Trois ou quatre plans assez décoratifs, marque de fabrique de la réalisatrice... Sinon, tout le monde surjoue, à commencer par l’ado en roue libre. Gaieté factice bien rendue dans la scène du couscous , et le reste du temps on déprime, on s’engueule, on s’inquiète, on s’embrasse sans être jamais crédible.
Chef d'oeuvre. Magistral à tous les niveaux. Visuel. Sonore. A voir au cinéma. Wouhah. On sent que je sors de la séance j'ai 0 recul mais peu importe quelle claque. C'est rare mais il faut le souligner.
J'ai vraiment aimé Grave et Titane .. mais là ratage complet ... un ennui à mourrir ... triste ça évidement ... pas de changement de rythme ...c'est donc monotone , lent .. la réal peut aller .. mais on attend vite la fin et 2h08 de calvaire .
Alpha confirme le talent de mise en scène de Julia Ducournau qui utilise ici une colorimétrie volontairement terne pour mieux rendre compte de ma transformation de ses personnages en statues de marbre. Visuellement le film est réussi ce qui n'est pas le cas d'un scénario volontairement confus et de ses personnages plutôt plats auxquels il manque de véritables arcs narratifs. Métaphore du sida, le film peine aussi à émouvoir et echoue dans ses passages mélodramatique. Il faudrait que Julia Ducornau cesse d'écrire les scénarios de séquence films. Alpha demeure une déception à bien ses égards malgré sa beauté plastique.
Allez, une demi-étoile pour Tahar et son impressionnant don de soi pour un projet si mal fichu. Julia Ducournau essaie de construire un château sur des sables mouvants : rien ne tient debout, au point qu'on se demande quelles ont bien pu être les fondations de ce projet. La plus évidente preuve que quelque chose a manqué : spoiler: le recours grossier à la septième de Beethoven pour faire fonctionner son climax émotionnel.
À une époque indéterminée qui pourrait être la nôtre ou quarante ans plus tôt, un virus dangereux se répand. Il calcifie lentement ses victimes les transformant inexorablement en statue de marbrer. Il se transmet par le sang. Alpha (Melissa Boros) a treize ans. Sa mère (Golshifteh Farahani) panique le jour où Alpha revient d’une soirée un tatouage sur le bras, peut-être dessiné avec une aiguille infectée. L’oncle d’Alpha (Tahar Rahim) toxicomane est rongé par la terrible maladie.
"Alpha" a fait beaucoup parlé de lui. C’est le troisième long-métrage de Julia Ducornau dont "Grave", le premier, avait suscité un grand vent d’air fait dans le cinéma gore et dont le deuxième, "Titane", avait remporté la Palme d’or en 2021. Autant dire qu’"Alpha", en sélection en mai dernier à Cannes, était attendu au tournant. les festivaliers ont eu la dent dure qui l’ont taillé en pièces.
Ils n’avaient pas totalement tort. "Alpha" a beaucoup de défauts. Des défauts qu’on aurait passés à un premier film d’un réalisateur inconnu mais qu’on ne pardonne pas au film d’après d’une Palme d’or. D’autant qu’il s’agit de défauts réparables : une musique envahissante, des effets spéciaux ratés, des scènes mal filmées (celle par exemple où la mère d’"Alpha" essaie d’endiguer la foule de patients qui se pressent devant l’hôpital). Le principal est peut-être d’avoir voulu trop en mettre : la maladie et la peur de l’épidémie, le harcèlement scolaire, la toxicodépendance, la monoparentalité, l’homosexualité et l’homophobie…. C’est beaucoup. C’est trop pour un film qui trop embrasse et mal étreint.
Mais ils n’avaient qu’à moitié raison. "Alpha" n’en a pas moins en effet plusieurs qualités. Le premier est l’originalité de son scénario qui, sans l’identifier clairement, reconstitue la chromatique marronnasse des années SIDA, en y laissant planer, avec cette poussière rouge omniprésente des airs de fin du monde. Il vaut aussi par sa direction d’acteurs. Il faut saleur la révélation Melissa Boros, mais surtout l’interprétation incroyable de Tahar Rahim, méconnaissable, qui a perdu vingt kilos pour le rôle. Il mérite haut la main le prochain césar du meilleur rôle masculin.
Sans doute "Alpha" n’est-il pas au niveau de "Grave" ou de "Titane". Mais il n’en est pas mins un film (d)étonnant qui mérite d’être vu… en attendant le prochain de Julia Ducornau.
Si un film traitant d’une pandémie n’a pas besoin d’être utile, ni réaliste, ni touchant, alors Alpha coche toutes les cases car il n’est rien de tout cela Avec de si bons acteurs, quel dommage!
Vu au festival de Cannes 2025. On attendait beaucoup de ce nouveau film de Julia Ducournau. Techniquement le film est plutôt réussi, la réalisatrice ne quitte pas le body horror, elle maltraite les corps, mais d'une manière un peu moins trash peut-être. Mention spéciale à Tahar Rahim, qui interprète son rôle avec force. Mais plusieurs choses dérangent tout au long du film. Au niveau du scénario, Julia Ducournau nous propose une métaphore trop évidente et vue et revue de l'épidémie du Sida (voyez The Thing !) et elle nous perd parfois dans une temporalité en flash-back (la coiffure du personnage principal ne suffit pas ). On retrouve pas mal de choses de Grave et Titane : l'adolescente qui se cherche et se fait embêter, les corps qui se modifient, on a un peu l'impression de revoir ses 2 précédents films. Ajoutez à cela une bande originale trop présente et trop clichée, des longueurs, des personnages peu utiles ou peu exploités,... Vous comprendrez alors la déception qui a pu émerger autour du film.
Je trouve assez dramatique pour Julia Ducournau d'avoir un tel talent de réalisation et de ne parvenir en fait à pas grand-chose. Grave n'était pas un bon film, Titane était moyen et j'ai vraiment l'impression que son dernier film est une vraie purge. Alors certes, la première partie d'"Alpha" est bien mise en scène et Tahar Rahim livre une performance époustouflante mais ce sont les seules choses à sauver du film... Le scénario n'est ni fait ni à faire, la jeune Mélissa Boros joue mal car elle n'est pas bien dirigée, Julia Ducournau ne prend pas le temps de poser une ambiance inquiétante et passe sans arrêt du coq à l'âne, les relations humaines sont toujours superficielles... Je suis très déçu car je n'avais pas forcément aimé ses films précédents mais j'avais senti un vrai style dans la réalisation qui aurait pu donner quelque chose d'intéressant avec plus de rigueur. Les premiers plans d'"Alpha" sont eux-mêmes très réussis mais rien ne tient en place et tout semble se perdre au fil du temps qui s'écoule. Je crois sérieusement que je n'irai pas voir les prochaines productions de cette réalisatrice...
Auteur de trois longs métrages ( dont une palme d'or en 2021 ) Julia Ducourneau présentait " Alpha " en CO ( Cannes 2025 ) revenu la corbeille vide.
Mal accueilli par la presse et par le public, mais curieux, ( j' avais aussi vu, comme beaucoup, les deux opus précédents de la cinéaste) qu'elle n' a pas été ma déception, j' irais jusqu'à dire ma stupéfaction devant ce qui est à mes yeux un ratage presque total.
Je retiendrais un des aspects du scénario qui m'a le plus intéressé, celui de l'évocation du rejet et de ses conséquences dévastatrices ( rejet des patients laissés à l'abandon, du personnage interprété par Tahir Rahim par sa famille qui le conduit à développer son addiction délétère, du professeur par un de ses élèves, de la jeune fille par sa classe...).
Malheureusement, s'il y a une ou deux idées intéressantes à traiter , le scénario ne connait presque aucun développement. Assez ahurissant quand on dispose d'un casting relevé et d'un financement confortable.
"Titane " malgré ses qualités, ne méritait sans doute pas ( du moins à mes yeux ) la palme d'or en 2021 attribué en forme de pied de nez par un jury présidé par un Spike Lee, pas mécontent de rompre avec les codes du festival international de cinéma le plus côté.
Je n' avais pas partagé non plus l'enthousiasme ( il m'avait semblé un peu démesuré ) pour " Grave". Mais à côté de ce "Alpha", naufrage total, ces deux titres sont de véritables chefs d'oeuvre.
Julia Ducournau nous emmène dans un mal-ètre qui ne dit pas son nom - le Vent Rouge - situé dans un espace temps parallèle. C'est une série d'incompréhensions, de ruptures de la logique, de folies, de transmissions et de tendresses qui habitent chacun des personnages. Avec une réalisation épatante, des dialogues grandioses, un jeu de lumières ultra consistant et un scénario qui sème des tas d'interrogations, Alpha nous arrive en pleine tête sans jamais qu'on puisse reprendre notre souffle.
Après le prometteur "Grave" et le grotesque "Titane", Julia Decourneau livre ici son film le plus personnel et personnellement, je l'ai trouvé assez bouleversant. Moins de gore, moins de violence gratuite, mais des émotions et des images d'une beauté fulgurante. Bien sûr, je regrette que la narration, souvent si confuse et je dois avouer que je, perdue dans la double temporalité, je n'ai pas tout compris de l'histoire. Et la bande son, trop présente, avec les habituelles scènes "clipesques" ou les violons est exaspérante. En général, ces deux points suffisent à me faire détester un film. Mais dans ce cas présent, je me suis tout de même laissé emporter, parce que l'interprétation est fabuleuse (Tahar Rahim est tout simplement prodigieux d'humanité et de douleur) et qu'il y a des images qui m'ont serrée le coeur et qui resteront très longtemps dans mon esprit. Finalement, c'est ça aussi, parfois le cinéma.
J’ai vu Alpha dans le cadre du festival de Cannes, et j’ai trouvé ça raté. Julia Ducournau semble avoir perdu tout ce qui faisait la force de Grave et Titane. Ici, tout paraît forcé, démonstratif, sans vraie émotion. Le film veut parler d’amour, de peur, de contamination, mais tout est surligné, sans nuance ni souffle.
Visuellement, c’est clinquant mais creux. Le scénario tourne à vide, empile les symboles sans jamais y croire. Même les moments censés être intenses ou dérangeants finissent par sonner faux. Tahar Rahim fait ce qu’il peut, mais rien ne tient vraiment debout.
C’est lourd, confus, et étonnamment plat pour une cinéaste censée bousculer. J’ai décroché très vite.
Un film prétentieux, qui veut jongler sur plusieurs intrigues jusqu’à ce que le spectateur s’y perde. La jeune actrice sur-joue. 2 heures perdues, on attend la fin en baillant