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Killian L
54 abonnés
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4,5
Publiée le 11 mai 2025
Cette réappropriation du conte culte de Cendrillon du point de vue de la méchante belle soeur est à la fois innovant et s'inscrit dans l'ère du temps d'un cinéma féministe se jouant des codes partiarcaux sans chercher à les effacer. A l'instar de The Substance, The Ugy Stepsister ne fait clairement pas dans la dentelle et a le mérite d'aller au bout de ses idées, en plus d'une photographie réussie.
The Ugly Stepsister nous emmène dans une histoire, de conte de fées à la Cendrillon où un prince cherche sa princesse. Alors, je sais qu'expliquer comme cela, ça ne donne pas envie, mais la réalisation tournée en drame psychologique totalement dépourvue de logique pendant les 3/4 du film est étonnante, très intéressante et juste incroyable. Visuellement, la mise en scène est sublime, un scénario va au bout de son idée. Le jeu des acteurs est intense, avec une mention spéciale à l'actrice principale Léa Myren dans son rôle d'Elvira qui en prend plein la tête qui est très touchante et très émouvante tout au long de ce long métrage. L'horreur arrive assez tard et je n'ai qu'une seule chose à dire : ce film sera probablement le ou l'un des meilleurs films de l'année.
Vu en avant-première à un festival, ce premier film de la norvégienne Emilie Blichfeldt, « The Ugly Stepsister » est une relecture originale de "Cendrillon" version body horror un peu à la manière de "The Substance" de Coralie Fargeat, mais transposé à une autre époque. Ici, le personnage central n’est pas Cendrillon, mais l’une de ses demi-sœurs, Elvira, prête à tout pour séduire le prince et notamment à souffrir pour être belle sur les bons conseils et grâce à l'argent de sa mère. Un peu érotique par moments, sacrément gore à d'autres, ce qui nous vaudra certains séquences chocs dont on reparlera assurément çà et là, cette mise à jour du conte originel de Charles Perrault vaut notamment pour son actrice principale qui s'est donnée corps et âmes pour son rôle inconfortable, mais surtout par le discours très moderne dénonçant l'injonction faite aux femmes d'appartenir aux canons esthétiques de beauté établis par la société (celles des hommes surtout...) et ce, dès leur plus jeune âge, ce qui constituera une bonne matière à réflexion. Une agréable surprise pour ma part, même si j'ai trouvé tous les protagonistes de ce métrage abjects à part la jeune Alma, peut-être car c'était finalement l'âme la plus pure...
Le film a été présenté en avant-première dans le cadre du festival Hallucinations Collectives de Lyon en compétition Longs Métrages et en avant première française. Le film est une relecture du conte de Cendrillon en version body horror, adaptation complètement déjantée où le personnage principal est la fameuse méchante belle-soeur. Et bien finalement la pauvre belle-soeur oui ! A la recherche d'un idéal féminin pour réussir à ravir les égards du Prince, elle est prête à se faire subir les pires douleurs. Ce qui amène des scènes horribles mais absolument géniales qui risquent fort de devenir cultes dans le domaine du cinéma de genre.