprise pour ma part, même si j'ai trouvé tous les protagonistes de ce métrage abjects à part la jeune Alma, peut-être car c'était finalement l'âme la plus pure...
Vicmat 27
Vicmat 27

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2025
Excellent! Cela fait plaisir de voir une proposition intelligente et loin du mainstream; vive le body horror
Syned Ivel
Syned Ivel

5 abonnés 10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2025
Le film a été présenté en avant-première dans le cadre du festival Hallucinations Collectives de Lyon en compétition Longs Métrages et en avant première française.
Le film est une relecture du conte de Cendrillon en version body horror, adaptation complètement déjantée où le personnage principal est la fameuse méchante belle-soeur. Et bien finalement la pauvre belle-soeur oui ! A la recherche d'un idéal féminin pour réussir à ravir les égards du Prince, elle est prête à se faire subir les pires douleurs. Ce qui amène des scènes horribles mais absolument géniales qui risquent fort de devenir cultes dans le domaine du cinéma de genre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse